21/04/2017

Députés avocats, architectes, entrepreneurs: la dangereuse hypocrisie

Quels fieffés hypocrites! Avant la séance extraordinaire du Grand Conseil du lundi 24 avril, qui fait des propositions très modérées pour régler les problèmes de la caisse de pension CPEG, à la demande de plusieurs partis dont le MCG, ils veulent empêcher les députés membres de la caisse CPEG de prendre part à la votation. Ce qui serait aussi stupide que d'interdire aux assurés à l'AVS de se prononcer sur l'AVS, puisque la CPEG compte plus de 60'000 personnes affiliées à Genève.

On voit en première ligne, dans ce mauvais combat, un avocat, le PDC Vincent Maitre, qui a toujours défendu les intérêts de sa profession au Grand Conseil. On se souvient notamment de la rétribution généreuse de l'avocat de la première heure, qui ruine les caisses publiques. Il n'est pas vraiment gêné. (Vincent Maitre me fait savoir par courriel qu'il n'a jamais été avocat de la première heure. J'en prends acte mais ce n'est pas la question puisqu'il s'agit là des intérêt généraux d'une profession. Il s'agit d'une réponse politique proportionnée, à mon sens, face à l'action qu'il veut entamer contre les députés membres de la CPEG)

Dans la foulée, l'avocat-député PLR Cyril Aellen demande que l'on liste les entreprises publiques ou privées affiliées à la CPEG, ce qui en soi ne pose pas problème. Néanmoins, il insiste pour que l'on identifie les députés affiliés à la CPEG. Va-t-on lister également les clients des députés-avocats? Chacun aura compris que c'est un prétexte dans cette soudaine éruption anti-salariés.

Une députée indépendante, dont les clients de sa fiduciaire seraient principalement des associations (en général subventionnées), ne s'est jamais inquiétée des conflits d'intérêts qui la frappent en permanence. Mais par esprit de vengeance envers ses anciens amis de gauche, elle attaque avec acharnement la CPEG, en oubliant ses propres contradictions.

Le PLR et le PDC savent à merveille défendre des intérêts particuliers. On le voit lors de l'attribution des mandats de l'Etat. Un député-architecte est ainsi directement intéressé par la construction d'un important bâtiment public.

Tout récemment, le député-expert-comptable Yvan Zweifel attaque une décision du Grand Conseil auprès de la Chambre constitutionnelle genevoise, tout en faisant partie de la commission fiscale et en recevant les procès-verbaux faisant état de cette procédure. Quel beau conflit d'intérêt!

Ces hypocrites défendent des intérêts privés ou celui de corporations très étroites, qui gagnent de très hauts revenus. Le 24 avril nous défendrons le bien commun et la possibilité de ne pas faire un massacre sur les retraites de dizaines de milliers de Genevois, dont la moyenne des pensions actuelles est d'environ 3000 francs par mois.

Que cherchent-ils? Détruire la République et canton de Genève, pour défendre des tout petits intérêts à court terme, alors qu'ils sont gavés d'argent public ou de l'argent gagné par la profession d'avocat grâce à la protection de l'Etat.

Quelle hypocrisie! Quelle impudeur!

(Suite à certaines objections tout à fait sérieuses de Cyril Aellen, ce blog a été légèrement modifié)

 

 

 

30/11/2016

Motion du MCG - "Genève d'abord : défendons Genève face à Berne et Paris"

Voici la motion que le MCG a déposé cette semaine au Grand Conseil, pour trouver les moyens financiers qui manquent à l'Etat de Genève:

Proposition de motion

Genève d'abord: défendons notre canton face à Berne et à Paris !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que le canton de Genève rencontre de grandes difficultés budgétaires ; malgré 350 millions d’économies, le budget 2017 laisse prévoir un déficit de 76 millions ;
  • Que la compensation aux communes françaises, fera perdre à Genève la somme de 219 millions de francs ;
  • Que la péréquation financière entre la Confédération suisse et les cantons fera perdre à Genève 258 millions ;

invite le Conseil d’Etat

  • A entreprendre des discussions et des interventions auprès des autorités fédérales afin d’obtenir une péréquation plus équitable pour la République et canton de Genève ;
  • A entreprendre une réforme de la compensation aux communes françaises, afin de ne pas soutenir la mauvaise gestion de certaines collectivités municipales et d’attribuer de manière plus judicieuse et plus modérée ces montants ;
  • A ne pas dilapider l’argent versé par les contribuables genevois à l’extérieur.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Actuellement, le canton de Genève fait preuve d’une générosité qui n’est plus du tout raisonnable, en versant près d’un demi-milliard de francs au total à la France et à la Berne fédérale. Sur un budget total de 8 milliards de francs, ce n’est pas rien.

Pour le MCG, il s’agit de penser en priorité aux intérêts de notre canton avant de faire preuve d’une fausse générosité qui se résume à un gaspillage de l’argent des contribuables genevois.

Nous n’avons plus les moyens d’être aussi généreux et d’accorder ces sommes considérables à nos voisins. Rappelons que le canton de Genève peine à boucler son budget et présente un déficit de 76 millions de francs pour 2017, malgré 350 millions de francs d’économies réalisée par l’administration et le Conseil d’Etat.

Genève ne peut pas couper aussi fortement dans son budget et, dans le même temps, distribuer à tout-va près d’un demi-milliard de francs.

Ce déficit de 76 millions, que l’Etat de Genève doit subir, aurait pu être largement comblé par les montants versés dans la péréquation intercantonale et dans la compensation aux communes françaises.

Pour le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, Genève perdra la somme de 219 millions de francs en 2017. Pour la péréquation financière entre la Confédération et les cantons, Genève perdra 258 millions en 2017. Au total, cela fait un trou considérable de 477 millions de francs prévu dans le budget 2017 de l’Etat de Genève, c’est-à-dire près d’un demi-milliard de francs suisses. Genève n’a plus les moyens de faire ces cadeaux.

Il est donc essentiel que le Conseil d’Etat entame des discussions d’abord, puis prenne toutes les mesures nécessaires, pour obtenir, en faveur de Genève, la meilleure péréquation possible entre la Confédération et les cantons. Un travail a déjà été porté dans cette direction, afin de défendre nos intérêts auprès de la Berne fédérale, mais nous encourageons le Conseil d’Etat à poursuivre et à aller plus loin dans ses interventions.

Concernant le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, il faut en revoir entièrement le fonctionnement et le montant total, excessif, attribué à ces collectivités publiques extérieures à notre pays. Certaines communes françaises, qui reçoivent ces sommes considérables, dépensent en frais de bouche excessifs, voitures de fonction et autres fariboles. Nous ne devons pas nous montrer complices de gaspillages payés avec l’argent des impôts genevois, alors que la population genevoise est appelée à se serrer la ceinture.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil à la présente motion.

05/08/2016

Le scandale de l'insécurité à l'Aéroport: qui sont les coupables?

En laissant engager des frontaliers de manière massive sur le périmètre aéroportuaire, le Conseil d'administration de l'Aéroport de Genève n'a pas fait son travail.

Il fallait agir depuis au minimum une année, pour empêcher les terroristes de pouvoir s'installer sur ce site, au travers de diverses sociétés qui préfèrent engager des employés de l'autre côté de la frontière en faisant du dumping.

La sécurité est en danger à cause de l'irresponsabilité du Conseil d'administration et de certains de ses membres qui font de l'absentéisme.

Cela ne peut plus continuer.

 

Communiqué de presse du Mouvement Citoyens Genevois

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

29/07/2016

Aéroport: le danger des travailleurs frontaliers

Le fait d'engager massivement en France voisine pour des postes sensibles au niveau sécuritaire est dangereux. Il faut engager des résidents genevois quitte à y mettre le prix.

Voilà où nous mène une politique forcenée d'engagement de frontaliers.

Nous disons STOP!

Embauchez en priorité des résidents genevois.

Il ne manque pas de jeunes et d'étudiants pour les jobs d'été !

