29/07/2017

Ils détruisent la Suisse (1) : mondialiser la Fête nationale suisse

Démocratie proche des citoyens, symbole de liberté, la Suisse dérange. Certains veulent la détruire. Ils pourraient bien y arriver. Je publie une série de blogs qui est aussi un appel au sursaut.

La destruction est sournoise, au point que certains naïfs ne le comprennent pas et se laissent piéger. Ainsi, en va-t-il de la dernière initiative du Maire de Genève, Rémy Pagani, représentant de la gauche mondialiste, qui a décidé, pour l'édition 2017, de fusionner la fête nationale suisse avec celle du Bénin qui tombe le même jour. Que la communauté béninoise de Genève soit invitée à la Fête nationale du 1er Août, nous pourrions applaudir, comme pour la communauté portugaise, congolaise ou autre. Genève a toujours été ouverte sur l'extérieur, mais pas au prix d'un suicide.

Nous nous retrouvons ici dans une initiative de destruction d'un symbole fort: le jour qui symbolise notre destin commun dans un pays. Ce 1er Août a comme caractéristiques d'être décentralisé au niveau des communes, populaire, ouvert à tous, incluant chacun, de nous réunir autour d'un feu, en toute simplicité. Il rappelle l'émergence de la liberté et de la solidarité depuis le Moyen Age, venant des montagnes du centre de l'Europe et largement étendu, une tradition pleine de valeurs. C'est ce symbole que l'on veut détruire.

La mondialisation de droite ou l'internationalisme de gauche ont ceci en commun qu'ils veulent créer un monde homogène, sans différences, une sorte de milk-shake ou de hamburger qui détruit tout au travers d'un mélange passé au mixer. Le corps social doit être anéanti. Genève doit être réduit à un banal district interchangeable. Sans diversité au final, simplement homogène.

C'est le but ultime poursuivi par Rémy Pagani et les personnes qui le suivent, dans une version de gauche internationaliste. Les traditions de la Suisse et du Bénin sont reléguées au rang de folklore, ou plutôt d'anecdote, sans aucune authenticité, mais le but réel est de détruire la Suisse, ensuite on s'occupera du Bénin...

Si la Suisse n'avait pas abdiqué face à la mondialisation envahissante, les autorités fédérales auraient interdit une telle destruction du 1er Août. Il y a pire puisque le représentant d'un parti suisse trouve l'idée "sympathique" et ne voit rien à redire, aveuglé par une candeur et une naïveté. Sans commentaire, mais avec beaucoup de tristesse.

Cela dénote la dégradation morale dans laquelle se trouvent la Suisse et Genève.

Ne nous y trompons pas! C'est le début d'une démolition programmée de Genève et de la Suisse.

A quand un 1er Août jumelé avec le 14 Juillet? A quand sa suppression?

Aujourd'hui tout est possible si un véritable sursaut n'a pas lieu.

La situation actuelle est plus grave que l'on ne l'imagine.

Réveillons-nous!

(A suivre)

08/05/2017

Le PLR devrait avoir honte

Le PLR et ses comparses devraient avoir honte, tellement les déclarations de ce parti, exprimées en commission, sont sorties du caniveau. Dans le rapport sur le projet de loi (PL 11915) dont le seul but est d'exprimer la revanche d'un député dépité, qui veut interdire aux policiers et aux ASP d'être éligibles à la députation, ce parti s'est illustré par des propos insultants envers d'autres députés et en particulier le MCG, en énonçant certaines contre-vérités.

Ainsi, dans le rapport de majorité du PL 11915, on découvre qu'un député PLR prétend que "des policiers ont accès à des données confidentielles", sous-entendant qu'ils pourraient en faire mauvais usage. Ce qui est faux puisque cette information est solidement contrôlée. Mais qu'en est-il des médecins-députés PLR, dont certaines oeuvrent aux HUG et qui ont accès à des données encore plus confidentielles? Ne seraient-ils pas eux-mêmes tentés d'en faire un mauvais usage, si l'on en reste au procès d'intention? L'attaque est bête et gratuite et, si l'on suivait ces âneries, cela nécessiterait aussi d'exclure tous les médecins du Grand Conseil.

Champion dans le registre de l'hypocrisie, le député-médecin PLR Charles Selleger, rapporteur de minorité du PL 11915, prétend qu'il ne veut attaquer personne. Mais dans la foulée, il cautionne cette action revancharde et se discrédite totalement à tous les niveaux. M. Selleger et les PLR, prétendent qu'il y a un double serment, celui du député et du policier envers la République. Qu'en est-il alors des multiples serments que l'on peut être amené à prêter, au niveau professionnel, associatif, militaire ou autre? Si on entrait dans ces considérations s'ouvrirait une chasse aux sorcières que personne ne veut.

Le médecin lui-même prête un serment, au niveau de sa profession, et quand il est député il se retrouve également avec un double serment. Comment ces médecins-députés peuvent-ils alors prêter cette double allégeance, puisqu'ils s'y opposent? On pourrait s'intéresser à une autre loi portée par le PLR Pierre Maudet, qui demande une suspension du secret médical dans certains cas et qui est farouchement contestée par l'association des médecins de Genève au nom de la déontologie et de ce serment. Bizarrement, on n'a pas trop entendu l'opinion des députés-médecins PLR Selleger, Saudan (membre du comité de l'association des médecins) et Conne, députés par ailleurs omni-présents dans les affaires médicales.

Leur ambiguïté est insupportable, d'autant plus que ces députés PLR défendent régulièrement des mesures vexantes pour les policiers et les serviteurs de l'Etat. Respectent-ils leur propre serment de médecin, sont-ils aveugles face à leurs propres contradictions ? Même si Selleger and Co. cherchent sans succès à mettre un vernis honorable aux arguments anti-policiers qui ne tiennent pas l'examen.

Ainsi, le rapport sur ce projet de loi nous apprend qu'un député PLR s'est abaissé à des arguments minables. Ce député PLR, dont on ignore la profession, met en cause un parti - le MCG - qui comprendrait en son sein trop de policiers à son gré (2 gendarmes sur 17, c'est moins que le nombre de médecins du PLR) et il ose parler de "chantage", ce qui est une insulte inacceptable. Parce qu'objectivement, si un parti s'est livré de manière massive au chantage politique au Grand Conseil c'est bien le PLR et en particulier Pierre Maudet, sur plusieurs sujets.

Le MCG est fier de ses députés et de la confiance que les policiers lui accordent. Il s'est efforcé de défendre, sans exclusive, tous les citoyens de notre canton, dans toutes les catégories y compris les médecins, et non pas les lobbys et intérêts privés que soutient uniquement le PLR.

Au travers de ce rapport sur le PL 11915, le PLR, avec ses alliés et ses fusibles, montre ce qu'il est vraiment: parti anti-fonctionnaire, anti-salariés, anti-policiers, parti anti-démocratique.

24/04/2017

CPEG: le Conseil d'Etat a plié et fait suspendre les décisions irréparables

Lundi 24 avril, une séance extraordinaire du Grand Conseil a été consacrée au sauvetage de la caisse de pension CPEG. Voilà ci-dessous la déclaration du groupe MCG sur le PL 12095 « Saigner la CPEG ou la soigner ? La réponse s’impose ! ».

