02/01/2018

2018: le MCG de plus en plus indispensable

Le changement d'année est un moment privilégié pour sa propre introspection.

Pourquoi ai-je décidé de m'engager sérieusement en politique en 2009 ? Après avoir éliminé toutes les fausses explications, comme l'illusion du pouvoir ou la volonté de briller, qui ne m'ont jamais motivé, j'en suis arrivé à une conclusion très claire. Ce qui me fait me démener et agir c'est la défense des citoyens.

Que de chemin parcouru. Dans l'âge d'or du journalisme des années 1990-2000, j'ai obtenu la liberté suffisante grâce à un rédacteur en chef remarquable pour partir à la chasse des injustices petites ou grandes, pour porter un regard décalé sur des faits d'actualité, donner la parole à ceux qui de tous temps sont écartés des médias.

Du rôle d'observateur sans dogme, je suis passé en 2009 au monde politique actif - secrétaire général dans les coulisses du MCG et député sur le devant de la scène - avec ce même souci de ne pas suivre une idéologie.

Mais qu'est-ce qui me fait courir depuis presque dix ans? Tout simplement la défense des citoyennes et des citoyens, l'Action avec un grand A, parce que le pire dans notre société démocratique c'est l'absence et le retrait.

Je m'étais déjà engagé personnellement contre les dérives de l'assurance-maladie dès le début des années 1990, pour la sauvegarde d'espaces de verdure menacés. Il s'agissait alors de gestes spontanés et ponctuels.

Défendre le Citoyen de la République de Genève - et j'entends par Citoyen l'habitant de la Cité - relève d'une philosophie de vie profonde. Au lieu de vouloir changer le monde au travers des pires utopies, mieux vaut améliorer la vie ici et maintenant. Le Citoyen ne peut qu'être un individu actif.

De cela découle une Action politique qui se décline tout naturellement.

Juste avant Noël, le MCG offrait le vin chaud et faisait signer ses deux initiatives pour réformer de manière efficace et réalisable l'assurance-maladie. Vous ne me croirez sans doute pas, mais les initiatives ont rencontré plus de succès que le vin chaud, ce qui doit nous redonner espoir en la politique. Quand les vrais problèmes sont posés et les solutions crédibles sont proposées, l'enthousiasme devient tout naturel.

Avec mon ami de longue date le conseiller d'Etat Mauro Poggia, toujours présent pour défendre les causes les plus difficiles mais les plus indispensables, nous nous sommes retrouvés sur ce stand à répondre aux 1000 questions, et nous étions bien accompagnés par des militants et élus, en présence de deux autres candidats au Conseil d'Etat Ana Roch et Daniel Sormanni.

Au Conseil d'Etat, au Grand Conseil en séance plénière et en commission, à Berne avec Roger Golay, dans les communes, nous agissons pas après pas, le MCG se retrouvant trop souvent seul, en dehors de la politique politicienne que certains médias bas de gamme privilégient. Ces derniers mois, dans des conditions très difficiles, nous avons agi pour l'intérêt général: la priorité de l'emploi au résident, la conservation difficile des prestations pour les résidents genevois.

C'est un combat de chaque semaine parfois de tous les jours, pour défendre le Citoyen.

Rien n'est jamais gagné. Nous devons continuer à nous battre pas à pas. L'embauche de résidents genevois à l'Etat s'est accru de manière impressionnante grâce à l'action du MCG. Nous avons réussi à maintenir les prestations en 2017 et pour 2018, grâce au rôle déterminant du MCG. Personne ne sera sacrifié, contrairement à ce que voulaient les destructeurs du Grand Conseil.

Maintenant, nous nous préparons pour demain et nous proposons des solutions pour sortir Genève de l'ornière.

Nous avons contre nous les lobbys des frontaliers et des caisses-maladie, les défenseurs de certains intérêts privés à court terme, les destructeurs de la République, certains médias passéistes qui n'ont pas compris notre démarche citoyenne, les tenants de certains partis qui ont conduit la République à des catastrophes successives, bref tout ce qui empêche Genève d'avancer et de donner de bonnes conditions d'existence au Citoyen.

Mais nous tenons bon et nous avons un moral d'acier pour 2018, 2019, 2020, 2021, et la suite.

Bonne année aux Citoyennes et Citoyens de Genève !

28/12/2017

Protéger les Genevois à l'heure du numérique

La révolution numérique, avec l'arrivée d'Internet et de l'informatisation généralisée, change notre société en profondeur. Genève n'échappe pas à ce véritable tremblement de terre.

Cela devient un problème politique que l'on ne peut pas éviter et pour moi, en ma position certes modeste mais non dépourvue de possibilités d'agir efficacement en qualité de député au Grand Conseil, la priorité est de défendre les citoyennes et citoyens genevois face aux abus que nous subissons. Mon intention est claire: il faut protéger les résidents genevois, d'autant plus que s'impose la loi implacable de la jungle numérique.

Ceux qui ont applaudi à l'ouverture du marché de l'emploi sur l'Europe avec les Bilatérales, commencent à craindre le commerce en ligne. A chacun son tour.

Les tenants de la générosité mondialiste et des régulations globales commencent à comprendre que leur "internationale" idéalisée, leur paradis socio-écologistes sont devenus autant de cauchemars, Marx et Engels ayant laissé place à Google, Uber et Amazon qui ont créé des bataillons d'esclaves mondialisés. Non, l'Internationale ne sera pas le genre humain mais au contraire une nouvelle forme d'esclavage ultra-capitaliste poussé jusqu'à la sophistication la plus extrême.

Quant aux partisans du laissez-faire et de la toute-puissance des marchés (le libéralisme classique), ils commencent à comprendre que le vieux capitalisme de papa avec ses micro-économies locales et ses sociétés à dimension humaine ont laissé place à la dictature des flux financiers mondialisés que personne ne maîtrise plus, à la toute-puissance des empires (américains, chinois, etc.) qui vont faire la loi. Ces vrais acteurs qui détiennent le réel pouvoir se moquent bien de ces "vestiges" d'un autre temps. Ces archéo-libéraux croient encore être les décideurs alors que tels des mammifères ils regardent passer le train.

D'autres vivent dans le monde idyllique d'une Suisse qui n'existe plus, d'autres brassent de l'air, d'autres encore se détournent de la politique, hélas.

Pourtant, au travers de la démocratie de proximité et de structures décentralisées, Genève et la Suisse sont sans doute les mieux préparés pour affronter ces défis. Encore faut-il en avoir la volonté et ne pas se reposer sur les habitudes et les certitudes d'autrefois, qui sont de réels dangers.