 

Communiqué de presse du MCG

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.                                                  

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable

du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

26/07/2016

Les gaffes turques de M. Burkhalter

La Suisse ne s'est jamais aussi bien portée que lorsqu'elle a pratiqué la neutralité en politique internationale. Ceci, le conseiller fédéral Didier Burkhalter l'a oublié. Lors des derniers événements en Turquie, la diplomatie suisse a multiplié les gaffes, en prenant parti de manière désordonnée et tout à fait imprudente.

Sous le coup de l'émotion, la Suisse a très rapidement apporté son soutien au gouvernement de M. Erdogan face à la tentative ratée de certains militaires putchistes. Une application intelligente de la neutralité helvétique aurait été de ne pas intervenir dans les affaires intérieures d'un autre Etat, d'autant qu'il existe des instances internationales qualifiées comme le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Suisse n'ayant pas de forces d'intervention militaire à l'étranger, ce soutien relève de belles paroles qui sont, à bien y réfléchir, ridicules.

Mais ce qui est plus grave, c'est que le soutien de la Suisse au Gouvernement Erdogan avait comme conséquence directe un appui politique aux arrestations, violences et autres atteintes aux droits de l'homme qui ont suivi. Les médias les ont largement relayées.

Peu de temps après, la diplomatie suisse a bien été obligée de redresser la barre et d'intervenir en suggérant au gouvernement Erdogan qu'il doit respecter l'Etat de droit. Cette démarche est tout aussi ridicule, puisqu'elle est sans effet, et relève d'une sourde hypocrisie. Mais comment la diplomatie de M. Burkhalter pouvait-elle sortir de l'impasse autrement ?

La sagesse devrait nous inciter à respecter de manière plus rigoureuse la neutralité suisse. Cela concerne uniquement nos autorités exécutives en charge des affaires étrangères, le Conseil fédéral, puisque les citoyens et les médias sont quant à eux parfaitement libres d'exprimer toutes les opinions.

C'est la ligne intelligente qui avait été choisie en 1939-45 dans une situation bien plus dangereuse que celle que nous connaissons aujourd'hui. Les individus pouvaient exprimer leur opinion - avec des conseils de prudence dus à la menace permanente des force de l'Axe - mais le Conseil fédéral restait lui sur une ligne de neutralité.

Décidément, la diplomatie suisse et son principal représentant - couvert d'éloges à tort par certains médias - font piètre figure en 2016, face à un héritage aussi brillant.

 

 

14/06/2016

Genève, capitale de la médiocrité

SCANDALEUX!
On préfère à ce remarquable champion suisse qu'est Stéphane Lambiel une frontalière d'un plus bas niveau pour diriger l'école de patinage des Vernets.
Stéphane Lambiel a un parcours remarquable avec des titres de champion du monde notamment et aurait pu partager son talent et son charisme.
Le Conseil administratif de la Ville de Genève mène une politique misérable, axée sur la médiocrité ainsi que le dénigrement des valeurs genevoises et Suisse, en refusant par ailleurs d'engager des chômeurs.
Il s'agit bel et bien d'une chance perdue.Une de plus.
Lausanne a obtenu Béjart, Champéry aura Stéphane Lambiel. Le Conseil administratif de la Ville de Genève ne cultive que la médiocrité d'une façon pathétique.
Au Palais Eynard, nous avons cinq médiocres avec Kanaan, le médiocre en chef!
Genève s'impose aujourd'hui comme la capitale de la médiocrité.

05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

12/01/2016

Impôts à la source: mettons fin au racket fiscal !

Arrêtons de faire des cadeaux fiscaux aux frontaliers. Voici un projet de loi déposé par le MCG qui sera prochainement examiné et qui est dans la suite de l'initiative MCG (Stop au cadeau royal à la France) qui vient d'être déposée avec 8549 signatures.

Le MCG défend concrètement les intérêts de Genève mais aussi une réelle équité pour notre région. Nous devons impérativement changer notre politique régionale.

 

Projet de loi

Mettons fin au racket fiscal organisé en faveur des frontaliers, avec la complicité du patronat et des syndicats!

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Loi sur l’imposition à la source des personnes morales et physiques (LISP) (D 3 20) du 23 septembre 1994 est modifiée comme suit.