Le MCG ne peut accepter qu’il y ait demain une génération sacrifiée. Pensons aux salariés de la CPEG, qui ont vu leurs cotisations exploser pour financer les engagements que les gouvernements depuis des décennies n’ont pas tenu. La réponse de l’Etat de Genève était la suivante : ne vous faites pas de souci, l’Etat est pérenne et assurera tous les découverts.

Ce mensonge a été proféré pendant des décennies. Une première réforme a permis de remettre à flot la CPEG mais pas suffisamment parce que l’Etat s’est montré pingre et irresponsable en sous-capitalisant. Pour leur part, les salariés ont vu leurs cotisations augmenter fortement et leurs prestations baisser de 12%.

Maintenant, les cotisants à la CPEG risquent de perdre à nouveau 20% de prestations, ce qui fait au total un tiers de baisse. Le pire, c’est que cette décision devrait être prise le 4 mai prochain lors d’un comité de la CPEG. Aujourd’hui, le comité se retrouve avec le couteau sous la gorge, parce que le Conseil d’Etat n’a pas tenu ses engagements.

C’est pour éviter cette catastrophe imminente que le MCG et d’autres partis de ce Parlement ont déposé ce projet de loi.

La loi qui est examinée ce soir est claire et précise. Elle permet un sauvetage durable de la CPEG à moindre coût. Avec la dissolution, proposée par notre projet de loi et estimée à 300 millions de francs, on se retrouve face à des engagements budgétaires de moins de 500 millions de francs. On est loin des 4 milliards du chef des magiciens d’OZ !

Le procédé choisi par le chef des magiciens d’Oz, accessoirement président du Conseil d’Etat, n’est en soi pas tolérable dans la forme. En effet, on ne peut pas contraindre le comité de la CPEG à couper à hauteur de 20% les prestations, dans la précipitation. C’est un vrai « massacre ». Sur le fond, on comprend bien que la proposition du président du Conseil d’Etat est improvisée et nécessite des études supplémentaires, avec une mise en place difficile si ce n’est irréaliste.

Au contraire, avec le projet de loi étudié ce soir, nous présentons une alternative crédible et modérée qui permet rapidement une recapitalisation et vient compléter le dispositif voté en 2012, qui était insuffisamment doté par l’Etat.

Cela ne peut être la gestion de la CPEG qui doit être mise en cause, puisqu’elle est reconnue comme la meilleure par des spécialistes, avec un rendement des avoirs de plus de 5%. Mais cela ne suffit pas à combler la sous-capitalisation aggravée par divers phénomènes monétaires et financiers. On mettra en cause notamment la politique des taux négatifs de la Banque nationale suisse. De ce fait, la CPEG souffre comme de nombreuses institutions du deuxième pilier.

Le MCG se bat pour la défense de l’ensemble des citoyens de notre canton, retraités compris. Nous ne voulons donc pas qu’il y ait une génération sacrifiée, qui devra être saignée à blanc, froidement et sans réelle négociation. Rappelons que la retraite moyenne de la CPEG s’élève à environ 3000 francs par mois. Il est du devoir de notre Parlement de protéger ceux qui ont servi l’Etat

Le groupe MCG soutient ce projet de loi comme une solution permettant une négociation sereine et comme une loi équitable.

Soyons fidèles à l’engagement que nous prêtons au début de chacune de nos séances, protégeons la République et canton de Genève qui nous confie ses destinées. Vive la République et Vive Genève.

Suite au débat, le président du Conseil d'Etat a pris l'engagement qu'aucune décision irrémédiable ne soit prise prochainement et que tout sera négocié avec les représentants du personnel et le Grand Conseil. Suite à ces assurances et pour permettre la négociation, nous avons voté l'entrée en matière et accepté un retour en commission du projet de loi.

Le MCG restera attentif à toute menace sur les retraites.

16/04/2017

Le souverainisme a le vent en poupe

Après le triomphe de l'UKIP en Angleterre qui lui a permis de se libérer de l'absurde Union européenne, on observe en France un développement des thèses souverainistes. La liberté des citoyens prend le pas sur les structures "mammouth" qui créent des dictatures mondialisées.

Dans le même temps, de plus en plus d'économistes (en particulier Stiglitz) critiquent la monnaie "euro" qui, au lieu de présenter un bénéfice pour les populations, se révèle destructrice de nos sociétés. En effet, les différences économiques entre l'Allemagne, la France et les pays du sud de l'Europe ne peuvent être gérées par une seule monnaie, ce qui relève du simple bon sens. La productivité est différente ainsi que le poids de l'Etat ou de l'industrie d'exportation.

Pourtant, la télévision suisse romande publie un reportage, relevant de la pure désinformation ou de l'ignorance la plus crasse, qui évoque la fin de la monnaie euro comme une catastrophe, quand bien même des économistes réputés estiment que ce serait une bénédiction. Les journalistes de la TV romande ont-ils lu ces économistes et savent-ils encore ce qu'est une information objective?

Les Suisses qui disposent d'une souveraineté, hélas limitée en raison des accords avec l'Union européenne, ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont. Ils devraient rejeter nettement cette tendance vers une allégeance à l'Union européenne, qui est vivement défendue par le PS, le PLR et le PDC. Il en va de notre survie.

Les Anglais ont fait preuve de courage et d'indépendance. Ils ne s'en portent que mieux malgré les menaces annoncées par la majorité des médias et des politiques. Les Suisses doivent résister et défendre leurs droits face à l'arrogance de l'Union européenne qui veut nous placer sous son joug.

La Suisse, Genève, les citoyens doivent défendre leurs droits. Le MCG travaille pour cela dans notre République genevoise et nous ne devons pas baisser les bras.

Rien n'est jamais donné. Rien n'est jamais gagné.

Le fait que les Français se réveillent à l'occasion de l'élection présidentielle, avec la présence de nombreux candidats critiques envers l'Europe ou anti-européens, doit nous donner espoir, même si la tradition jacobine et centralisatrice reste un lourd boulet à porter. L'Etat français ultra-centralisé est une aberration et sa réforme n'est, hélas, pas à l'ordre du jour. Il faut un modèle d'organisation tout à fait différent, avec un ensemble de micro-Etats souverains, aux antipodes de l'Union européenne. L'avenir sera dans la fédération de ces petits Etats à dimension humaine. Ce modèle que nous avons eu la chance de pouvoir conserver à Genève et en Suisse.

Ne liquidons pas cet héritage et défendons notre souveraineté menacée par l'Union européenne.

 

20/03/2017

Freysinger ou l'échec d'"Ensemble à droite"

Quoi que certains médias ou concurrents politiques en disent, Oskar Freysinger a été un très bon conseiller d'Etat valaisan. Néanmoins, sa défaite devrait servir de leçon et nous indiquer les erreurs qu'il ne faut pas commettre.

En effet, ce n'est pas la candidature Freysinger qui est en cause puisqu'il a réussi à rattraper un important retard au deuxième tour et frôle l'élection mais c'est son positionnement politique qui l'a conduit à l'échec.