Aujourd'hui, les intérêts de Genève et de la Suisse sont, globalement, mal défendus. Notre place financière a été massacrée, le Conseil fédéral plie face à l'Union européenne, Genève perd chaque année plus de 700 millions de francs parce que nous sommes arnaqués par les communes françaises et les autres cantons suisses. Ce qui fait 7 milliards sur 10 ans.

Cela ne peut plus durer.

A l'heure de la révolution numérique, nous devons défendre pied à pied nos intérêts, comme le fait avec ses modestes moyens le MCG, bien seul dans ces combats.

Les citoyennes et les citoyens doivent reconquérir leurs droits.

Il faut défendre Genève!

27/12/2017

Genève: 7 milliards perdus en dix ans !

Au moment de quitter l'année 2017, il est temps de remettre certaines pendules à l'heure.

On lit dans la Tribune de Genève du 27 décembre une chronique d'un ancien journaliste du "Journal de Genève" qui nous ressort le discours moraliste à la mode voilà 20 ou 30 ans. Malheureusement, son exposé est truffé de généralités qui sont autant de contre-vérités. D'abord, la dette de l'Etat a baissé notablement depuis le début de cette législature, contrairement à ce que prétend le chroniqueur; ensuite, la réforme de la caisse de pension CPEG conduit à un assainissement à long terme des finances publiques. Dire que l'on ne fait rien relève donc de l'ignorance, ce qui est inquiétant vu le ton péremptoire de la chronique.

Voilà pour des vérités qui devaient être dites au lieu d'entendre toujours les mêmes litanies, telles un disque rayé.

La situation actuelle n'est certes pas idéale mais ce n'est pas une raison de la travestir.

Les causes réelles de la dette du canton de Genève sont ailleurs.

Il y a d'abord la mauvaise gestion de l'affaire de la Banque cantonale genevoise qui a été brutalement traitée alors que nos voisins vaudois ont eu la sagesse d'utiliser une médecine plus raisonnable. Nous le payons aujourd'hui de plusieurs milliards de dettes. Ainsi en va-t-il également du CEVA et d'autres projets peu réfléchis qui vident nos caisses à long terme.

Mais le MCG dénonce un phénomène inquiétant et bien plus important. Par une générosité excessive, le canton de Genève donne sans réagir plus d'un demi-milliard par année à la fois à la France et aux autres cantons suisses. En raison de mauvaises négociations menées par les gouvernements qui nous ont précédé et ont fait preuve de légèreté, les finances cantonales déboursent plus de 700 millions de francs chaque année, ce qui représente 7 milliards sur dix ans. Faites le compte: la dette actuelle frise les 12 milliards.

Comme le dit à juste titre le président du Gouvernement François Longchamp, il est facile pour d'autres cantons romands d'équilibrer leurs comptes quand ils reçoivent chaque année cette manne de plusieurs centaines de millions de francs que nous leur versons.

En effet, la péréquation profite à la grande masse des cantons prétendument pauvres qui multiplient les cadeaux fiscaux, et il n'est pas tenu compte du coût de la vie bien plus élevé à Genève (loyers, assurance-maladie, etc.); les critères actuels sont loin d'être objectifs malgré leur apparence.

Chacun se souvient du scandale des réserves de l'assurance-maladie où Genève devait payer pour les autres cantons qui ont des primes plus basses.

La crise de la dette genevoise est due à ces deux facteurs: 1. la mauvaise gestion des grands défis type BCGE et CEVA; 2. la générosité excessive envers la France voisine et les autres cantons.

Genève doit arrêter de jeter l'argent par les fenêtres et de se faire gruger par ses voisins, tout simplement parce que nous n'en avons plus les moyens. L'endettement a caché cette générosité excessive.

L'heure est maintenant à défendre les intérêts de Genevoises et des Genevois.

Sur ce combat, hélas, seul le MCG agit. Et nous sommes prêts à continuer si on nous en donne les moyens.

20/12/2017

Genève ne doit plus se serrer la ceinture pour la France et les autres cantons!

Voici la déclaration du groupe MCG pour le budget 2018.

Chaque année, plus de 500 millions de francs – un demi-milliard – manque dans les caisses de l’Etat. 280 millions de francs sont distribués aux communes frontalières. Environ 300 millions nous sont pris par les autres cantons suisses au nom de la péréquation intercantonale.

Sur dix ans, nous aurions pu réduire notre endettement de 5 milliards de francs, sans ces pertes considérables.

En raison de cet excès de générosité, qui s’est accumulé au fil des générations, les habitants de notre canton doivent se serrer la ceinture.

Certains voudraient que les Genevois se serrent encore plus la ceinture, en continuant à verser chaque année plus d’un demi-milliard aux communes françaises et aux autres cantons, mais en réduisant encore plus drastiquement nos charges.

Le MCG s’y oppose résolument. Nous en avons assez de payer pour les autres.

Le MCG est un parti conséquent qui défend la ligne « Genève d’abord » : défendre les Genevois avant la France voisine et les autres cantons suisses.

Dans ces conditions difficiles, il ne faut pas écouter les sirènes destructrices, celles et ceux qui veulent dire non à tout et tout détruire. En particulier, détruire la qualité de vie des habitants du canton de Genève.

Le canton de Genève ne peut pas être géré par la technique dite des douzièmes provisionnels. Ce serait un aveu d’échec.

Un Etat doit fonctionner sur la base d’un budget choisi démocratiquement, telle est la conviction du MCG.

Nous sommes choqués par l’irresponsabilité de certains et le manque de sens de l’Etat. Aujourd’hui, il convient de se détacher de la politique politicienne et de ne penser qu’au bon fonctionnement de notre République et Canton.

A la fin de l’été, le Conseil d’Etat a voté à l’unanimité le projet de budget qu’il nous propose. Rappelons que ce Conseil d’Etat comprend une majorité de 4 élus PLR-PDC, groupes qui n’ont pas affirmé jusqu’ici une attitude constructive dans le but d’établir une majorité solide qui accepterait un budget crédible. Au contraire, ils privilégient le dogme et l’idéologie.

En particulier, le groupe PLR, pris d’un sentiment schizophrénique, se distancie totalement de ses représentants au Conseil d’Etat. Il prouve ainsi son incapacité à gouverner.

Il compte sur d’autres partis de ce Parlement pour prendre les responsabilités qu’il n’a pas le courage d’assumer.

C’est pitoyable et bien loin de l’image que l’on peut se faire du service à la République et canton de Genève.

Le MCG n’a pas cessé d’être clair. Il votera le budget 2018 parce que Genève ne peut pas se permettre une crise qui aurait des conséquences catastrophiques pour notre canton. L’heure n’est plus aux caprices et aux états d’âme.