 

Article 6A Commission consultative (nouvel article)

 

1 Sous la dénomination « commission consultative en matière d'impôt à la source » est constituée une commission consultative composée de 12 membres.

2 a) Le Grand Conseil élit un membre par parti représenté en son sein;

  1. b) les autres membres sont nommés par le Conseil d’Etat pour leurs compétences en matière fiscale.

 

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur lors de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

Alors que nos finances se trouvent dans une situation difficile, l’Etat de Genève continue à faire des cadeaux fiscaux au travers de l’impôt à la source, qui offre des conditions trop généreuses. Les contribuables genevois sont contraints aujourd’hui de financer leurs homologues frontaliers qui bénéficient de conditions beaucoup trop favorables et de privilèges incroyables, offerts par les modalités actuelles de l’impôt à la source

Alors que le contribuable ordinaire se trouve face au mur de l’administration et doit affronter une grande rigueur, le Conseil d’Etat, pour plaire de manière outrageuse aux frontaliers, a mis en place un système d’autogestion des impôts au travers de la Commission consultative en matière d'impôt à la source, qui comprend 2 de leurs membres ainsi que des alliés des milieux syndicaux et patronaux, avec une présence très minoritaire de l’administration fiscale.

C’est par la voie d’un règlement édicté par le Conseil d’Etat (D 3 20 03) que cette commission consultative a été créée avec l’organisation suivante (art. 3 al.3)  :

« Elle est présidée par le conseiller d'Etat chargé du département des finances et est composée de :

  1. a) un représentant de l'Union des associations patronales genevoises;
  2. b) deux représentants de la Communauté genevoise d'action syndicale;
  3. c) un représentant de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève;
  4. d) deux représentants du Groupement transfrontalier européen;
  5. e) deux représentants de l'administration fiscale cantonale. »

 

En somme, les contribuables de cette catégorie s’attribuent à eux-mêmes des impôts très favorables, dans une commission où leurs défenseurs (groupement transfrontalier, milieux syndicaux ouvriers et patronaux) sont majoritaires, ce qui est un dumping fiscal largement défavorable aux résidents genevois.

 

Ce véritable scandale qui n’a pas d’équivalent démontre la faiblesse de l’Etat à Genève. Il convient de rétablir la République, ce que demande le présent projet de loi qui propose une commission composée de représentants du Peuple désignés par le Grand Conseil et de délégués du Conseil d’Etat.

 

C’est au travers d’un règlement, entièrement sous la coupe du Conseil d’Etat, qu’existe l’actuelle commission consultative. Pour empêcher une telle dérive et assurer aux citoyens-contribuables une véritable garantie, il est nécessaire que ladite commission figure expressément dans la loi. Quant à son champ d’action, il suffit de reprendre une partie de l’actuel règlement (D 3 20 03), en éliminant les éléments favorisant outrageusement les frontaliers, ce qui a été le but du Conseil d’Etat et ne doit plus être toléré :

 

« La commission a pour missions :

  1. a) d'informer le Conseil d'Etat des problèmes inventoriés en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales dans le canton de Genève, ou dans des domaines connexes touchant les contribuables imposés à la source;
  2. b) de proposer, tout en respectant les traités internationaux, la constitution fédérale, la législation fédérale, la constitution et la législation genevoises, ainsi que les contingences de la pratique, des solutions acceptables pour tous;
  3. c) de formuler des propositions visant à favoriser le rapprochement entre l'Etat, d'une part, et les contribuables imposés à la source, d'autre part;
  4. d) de conseiller le Conseil d'Etat sur l'évolution souhaitable de la politique en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales. »

 

On comprend à la lecture de ce règlement le pouvoir excessif que les travailleurs frontaliers ainsi que leurs alliés patronaux et syndicaux ont pris, afin faire perdre de l’argent aux caisses de l’Etat de Genève, non contents de faire déjà perdre des emplois aux résidents genevois.

 

Le but est clair autant pour les patrons cherchant à limiter les dépenses salariales que pour les syndicats désirant plaire à leur clientèle frontalière très active, quant au groupement transfrontalier il défend tout aussi logiquement ses membres.