"Ensemble à droite": quelle drôle d'idée. Nous connaissons à Genève le parti "Ensemble à gauche", dont l'influence devient de plus en plus restreinte et qui réunit des convaincus mais n'aspire pas à rassembler une large majorité.

Ce concept pêche par son étroitesse, à l'extrême opposé de la stratégie gagnante d'une Marine Le Pen qui rassemble autant dans un milieu traditionaliste incarné par sa nièce Marion Maréchal - Le Pen que dans un milieu plus à gauche incarné par Florian Philippot, sans compter le conglomérat Bleu Marine, plus flou, de l'avocat Gilbert Collard.

Certes, le Valais n'est pas la France. Mais si ce canton est connu pour avoir de solides racines conservatrices il n'est pas aussi tourné à droite que l'a cru Oskar Freysinger. Cette erreur d'analyse lui a été fatale.

A une époque où les idéologies de gauche et de droite deviennent de plus en plus indéfinissables, alors que la vraie ligne de fracture se trace entre les mondialistes et les patriotes, utiliser un tel concept de droite devient tout à fait contre-productif surtout pour un parti qui se réclame du centre dans son titre.

Parmi les partis hostiles à la mondialisation, ou les patriotes, il existe néanmoins deux tendances que l'on ne peut nier: l'une plus conservatrice, l'autre plus ouverte et sociale. Cela explique la coexistence fructueuse à Genève de l'UDC et du MCG. Nier cette différence est également une erreur et ceux qui veulent le faire se brûleront les doigts à coup sûr.

Ce n'est pas pour rien si Genève est l'une des très rares grandes villes de Suisse qui n'a pas de majorité de gauche, grâce au MCG qui n'est ni à gauche ni à droite.

Freysinger s'est brûlé les doigts en faisant la confusion entre les idées d'une aile conservatrice et celles d'une aile sociale, en particulier sur le thème des frontaliers. Il s'est laissé piéger en ne comprenant pas que les électeurs qu'il gagnait d'un côté, il allait inévitablement les perdre de l'autre. Est-on vraiment de droite quand on veut empêcher les employeurs d'engager des frontaliers? Je ne le crois pas. Si en France, en raison du scrutin majoritaire, il est possible d'aller autant dans une optique conservatrice et sociale, en Suisse ce mélange est beaucoup plus difficile en raison du scrutin proportionnel.

Ces erreurs de positionnement ont conduit à l'éjection d'Oskar Freysinger, ce que l'on peut regretter parce que le Valais va perdre un conseiller d'Etat de qualité.

24/01/2017

L'Hebdo ou la faillite d'une idéologie

Certes, on ne peut pas se réjouir du licenciement de journalistes et d'autres professionnels de la presse qui vont voir leur existence lourdement modifiée ni négliger le fait que des employés d'autres titres maintenant ressentent une réelle angoisse. Mais il faut se souvenir que d'autres journalistes ont été mis à la porte, trop souvent dans l'indifférence. C'est pourquoi je ne me réjouis pas de la disparition de l'Hebdo.

Néanmoins, il faut constater certaines réalités. Ce "news magazine" romand s'était lui-même placé dans une impasse idéologique, dans le contresens du mouvement de l'Histoire.

En défendant, à partir de la fin des années 1980, l'idée selon laquelle le salut de la Suisse ne pouvait se trouver que dans l'Union européenne, l'"Hebdo" a failli conduire notre pays dans une direction catastrophique. Ne sachant pas reconnaître son erreur et changer de direction, il a persévéré sous l'influence talentueuse mais néfaste de Jacques Pilet, qui a lui-même causé la perte de sa "création".

Ces dernières années, les citoyens suisses romands se sont réveillés et ont compris que cette voie était sans issue et ont perdu toute confiance en ce titre.

Dans cette démarche fanatiquement pro-européenne, je retrouve beaucoup de l'idéologie communiste qui, dans l'après-guerre, apparaissait à beaucoup comme la meilleure solution. Avant que la réalité démontre l'erreur profonde de cette idéologie. Si le communisme n'a cessé à aucun moment de se tromper durant tout son règne soviétique, l'"Hebdo" et son gourou Jacques Pilet n'ont, eux aussi, rien compris à notre monde tel qu'il fonctionne.

Comment expliquer ce phénomène? J'y vois le "besoin de grandeur" dont parlait déjà Ramuz, sentiment propre à notre petit pays romand. Cette "grandeur" était miraculeusement trouvée dans l'idéologie pro-européenne. Mais cette idéologie est aujourd'hui de plus en plus largement repoussée par les citoyens suisses comme par les pays européens.

En résumé, c'est la faillite d'un modèle européen qui ne tient pas compte des cultures particulières de divers pays ni des cultures variées de nos cantons romands.

De ce combat idéologique, mené à coup de déficits financés par le mécène Ringier depuis 2002, il reste des victimes collatérales : les employés de l'"Hebdo". Il ne reste maintenant plus qu'à espérer que le très prospère trust "européen" Ringier-Axel Springer prenne ses responsabilités sociales et financières afin de les aider. Si ce n'est pas le cas, il faudra parler d'une nouvelle erreur, dans la droite ligne de l'idéologie pro-européenne.

19/12/2016

PLR: du plomb dans l'"L"

Afin de protéger l'éditeur de ce blog, "La Tribune de Genève", et à sa demande, nous apportons des corrections mineures. Nous avons ainsi censuré quelques passages qui pourraient être contestés, pour tenir compte de la sensibilité de certains. Cela fait suite à diverses pressions exercées sur cette entreprise de presse et sur le groupe parlementaire MCG. Nous protestons contre cette atteinte caractérisée à la liberté de la presse et à la liberté de l'expression en politique.

(...) Le député pLr Cyril Aellen assène à la face de la République: "le PLR n'a plus confiance envers (sic) le Conseil d'Etat". http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/plr-confiance-con...

Là où la terre genevoise devrait trembler, c'est plutôt le fou-rire qui s'empare de nous.

Car enfin, ce Conseil d'Etat pareillement conspué ne devrait-il pas être majoritairement sensible à une doctrine de droite avec deux PLR et deux PDC, ses alliés?

Non seulement une telle déclaration est particulièrement insultante pour les membres du gouvernement qui représentent l'Entente PLR-PDC, mais elle est, et c'est beaucoup plus grave à nos yeux, insultante pour l'élémentaire intelligence.

A moins que l'on imagine que la sagesse sortira du chaos, comment oser préconiser un rejet du budget 2017, au motif qu'il n'intégrerait pas de mesures coercitives lourdes à l'égard de la fonction publique et des plus démunis, tout en appelant à l'unité citoyenne pour soutenir la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) sur laquelle les électeurs se prononceront en automne prochain?

Ce même PLR, qui ne cesse de rappeler, à juste titre d'ailleurs, que RIE III est le virage à ne pas manquer pour Genève, si l'on ne veut pas assister à la perte de dizaines de milliers d'emplois, et qui ne cesse de fustiger ceux des élus de gauche qui hurlent à la perte de rentrées fiscales dont Genève ne pourrait se passer, agit exactement comme l'espèrent ses adversaires, avec dédain, arrogance, et condescendance.