En commission, nous avons fait des propositions d’amélioration, dont certaines ont été reprises. Mais la nécessité d’obtenir une majorité solide a réduit notre marge de manœuvre.

Reconnaissons-le. Malgré des rentrées fiscales moroses, ce budget 2018 propose des éléments positifs. Ainsi, une action déterminée sera menée contre la fraude sociale, afin de garantir des prestations à ceux qui en ont réellement besoin. C’est une action de bon sens qui mérite d’être soulignée.

La politique de préférence cantonale permet que 65 à 70% des employés de l’Etat sont engagés au travers de l’Office cantonal de l’emploi, ce qui réduit le taux de chômage. Cette politique doit être poursuivie et développée, sans défaillir.

Si de trop nombreux partis de ce Parlement défendent les travailleurs frontaliers, certains faisant même recours devant les tribunaux pour contester des décisions démocratiques, le MCG continuera à s’opposer – seul contre tous – à l’afflux de travailleurs frontaliers et à leurs avantages indus.

Le MCG votera le budget 2018. Nous pensons avons tout au bien de notre République et Canton et nous en appelons à la plus large coalition.

Quelles que soient nos différences, nos lignes politiques divergentes, nous devons dans un premier temps voter l’entrée en matière et donner la suite favorable qui convient au moment du vote final.

10/09/2017

Macron: les frontaliers "en marche" pour conquérir Genève

Quelle déception! L'arrivée d'un jeune président de la république française était attendue, mais son attitude et sa politique se révèlent catastrophiques. En particulier, c'est le mépris qui ne passe pas: mépris des gens modestes, mépris de l'armée, mépris du peuple en fait qu'il vient de traiter publiquement de bande de "fainéants".

Macron n'a d'yeux que pour les puissants de ce monde et pour l'hydre européenne.

Pire, il exprime un mépris tout particulier de la Suisse et de Genève, en faisant preuve d'un esprit colonisateur détestable.

Ainsi, a-t-il déclaré en substance que les frontaliers sont une extension de la France sur la Suisse - et bien évidemment sur Genève. C'est très nettement une volonté d'envahir Genève: des armées de frontaliers "en marche" pour conquérir la Suisse dans une démarche colonisatrice particulièrement détestable.

Il est insupportable que des citoyens suisses s'associent, soutiennent ou s'inspirent d'une démarche pareille qui est détestable.

Le mouvement appelé ironiquement "En marche" a des pied - comme son nom l'indique - mais n'a pas de coeur ni de tête. Et pour la France, "En marche" est devenu tragiquement "En panne".

Le modèle français est un désastre. Un exemple à ne pas suivre, à n'importe quel prix!

04/06/2017

Merkel et Macron: deux risques écologiques pour Genève

En annonçant qu'il allait retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, le président Trump a rencontré une désapprobation générale de nombreux pays, en particulier de M. Macron et de Mme Merkel, qui sont plus intéressés par de vagues plans sur la planète que par l'écologie de leur pays. C'est plus facile!

Question écologie, le président français et la chancelière allemande devraient d'abord balayer devant leur porte et, plutôt que passer leur temps à des déclarations grandiloquentes, agir pour améliorer notre cadre de vie. Ici et maintenant.

Prenons la France qui conserve la centrale nucléaire du Bugey, tout près de Genève, faisant ainsi peser des risques considérable sur notre République et canton. Au moment où la centrale de Mühleberg, près de Berne, va bientôt être arrêtée et les autres centrales devraient suivre le même chemin (pas assez vite malheureusement), le risque vient maintenant de la région française. Le nouveau ministre, M. Hulot, dont la fondation est soutenue par EDF, ne semble pas aller dans cette direction et s'apparente plutôt à un coup médiatique. La menace du réacteur du Bugey reste toujours là et démontre une fois de plus que la politique régionale est un leurre puisque tout se décide à Paris. Soyons juste avec M. Macron, puisque les 10 autres candidats à la présidentielle française - dans la tradition jacobine centralisatrice et pro-nucléaire - auraient mené plus ou moins la même politique, à quelques nuances près.

Quant à l'Allemagne de Mme Merkel, elle mène dans un registre différent une politique hypocrite en matière énergétique. Si la République fédérale d'Allemagne développe les énergies renouvelables et a décidé de mettre fin à l'aventure nucléaire, elle produit de l'électricité à base de charbon à un prix cassé. Cette énergie très polluante, exportée vers la Suisse, donne lieu à une concurrence massive, à des tarifs imbattables, sur le marché suisse, en étant bien moins cher que l'électricité des barrages. Bien évidemment, Genève est impacté par la politique germanique qui confine à la plus grande absurdité.

En 2017, au niveau écologique, ce ne sont pas les déclarations de M. Trump qui menacent Genève, mais plutôt les politiques irresponsables menées par Mme Merkel et par M. Macron.

Aujourd'hui, chacun semble bloqué par son dogmatisme, par l'adoration ou la détestation de personnalités telles que MM. Trump ou Macron, ou Mme Merkel.

Genève doit défendre ses intérêts environnementaux face aux politiques divergentes des nations qui nous entourent et menacent directement notre République et canton.

Dans le même temps, tous les partis genevois - sauf le MCG - continuent à ne pas vouloir défendre les intérêts concrets de Genève et à se perdre dans une politique régionale irresponsable.

Il faut mettre fin à cette dérive et ouvrir les yeux!

Genève d'abord: c'est aussi une nécessité en matière écologique.

16/04/2017

Le souverainisme a le vent en poupe

Après le triomphe de l'UKIP en Angleterre qui lui a permis de se libérer de l'absurde Union européenne, on observe en France un développement des thèses souverainistes. La liberté des citoyens prend le pas sur les structures "mammouth" qui créent des dictatures mondialisées.

Dans le même temps, de plus en plus d'économistes (en particulier Stiglitz) critiquent la monnaie "euro" qui, au lieu de présenter un bénéfice pour les populations, se révèle destructrice de nos sociétés. En effet, les différences économiques entre l'Allemagne, la France et les pays du sud de l'Europe ne peuvent être gérées par une seule monnaie, ce qui relève du simple bon sens. La productivité est différente ainsi que le poids de l'Etat ou de l'industrie d'exportation.

Pourtant, la télévision suisse romande publie un reportage, relevant de la pure désinformation ou de l'ignorance la plus crasse, qui évoque la fin de la monnaie euro comme une catastrophe, quand bien même des économistes réputés estiment que ce serait une bénédiction. Les journalistes de la TV romande ont-ils lu ces économistes et savent-ils encore ce qu'est une information objective?