 

Il convient de serrer la vis et de mettre fin à ces privilèges que Genève ne peut plus accorder. Ce projet de loi est un pas en cette direction, pour des impôts à la source qui ne soient plus un privilège fiscal mais qui répondent à une équité en relation avec la situation du contribuable lambda.

 

Au moment où l’Etat de Genève connaît des difficultés budgétaires, il est indécent de laisser la situation actuelle telle quelle.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

 

 

Conséquences financières

Il est certain qu’une commission véritablement indépendante augmentera les rentrées de manière notable et permettra ainsi d’équilibrer les rentrées fiscales de l’impôt à la source, parce que, dorénavant, c’est l’intérêt général qui primera et non les intérêts particuliers.

20/12/2015

Scandaleuses émeutes: un gouvernement totalement dépassé

L’incapacité de Maudet fait que Genève a été saccagée par des voyous. Son collègue du PLR François Longchamp les a encouragés en annulant une sanction votée par le Conseil municipal.


Nos institutions et notre Etat se retrouvent affaiblis après ce week-end de violences et de déprédations diverses sur les bâtiments. Les émeutiers ont semé la terreur.


Le MCG contre la violence
Le Mouvement Citoyens Genevois a été le plus virulent pour dénoncer les récentes émeutes issues de l’Usine, en particulier au Conseil municipal de la Ville. Mais la complicité de certains et l’absence de fermeté d’autres envers les dérives de la scène alternative expliquent la situation où nous nous retrouvons.
Le MCG demande le respect de la loi, en particulier à l’Usine où la manifestation de samedi dernier a terminé son parcours. Ce n’est pas un hasard si les élus du MCG sont priés de ne pas entrer dans ce lieu hautement subventionné.
Le Mouvement Citoyens Genevois ne fait pas des déclarations dans le vide, nous agissons et nous dérangeons ces individus qui refusent de respecter la loi.


Effets de la nouvelle loi sur la police
Si le conseiller d’Etat Maudet déclare être « furieux et scandalisé », il a pourtant une lourde responsabilité notamment par la mise en place d’une nouvelle loi sur la police (LPol) qui a pour conséquence de réduire les effectifs sur le terrain. Le MCG a là aussi été à la pointe du combat en déposant un référendum contre la LPol qui a passé de justesse. Par ailleurs, la police n’ayant plus les moyens de sa mission à cause de Maudet ne peut faire face à cette dégradation de la sécurité à Genève.
Quant au Département présidentiel de François Longchamp, la semaine dernière, il a cassé la décision du Conseil municipal (arrêté municipal), qui exigeait le paiement des dégâts occasionnés par la manifestation anti-Usine en déduction des subventions. Cette faiblesse du Conseil d’Etat a ainsi été prise comme une autorisation de tout casser par les manifestants. Ils savent maintenant que la violence et l’intimidation peuvent faire plier le Département présidentiel de François Longchamp.


Les citoyens paient les pots cassés
Le MCG réclame une politique plus ferme. Il faut arrêter de plier face aux émeutiers et prendre les mesures qui s’imposent. Genève est triste de voir ces scènes de désolation, ces boutiques cassées à la charge des artisans et commerçants, ces immeubles vandalisés, ces joyaux de notre culture détruits par des individus irresponsables. Les assurances ne remboursent rien et le département présidentiel n’oblige pas la Ville à payer les dégâts par compensation des subventions.


Des mesures fermes et immédiates
Les subventions continuent à être dilapidées pour des lieux qui engendrent la violence.
Nous nous trouvons à Genève face à un dramatique déficit d’autorité, qui crée une violence insupportable.
Pour nous l’Usine n’est pas un lieu de culture alternative mais un lieu où émergent le désordre et la violence. Nous exigeons des mesures fermes et immédiates contre cet établissement.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

15/03/2015

Les "républicains" complices de la torture à Alger: des années vraiment sombres!