N'y a-t-il à ce point plus de têtes pensantes dans ce PLR, au point de laisser un député, dont on attend encore le balbutiement de la démonstration d'une réussite politique quelconque, venir proférer autant d'inepties suicidaires?

En réalité, tout cela n'est que stratégie, ou prétendue telle, car tellement puérile.

Le PLR sait qu'un budget déficitaire est incontournable, tant les charges contraintes, notamment dans l'aide sociale, sont importantes et nécessaires pour le maintien de notre cohésion, mais il veut nous faire croire qu'il serait le seul garant de l'équilibre financier du canton. Il laisse donc à d'autres faire le "sale boulot" à ses yeux, tout en s'assurant qu'il y aura tout de même une majorité pour voter ce budget, dont il dit ne pas vouloir.

Ainsi le PLR n'est pas la cause d'une crise institutionnelle renouvelée (une nouvelle année sans budget), et se réserve de venir hypocritement nous rappeler à l'avenir que "si on l'avait suivi", les finances seraient plus saines.

Cette stratégie de pacotille (...) est indigne d'un parti qui espère sans doute rester le premier du canton.

Le MCG, pour sa part, a démontré une fois de plus en cette circonstance, qu'il a pour seul objectif la défense de Genève et de ses habitants, au-dessus des dogmatismes réducteurs et calculateurs qui ont donné à la politique la triste image qu'elle a auprès de notre population.

09/12/2016

Justice genevoise: une politisation insupportable

Actuellement, les leviers essentiels du pouvoir judiciaire sont dans les mains d'un seul parti - le PLR -, avec quelques supplétifs de gauche, ce qui est tout à fait malsain pour nos institutions.

Le MCG dénonce ce dysfonctionnement depuis des années et a déposé cet automne un projet de loi qui propose une dépolitisation de la justice genevoise. C'est-à-dire que les juges ne seront plus contraints d'être membres d'un parti politique pour accéder à cette fonction. Ils ne devront plus faire mention de leur couleur politique et pourront ainsi devenir ainsi impartiaux, ce qui est la moindre des choses pour un juge à qui on demande d'arbitrer et non de prendre parti.

Actuellement, les travaux se poursuivent en commission du Grand Conseil sur ce projet de loi (11962) qui demande que "les candidats à la magistrature et les magistrats élus ne fassent aucune référence à un parti politique".

Les derniers événements nous donnent raison.

D'abord, il règne une omerta insupportable sur le destin judiciaire d'un ancien président du Grand Conseil PLR qui aurait fait de mauvaises affaires et dont nous ne savons rien. Vu le poids de son parti dans l'appareil judiciaire, toutes les hypothèses sont ouvertes sur ce qui s'est passé ou non.

La politisation de notre justice nous conduit à nous interroger sur ce long silence.

Nous le faisons d'autant plus au moment où une ancienne élue d'un autre parti fait les gros titres de certains médias.

Il n'est pas question d'évoquer le fond de l'affaire mystérieuse qui concerne ce président PLR du Grand Conseil disparu, comme lors d'un tour de prestidigitation, mais il convient de s'interroger sur le pouvoir excessif de certains lobbys et partis politiques.

Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il veut. Mais force est de constater que la question serait plus facilement résolue par le projet de loi 11692, qui réglerait définitivement toutes ces interrogations qui sont très mauvaises pour la crédibilité de nos institutions.

Au yeux du justiciable, il restera toujours un doute, aussi longtemps que la vie du pouvoir judiciaire sera orchestrée par les partis politiques.

 

 

12/10/2016

Le projet de loi du MCG : les nôtres avant les autres - Imposons la préférence cantonale!

Le MCG a déposé un projet de loi constitutionnel intitulé « Pour une politique de préférence nationale selon le principe les nôtres avant les autres ». Ce que le Mouvement Citoyens Genevois défend depuis toujours, contrairement à d’autres.

Suite aux différents débats cantonaux et fédéraux, Genève doit faire un nouveau pas en direction de la préférence indigène ou nationale de l’emploi. Trop de résidents sont victimes de discriminations et de licenciements. C’est pourquoi le MCG étudie depuis plusieurs semaines les meilleures solutions afin d’approfondir notre action.

Contrairement à d’autres partis, c’est ce que le MCG défend depuis toujours et continuera à défendre sans relâche et avec la vigueur que l’on nous connaît, sans les concessions qui sont faites par d’autres.

Nous réclamons une réelle politique de préférence nationale, menée sans concession selon le principe « les nôtres avant les autres ». Bien évidemment, nous demandons la priorité de l’emploi pour les citoyens suisses et les résidents, comme nous le faisons depuis dix ans.

 Par ce geste fort, nous proposons à Genève de rester à l’avant-garde dans la défense des habitants de notre canton.

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés :
François Baertschi, Jean-Marie Voumard….

Date de dépôt : 11 octobre 2016

PL Numéro d’objet

Projet de loi

Modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. Pour une politique de préférence nationale selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012 est modifiée comme suit.

 

Article 186 Emploi (nouveaux alinéas 3, 4 et 5)

Al. 3 Il mène une politique de préférence nationale, selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Al. 4 Il accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois.

Al. 5 Il veille à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping.

 

                                                                                                    

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

 

Le MCG s’est engagé depuis sa création, pour la priorité de l’embauche des citoyens suisses et des résidents genevois et pour ce que l’on appelle, aujourd’hui, préférence nationale, cantonale ou indigène.

Suite aux débats fédéraux et à l’évolution des esprits, l’heure est venue d’affirmer clairement ce principe dans notre Constitution genevoise.

Pour respecter la forme de l’article 186 consacré à l’emploi, dans la section des «  tâches publiques » de la Constitution genevoise, nous proposons que l’Etat s’engage résolument pour imposer le principe de la préférence indigène.

Dans le nouvel alinéa 3, l’Etat est chargé de « mener une politique de préférence nationale », en respectant le principe tout à fait logique « les nôtres avant les autres ».

Dans l’alinéa 4, également nouveau, l’Etat « accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois ».

Dans le nouvel alinéa 5, l’Etat doit « veiller à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping », ceci bien évidemment en vertu du principe de « préférence nationale ».

Ce projet de loi permettra d’assurer une garantie d’ordre constitutionnel aux habitants de notre canton et aux citoyens suisses qui sont de plus en plus confrontés à un dumping salarial. Cela viendra compléter la directive du Conseil d’Etat, dite de préférence cantonale, sur les engagements à l’Etat et dans les institutions publiques ou subventionnés, qui a fait ses preuves grâce à une application intelligente et déterminée.

Mais ce n’est pas suffisant.

Le chômage reste à un niveau trop élevé à Genève, en raison de l’attitude de certains employeurs privés qui choisissent le dumping salarial.

 

Fin 2013, le groupe MCG du Grand Conseil a déposé un projet de loi qui s’inspirait de la Constitution monégasque de 1962 prescrivant que « la priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés ». Cette mesure est toujours appliquée.