Les Suisses qui disposent d'une souveraineté, hélas limitée en raison des accords avec l'Union européenne, ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont. Ils devraient rejeter nettement cette tendance vers une allégeance à l'Union européenne, qui est vivement défendue par le PS, le PLR et le PDC. Il en va de notre survie.

Les Anglais ont fait preuve de courage et d'indépendance. Ils ne s'en portent que mieux malgré les menaces annoncées par la majorité des médias et des politiques. Les Suisses doivent résister et défendre leurs droits face à l'arrogance de l'Union européenne qui veut nous placer sous son joug.

La Suisse, Genève, les citoyens doivent défendre leurs droits. Le MCG travaille pour cela dans notre République genevoise et nous ne devons pas baisser les bras.

Rien n'est jamais donné. Rien n'est jamais gagné.

Le fait que les Français se réveillent à l'occasion de l'élection présidentielle, avec la présence de nombreux candidats critiques envers l'Europe ou anti-européens, doit nous donner espoir, même si la tradition jacobine et centralisatrice reste un lourd boulet à porter. L'Etat français ultra-centralisé est une aberration et sa réforme n'est, hélas, pas à l'ordre du jour. Il faut un modèle d'organisation tout à fait différent, avec un ensemble de micro-Etats souverains, aux antipodes de l'Union européenne. L'avenir sera dans la fédération de ces petits Etats à dimension humaine. Ce modèle que nous avons eu la chance de pouvoir conserver à Genève et en Suisse.

Ne liquidons pas cet héritage et défendons notre souveraineté menacée par l'Union européenne.

 

09/12/2016

Justice genevoise: une politisation insupportable

Actuellement, les leviers essentiels du pouvoir judiciaire sont dans les mains d'un seul parti - le PLR -, avec quelques supplétifs de gauche, ce qui est tout à fait malsain pour nos institutions.

Le MCG dénonce ce dysfonctionnement depuis des années et a déposé cet automne un projet de loi qui propose une dépolitisation de la justice genevoise. C'est-à-dire que les juges ne seront plus contraints d'être membres d'un parti politique pour accéder à cette fonction. Ils ne devront plus faire mention de leur couleur politique et pourront ainsi devenir ainsi impartiaux, ce qui est la moindre des choses pour un juge à qui on demande d'arbitrer et non de prendre parti.

Actuellement, les travaux se poursuivent en commission du Grand Conseil sur ce projet de loi (11962) qui demande que "les candidats à la magistrature et les magistrats élus ne fassent aucune référence à un parti politique".

Les derniers événements nous donnent raison.

D'abord, il règne une omerta insupportable sur le destin judiciaire d'un ancien président du Grand Conseil PLR qui aurait fait de mauvaises affaires et dont nous ne savons rien. Vu le poids de son parti dans l'appareil judiciaire, toutes les hypothèses sont ouvertes sur ce qui s'est passé ou non.

La politisation de notre justice nous conduit à nous interroger sur ce long silence.

Nous le faisons d'autant plus au moment où une ancienne élue d'un autre parti fait les gros titres de certains médias.

Il n'est pas question d'évoquer le fond de l'affaire mystérieuse qui concerne ce président PLR du Grand Conseil disparu, comme lors d'un tour de prestidigitation, mais il convient de s'interroger sur le pouvoir excessif de certains lobbys et partis politiques.

Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il veut. Mais force est de constater que la question serait plus facilement résolue par le projet de loi 11692, qui réglerait définitivement toutes ces interrogations qui sont très mauvaises pour la crédibilité de nos institutions.

Au yeux du justiciable, il restera toujours un doute, aussi longtemps que la vie du pouvoir judiciaire sera orchestrée par les partis politiques.

 

 

30/11/2016

Motion du MCG - "Genève d'abord : défendons Genève face à Berne et Paris"

Voici la motion que le MCG a déposé cette semaine au Grand Conseil, pour trouver les moyens financiers qui manquent à l'Etat de Genève:

Proposition de motion

Genève d'abord: défendons notre canton face à Berne et à Paris !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que le canton de Genève rencontre de grandes difficultés budgétaires ; malgré 350 millions d’économies, le budget 2017 laisse prévoir un déficit de 76 millions ;
  • Que la compensation aux communes françaises, fera perdre à Genève la somme de 219 millions de francs ;
  • Que la péréquation financière entre la Confédération suisse et les cantons fera perdre à Genève 258 millions ;

invite le Conseil d’Etat

  • A entreprendre des discussions et des interventions auprès des autorités fédérales afin d’obtenir une péréquation plus équitable pour la République et canton de Genève ;
  • A entreprendre une réforme de la compensation aux communes françaises, afin de ne pas soutenir la mauvaise gestion de certaines collectivités municipales et d’attribuer de manière plus judicieuse et plus modérée ces montants ;
  • A ne pas dilapider l’argent versé par les contribuables genevois à l’extérieur.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Actuellement, le canton de Genève fait preuve d’une générosité qui n’est plus du tout raisonnable, en versant près d’un demi-milliard de francs au total à la France et à la Berne fédérale. Sur un budget total de 8 milliards de francs, ce n’est pas rien.

Pour le MCG, il s’agit de penser en priorité aux intérêts de notre canton avant de faire preuve d’une fausse générosité qui se résume à un gaspillage de l’argent des contribuables genevois.

Nous n’avons plus les moyens d’être aussi généreux et d’accorder ces sommes considérables à nos voisins. Rappelons que le canton de Genève peine à boucler son budget et présente un déficit de 76 millions de francs pour 2017, malgré 350 millions de francs d’économies réalisée par l’administration et le Conseil d’Etat.

Genève ne peut pas couper aussi fortement dans son budget et, dans le même temps, distribuer à tout-va près d’un demi-milliard de francs.

Ce déficit de 76 millions, que l’Etat de Genève doit subir, aurait pu être largement comblé par les montants versés dans la péréquation intercantonale et dans la compensation aux communes françaises.

Pour le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, Genève perdra la somme de 219 millions de francs en 2017. Pour la péréquation financière entre la Confédération et les cantons, Genève perdra 258 millions en 2017. Au total, cela fait un trou considérable de 477 millions de francs prévu dans le budget 2017 de l’Etat de Genève, c’est-à-dire près d’un demi-milliard de francs suisses. Genève n’a plus les moyens de faire ces cadeaux.

Il est donc essentiel que le Conseil d’Etat entame des discussions d’abord, puis prenne toutes les mesures nécessaires, pour obtenir, en faveur de Genève, la meilleure péréquation possible entre la Confédération et les cantons. Un travail a déjà été porté dans cette direction, afin de défendre nos intérêts auprès de la Berne fédérale, mais nous encourageons le Conseil d’Etat à poursuivre et à aller plus loin dans ses interventions.