Au moment où certains se revendiquent à Genève du "front républicain" contre le MCG, ils feraient mieux de se plonger dans des livres d'histoire objectifs (de plus en plus rares). Et ils découvriraient que le gouvernement de Front républicain du socialiste Guy Mollet a été le grand artisan de la bataille d'Alger, avec un joli cocktail de tortures, assassinats sur fond de guerre civile. Ils avaient promis la paix et ils ont réalisé la torture ainsi que les disparitions à grande échelle: la méthode mensongère est toujours valable en 2015!

Ces partisans du Front républicain ont eu le culot, la semaine dernière au Conseil municipal d'Onex, d'évoquer les pages sombres de l'Histoire, qu'ils ne connaissent pas, puisqu'ils prétendent avec une infinie sottise que le MCG serait une réminiscence de la dernière guerre mondiale. En oubliant tout simplement que leur propre référence ramène au pire de l'Histoire politique, ces années où un gouvernement de Front Républicain - prétendument de centre-gauche - avec une grande quantité de socialistes, radicaux et autres, cautionnait ces actions pour sortir d'une crise politique.

Le MCG est né en 2005. Il n'a pas ce long passé et reste dans le "ici et maintenant" pour défendre les citoyens de notre République et canton.

Justement, quel est l'objet d'une critique aussi vive de la part des bien-pensants ignorants d'Onex? Des affiches sur lesquelles il est écrit "Onex, commune zéro frontalier". Parce qu'en quatre ans, sous l'égide du conseiller administratif MCG Eric Stauffer, aucun frontalier n'a été engagé par l'administration municipale d'Onex. C'est tout à fait légitime, objectif et devrait récolter l'approbation générale. Comme cela se fait sans contestation et très logiquement en France.

En effet, les frontaliers permis G n'ont pas vocation à être engagés dans des administrations municipales, toute personne un peu sensée en conviendra.

Le délire des partis traditionnels genevois et de leurs serviles suiveurs est peu compréhensible. Il l'est d'autant moins quand on connaît les taches qui marquent l'histoire de ces partis. Et la Suisse n'a pas été épargnée puisqu'une sombre histoire a mis en cause un procureur de la Confédération disparu dans d'étranges conditions dans les années 1950. Nous attendons toujours des excuses publiques de leur part, à moins qu'ils ne cautionnent les actions de leurs prédécesseurs.

28/09/2014

Assurance-maladie: l'attrape-nigaud politique!

La votation de ce dimanche a été un véritable attrape-nigaud politique.

On a dit n'importe quoi. Prenons deux exemples révélateurs!

Premièrement, voici le refrain entendu dimanche soir lors d'un débat post-électoral sur l'assurance-maladie: nous ne pourrions intervenir que sur 5% c'est-à-dire les frais administratifs. Le 95% ne serait représenté que par les coûts de la santé.

C'est tout simplement faux. Dans les 95%, il y a autant de factures médicales que des pertes boursières, réserves financières, placements financiers, etc. Ce que les caisses-maladie nous cachent. Cessons de mentir!

On a pu voir sur Léman Bleu le président du PLR et un conseiller national UDC ainsi que, sur la TSR, une PLR vaudoise réciter la même leçon (apprise par coeur) de 5% de frais administratifs et 95% de coûts de la santé. Ce qui est résolument faux, n'importe quelle personne un peu informée et douée de raisonnement en conviendra.

Les mêmes contre-vérités ont été récitées par les opposants à la caisse publique à propos de la liberté. Liberté, j'écris ton nom.

Les opposants à la caisse publique ont argumenté que l'intiative enlèverait la liberté. Ces mêmes opposants cherchent sans relâche à enlever aux assurés la liberté de choisir leur médecin. Au contraire, la caisse publique permettra de garder la liberté de choix du médecin, raison pour laquelle tant de médecins informés défendent cette solution.

La liberté de choix du médecin et du soignant c'est la caisse publique, mais les affiches mensongères prétendent le contraire.

C'est pitoyable quand on voit une Genevoise âgée, rencontrée sur un stand électoral, qui croit sincèrement que la caisse publique ne lui permettra pas de choisir son médecin. Alors qu'elle garantira l'accès à tous les médecins.

Mentir de cette façon aux personnes âgées c'est moche.