Le Grand Conseil genevois a refusé ce projet de loi mais l’idée de priorité de l’emploi a, entretemps, fait son chemin et devient incontournable.

Rappelons que l’AVS a mis de nombreuses années avant d’être finalement acceptée, rencontrant un soutien unanime.

Pour la priorité de l’emploi locale, nous ne doutons pas que cette idée va s’imposer finalement.

C’est pour cette raison également que nous déposons ce projet de loi constitutionnel, afin d’assurer aux habitants de notre canton toute la protection qu’ils méritent.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

19/09/2016

Déductions des frais de déplacement des frontaliers: 50, 70, 100 millions de pertes pour Genève?

Il faut massivement aller voter OUI contre les cadeaux faits aux frontaliers: des déductions phénoménales sur les frais de déplacement. Ainsi, ceux qui habitent à 60 kilomètres peuvent déduire 20'000 francs. C'est gigantesque.

Si, par malheur, le non l'emporte, ce n'est pas la somme de 28 millions de pertes que l'Etat de Genève devra subir mais de 40 à 50 millions de francs. Et cette somme va encore prendre l'ascenseur à 70 millions, avec une possibilité d'atteindre les 100 millions de trou dans les caisses du canton de Genève.

En effet, les frontaliers "quasi-résidents" faisaient perdre environ 15 millions selon les chiffres publiés dans les documents officiels qui n'ont pas pu être mis à jour. Actuellement, le nombre de frontaliers qui ont obtenu ce statut a doublé pour s'élever à 16'000 (chiffre du Département des finances) et donc doubler la perte, ce qui cause d'ores et déjà une perte totale estimable de 40 à 50 millions pour l'année fiscale 2015.

Rappelons que ce statut irresponsable de frontalier "quasi-résidents", qui leur permet de déduire tous les frais de déplacement (contrairement aux résidents genevois) a dû être accordé suite à une décision du Tribunal fédéral en 2010.

Mais comme le nombre de ces frontaliers "quasi-résidents" ne va cesser d'augmenter si nous n'y mettons pas un frein, la perte serait prochainement de 70 millions et pourrait bien atteindre les 100 millions si nous subissons un scénario catastrophe pour les contribuables du canton de Genève.

Pour éviter le pire, ne pas voir nos classes d'école ou notre système hospitalier menacés, il nous faut impérativement voter OUI le 25 septembre. Certains syndicats ont fait preuve de totale irresponsabilité en soutenant la destruction de l'Etat de Genève pour l'intérêt particulier de certains frontaliers en faisant alliance avec les ultra-libéraux: ne vous laissez pas abuser par eux. Votez pour le bien de notre canton!

Genève qui vit une période difficile, après les problèmes de la place financière et des entreprises horlogères, n'a pas besoin d'une nouvelle catastrophe.

 

02/08/2016

S.O.S 1er Août en péril

Enfin, la Fête du 1er Août est revenue aux Bastions, son espace naturel en Ville de Genève, après quelques errances sur la plaine de Plainpalais et au Jardin Anglais.

C'est sans doute une bonne nouvelle mais qui ne doit pas cacher des dérives plus graves de l'édition 2016. Durant la soirée, moment central de cette célébration, l'hymne national a été tout bonnement écarté de la fête. Quant au Pacte de 1291, il n'en a pas été question et le discours du Maire a été prononcé l'après-midi, pour que personne ne l'écoute.

Dans le même temps, quelques musiques électroniques (avec des paroles en anglais, institué nouvelle langue nationale?) ont été distillées à haute dose, pour nous enfermer dans une culture globalisée. Ce 1er Août, nous nous sommes retrouvés aux antipodes de l'esprit d'une fête nationale suisse.

Quand on connaît la richesse du patrimoine culturel et artistique de notre pays, on reste songeur. Qu'est-ce que cela signifie? La destruction de notre identité.

Pourtant, la foule est venue nombreuse, ce qui est bon signe et démontre un intérêt profond pour ces fêtes populaires ouvertes à tous.

Il est certain que le Pacte de 1291 pouvait déranger le Maire de Genève PDC Guillaume Barazzone, mondialiste et européiste. Il fallait donc le censurer. Comme il fallait écarter l'hymne national suisse, qui évoque nos valeurs séculaires, sur l'autel du modernisme à tout crin.

Il y a quelques jours dans une fête du Comté de Nice en compagnie de nos amis nissarts, je chantais en choeur l'hymne de Nice "Bella Nissa". J'aurais voulu pouvoir, ce 1er Août aux Bastions, entonner avec autant d'enthousiasme notre hymne national et, pourquoi pas ? notre "Cé qu'è lainô", plutôt que de participer à une parodie de disco en plein air.

Nous avons une ville et un pays fabuleux. Pourquoi ne savons-nous pas en être fiers et l'honorer comme il se doit. J'appelle de mes voeux un renouveau du 1er Août en Ville de Genève.

Vive Genève! Vive la Suisse!

29/07/2016

Aéroport: le danger des travailleurs frontaliers

Le fait d'engager massivement en France voisine pour des postes sensibles au niveau sécuritaire est dangereux. Il faut engager des résidents genevois quitte à y mettre le prix.

Voilà où nous mène une politique forcenée d'engagement de frontaliers.

Nous disons STOP!

Embauchez en priorité des résidents genevois.

Il ne manque pas de jeunes et d'étudiants pour les jobs d'été !

 

Communiqué de presse du MCG

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.                                                  

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable

du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

15/07/2016

Attentat de Nice: des leçons pour la Suisse

Pour tous les politiques et les responsables de sécurité, ce qui vient de se passer à Nice est le cauchemar absolu. Un individu sorti de nulle part tue plus de 80 personnes au volant d'un camion un soir de fête.

Si nul n'est à l'abri d'un coup de folie, la responsabilité du politique est à plusieurs niveaux.

1. L'absence de cohésion sociale du système français

La société française n'a pas réussi à intégrer un certain nombre d'habitants, en particulier ceux provenant de ses anciennes colonies. Il se crée des ghettos et une exclusion de personnes que nous avons la chance de ne pas (encore?) avoir en Suisse. La sécurité sociale française, qui n'est qu'un système aveugle de financement, a été incapable de créer cette cohésion alors qu'elle coûte une fortune à ce pays. C'est un échec économique et social, dont le président actuel François Hollande est la parfaite illustration. De cette frustration naît une haine qui crée un terreau favorable pour le terrorisme. Nous devons veiller en Suisse à conserver une cohésion sociale qui intègre chacun et empêche ces mouvements de désespoir.

2. Un système de renseignement défaillant

Malgré des moyens financiers considérables, la France n'a pas été à même d'identifier les pistes terroristes ou n'a pas osé mettre en cause certains Etats financièrement puissants qui favorisent le terrorisme. Il est inquiétant de constater que la Suisse ne se mobilise pas davantage pour une nouvelle loi sur le renseignement contre le terrorisme qui offre pourtant d'importantes garanties de respect des libertés individuelles. La Suisse ne se sauve que grâce à l'aide des pays étrangers, ce qui ne sera pas toujours possible. Une fois passé le traumatisme de l'affaire des fiches, il faut ouvrir les yeux et réaliser qu'un service de renseignements doit avoir le minimum de latitude pour s'attaquer aux terroristes. Espérons que les électeurs suisses auront la sagesse suffisante le 25 septembre pour voter massivement en faveur de la nouvelle loi fédérale sur le renseignement.