Concernant le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, il faut en revoir entièrement le fonctionnement et le montant total, excessif, attribué à ces collectivités publiques extérieures à notre pays. Certaines communes françaises, qui reçoivent ces sommes considérables, dépensent en frais de bouche excessifs, voitures de fonction et autres fariboles. Nous ne devons pas nous montrer complices de gaspillages payés avec l’argent des impôts genevois, alors que la population genevoise est appelée à se serrer la ceinture.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil à la présente motion.

12/10/2016

Le projet de loi du MCG : les nôtres avant les autres - Imposons la préférence cantonale!

Le MCG a déposé un projet de loi constitutionnel intitulé « Pour une politique de préférence nationale selon le principe les nôtres avant les autres ». Ce que le Mouvement Citoyens Genevois défend depuis toujours, contrairement à d’autres.

Suite aux différents débats cantonaux et fédéraux, Genève doit faire un nouveau pas en direction de la préférence indigène ou nationale de l’emploi. Trop de résidents sont victimes de discriminations et de licenciements. C’est pourquoi le MCG étudie depuis plusieurs semaines les meilleures solutions afin d’approfondir notre action.

Contrairement à d’autres partis, c’est ce que le MCG défend depuis toujours et continuera à défendre sans relâche et avec la vigueur que l’on nous connaît, sans les concessions qui sont faites par d’autres.

Nous réclamons une réelle politique de préférence nationale, menée sans concession selon le principe « les nôtres avant les autres ». Bien évidemment, nous demandons la priorité de l’emploi pour les citoyens suisses et les résidents, comme nous le faisons depuis dix ans.

 Par ce geste fort, nous proposons à Genève de rester à l’avant-garde dans la défense des habitants de notre canton.

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés :
François Baertschi, Jean-Marie Voumard….

Date de dépôt : 11 octobre 2016

PL Numéro d’objet

Projet de loi

Modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. Pour une politique de préférence nationale selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012 est modifiée comme suit.

 

Article 186 Emploi (nouveaux alinéas 3, 4 et 5)

Al. 3 Il mène une politique de préférence nationale, selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Al. 4 Il accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois.

Al. 5 Il veille à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping.

 

                                                                                                    

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

 

Le MCG s’est engagé depuis sa création, pour la priorité de l’embauche des citoyens suisses et des résidents genevois et pour ce que l’on appelle, aujourd’hui, préférence nationale, cantonale ou indigène.

Suite aux débats fédéraux et à l’évolution des esprits, l’heure est venue d’affirmer clairement ce principe dans notre Constitution genevoise.

Pour respecter la forme de l’article 186 consacré à l’emploi, dans la section des «  tâches publiques » de la Constitution genevoise, nous proposons que l’Etat s’engage résolument pour imposer le principe de la préférence indigène.

Dans le nouvel alinéa 3, l’Etat est chargé de « mener une politique de préférence nationale », en respectant le principe tout à fait logique « les nôtres avant les autres ».

Dans l’alinéa 4, également nouveau, l’Etat « accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois ».

Dans le nouvel alinéa 5, l’Etat doit « veiller à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping », ceci bien évidemment en vertu du principe de « préférence nationale ».

Ce projet de loi permettra d’assurer une garantie d’ordre constitutionnel aux habitants de notre canton et aux citoyens suisses qui sont de plus en plus confrontés à un dumping salarial. Cela viendra compléter la directive du Conseil d’Etat, dite de préférence cantonale, sur les engagements à l’Etat et dans les institutions publiques ou subventionnés, qui a fait ses preuves grâce à une application intelligente et déterminée.

Mais ce n’est pas suffisant.

Le chômage reste à un niveau trop élevé à Genève, en raison de l’attitude de certains employeurs privés qui choisissent le dumping salarial.

 

Fin 2013, le groupe MCG du Grand Conseil a déposé un projet de loi qui s’inspirait de la Constitution monégasque de 1962 prescrivant que « la priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés ». Cette mesure est toujours appliquée.

Le Grand Conseil genevois a refusé ce projet de loi mais l’idée de priorité de l’emploi a, entretemps, fait son chemin et devient incontournable.

Rappelons que l’AVS a mis de nombreuses années avant d’être finalement acceptée, rencontrant un soutien unanime.

Pour la priorité de l’emploi locale, nous ne doutons pas que cette idée va s’imposer finalement.

C’est pour cette raison également que nous déposons ce projet de loi constitutionnel, afin d’assurer aux habitants de notre canton toute la protection qu’ils méritent.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

19/09/2016

Déductions des frais de déplacement des frontaliers: 50, 70, 100 millions de pertes pour Genève?

Il faut massivement aller voter OUI contre les cadeaux faits aux frontaliers: des déductions phénoménales sur les frais de déplacement. Ainsi, ceux qui habitent à 60 kilomètres peuvent déduire 20'000 francs. C'est gigantesque.

Si, par malheur, le non l'emporte, ce n'est pas la somme de 28 millions de pertes que l'Etat de Genève devra subir mais de 40 à 50 millions de francs. Et cette somme va encore prendre l'ascenseur à 70 millions, avec une possibilité d'atteindre les 100 millions de trou dans les caisses du canton de Genève.

En effet, les frontaliers "quasi-résidents" faisaient perdre environ 15 millions selon les chiffres publiés dans les documents officiels qui n'ont pas pu être mis à jour. Actuellement, le nombre de frontaliers qui ont obtenu ce statut a doublé pour s'élever à 16'000 (chiffre du Département des finances) et donc doubler la perte, ce qui cause d'ores et déjà une perte totale estimable de 40 à 50 millions pour l'année fiscale 2015.

Rappelons que ce statut irresponsable de frontalier "quasi-résidents", qui leur permet de déduire tous les frais de déplacement (contrairement aux résidents genevois) a dû être accordé suite à une décision du Tribunal fédéral en 2010.

Mais comme le nombre de ces frontaliers "quasi-résidents" ne va cesser d'augmenter si nous n'y mettons pas un frein, la perte serait prochainement de 70 millions et pourrait bien atteindre les 100 millions si nous subissons un scénario catastrophe pour les contribuables du canton de Genève.

Pour éviter le pire, ne pas voir nos classes d'école ou notre système hospitalier menacés, il nous faut impérativement voter OUI le 25 septembre. Certains syndicats ont fait preuve de totale irresponsabilité en soutenant la destruction de l'Etat de Genève pour l'intérêt particulier de certains frontaliers en faisant alliance avec les ultra-libéraux: ne vous laissez pas abuser par eux. Votez pour le bien de notre canton!

Genève qui vit une période difficile, après les problèmes de la place financière et des entreprises horlogères, n'a pas besoin d'une nouvelle catastrophe.

 

06/09/2016

Préférence cantonale pour les PME genevoises: dépôt d'une motion MCG au Grand Conseil

Voici la proposition de motion que je dépose cette semaine au Grand Conseil genevois avec le soutien du groupe MCG. Après la préférence cantonale pour les employés, il est temps de penser aussi aux PME. Le MCG une fois de plus fait oeuvre de pionnier et présente des propositions innovantes.

 

Proposition de motion présentée par François Baertschi et les députés MCG

Instaurons une préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises genevoises

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que lors de l’adjudication des travaux du CEVA, une entreprise française de Villeurbanne a reçu un mandat de plus de 3 millions de francs pour des travaux de ventilation ;
  • Que durant la votation populaire sur le CEVA, il avait été indiqué que ce projet aurait des retombées directes sur les entreprises genevoises, qui ont été très souvent écartées des attributions de travaux ;¨
  • Que les petites et moyennes entreprises sont essentielles pour la structure socio-économique de notre canton ;
  • Que les entreprises locales financent la collectivité au moyen d’impôts et de masse salariale, tout en contribuant à la prospérité générale ;
  • Que les grands groupes internationaux sont trop souvent favorisés, comme cela est souvent apparu dans les chantiers du CEVA ;
  • Que les procédures d’attribution de travaux par l’Etat de Genève devraient être très attentivement contrôlées, de même que la réalisation par les entreprises mandatées ;
  • Que la mondialisation attaque frontalement les petites et moyennes entreprises, qui sont trop souvent en sursis ;
  • Que la souveraineté de la République et canton de Genève doit primer ;
  • Que la préférence cantonale a montré son efficacité pour l’engagement prioritaire d’employés locaux à l’Etat de Genève ainsi que dans les entités publiques et subventionnées ;

 

invite le Conseil d’Etat

 

  • A mettre en place une véritable politique de préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises genevoises ;
  • A prendre en compte dans l’attribution des marchés publics le coût de la vie et du travail à Genève, ainsi que les efforts de formation des sociétés locales et de leur engagement pour l’insertion des demandeurs d’emploi ;
  • A attribuer de manière préférentielle les travaux aux entreprises locales, du fait qu’elles réduisent les déplacements et les pollutions ;
  • A examiner attentivement toutes les attributions de travaux par l’Etat de Genève, afin de s’attaquer au dumping, aux sous-enchères salariales et aux dépenses surfacturées ;
  • A examiner les procédures actuelles d’attribution, à les modifier en inscrivant les pondérations nécessaires dans les appels d’offres ;
  • A défendre les intérêts de Genève et non de la mondialisation, en payant les travaux demandés aux PME au juste prix et en contrôlant de manière beaucoup plus stricte ces attributions.


EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

La Feuille d’Avis Officielle nous apprend fin août 2016 qu’une société de Villeurbanne (banlieue lyonnaise) avait décroché l’appel d’offres pour des travaux de ventilation à hauteur de plus de 3 millions de francs dans le cadre du chantier CEVA. Quand bien même il existe des sociétés genevoises dans ce domaine qui auraient bien voulu obtenir ces attributions, sociétés qui, au travers de leurs impôts, financent le très coûteux chantier du CEVA.

C’est un exemple parmi beaucoup d’autres qui est révélateur de la mondialisation débridée à laquelle nous assistons.

Les petites et moyennes entreprises genevoises vont avoir de plus en plus de difficultés à survivre dans un monde où le dumping salarial et la concurrence déloyale vont être des risques de plus en plus présents. La menace devient de plus en plus présente pour les PME.

Si la politique menée par le MCG, pour une préférence cantonale en faveur de l’emploi des Genevois, a démontré son efficacité à l’Etat et dans les institutions publiques, il est temps d’appliquer une politique déterminée qui protège les petites et moyennes entreprises genevoises. Suivons un modèle proche afin de résoudre ce problème qui peut détruire la cohésion sociale de notre canton !

C’est pourquoi nous proposons que l’Etat de Genève mène une véritable préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises.

Certains prétendent qu’une telle politique est impossible à mener comme d’autres prétendaient autrefois qu’il était impossible d’appliquer une préférence cantonale en matière d’engagement d’employés à l’Etat, en raison des accords bilatéraux Suisse-Union européenne. Désolé, cette première affirmation s’est révélée fausse.

Quant à la préférence cantonale pour les PME, elle est également possible. En effet, le canton de Genève a une marge de négociation très importante, s’il veut s’en donner les moyens.

La première règle serait d’examiner attentivement les appels d’offres, leur régularité ainsi que leur application ; la deuxième réside dans les critères de pondération où nous pouvons intégrer certains éléments comme la formation, la pollution engendrée par l’éloignement de certaines entreprises.

Les procédures ne sont pas gravées dans le marbre. Elles peuvent être modifiées et intégrées dans les appels d’offres afin de favoriser les entreprises locales, qui doivent disposer de la prime à la proximité.

Une société qui engage prioritairement des employés locaux devrait se voir favorisée également par rapport à celle qui cherche la facilité, le dumping salarial et le dumping des compétences.

Jusqu’à l’arrivée du MCG, les législateurs et les administrations publiques n’ont pas cherché à défendre les intérêts genevois. Au nom d’une mondialisation qui veut détruire la souveraineté genevoise, on s’est imposé des règles universelles qui ne correspondent pas à la réalité de notre société.

Il faudrait une modification complète de la philosophie économique et politique dominante actuelle. Pour changer de paradigme, il conviendrait de redonner la souveraineté au Citoyen et à la Cité. L’universel ne devrait être qu’un arbitre entre des mentalités et intérêts divergents afin d’imposer la paix.

Les modèles de l’Union européenne et des grands ensembles mondialistes ont fait faillite. Nous ne devrions donc pas continuer dans une direction qui est condamnée à l’échec.

Songeons maintenant à défendre Genève et, comme le disait sagement Voltaire, « cultivons d’abord notre jardin » !

De manière plus modeste, la présente motion a comme objectif d’appliquer un concept – la préférence cantonale – qui peut s’inscrire dans la réalité juridique actuelle, malgré les dégâts causés par les théories mondialistes.