3. Donner les moyens suffisants dans un esprit de confiance

On a vu en France, une voiture de police brûlée en pleine rue par des agitateurs. Cela dénote une nouvelle sauvagerie qui prend de plus en plus d'ampleurs. Sarkozy a réduit les moyens de la police, en lui demandant de faire des statistiques et du chiffre, affaiblissant ainsi cette institution au lieu de la renforcer. La France paie aujourd'hui l'addition de cette politique basée uniquement sur la communication qui n'a pas de moyens suffisants et qui cache la réalité.

4. Des leçons pour la Suisse et pour Genève

Ce qui se passe en France ou en Belgique doit nous faire réfléchir. La Suisse et Genève doivent développer une politique de cohésion sociale, loin du communautarisme tel qu'il a été pratiqué à Winterthour. Au lieu de la défiance il convient d'avoir un esprit de confiance, afin d'avoir un système de sécurité performant. Le vote de la nouvelle Loi sur la police (LPol) a été un mauvais signal puisqu'on a créé un système en silo, dispersé, et non pas un ensemble cohérent.

Genève et la Suisse n'ont pas besoin de grandes déclarations médiatiques mais des mesures de bon sens. Une bonne cohésion sociale, un service de renseignement performant et respectueux des droits humains, des frontières bien gérées ainsi qu'un système de sécurité respecté sont indispensables pour que notre pays et notre République disposent des bonnes conditions cadres.

 

05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

18/01/2016

Nouveau dérapage du maire de Saint-Julien

De nouveau, M. Antoine Vielliard, maire de la ville de Saint-Julien-en-Genevois et membre du conseil d’administration des TPG, se distingue par des propos inadmissibles à l’égard de notre système démocratique suisse.


En effet, cette personne a fait part de son opinion sur le réseau social Facebook, critiquant non seulement l’initiative déposée par le MCG relative à la dénonciation de l’accord franco-genevois de 1973 mais surtout notre démocratie directe et en particulier le droit d’initiative.
Dans son texte, M. Vielliard laisse à penser que le Peuple suisse vote la tête dans un sac, n’étant pas bien informé des sujets sur lesquels il se prononce. D’autre part, il se permet de critiquer la péréquation fiscale de solidarité entre les cantons.
Ces propos arrogants sont inadmissibles et démontrent à quel point il méprise nos institutions ; nous déplorons que l’argent versé par Genève à sa collectivité puisse être considéré comme un dû sans aucune reconnaissance. Le MCG dénonce catégoriquement ce genre d’attitude.
M. Vielliard au lieu de critiquer la Suisse ferait mieux de la remercier parce que lui et sa Ville profitent amplement de la prospérité et du dynamisme économique de notre pays.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

12/01/2016

Impôts à la source: mettons fin au racket fiscal !

Arrêtons de faire des cadeaux fiscaux aux frontaliers. Voici un projet de loi déposé par le MCG qui sera prochainement examiné et qui est dans la suite de l'initiative MCG (Stop au cadeau royal à la France) qui vient d'être déposée avec 8549 signatures.

Le MCG défend concrètement les intérêts de Genève mais aussi une réelle équité pour notre région. Nous devons impérativement changer notre politique régionale.

 

Projet de loi

Mettons fin au racket fiscal organisé en faveur des frontaliers, avec la complicité du patronat et des syndicats!

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Loi sur l’imposition à la source des personnes morales et physiques (LISP) (D 3 20) du 23 septembre 1994 est modifiée comme suit.

 

Article 6A Commission consultative (nouvel article)

 

1 Sous la dénomination « commission consultative en matière d'impôt à la source » est constituée une commission consultative composée de 12 membres.

2 a) Le Grand Conseil élit un membre par parti représenté en son sein;

  1. b) les autres membres sont nommés par le Conseil d’Etat pour leurs compétences en matière fiscale.

 

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur lors de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

Alors que nos finances se trouvent dans une situation difficile, l’Etat de Genève continue à faire des cadeaux fiscaux au travers de l’impôt à la source, qui offre des conditions trop généreuses. Les contribuables genevois sont contraints aujourd’hui de financer leurs homologues frontaliers qui bénéficient de conditions beaucoup trop favorables et de privilèges incroyables, offerts par les modalités actuelles de l’impôt à la source

Alors que le contribuable ordinaire se trouve face au mur de l’administration et doit affronter une grande rigueur, le Conseil d’Etat, pour plaire de manière outrageuse aux frontaliers, a mis en place un système d’autogestion des impôts au travers de la Commission consultative en matière d'impôt à la source, qui comprend 2 de leurs membres ainsi que des alliés des milieux syndicaux et patronaux, avec une présence très minoritaire de l’administration fiscale.

C’est par la voie d’un règlement édicté par le Conseil d’Etat (D 3 20 03) que cette commission consultative a été créée avec l’organisation suivante (art. 3 al.3)  :

« Elle est présidée par le conseiller d'Etat chargé du département des finances et est composée de :

  1. a) un représentant de l'Union des associations patronales genevoises;
  2. b) deux représentants de la Communauté genevoise d'action syndicale;
  3. c) un représentant de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève;
  4. d) deux représentants du Groupement transfrontalier européen;
  5. e) deux représentants de l'administration fiscale cantonale. »

 

En somme, les contribuables de cette catégorie s’attribuent à eux-mêmes des impôts très favorables, dans une commission où leurs défenseurs (groupement transfrontalier, milieux syndicaux ouvriers et patronaux) sont majoritaires, ce qui est un dumping fiscal largement défavorable aux résidents genevois.

 

Ce véritable scandale qui n’a pas d’équivalent démontre la faiblesse de l’Etat à Genève. Il convient de rétablir la République, ce que demande le présent projet de loi qui propose une commission composée de représentants du Peuple désignés par le Grand Conseil et de délégués du Conseil d’Etat.

 

C’est au travers d’un règlement, entièrement sous la coupe du Conseil d’Etat, qu’existe l’actuelle commission consultative. Pour empêcher une telle dérive et assurer aux citoyens-contribuables une véritable garantie, il est nécessaire que ladite commission figure expressément dans la loi. Quant à son champ d’action, il suffit de reprendre une partie de l’actuel règlement (D 3 20 03), en éliminant les éléments favorisant outrageusement les frontaliers, ce qui a été le but du Conseil d’Etat et ne doit plus être toléré :

 

« La commission a pour missions :

  1. a) d'informer le Conseil d'Etat des problèmes inventoriés en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales dans le canton de Genève, ou dans des domaines connexes touchant les contribuables imposés à la source;
  2. b) de proposer, tout en respectant les traités internationaux, la constitution fédérale, la législation fédérale, la constitution et la législation genevoises, ainsi que les contingences de la pratique, des solutions acceptables pour tous;
  3. c) de formuler des propositions visant à favoriser le rapprochement entre l'Etat, d'une part, et les contribuables imposés à la source, d'autre part;
  4. d) de conseiller le Conseil d'Etat sur l'évolution souhaitable de la politique en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales. »

 

On comprend à la lecture de ce règlement le pouvoir excessif que les travailleurs frontaliers ainsi que leurs alliés patronaux et syndicaux ont pris, afin faire perdre de l’argent aux caisses de l’Etat de Genève, non contents de faire déjà perdre des emplois aux résidents genevois.

 

Le but est clair autant pour les patrons cherchant à limiter les dépenses salariales que pour les syndicats désirant plaire à leur clientèle frontalière très active, quant au groupement transfrontalier il défend tout aussi logiquement ses membres.

 

Il convient de serrer la vis et de mettre fin à ces privilèges que Genève ne peut plus accorder. Ce projet de loi est un pas en cette direction, pour des impôts à la source qui ne soient plus un privilège fiscal mais qui répondent à une équité en relation avec la situation du contribuable lambda.

 

Au moment où l’Etat de Genève connaît des difficultés budgétaires, il est indécent de laisser la situation actuelle telle quelle.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

 

 

Conséquences financières

Il est certain qu’une commission véritablement indépendante augmentera les rentrées de manière notable et permettra ainsi d’équilibrer les rentrées fiscales de l’impôt à la source, parce que, dorénavant, c’est l’intérêt général qui primera et non les intérêts particuliers.

11/01/2016

Pour une nouvelle politique régionale à Genève: abolissons l'accord de 1973!

Il faut voir plus loin que le bout de son nez.

Genève devrait avoir le courage de changer sa politique régionale, qui part à la dérive.

Actuellement, la politique régionale est un échec à Bâle où les magasins transfrontaliers aspirent les consommateurs grâce aux transports publics qui traversent la frontière, où les entreprises suisses qui sont allés sur l'espace de l'aéroport s'en mordent les doigts.

A Genève, la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes est en train de tout détruire et la concurrence frontalière détruit à petit feu les entreprises genevoises et les conditions sociales des travailleurs.

Il faut un vrai changement. L'abolition de l'accord de 1973 est nécessaire pour sortir de l'utopie qui ne tient pas compte des réalités actuelles. Les sommes versées ne sont pas attribuées avec transparence et il existe des copinages ou de l'arbitraire dans l'attribution, ce que personne ne peut cautionner.

De plus, les sommes versées correspondent à la masse salariale des frontaliers mais pas aux impôts versés à Genève. En effet, de plus en plus de frontaliers ont vu leur fiscalité s'alléger grâce à la possibilité de nouvelles déductions.

Les contribuables genevois doivent-ils continuer à se faire plumer? Si certains sont assez stupides pour continuer sur cette voie, qu'ils ne se plaignent pas des impôts et taxes en hausse ainsi que des prestations à la baisse.

Arrêtons de mettre des lunettes roses! Agissons avec courage. C'est l'occasion que nous offre cette initiative, grâce à notre système démocratique suisse.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

Abolissons l'accord franco-genevois de 1973: pas de cadeau royal à la France

Le Mouvement Citoyens Genevois a réussi à récolter 8549 signatures, alors qu’il lui  fallait en déposer 7403. L’initiative demande au peuple genevois de dénoncer l’accord entre Genève et la France signé en 1973. Cet accord prévoit un versement de 3,5% de la masse salariale des frontaliers à titre de rétrocession de l’impôt à la source.

A l’origine, cet accord avait pour but d’aider les communes des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie à financer les infrastructures d’équipements publics pour accueillir les premiers frontaliers. Il était basé sur le bon vouloir des Genevois, à titre de solidarité. Le montant versé annuellement représente une somme allant de 250 à 300 millions de francs par an.

Les montants alloués aux communes françaises manquent de transparence et les attributions sont contestées par certains élus français. De plus, les départements concernés perdent de leur substance au profit de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui inclue lesdits départements. Il serait quand même invraisemblable que l’argent des Genevois serve à financer des équipements publics en Auvergne ou en Ardèche voire à Lyon.

De plus, les déductions fiscales sont très avantageuses pour les frontaliers et beaucoup de ceux-ci paient peu d’impôts voire pas du tout.

A l’heure où Genève rencontre des difficultés financières considérables, mettant en danger le bon fonctionnement de notre canton, ces centaines de millions qui représentent des milliards depuis 1973, nous devons reconsidérer notre trop grande générosité avec nos voisins. Nous n’avons plus les moyens d’une politique de folie des grandeurs avec une dette de 13 milliards et aucun budget pour 2016.

Aujourd’hui, le MCG a réussi pour la première fois à déposer une initiative populaire sans le concours d’autres partis politiques ou associations, ce qui démontre que notre Mouvement possède un ancrage politique bien établi et des structures d’organisation efficaces.

Il est bon de rappeler qu’il y a peu de temps, le MCG a réussi son référendum contre le financement par les Genevois des P+R en France.

Au nom du MCG, le Président remercie vivement toutes les personnes qui ont signé cette initiative ainsi que tous les élus et militants de base qui ont participé à la récolte des signatures.

Avec le MCG, Genève d’abord !

 

20/12/2015

Scandaleuses émeutes: un gouvernement totalement dépassé

L’incapacité de Maudet fait que Genève a été saccagée par des voyous. Son collègue du PLR François Longchamp les a encouragés en annulant une sanction votée par le Conseil municipal.


Nos institutions et notre Etat se retrouvent affaiblis après ce week-end de violences et de déprédations diverses sur les bâtiments. Les émeutiers ont semé la terreur.


Le MCG contre la violence
Le Mouvement Citoyens Genevois a été le plus virulent pour dénoncer les récentes émeutes issues de l’Usine, en particulier au Conseil municipal de la Ville. Mais la complicité de certains et l’absence de fermeté d’autres envers les dérives de la scène alternative expliquent la situation où nous nous retrouvons.
Le MCG demande le respect de la loi, en particulier à l’Usine où la manifestation de samedi dernier a terminé son parcours. Ce n’est pas un hasard si les élus du MCG sont priés de ne pas entrer dans ce lieu hautement subventionné.
Le Mouvement Citoyens Genevois ne fait pas des déclarations dans le vide, nous agissons et nous dérangeons ces individus qui refusent de respecter la loi.


Effets de la nouvelle loi sur la police
Si le conseiller d’Etat Maudet déclare être « furieux et scandalisé », il a pourtant une lourde responsabilité notamment par la mise en place d’une nouvelle loi sur la police (LPol) qui a pour conséquence de réduire les effectifs sur le terrain. Le MCG a là aussi été à la pointe du combat en déposant un référendum contre la LPol qui a passé de justesse. Par ailleurs, la police n’ayant plus les moyens de sa mission à cause de Maudet ne peut faire face à cette dégradation de la sécurité à Genève.
Quant au Département présidentiel de François Longchamp, la semaine dernière, il a cassé la décision du Conseil municipal (arrêté municipal), qui exigeait le paiement des dégâts occasionnés par la manifestation anti-Usine en déduction des subventions. Cette faiblesse du Conseil d’Etat a ainsi été prise comme une autorisation de tout casser par les manifestants. Ils savent maintenant que la violence et l’intimidation peuvent faire plier le Département présidentiel de François Longchamp.


Les citoyens paient les pots cassés
Le MCG réclame une politique plus ferme. Il faut arrêter de plier face aux émeutiers et prendre les mesures qui s’imposent. Genève est triste de voir ces scènes de désolation, ces boutiques cassées à la charge des artisans et commerçants, ces immeubles vandalisés, ces joyaux de notre culture détruits par des individus irresponsables. Les assurances ne remboursent rien et le département présidentiel n’oblige pas la Ville à payer les dégâts par compensation des subventions.


Des mesures fermes et immédiates
Les subventions continuent à être dilapidées pour des lieux qui engendrent la violence.
Nous nous trouvons à Genève face à un dramatique déficit d’autorité, qui crée une violence insupportable.
Pour nous l’Usine n’est pas un lieu de culture alternative mais un lieu où émergent le désordre et la violence. Nous exigeons des mesures fermes et immédiates contre cet établissement.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

14/12/2015

Un million de francs d'honoraires !

Le gestionnaire de fortune accusé d'avoir investi l'argent de ses clients dans les fonds Madoff, et d'avoir perdu 3 milliards de dollars qui lui étaient confiés, est donc innocent. La sentence du Tribunal de police est tombée. Dont acte.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/gerant-fortune-ac...

Il n'est pas ici question une seconde de remettre en doute un verdict de justice, au demeurant non définitif.

Et la presse nous apprend encore que cette personne, accusée à tort par un Procureur exagérément acharné, et dont les revenus annuels oscillaient entre 3 et 4,7 millions, s'était vue séquestrer inutilement ses avoirs cinq ans après son inculpation, avec le préjudice qui en était résulté.

Et le Tribunal en a donc tiré les conséquences qui s'imposaient sur le plan civil, à savoir:

Tort moral: 15'000.- francs

Préjudice économique: 1 million

Frais de défense: 1 million

Première remarque: la souffrance est bien mal rétribuée, ce qui n'est pas nouveau. Comme chacun sait, la jurisprudence de notre pays a été faite par de rugueux armaillis, dont la rudesse des conditions de vie a placé bien haut la barre de l'intolérable.

Deuxième remarque: le préjudice économique étant une notion à géométrie variable comme chacun sait, d'autant plus dans le domaine de la gestion de fortune, nul besoin de s'atteler à de fastidieux calculs. Un chiffre rond (à six zéros s'il vous plait), semble dont être une bonne mesure.

Troisième remarque: les honoraires d'avocat, au fur et à mesure de la casuistique judiciaire, ne cessent d'augmenter, contrairement aux salaires ou aux rentes de nos retraités et invalides.

Comprenons-nous bien, mon propos n'est pas d'apprécier la valeur, bien évidemment toujours insuffisamment reconnue, du travail des hommes de loi, et encore moins la justesse de leur rémunération. D'ailleurs, cette dernière relève de la sphère de négociation entre l'avocat et son client, seul ce dernier étant à même de juger de l'adéquation entre le travail effectué, voire le résultat obtenu, et le tarif pratiqué.

Néanmoins, pardonnez-moi de mettre en balance le million accordé ici, avec les difficultés que rencontrent quotidiennement de plus en plus de nos concitoyens, qui se lèvent chaque matin pour gagner péniblement de quoi nourrir leur famille et payer leurs primes d'assurance maladie. Certes un avocat n'est pas un ouvrier d'usine, et je ne doute pas une seconde que cette défense fut longue et complexe, puisqu'il a fallu aller jusqu'au Tribunal de Police pour faire éclater la vérité (cette même instance qui a reconnu coupable un certain Eric Stauffer d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants pour avoir acquis de la cocaïne sans aucune intention délictueuse afin de démontrer la réalité du trafic de stupéfiants à Genève. Condamnation motivée par le fait qu'il avait pris le risque de se faire déposséder de la drogue ainsi acquise entre l'achat et sa remise à la police, requise sur les lieux par lui-même afin d'interpeller le dealer).

Le salaire d´un travail à plein temps de deux ans d'un conseiller fédéral ou de près de 10 ans d'un fonctionnaire genevois au salaire médian, est donc sans doute un minimum nécessaire pour faire triompher la justice dans notre canton.

Mais quel est donc le message indirect de ce verdict? Si cet innocent n'avait pas eu les moyens d'avancer de tels honoraires pour sa défense, la justice l'aurait-elle broyé ?

Ainsi, soit vous êtes misérable, et la justice vous accorde l'assistance juridique, à charge pour vous de trouver un avocat disposé à travaillé pour ce tarif réduit (ce qui ne sera pas chose aisée), soit vous êtes riche et vous payez le maximum...que l'on vous remboursera si vous gagnez, et cela aux frais des contribuables. Quant à la classe moyenne, autant qu'elle oublie de se défendre. C'est au-dessus de ses moyens.

En attendant, nous continuerons à rechercher des pistes d'économies pour équilibrer les comptes de l'Etat et, qui sait, commencer à rembourser notre dette. C'est sans doute le prix à payer pour l'indépendance de notre justice...

23/11/2015

Les HUG: échec de la gouvernance PDC !

Certains membres du PDC ne manquent pas d'air. En particulier le député Bertrand Buchs, qui à propos des HUG estime que "la gestion n’a jamais été saine". Il oublie qu'un magistrat de son parti a géré cette institution et que son directeur général, également PDC, est en grande partie à l'origine des dysfonctionnements que nous découvrons aujourd'hui. Au lieu d'un "mea culpa", qui serait d'actualité puisque le ménage est enfin fait dans cette institution, on entend l'inénarrable député Buchs attaquer des fantômes en essayant d'éviter des critiques évidentes.

Mon intention n'est pas d'attaquer un parti ni un député, souvent mieux inspiré, mais il y a des responsabilités que l'on ne peut pas esquiver.

Quant à la gestion générale des HUG, elle est difficile parce que l'on ne pilote pas aisément un paquebot de plus de 10'000 employés, avec beaucoup de talents mais également des rivalités et des embrouilles à ne plus finir. Au lieu de viser l'ancienne direction générale, qui a mené une politique contestable (carnotzet luxueux, voiture de fonction, gestion des factures problématique, etc.), certains veulent détourner l'attention sur le conseil d'administration, d'aucuns cherchant même à le supprimer ou à rattacher directement les HUG à la structure étatique. Rappelons que dans les années 1930 déjà - sans doute bien avant - il existait une commission administrative de l'Hôpital cantonal, ancêtre de l'actuel conseil d'administration. Ce n'est donc pas un hasard si ce mode de gouvernance a été pratiqué depuis si longtemps.

Au moment où les scandales sortent enfin et alors que la gestion s'améliore - peut-être trop lentement pour certains - il serait faux de vouloir détruire une structure qui aujourd'hui permet une réforme en douceur. Comme il ne serait pas adéquat d'arrêter un traitement à un malade qui commence à se rétablir.