Tout d’abord, il convient d’avoir une vision critique des procédures d’appel d’offres. C’est-à-dire que les attributions de travaux devraient être faites avec professionnalisme, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement. Pour preuve, une éminente personnalité politique de la Tour Baudet déclarait récemment, avec son bon sens coutumier, que les giratoires coûtaient 20% trop cher.

Mais ensuite, il est indispensable de fixer clairement les critères d’évaluation et d’y intégrer un ensemble de valeurs qui tiennent compte des petites et moyennes entreprises locales : proximité, déplacements courts (moins de pollution), entreprises formatrices, insertion de demandeurs d’emplois locaux, contribution à l’effort fiscal, etc.

En particulier, les services étatiques devraient vérifier avec la plus extrême attention que les entreprises étrangères choisies ont répondu de manière conforme et pertinente à l’attribution du contrat.

L’important n’est pas d’attribuer des travaux au moins cher – le moins-disant – mais à l’entreprise qui offre le meilleur rapport qualité-prix – le mieux-disant – afin de remplir au mieux nos obligations. Comme le disaient nos grands-parents, avec leur sagesse coutumière : le bon marché est toujours trop cher.

Genève a besoin d’un tissu de petites et moyennes entreprises efficaces et prospères. Dans ce cadre, le rôle de l’Etat est essentiel puisqu’il peut contribuer en mettant en place une politique volontariste de « préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises ».

Le rôle du canton ne doit pas se limiter à être un père Fouettard qui punit le travail au noir au moyen de contrôleurs, il doit également être incitatif en favorisant l’ensemble des PME genevoises et pas uniquement une bande « des petits copains ».

C’est pourquoi nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les Députés, de soutenir la présente motion.

05/08/2016

Le scandale de l'insécurité à l'Aéroport: qui sont les coupables?

En laissant engager des frontaliers de manière massive sur le périmètre aéroportuaire, le Conseil d'administration de l'Aéroport de Genève n'a pas fait son travail.

Il fallait agir depuis au minimum une année, pour empêcher les terroristes de pouvoir s'installer sur ce site, au travers de diverses sociétés qui préfèrent engager des employés de l'autre côté de la frontière en faisant du dumping.

La sécurité est en danger à cause de l'irresponsabilité du Conseil d'administration et de certains de ses membres qui font de l'absentéisme.

Cela ne peut plus continuer.

 

Communiqué de presse du Mouvement Citoyens Genevois

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

29/07/2016

Aéroport: le danger des travailleurs frontaliers

Le fait d'engager massivement en France voisine pour des postes sensibles au niveau sécuritaire est dangereux. Il faut engager des résidents genevois quitte à y mettre le prix.

Voilà où nous mène une politique forcenée d'engagement de frontaliers.

Nous disons STOP!

Embauchez en priorité des résidents genevois.

Il ne manque pas de jeunes et d'étudiants pour les jobs d'été !

 

Communiqué de presse du MCG

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.                                                  

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable

du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

26/07/2016

Les gaffes turques de M. Burkhalter

La Suisse ne s'est jamais aussi bien portée que lorsqu'elle a pratiqué la neutralité en politique internationale. Ceci, le conseiller fédéral Didier Burkhalter l'a oublié. Lors des derniers événements en Turquie, la diplomatie suisse a multiplié les gaffes, en prenant parti de manière désordonnée et tout à fait imprudente.

Sous le coup de l'émotion, la Suisse a très rapidement apporté son soutien au gouvernement de M. Erdogan face à la tentative ratée de certains militaires putchistes. Une application intelligente de la neutralité helvétique aurait été de ne pas intervenir dans les affaires intérieures d'un autre Etat, d'autant qu'il existe des instances internationales qualifiées comme le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Suisse n'ayant pas de forces d'intervention militaire à l'étranger, ce soutien relève de belles paroles qui sont, à bien y réfléchir, ridicules.

Mais ce qui est plus grave, c'est que le soutien de la Suisse au Gouvernement Erdogan avait comme conséquence directe un appui politique aux arrestations, violences et autres atteintes aux droits de l'homme qui ont suivi. Les médias les ont largement relayées.

Peu de temps après, la diplomatie suisse a bien été obligée de redresser la barre et d'intervenir en suggérant au gouvernement Erdogan qu'il doit respecter l'Etat de droit. Cette démarche est tout aussi ridicule, puisqu'elle est sans effet, et relève d'une sourde hypocrisie. Mais comment la diplomatie de M. Burkhalter pouvait-elle sortir de l'impasse autrement ?

La sagesse devrait nous inciter à respecter de manière plus rigoureuse la neutralité suisse. Cela concerne uniquement nos autorités exécutives en charge des affaires étrangères, le Conseil fédéral, puisque les citoyens et les médias sont quant à eux parfaitement libres d'exprimer toutes les opinions.

C'est la ligne intelligente qui avait été choisie en 1939-45 dans une situation bien plus dangereuse que celle que nous connaissons aujourd'hui. Les individus pouvaient exprimer leur opinion - avec des conseils de prudence dus à la menace permanente des force de l'Axe - mais le Conseil fédéral restait lui sur une ligne de neutralité.

Décidément, la diplomatie suisse et son principal représentant - couvert d'éloges à tort par certains médias - font piètre figure en 2016, face à un héritage aussi brillant.

 

 

15/07/2016

Attentat de Nice: des leçons pour la Suisse

Pour tous les politiques et les responsables de sécurité, ce qui vient de se passer à Nice est le cauchemar absolu. Un individu sorti de nulle part tue plus de 80 personnes au volant d'un camion un soir de fête.

Si nul n'est à l'abri d'un coup de folie, la responsabilité du politique est à plusieurs niveaux.

1. L'absence de cohésion sociale du système français

La société française n'a pas réussi à intégrer un certain nombre d'habitants, en particulier ceux provenant de ses anciennes colonies. Il se crée des ghettos et une exclusion de personnes que nous avons la chance de ne pas (encore?) avoir en Suisse. La sécurité sociale française, qui n'est qu'un système aveugle de financement, a été incapable de créer cette cohésion alors qu'elle coûte une fortune à ce pays. C'est un échec économique et social, dont le président actuel François Hollande est la parfaite illustration. De cette frustration naît une haine qui crée un terreau favorable pour le terrorisme. Nous devons veiller en Suisse à conserver une cohésion sociale qui intègre chacun et empêche ces mouvements de désespoir.

2. Un système de renseignement défaillant

Malgré des moyens financiers considérables, la France n'a pas été à même d'identifier les pistes terroristes ou n'a pas osé mettre en cause certains Etats financièrement puissants qui favorisent le terrorisme. Il est inquiétant de constater que la Suisse ne se mobilise pas davantage pour une nouvelle loi sur le renseignement contre le terrorisme qui offre pourtant d'importantes garanties de respect des libertés individuelles. La Suisse ne se sauve que grâce à l'aide des pays étrangers, ce qui ne sera pas toujours possible. Une fois passé le traumatisme de l'affaire des fiches, il faut ouvrir les yeux et réaliser qu'un service de renseignements doit avoir le minimum de latitude pour s'attaquer aux terroristes. Espérons que les électeurs suisses auront la sagesse suffisante le 25 septembre pour voter massivement en faveur de la nouvelle loi fédérale sur le renseignement.

3. Donner les moyens suffisants dans un esprit de confiance

On a vu en France, une voiture de police brûlée en pleine rue par des agitateurs. Cela dénote une nouvelle sauvagerie qui prend de plus en plus d'ampleurs. Sarkozy a réduit les moyens de la police, en lui demandant de faire des statistiques et du chiffre, affaiblissant ainsi cette institution au lieu de la renforcer. La France paie aujourd'hui l'addition de cette politique basée uniquement sur la communication qui n'a pas de moyens suffisants et qui cache la réalité.

4. Des leçons pour la Suisse et pour Genève

Ce qui se passe en France ou en Belgique doit nous faire réfléchir. La Suisse et Genève doivent développer une politique de cohésion sociale, loin du communautarisme tel qu'il a été pratiqué à Winterthour. Au lieu de la défiance il convient d'avoir un esprit de confiance, afin d'avoir un système de sécurité performant. Le vote de la nouvelle Loi sur la police (LPol) a été un mauvais signal puisqu'on a créé un système en silo, dispersé, et non pas un ensemble cohérent.

Genève et la Suisse n'ont pas besoin de grandes déclarations médiatiques mais des mesures de bon sens. Une bonne cohésion sociale, un service de renseignement performant et respectueux des droits humains, des frontières bien gérées ainsi qu'un système de sécurité respecté sont indispensables pour que notre pays et notre République disposent des bonnes conditions cadres.

 

14/06/2016

Genève, capitale de la médiocrité

SCANDALEUX!
On préfère à ce remarquable champion suisse qu'est Stéphane Lambiel une frontalière d'un plus bas niveau pour diriger l'école de patinage des Vernets.
Stéphane Lambiel a un parcours remarquable avec des titres de champion du monde notamment et aurait pu partager son talent et son charisme.
Le Conseil administratif de la Ville de Genève mène une politique misérable, axée sur la médiocrité ainsi que le dénigrement des valeurs genevoises et Suisse, en refusant par ailleurs d'engager des chômeurs.
Il s'agit bel et bien d'une chance perdue.Une de plus.
Lausanne a obtenu Béjart, Champéry aura Stéphane Lambiel. Le Conseil administratif de la Ville de Genève ne cultive que la médiocrité d'une façon pathétique.
Au Palais Eynard, nous avons cinq médiocres avec Kanaan, le médiocre en chef!
Genève s'impose aujourd'hui comme la capitale de la médiocrité.

05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

20/01/2016

Hausse des frontaliers: ça suffit!

Nous allons bientôt atteindre les 100'000 permis G (frontaliers) à Genève, ce qui inquiète particulièrement le Mouvement Citoyens Genevois, puisque leur nombre a dépassé les 95'000. Il y a une hausse de 8% pour l'année dernière, ce qui n'est pas tolérable, au moment où le nombre de chômeurs augmente ainsi que les personnes en fin de droit qui doivent recourir à l'aide sociale.

Le MCG tire la sonnette d'alarme.

Si l'Etat de Genève mène une politique active de préférence cantonale, pour embaucher en priorité les résidents genevois, il n'en va pas de même des entreprises privées.

C'est là où se trouve le problème.

Cette absence de sens civique est intolérable parce que cela a comme effet une augmentation des dépenses sociales payées par toute la collectivité. Dans le même temps, on nous demande de réformer la fiscalité en faveur des entreprises. Encore faut-il que les résidents genevois en profitent et non les nouveaux travailleurs frontaliers qui sont attirés à Genève.

Non, en 2016, une telle explosion de frontaliers, ça suffit!

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

FORTE HAUSSE DES FRONTALIERS DANS L’ECONOMIE GENEVOISE

Aucun sens civique de certains employeurs

Le MCG constate une nouvelle hausse excessive et scandaleuse du nombre de nouveaux frontaliers à Genève en 2015. Cette situation est le reflet de l’attitude de certains employeurs qui n’ont absolument pas compris le message du Peuple exprimé le 9 février 2014, pour mettre fin à la hausse massive de l’immigration.

Selon l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), le nombre de permis G est passé de 88'000 à 95'000, alors que nous avons une hausse intolérable des personnes sans emploi et à l’aide sociale, produisant comme effet induit une explosion des coûts supportés par les résidents genevois.

Au moment où l’Etat de Genève fait un effort évident pour la priorité de l’emploi aux résidents genevois, de nombreuses entreprises privées ne cherchent que le profit et n’ont aucun sens civique, laissant ainsi à la population le lourd fardeau de leur gestion calamiteuse des ressources humaines.

A l’heure où le Peuple devra trancher sur une baisse d’impôts sur les entreprises, c’est un très mauvais signal qui risque de faire basculer l’opinion publique dans un refus de solidarité envers de nombreuses entreprises, qui montrent un très mauvais exemple.

Le MCG continuera à défendre le Peuple avant tout.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

18/01/2016

Nouveau dérapage du maire de Saint-Julien

De nouveau, M. Antoine Vielliard, maire de la ville de Saint-Julien-en-Genevois et membre du conseil d’administration des TPG, se distingue par des propos inadmissibles à l’égard de notre système démocratique suisse.


En effet, cette personne a fait part de son opinion sur le réseau social Facebook, critiquant non seulement l’initiative déposée par le MCG relative à la dénonciation de l’accord franco-genevois de 1973 mais surtout notre démocratie directe et en particulier le droit d’initiative.
Dans son texte, M. Vielliard laisse à penser que le Peuple suisse vote la tête dans un sac, n’étant pas bien informé des sujets sur lesquels il se prononce. D’autre part, il se permet de critiquer la péréquation fiscale de solidarité entre les cantons.
Ces propos arrogants sont inadmissibles et démontrent à quel point il méprise nos institutions ; nous déplorons que l’argent versé par Genève à sa collectivité puisse être considéré comme un dû sans aucune reconnaissance. Le MCG dénonce catégoriquement ce genre d’attitude.
M. Vielliard au lieu de critiquer la Suisse ferait mieux de la remercier parce que lui et sa Ville profitent amplement de la prospérité et du dynamisme économique de notre pays.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG