30/01/2018

Le PLR a fait exploser les coûts de la santé

Décidément, le PLR ne manque jamais d'arrogance. Dernier épisode en date, l'attaque lancée par des comparses de second plan contre le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia par une étrange petite cohorte formée pour l'accasion. Il y a d'abord, en début de semaine, une agression non argumentée par un professeur PLR des HUG, dont le domaine de compétence a fait il y a plus d'une année l'objet d'un règlement de comptes rapporté par un journal dominical ce qui devrait le pousser à davantage d'introspection. Au contraire, il fait une attaque politicienne contre son conseiller d'Etat, sans argumenter sérieusement.

Plus récemment, un ancien président du Grand Conseil toujours PLR, qui a dû subitement démissionner pour une raison qui n'a jamais été rendue publique, affirme que le même conseiller d'Etat n'aurait rien fait, ce qui relève de la gaminerie et est presque un compliment venant de quelqu'un qui a largement démontré son incompétence dans ses affaires professionnelles.

En revanche, nous avons la certitude que le PLR est largement à l'origine de l'explosion des coûts de la santé, d'abord en soutenant sans relâche le lobby scandaleux de l'assurance-maladie et en bloquant toute réforme sérieuse, mais surtout en s'opposant à tous les efforts de défendre à la fois les intérêts des patients et des professionnels responsables du secteur de la santé.

Comme les leaders de ce parti n'ont pas le courage d'attaquer, ils requièrent le renfort de politiciens en fin de course.

Mais la politique de ce parti irresponsable, une fois de plus, se révèle comme une catastrophe pour les citoyens et en particulier pour les assurés du canton de Genève.

Les milieux responsables qui défendent l'intérêt général se retrouvent ainsi continuellement attaqués par certains qui devraient plutôt faire un important effort d'introspection.

 

02/01/2018

2018: le MCG de plus en plus indispensable

Le changement d'année est un moment privilégié pour sa propre introspection.

Pourquoi ai-je décidé de m'engager sérieusement en politique en 2009 ? Après avoir éliminé toutes les fausses explications, comme l'illusion du pouvoir ou la volonté de briller, qui ne m'ont jamais motivé, j'en suis arrivé à une conclusion très claire. Ce qui me fait me démener et agir c'est la défense des citoyens.

Que de chemin parcouru. Dans l'âge d'or du journalisme des années 1990-2000, j'ai obtenu la liberté suffisante grâce à un rédacteur en chef remarquable pour partir à la chasse des injustices petites ou grandes, pour porter un regard décalé sur des faits d'actualité, donner la parole à ceux qui de tous temps sont écartés des médias.

Du rôle d'observateur sans dogme, je suis passé en 2009 au monde politique actif - secrétaire général dans les coulisses du MCG et député sur le devant de la scène - avec ce même souci de ne pas suivre une idéologie.

Mais qu'est-ce qui me fait courir depuis presque dix ans? Tout simplement la défense des citoyennes et des citoyens, l'Action avec un grand A, parce que le pire dans notre société démocratique c'est l'absence et le retrait.

Je m'étais déjà engagé personnellement contre les dérives de l'assurance-maladie dès le début des années 1990, pour la sauvegarde d'espaces de verdure menacés. Il s'agissait alors de gestes spontanés et ponctuels.

Défendre le Citoyen de la République de Genève - et j'entends par Citoyen l'habitant de la Cité - relève d'une philosophie de vie profonde. Au lieu de vouloir changer le monde au travers des pires utopies, mieux vaut améliorer la vie ici et maintenant. Le Citoyen ne peut qu'être un individu actif.

De cela découle une Action politique qui se décline tout naturellement.

Juste avant Noël, le MCG offrait le vin chaud et faisait signer ses deux initiatives pour réformer de manière efficace et réalisable l'assurance-maladie. Vous ne me croirez sans doute pas, mais les initiatives ont rencontré plus de succès que le vin chaud, ce qui doit nous redonner espoir en la politique. Quand les vrais problèmes sont posés et les solutions crédibles sont proposées, l'enthousiasme devient tout naturel.

Avec mon ami de longue date le conseiller d'Etat Mauro Poggia, toujours présent pour défendre les causes les plus difficiles mais les plus indispensables, nous nous sommes retrouvés sur ce stand à répondre aux 1000 questions, et nous étions bien accompagnés par des militants et élus, en présence de deux autres candidats au Conseil d'Etat Ana Roch et Daniel Sormanni.

Au Conseil d'Etat, au Grand Conseil en séance plénière et en commission, à Berne avec Roger Golay, dans les communes, nous agissons pas après pas, le MCG se retrouvant trop souvent seul, en dehors de la politique politicienne que certains médias bas de gamme privilégient. Ces derniers mois, dans des conditions très difficiles, nous avons agi pour l'intérêt général: la priorité de l'emploi au résident, la conservation difficile des prestations pour les résidents genevois.

C'est un combat de chaque semaine parfois de tous les jours, pour défendre le Citoyen.

Rien n'est jamais gagné. Nous devons continuer à nous battre pas à pas. L'embauche de résidents genevois à l'Etat s'est accru de manière impressionnante grâce à l'action du MCG. Nous avons réussi à maintenir les prestations en 2017 et pour 2018, grâce au rôle déterminant du MCG. Personne ne sera sacrifié, contrairement à ce que voulaient les destructeurs du Grand Conseil.

Maintenant, nous nous préparons pour demain et nous proposons des solutions pour sortir Genève de l'ornière.

Nous avons contre nous les lobbys des frontaliers et des caisses-maladie, les défenseurs de certains intérêts privés à court terme, les destructeurs de la République, certains médias passéistes qui n'ont pas compris notre démarche citoyenne, les tenants de certains partis qui ont conduit la République à des catastrophes successives, bref tout ce qui empêche Genève d'avancer et de donner de bonnes conditions d'existence au Citoyen.

Mais nous tenons bon et nous avons un moral d'acier pour 2018, 2019, 2020, 2021, et la suite.

Bonne année aux Citoyennes et Citoyens de Genève !

28/12/2017

Protéger les Genevois à l'heure du numérique

La révolution numérique, avec l'arrivée d'Internet et de l'informatisation généralisée, change notre société en profondeur. Genève n'échappe pas à ce véritable tremblement de terre.

Cela devient un problème politique que l'on ne peut pas éviter et pour moi, en ma position certes modeste mais non dépourvue de possibilités d'agir efficacement en qualité de député au Grand Conseil, la priorité est de défendre les citoyennes et citoyens genevois face aux abus que nous subissons. Mon intention est claire: il faut protéger les résidents genevois, d'autant plus que s'impose la loi implacable de la jungle numérique.

Ceux qui ont applaudi à l'ouverture du marché de l'emploi sur l'Europe avec les Bilatérales, commencent à craindre le commerce en ligne. A chacun son tour.

Les tenants de la générosité mondialiste et des régulations globales commencent à comprendre que leur "internationale" idéalisée, leur paradis socio-écologistes sont devenus autant de cauchemars, Marx et Engels ayant laissé place à Google, Uber et Amazon qui ont créé des bataillons d'esclaves mondialisés. Non, l'Internationale ne sera pas le genre humain mais au contraire une nouvelle forme d'esclavage ultra-capitaliste poussé jusqu'à la sophistication la plus extrême.

Quant aux partisans du laissez-faire et de la toute-puissance des marchés (le libéralisme classique), ils commencent à comprendre que le vieux capitalisme de papa avec ses micro-économies locales et ses sociétés à dimension humaine ont laissé place à la dictature des flux financiers mondialisés que personne ne maîtrise plus, à la toute-puissance des empires (américains, chinois, etc.) qui vont faire la loi. Ces vrais acteurs qui détiennent le réel pouvoir se moquent bien de ces "vestiges" d'un autre temps. Ces archéo-libéraux croient encore être les décideurs alors que tels des mammifères ils regardent passer le train.

D'autres vivent dans le monde idyllique d'une Suisse qui n'existe plus, d'autres brassent de l'air, d'autres encore se détournent de la politique, hélas.

Pourtant, au travers de la démocratie de proximité et de structures décentralisées, Genève et la Suisse sont sans doute les mieux préparés pour affronter ces défis. Encore faut-il en avoir la volonté et ne pas se reposer sur les habitudes et les certitudes d'autrefois, qui sont de réels dangers.

Aujourd'hui, les intérêts de Genève et de la Suisse sont, globalement, mal défendus. Notre place financière a été massacrée, le Conseil fédéral plie face à l'Union européenne, Genève perd chaque année plus de 700 millions de francs parce que nous sommes arnaqués par les communes françaises et les autres cantons suisses. Ce qui fait 7 milliards sur 10 ans.

Cela ne peut plus durer.

A l'heure de la révolution numérique, nous devons défendre pied à pied nos intérêts, comme le fait avec ses modestes moyens le MCG, bien seul dans ces combats.

Les citoyennes et les citoyens doivent reconquérir leurs droits.

Il faut défendre Genève!

27/12/2017

Genève: 7 milliards perdus en dix ans !

Au moment de quitter l'année 2017, il est temps de remettre certaines pendules à l'heure.

On lit dans la Tribune de Genève du 27 décembre une chronique d'un ancien journaliste du "Journal de Genève" qui nous ressort le discours moraliste à la mode voilà 20 ou 30 ans. Malheureusement, son exposé est truffé de généralités qui sont autant de contre-vérités. D'abord, la dette de l'Etat a baissé notablement depuis le début de cette législature, contrairement à ce que prétend le chroniqueur; ensuite, la réforme de la caisse de pension CPEG conduit à un assainissement à long terme des finances publiques. Dire que l'on ne fait rien relève donc de l'ignorance, ce qui est inquiétant vu le ton péremptoire de la chronique.

Voilà pour des vérités qui devaient être dites au lieu d'entendre toujours les mêmes litanies, telles un disque rayé.

La situation actuelle n'est certes pas idéale mais ce n'est pas une raison de la travestir.

Les causes réelles de la dette du canton de Genève sont ailleurs.

Il y a d'abord la mauvaise gestion de l'affaire de la Banque cantonale genevoise qui a été brutalement traitée alors que nos voisins vaudois ont eu la sagesse d'utiliser une médecine plus raisonnable. Nous le payons aujourd'hui de plusieurs milliards de dettes. Ainsi en va-t-il également du CEVA et d'autres projets peu réfléchis qui vident nos caisses à long terme.

Mais le MCG dénonce un phénomène inquiétant et bien plus important. Par une générosité excessive, le canton de Genève donne sans réagir plus d'un demi-milliard par année à la fois à la France et aux autres cantons suisses. En raison de mauvaises négociations menées par les gouvernements qui nous ont précédé et ont fait preuve de légèreté, les finances cantonales déboursent plus de 700 millions de francs chaque année, ce qui représente 7 milliards sur dix ans. Faites le compte: la dette actuelle frise les 12 milliards.

Comme le dit à juste titre le président du Gouvernement François Longchamp, il est facile pour d'autres cantons romands d'équilibrer leurs comptes quand ils reçoivent chaque année cette manne de plusieurs centaines de millions de francs que nous leur versons.

En effet, la péréquation profite à la grande masse des cantons prétendument pauvres qui multiplient les cadeaux fiscaux, et il n'est pas tenu compte du coût de la vie bien plus élevé à Genève (loyers, assurance-maladie, etc.); les critères actuels sont loin d'être objectifs malgré leur apparence.

Chacun se souvient du scandale des réserves de l'assurance-maladie où Genève devait payer pour les autres cantons qui ont des primes plus basses.

La crise de la dette genevoise est due à ces deux facteurs: 1. la mauvaise gestion des grands défis type BCGE et CEVA; 2. la générosité excessive envers la France voisine et les autres cantons.

Genève doit arrêter de jeter l'argent par les fenêtres et de se faire gruger par ses voisins, tout simplement parce que nous n'en avons plus les moyens. L'endettement a caché cette générosité excessive.

L'heure est maintenant à défendre les intérêts de Genevoises et des Genevois.

Sur ce combat, hélas, seul le MCG agit. Et nous sommes prêts à continuer si on nous en donne les moyens.

20/12/2017

Genève ne doit plus se serrer la ceinture pour la France et les autres cantons!

Voici la déclaration du groupe MCG pour le budget 2018.

Chaque année, plus de 500 millions de francs – un demi-milliard – manque dans les caisses de l’Etat. 280 millions de francs sont distribués aux communes frontalières. Environ 300 millions nous sont pris par les autres cantons suisses au nom de la péréquation intercantonale.

Sur dix ans, nous aurions pu réduire notre endettement de 5 milliards de francs, sans ces pertes considérables.

En raison de cet excès de générosité, qui s’est accumulé au fil des générations, les habitants de notre canton doivent se serrer la ceinture.

Certains voudraient que les Genevois se serrent encore plus la ceinture, en continuant à verser chaque année plus d’un demi-milliard aux communes françaises et aux autres cantons, mais en réduisant encore plus drastiquement nos charges.

Le MCG s’y oppose résolument. Nous en avons assez de payer pour les autres.

Le MCG est un parti conséquent qui défend la ligne « Genève d’abord » : défendre les Genevois avant la France voisine et les autres cantons suisses.

Dans ces conditions difficiles, il ne faut pas écouter les sirènes destructrices, celles et ceux qui veulent dire non à tout et tout détruire. En particulier, détruire la qualité de vie des habitants du canton de Genève.

Le canton de Genève ne peut pas être géré par la technique dite des douzièmes provisionnels. Ce serait un aveu d’échec.

Un Etat doit fonctionner sur la base d’un budget choisi démocratiquement, telle est la conviction du MCG.

Nous sommes choqués par l’irresponsabilité de certains et le manque de sens de l’Etat. Aujourd’hui, il convient de se détacher de la politique politicienne et de ne penser qu’au bon fonctionnement de notre République et Canton.

A la fin de l’été, le Conseil d’Etat a voté à l’unanimité le projet de budget qu’il nous propose. Rappelons que ce Conseil d’Etat comprend une majorité de 4 élus PLR-PDC, groupes qui n’ont pas affirmé jusqu’ici une attitude constructive dans le but d’établir une majorité solide qui accepterait un budget crédible. Au contraire, ils privilégient le dogme et l’idéologie.

En particulier, le groupe PLR, pris d’un sentiment schizophrénique, se distancie totalement de ses représentants au Conseil d’Etat. Il prouve ainsi son incapacité à gouverner.

Il compte sur d’autres partis de ce Parlement pour prendre les responsabilités qu’il n’a pas le courage d’assumer.

C’est pitoyable et bien loin de l’image que l’on peut se faire du service à la République et canton de Genève.

Le MCG n’a pas cessé d’être clair. Il votera le budget 2018 parce que Genève ne peut pas se permettre une crise qui aurait des conséquences catastrophiques pour notre canton. L’heure n’est plus aux caprices et aux états d’âme.

En commission, nous avons fait des propositions d’amélioration, dont certaines ont été reprises. Mais la nécessité d’obtenir une majorité solide a réduit notre marge de manœuvre.

Reconnaissons-le. Malgré des rentrées fiscales moroses, ce budget 2018 propose des éléments positifs. Ainsi, une action déterminée sera menée contre la fraude sociale, afin de garantir des prestations à ceux qui en ont réellement besoin. C’est une action de bon sens qui mérite d’être soulignée.

La politique de préférence cantonale permet que 65 à 70% des employés de l’Etat sont engagés au travers de l’Office cantonal de l’emploi, ce qui réduit le taux de chômage. Cette politique doit être poursuivie et développée, sans défaillir.

Si de trop nombreux partis de ce Parlement défendent les travailleurs frontaliers, certains faisant même recours devant les tribunaux pour contester des décisions démocratiques, le MCG continuera à s’opposer – seul contre tous – à l’afflux de travailleurs frontaliers et à leurs avantages indus.

Le MCG votera le budget 2018. Nous pensons avons tout au bien de notre République et Canton et nous en appelons à la plus large coalition.

Quelles que soient nos différences, nos lignes politiques divergentes, nous devons dans un premier temps voter l’entrée en matière et donner la suite favorable qui convient au moment du vote final.

24/09/2017

Carouge: le MCG, seul parti à s'opposer au gaspillage et aux démolisseurs

Après une campagne scandaleuse, où les électeurs carougeois ont été empêchés de signer, nous avons connu de graves atteintes à la démocratie lors de la campagne électorale.

Le financement trouble, le soutien de la Migros qui a fait campagne pour le oui, ce qui a choqué de nombreux Carougeois, une brochure électorale qui a peu à envier aux méthodes pratiquées par Rémy Pagani: malgré cela et beaucoup d'irrégularité, environ 35% d'électeurs de la commune ont voté non.

Dans une ambiance quasi-stalinienne, de sinistre mémoire, le référendum fait un résultat honorable.

Il y a un perdant à Carouge, c'est la démocratie, le patrimoine mais aussi la commune qui va devoir porter un poids très lourd pendant des années.

Voilà ci-dessous le communiqué de presse que publie ce jour le MCG.

 

Le MCG prend acte de la décision des électeurs carougeois suite à la votation sur le théâtre et remercie les soutiens au référendum. Malheureusement, de nombreuses dérives ne nous ont pas permis d’obtenir une majorité contre ce gaspillage à 54 millions.

Nous remercions les Carougeois qui nous ont soutenus en votant non à la destruction-reconstruction du théâtre et ont fait preuve de courage, malgré une campagne massive à notre encontre. Plus du tiers des électeurs nous ont suivi contre ce gaspillage mais cela n’a pas été suffisant.

Prise de position inacceptable de la Migros

Néanmoins, cette campagne a été émaillée de nouvelles dérives. Ainsi, le texte de la brochure électorale n’a pas respecté l’objectivité prévue dans la loi, comme en Ville de Genève. Quant aux moyens considérables mis en route par les partisans du oui, nous nous interrogeons sur leur provenance. Nous déplorons qu’un commerce comme Migros Brico-Loisirs, théoriquement neutre politiquement, ait placardé des affiches pour voter oui et a pris position dans une mesure que nous ignorons, en « prétendant que les commerces carougeois vivent grâce au théâtre de Carouge », ce qui est une grave contre-vérité. Etant une coopérative qui paie pas ou peu d’impôts, la Migros a pris une position politicienne scandaleuse.

Par ailleurs, nous constatons le double langage de certains partis politiques qui, à longueur de journée, prônent la rigueur budgétaire et les économies en tout genre, mais quand il s’agit de réduire concrètement les dépenses ils sont les premiers à les faire exploser. Ils ont ainsi perdu toute crédibilité.

Les électeurs sauront se souvenir de ces incohérences. Le MCG a tenu sa ligne opposée à tout gaspillage et mauvaise gestion des finances municipales et cantonales. A l’avenir nous continuerons, sans fléchir, notre défense de la bonne gestion des deniers publics, contre tous les autres partis réunis, qui dilapident notre argent à tout va.

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10/09/2017

Macron: les frontaliers "en marche" pour conquérir Genève

Quelle déception! L'arrivée d'un jeune président de la république française était attendue, mais son attitude et sa politique se révèlent catastrophiques. En particulier, c'est le mépris qui ne passe pas: mépris des gens modestes, mépris de l'armée, mépris du peuple en fait qu'il vient de traiter publiquement de bande de "fainéants".

Macron n'a d'yeux que pour les puissants de ce monde et pour l'hydre européenne.

Pire, il exprime un mépris tout particulier de la Suisse et de Genève, en faisant preuve d'un esprit colonisateur détestable.

Ainsi, a-t-il déclaré en substance que les frontaliers sont une extension de la France sur la Suisse - et bien évidemment sur Genève. C'est très nettement une volonté d'envahir Genève: des armées de frontaliers "en marche" pour conquérir la Suisse dans une démarche colonisatrice particulièrement détestable.

Il est insupportable que des citoyens suisses s'associent, soutiennent ou s'inspirent d'une démarche pareille qui est détestable.

Le mouvement appelé ironiquement "En marche" a des pied - comme son nom l'indique - mais n'a pas de coeur ni de tête. Et pour la France, "En marche" est devenu tragiquement "En panne".

Le modèle français est un désastre. Un exemple à ne pas suivre, à n'importe quel prix!

29/07/2017

Ils détruisent la Suisse (1) : mondialiser la Fête nationale suisse

Démocratie proche des citoyens, symbole de liberté, la Suisse dérange. Certains veulent la détruire. Ils pourraient bien y arriver. Je publie une série de blogs qui est aussi un appel au sursaut.

La destruction est sournoise, au point que certains naïfs ne le comprennent pas et se laissent piéger. Ainsi, en va-t-il de la dernière initiative du Maire de Genève, Rémy Pagani, représentant de la gauche mondialiste, qui a décidé, pour l'édition 2017, de fusionner la fête nationale suisse avec celle du Bénin qui tombe le même jour. Que la communauté béninoise de Genève soit invitée à la Fête nationale du 1er Août, nous pourrions applaudir, comme pour la communauté portugaise, congolaise ou autre. Genève a toujours été ouverte sur l'extérieur, mais pas au prix d'un suicide.

Nous nous retrouvons ici dans une initiative de destruction d'un symbole fort: le jour qui symbolise notre destin commun dans un pays. Ce 1er Août a comme caractéristiques d'être décentralisé au niveau des communes, populaire, ouvert à tous, incluant chacun, de nous réunir autour d'un feu, en toute simplicité. Il rappelle l'émergence de la liberté et de la solidarité depuis le Moyen Age, venant des montagnes du centre de l'Europe et largement étendu, une tradition pleine de valeurs. C'est ce symbole que l'on veut détruire.

La mondialisation de droite ou l'internationalisme de gauche ont ceci en commun qu'ils veulent créer un monde homogène, sans différences, une sorte de milk-shake ou de hamburger qui détruit tout au travers d'un mélange passé au mixer. Le corps social doit être anéanti. Genève doit être réduit à un banal district interchangeable. Sans diversité au final, simplement homogène.

C'est le but ultime poursuivi par Rémy Pagani et les personnes qui le suivent, dans une version de gauche internationaliste. Les traditions de la Suisse et du Bénin sont reléguées au rang de folklore, ou plutôt d'anecdote, sans aucune authenticité, mais le but réel est de détruire la Suisse, ensuite on s'occupera du Bénin...

Si la Suisse n'avait pas abdiqué face à la mondialisation envahissante, les autorités fédérales auraient interdit une telle destruction du 1er Août. Il y a pire puisque le représentant d'un parti suisse trouve l'idée "sympathique" et ne voit rien à redire, aveuglé par une candeur et une naïveté. Sans commentaire, mais avec beaucoup de tristesse.

Cela dénote la dégradation morale dans laquelle se trouvent la Suisse et Genève.

Ne nous y trompons pas! C'est le début d'une démolition programmée de Genève et de la Suisse.

A quand un 1er Août jumelé avec le 14 Juillet? A quand sa suppression?

Aujourd'hui tout est possible si un véritable sursaut n'a pas lieu.

La situation actuelle est plus grave que l'on ne l'imagine.

Réveillons-nous!

(A suivre)

04/06/2017

Merkel et Macron: deux risques écologiques pour Genève

En annonçant qu'il allait retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, le président Trump a rencontré une désapprobation générale de nombreux pays, en particulier de M. Macron et de Mme Merkel, qui sont plus intéressés par de vagues plans sur la planète que par l'écologie de leur pays. C'est plus facile!

Question écologie, le président français et la chancelière allemande devraient d'abord balayer devant leur porte et, plutôt que passer leur temps à des déclarations grandiloquentes, agir pour améliorer notre cadre de vie. Ici et maintenant.

Prenons la France qui conserve la centrale nucléaire du Bugey, tout près de Genève, faisant ainsi peser des risques considérable sur notre République et canton. Au moment où la centrale de Mühleberg, près de Berne, va bientôt être arrêtée et les autres centrales devraient suivre le même chemin (pas assez vite malheureusement), le risque vient maintenant de la région française. Le nouveau ministre, M. Hulot, dont la fondation est soutenue par EDF, ne semble pas aller dans cette direction et s'apparente plutôt à un coup médiatique. La menace du réacteur du Bugey reste toujours là et démontre une fois de plus que la politique régionale est un leurre puisque tout se décide à Paris. Soyons juste avec M. Macron, puisque les 10 autres candidats à la présidentielle française - dans la tradition jacobine centralisatrice et pro-nucléaire - auraient mené plus ou moins la même politique, à quelques nuances près.

Quant à l'Allemagne de Mme Merkel, elle mène dans un registre différent une politique hypocrite en matière énergétique. Si la République fédérale d'Allemagne développe les énergies renouvelables et a décidé de mettre fin à l'aventure nucléaire, elle produit de l'électricité à base de charbon à un prix cassé. Cette énergie très polluante, exportée vers la Suisse, donne lieu à une concurrence massive, à des tarifs imbattables, sur le marché suisse, en étant bien moins cher que l'électricité des barrages. Bien évidemment, Genève est impacté par la politique germanique qui confine à la plus grande absurdité.

En 2017, au niveau écologique, ce ne sont pas les déclarations de M. Trump qui menacent Genève, mais plutôt les politiques irresponsables menées par Mme Merkel et par M. Macron.

Aujourd'hui, chacun semble bloqué par son dogmatisme, par l'adoration ou la détestation de personnalités telles que MM. Trump ou Macron, ou Mme Merkel.

Genève doit défendre ses intérêts environnementaux face aux politiques divergentes des nations qui nous entourent et menacent directement notre République et canton.

Dans le même temps, tous les partis genevois - sauf le MCG - continuent à ne pas vouloir défendre les intérêts concrets de Genève et à se perdre dans une politique régionale irresponsable.

Il faut mettre fin à cette dérive et ouvrir les yeux!

Genève d'abord: c'est aussi une nécessité en matière écologique.

08/05/2017

Le PLR devrait avoir honte

Le PLR et ses comparses devraient avoir honte, tellement les déclarations de ce parti, exprimées en commission, sont sorties du caniveau. Dans le rapport sur le projet de loi (PL 11915) dont le seul but est d'exprimer la revanche d'un député dépité, qui veut interdire aux policiers et aux ASP d'être éligibles à la députation, ce parti s'est illustré par des propos insultants envers d'autres députés et en particulier le MCG, en énonçant certaines contre-vérités.

Ainsi, dans le rapport de majorité du PL 11915, on découvre qu'un député PLR prétend que "des policiers ont accès à des données confidentielles", sous-entendant qu'ils pourraient en faire mauvais usage. Ce qui est faux puisque cette information est solidement contrôlée. Mais qu'en est-il des médecins-députés PLR, dont certaines oeuvrent aux HUG et qui ont accès à des données encore plus confidentielles? Ne seraient-ils pas eux-mêmes tentés d'en faire un mauvais usage, si l'on en reste au procès d'intention? L'attaque est bête et gratuite et, si l'on suivait ces âneries, cela nécessiterait aussi d'exclure tous les médecins du Grand Conseil.

Champion dans le registre de l'hypocrisie, le député-médecin PLR Charles Selleger, rapporteur de minorité du PL 11915, prétend qu'il ne veut attaquer personne. Mais dans la foulée, il cautionne cette action revancharde et se discrédite totalement à tous les niveaux. M. Selleger et les PLR, prétendent qu'il y a un double serment, celui du député et du policier envers la République. Qu'en est-il alors des multiples serments que l'on peut être amené à prêter, au niveau professionnel, associatif, militaire ou autre? Si on entrait dans ces considérations s'ouvrirait une chasse aux sorcières que personne ne veut.

Le médecin lui-même prête un serment, au niveau de sa profession, et quand il est député il se retrouve également avec un double serment. Comment ces médecins-députés peuvent-ils alors prêter cette double allégeance, puisqu'ils s'y opposent? On pourrait s'intéresser à une autre loi portée par le PLR Pierre Maudet, qui demande une suspension du secret médical dans certains cas et qui est farouchement contestée par l'association des médecins de Genève au nom de la déontologie et de ce serment. Bizarrement, on n'a pas trop entendu l'opinion des députés-médecins PLR Selleger, Saudan (membre du comité de l'association des médecins) et Conne, députés par ailleurs omni-présents dans les affaires médicales.

Leur ambiguïté est insupportable, d'autant plus que ces députés PLR défendent régulièrement des mesures vexantes pour les policiers et les serviteurs de l'Etat. Respectent-ils leur propre serment de médecin, sont-ils aveugles face à leurs propres contradictions ? Même si Selleger and Co. cherchent sans succès à mettre un vernis honorable aux arguments anti-policiers qui ne tiennent pas l'examen.

Ainsi, le rapport sur ce projet de loi nous apprend qu'un député PLR s'est abaissé à des arguments minables. Ce député PLR, dont on ignore la profession, met en cause un parti - le MCG - qui comprendrait en son sein trop de policiers à son gré (2 gendarmes sur 17, c'est moins que le nombre de médecins du PLR) et il ose parler de "chantage", ce qui est une insulte inacceptable. Parce qu'objectivement, si un parti s'est livré de manière massive au chantage politique au Grand Conseil c'est bien le PLR et en particulier Pierre Maudet, sur plusieurs sujets.

Le MCG est fier de ses députés et de la confiance que les policiers lui accordent. Il s'est efforcé de défendre, sans exclusive, tous les citoyens de notre canton, dans toutes les catégories y compris les médecins, et non pas les lobbys et intérêts privés que soutient uniquement le PLR.

Au travers de ce rapport sur le PL 11915, le PLR, avec ses alliés et ses fusibles, montre ce qu'il est vraiment: parti anti-fonctionnaire, anti-salariés, anti-policiers, parti anti-démocratique.

24/04/2017

CPEG: le Conseil d'Etat a plié et fait suspendre les décisions irréparables

Lundi 24 avril, une séance extraordinaire du Grand Conseil a été consacrée au sauvetage de la caisse de pension CPEG. Voilà ci-dessous la déclaration du groupe MCG sur le PL 12095 « Saigner la CPEG ou la soigner ? La réponse s’impose ! ».

Le MCG ne peut accepter qu’il y ait demain une génération sacrifiée. Pensons aux salariés de la CPEG, qui ont vu leurs cotisations exploser pour financer les engagements que les gouvernements depuis des décennies n’ont pas tenu. La réponse de l’Etat de Genève était la suivante : ne vous faites pas de souci, l’Etat est pérenne et assurera tous les découverts.

Ce mensonge a été proféré pendant des décennies. Une première réforme a permis de remettre à flot la CPEG mais pas suffisamment parce que l’Etat s’est montré pingre et irresponsable en sous-capitalisant. Pour leur part, les salariés ont vu leurs cotisations augmenter fortement et leurs prestations baisser de 12%.

Maintenant, les cotisants à la CPEG risquent de perdre à nouveau 20% de prestations, ce qui fait au total un tiers de baisse. Le pire, c’est que cette décision devrait être prise le 4 mai prochain lors d’un comité de la CPEG. Aujourd’hui, le comité se retrouve avec le couteau sous la gorge, parce que le Conseil d’Etat n’a pas tenu ses engagements.

C’est pour éviter cette catastrophe imminente que le MCG et d’autres partis de ce Parlement ont déposé ce projet de loi.

La loi qui est examinée ce soir est claire et précise. Elle permet un sauvetage durable de la CPEG à moindre coût. Avec la dissolution, proposée par notre projet de loi et estimée à 300 millions de francs, on se retrouve face à des engagements budgétaires de moins de 500 millions de francs. On est loin des 4 milliards du chef des magiciens d’OZ !

Le procédé choisi par le chef des magiciens d’Oz, accessoirement président du Conseil d’Etat, n’est en soi pas tolérable dans la forme. En effet, on ne peut pas contraindre le comité de la CPEG à couper à hauteur de 20% les prestations, dans la précipitation. C’est un vrai « massacre ». Sur le fond, on comprend bien que la proposition du président du Conseil d’Etat est improvisée et nécessite des études supplémentaires, avec une mise en place difficile si ce n’est irréaliste.

Au contraire, avec le projet de loi étudié ce soir, nous présentons une alternative crédible et modérée qui permet rapidement une recapitalisation et vient compléter le dispositif voté en 2012, qui était insuffisamment doté par l’Etat.

Cela ne peut être la gestion de la CPEG qui doit être mise en cause, puisqu’elle est reconnue comme la meilleure par des spécialistes, avec un rendement des avoirs de plus de 5%. Mais cela ne suffit pas à combler la sous-capitalisation aggravée par divers phénomènes monétaires et financiers. On mettra en cause notamment la politique des taux négatifs de la Banque nationale suisse. De ce fait, la CPEG souffre comme de nombreuses institutions du deuxième pilier.

Le MCG se bat pour la défense de l’ensemble des citoyens de notre canton, retraités compris. Nous ne voulons donc pas qu’il y ait une génération sacrifiée, qui devra être saignée à blanc, froidement et sans réelle négociation. Rappelons que la retraite moyenne de la CPEG s’élève à environ 3000 francs par mois. Il est du devoir de notre Parlement de protéger ceux qui ont servi l’Etat

Le groupe MCG soutient ce projet de loi comme une solution permettant une négociation sereine et comme une loi équitable.

Soyons fidèles à l’engagement que nous prêtons au début de chacune de nos séances, protégeons la République et canton de Genève qui nous confie ses destinées. Vive la République et Vive Genève.

Suite au débat, le président du Conseil d'Etat a pris l'engagement qu'aucune décision irrémédiable ne soit prise prochainement et que tout sera négocié avec les représentants du personnel et le Grand Conseil. Suite à ces assurances et pour permettre la négociation, nous avons voté l'entrée en matière et accepté un retour en commission du projet de loi.

Le MCG restera attentif à toute menace sur les retraites.

21/04/2017

Députés avocats, architectes, entrepreneurs: la dangereuse hypocrisie

Quels fieffés hypocrites! Avant la séance extraordinaire du Grand Conseil du lundi 24 avril, qui fait des propositions très modérées pour régler les problèmes de la caisse de pension CPEG, à la demande de plusieurs partis dont le MCG, ils veulent empêcher les députés membres de la caisse CPEG de prendre part à la votation. Ce qui serait aussi stupide que d'interdire aux assurés à l'AVS de se prononcer sur l'AVS, puisque la CPEG compte plus de 60'000 personnes affiliées à Genève.

On voit en première ligne, dans ce mauvais combat, un avocat, le PDC Vincent Maitre, qui a toujours défendu les intérêts de sa profession au Grand Conseil. On se souvient notamment de la rétribution généreuse de l'avocat de la première heure, qui ruine les caisses publiques. Il n'est pas vraiment gêné. (Vincent Maitre me fait savoir par courriel qu'il n'a jamais été avocat de la première heure. J'en prends acte mais ce n'est pas la question puisqu'il s'agit là des intérêt généraux d'une profession. Il s'agit d'une réponse politique proportionnée, à mon sens, face à l'action qu'il veut entamer contre les députés membres de la CPEG)

Dans la foulée, l'avocat-député PLR Cyril Aellen demande que l'on liste les entreprises publiques ou privées affiliées à la CPEG, ce qui en soi ne pose pas problème. Néanmoins, il insiste pour que l'on identifie les députés affiliés à la CPEG. Va-t-on lister également les clients des députés-avocats? Chacun aura compris que c'est un prétexte dans cette soudaine éruption anti-salariés.

Une députée indépendante, dont les clients de sa fiduciaire seraient principalement des associations (en général subventionnées), ne s'est jamais inquiétée des conflits d'intérêts qui la frappent en permanence. Mais par esprit de vengeance envers ses anciens amis de gauche, elle attaque avec acharnement la CPEG, en oubliant ses propres contradictions.

Le PLR et le PDC savent à merveille défendre des intérêts particuliers. On le voit lors de l'attribution des mandats de l'Etat. Un député-architecte est ainsi directement intéressé par la construction d'un important bâtiment public.

Tout récemment, le député-expert-comptable Yvan Zweifel attaque une décision du Grand Conseil auprès de la Chambre constitutionnelle genevoise, tout en faisant partie de la commission fiscale et en recevant les procès-verbaux faisant état de cette procédure. Quel beau conflit d'intérêt!

Ces hypocrites défendent des intérêts privés ou celui de corporations très étroites, qui gagnent de très hauts revenus. Le 24 avril nous défendrons le bien commun et la possibilité de ne pas faire un massacre sur les retraites de dizaines de milliers de Genevois, dont la moyenne des pensions actuelles est d'environ 3000 francs par mois.

Que cherchent-ils? Détruire la République et canton de Genève, pour défendre des tout petits intérêts à court terme, alors qu'ils sont gavés d'argent public ou de l'argent gagné par la profession d'avocat grâce à la protection de l'Etat.

Quelle hypocrisie! Quelle impudeur!

(Suite à certaines objections tout à fait sérieuses de Cyril Aellen, ce blog a été légèrement modifié)

 

 

 

16/04/2017

Le souverainisme a le vent en poupe

Après le triomphe de l'UKIP en Angleterre qui lui a permis de se libérer de l'absurde Union européenne, on observe en France un développement des thèses souverainistes. La liberté des citoyens prend le pas sur les structures "mammouth" qui créent des dictatures mondialisées.

Dans le même temps, de plus en plus d'économistes (en particulier Stiglitz) critiquent la monnaie "euro" qui, au lieu de présenter un bénéfice pour les populations, se révèle destructrice de nos sociétés. En effet, les différences économiques entre l'Allemagne, la France et les pays du sud de l'Europe ne peuvent être gérées par une seule monnaie, ce qui relève du simple bon sens. La productivité est différente ainsi que le poids de l'Etat ou de l'industrie d'exportation.

Pourtant, la télévision suisse romande publie un reportage, relevant de la pure désinformation ou de l'ignorance la plus crasse, qui évoque la fin de la monnaie euro comme une catastrophe, quand bien même des économistes réputés estiment que ce serait une bénédiction. Les journalistes de la TV romande ont-ils lu ces économistes et savent-ils encore ce qu'est une information objective?

Les Suisses qui disposent d'une souveraineté, hélas limitée en raison des accords avec l'Union européenne, ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont. Ils devraient rejeter nettement cette tendance vers une allégeance à l'Union européenne, qui est vivement défendue par le PS, le PLR et le PDC. Il en va de notre survie.

Les Anglais ont fait preuve de courage et d'indépendance. Ils ne s'en portent que mieux malgré les menaces annoncées par la majorité des médias et des politiques. Les Suisses doivent résister et défendre leurs droits face à l'arrogance de l'Union européenne qui veut nous placer sous son joug.

La Suisse, Genève, les citoyens doivent défendre leurs droits. Le MCG travaille pour cela dans notre République genevoise et nous ne devons pas baisser les bras.

Rien n'est jamais donné. Rien n'est jamais gagné.

Le fait que les Français se réveillent à l'occasion de l'élection présidentielle, avec la présence de nombreux candidats critiques envers l'Europe ou anti-européens, doit nous donner espoir, même si la tradition jacobine et centralisatrice reste un lourd boulet à porter. L'Etat français ultra-centralisé est une aberration et sa réforme n'est, hélas, pas à l'ordre du jour. Il faut un modèle d'organisation tout à fait différent, avec un ensemble de micro-Etats souverains, aux antipodes de l'Union européenne. L'avenir sera dans la fédération de ces petits Etats à dimension humaine. Ce modèle que nous avons eu la chance de pouvoir conserver à Genève et en Suisse.

Ne liquidons pas cet héritage et défendons notre souveraineté menacée par l'Union européenne.

 

30/03/2017

Les médias en crise fabulent sur le MCG

En tant qu'ancien journaliste, j'observe avec beaucoup d'amusement les travers de mes anciens collègues. Aux Etats-Unis d'abord où Trump - le "diable" dénoncé par les médias américains - allait créer une catastrophe, la Terre allait arrêter de tourner. Après son élection, la Terre tourne toujours. Ouf ! Je suis rassuré...

On pourra également s'amuser des commentaires sur le Front national apaisé de Marine Le Pen, avec des analyses fantaisistes sur son père, sa nièce et des psychodrames imaginaires. Quoi qu'on pense de son Front national, les médias ont réussi à lui faire porter un habit de diablesse qui ne correspond pas à la réalité.

Récemment la presse locale s'est prêté au même jeu à Genève en prenant pour cible le MCG, lui accordant une grande visibilité. Nous la remercions. Mais je suis inquiet à la fois par la mauvaise information qui est largement relayée, les fausses nouvelles et autres délires, qui ne correspondent pas aux faits. Le MCG s'est rarement aussi bien porté, avec une augmentation de ses membres, une assemblée générale qui a élu la présidente par acclamation.

Le MCG a rarement eu une aussi grande vitalité et nous assistons à l'émergence de nouvelles personnalités politiques de qualité. Cela vaut sans doute un grand silence ou une brève, contrairement à des propos non étayés auxquels on laisse une large place. Les analyses délirantes et masquées - souvent mal informées - pourraient être considérées comme amusantes si elles ne dénotaient une réelle crise des médias.

Ce n'est pas le MCG qui est à bout de souffle, contrairement à ce que prétendent certains journalistes peu sérieux qui font le choix de privilégier les ragots, mais plutôt la presse genevoise. Heureusement, il reste encore de bons journalistes à Genève mais trop de rédactions en chef les écartent.

Pendant ce temps, le MCG travaille pour la priorité de l'emploi des Genevois, lutte contre les abus de l'assurance-maladie, pour agir en faveur des Genevois. C'est l'essentiel et les habitants de notre canton le savent bien.

 

20/03/2017

Freysinger ou l'échec d'"Ensemble à droite"

Quoi que certains médias ou concurrents politiques en disent, Oskar Freysinger a été un très bon conseiller d'Etat valaisan. Néanmoins, sa défaite devrait servir de leçon et nous indiquer les erreurs qu'il ne faut pas commettre.

En effet, ce n'est pas la candidature Freysinger qui est en cause puisqu'il a réussi à rattraper un important retard au deuxième tour et frôle l'élection mais c'est son positionnement politique qui l'a conduit à l'échec.

"Ensemble à droite": quelle drôle d'idée. Nous connaissons à Genève le parti "Ensemble à gauche", dont l'influence devient de plus en plus restreinte et qui réunit des convaincus mais n'aspire pas à rassembler une large majorité.

Ce concept pêche par son étroitesse, à l'extrême opposé de la stratégie gagnante d'une Marine Le Pen qui rassemble autant dans un milieu traditionaliste incarné par sa nièce Marion Maréchal - Le Pen que dans un milieu plus à gauche incarné par Florian Philippot, sans compter le conglomérat Bleu Marine, plus flou, de l'avocat Gilbert Collard.

Certes, le Valais n'est pas la France. Mais si ce canton est connu pour avoir de solides racines conservatrices il n'est pas aussi tourné à droite que l'a cru Oskar Freysinger. Cette erreur d'analyse lui a été fatale.

A une époque où les idéologies de gauche et de droite deviennent de plus en plus indéfinissables, alors que la vraie ligne de fracture se trace entre les mondialistes et les patriotes, utiliser un tel concept de droite devient tout à fait contre-productif surtout pour un parti qui se réclame du centre dans son titre.

Parmi les partis hostiles à la mondialisation, ou les patriotes, il existe néanmoins deux tendances que l'on ne peut nier: l'une plus conservatrice, l'autre plus ouverte et sociale. Cela explique la coexistence fructueuse à Genève de l'UDC et du MCG. Nier cette différence est également une erreur et ceux qui veulent le faire se brûleront les doigts à coup sûr.

Ce n'est pas pour rien si Genève est l'une des très rares grandes villes de Suisse qui n'a pas de majorité de gauche, grâce au MCG qui n'est ni à gauche ni à droite.

Freysinger s'est brûlé les doigts en faisant la confusion entre les idées d'une aile conservatrice et celles d'une aile sociale, en particulier sur le thème des frontaliers. Il s'est laissé piéger en ne comprenant pas que les électeurs qu'il gagnait d'un côté, il allait inévitablement les perdre de l'autre. Est-on vraiment de droite quand on veut empêcher les employeurs d'engager des frontaliers? Je ne le crois pas. Si en France, en raison du scrutin majoritaire, il est possible d'aller autant dans une optique conservatrice et sociale, en Suisse ce mélange est beaucoup plus difficile en raison du scrutin proportionnel.

Ces erreurs de positionnement ont conduit à l'éjection d'Oskar Freysinger, ce que l'on peut regretter parce que le Valais va perdre un conseiller d'Etat de qualité.

24/01/2017

L'Hebdo ou la faillite d'une idéologie

Certes, on ne peut pas se réjouir du licenciement de journalistes et d'autres professionnels de la presse qui vont voir leur existence lourdement modifiée ni négliger le fait que des employés d'autres titres maintenant ressentent une réelle angoisse. Mais il faut se souvenir que d'autres journalistes ont été mis à la porte, trop souvent dans l'indifférence. C'est pourquoi je ne me réjouis pas de la disparition de l'Hebdo.

Néanmoins, il faut constater certaines réalités. Ce "news magazine" romand s'était lui-même placé dans une impasse idéologique, dans le contresens du mouvement de l'Histoire.

En défendant, à partir de la fin des années 1980, l'idée selon laquelle le salut de la Suisse ne pouvait se trouver que dans l'Union européenne, l'"Hebdo" a failli conduire notre pays dans une direction catastrophique. Ne sachant pas reconnaître son erreur et changer de direction, il a persévéré sous l'influence talentueuse mais néfaste de Jacques Pilet, qui a lui-même causé la perte de sa "création".

Ces dernières années, les citoyens suisses romands se sont réveillés et ont compris que cette voie était sans issue et ont perdu toute confiance en ce titre.

Dans cette démarche fanatiquement pro-européenne, je retrouve beaucoup de l'idéologie communiste qui, dans l'après-guerre, apparaissait à beaucoup comme la meilleure solution. Avant que la réalité démontre l'erreur profonde de cette idéologie. Si le communisme n'a cessé à aucun moment de se tromper durant tout son règne soviétique, l'"Hebdo" et son gourou Jacques Pilet n'ont, eux aussi, rien compris à notre monde tel qu'il fonctionne.

Comment expliquer ce phénomène? J'y vois le "besoin de grandeur" dont parlait déjà Ramuz, sentiment propre à notre petit pays romand. Cette "grandeur" était miraculeusement trouvée dans l'idéologie pro-européenne. Mais cette idéologie est aujourd'hui de plus en plus largement repoussée par les citoyens suisses comme par les pays européens.

En résumé, c'est la faillite d'un modèle européen qui ne tient pas compte des cultures particulières de divers pays ni des cultures variées de nos cantons romands.

De ce combat idéologique, mené à coup de déficits financés par le mécène Ringier depuis 2002, il reste des victimes collatérales : les employés de l'"Hebdo". Il ne reste maintenant plus qu'à espérer que le très prospère trust "européen" Ringier-Axel Springer prenne ses responsabilités sociales et financières afin de les aider. Si ce n'est pas le cas, il faudra parler d'une nouvelle erreur, dans la droite ligne de l'idéologie pro-européenne.

19/12/2016

PLR: du plomb dans l'"L"

Afin de protéger l'éditeur de ce blog, "La Tribune de Genève", et à sa demande, nous apportons des corrections mineures. Nous avons ainsi censuré quelques passages qui pourraient être contestés, pour tenir compte de la sensibilité de certains. Cela fait suite à diverses pressions exercées sur cette entreprise de presse et sur le groupe parlementaire MCG. Nous protestons contre cette atteinte caractérisée à la liberté de la presse et à la liberté de l'expression en politique.

(...) Le député pLr Cyril Aellen assène à la face de la République: "le PLR n'a plus confiance envers (sic) le Conseil d'Etat". http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/plr-confiance-con...

Là où la terre genevoise devrait trembler, c'est plutôt le fou-rire qui s'empare de nous.

Car enfin, ce Conseil d'Etat pareillement conspué ne devrait-il pas être majoritairement sensible à une doctrine de droite avec deux PLR et deux PDC, ses alliés?

Non seulement une telle déclaration est particulièrement insultante pour les membres du gouvernement qui représentent l'Entente PLR-PDC, mais elle est, et c'est beaucoup plus grave à nos yeux, insultante pour l'élémentaire intelligence.

A moins que l'on imagine que la sagesse sortira du chaos, comment oser préconiser un rejet du budget 2017, au motif qu'il n'intégrerait pas de mesures coercitives lourdes à l'égard de la fonction publique et des plus démunis, tout en appelant à l'unité citoyenne pour soutenir la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) sur laquelle les électeurs se prononceront en automne prochain?

Ce même PLR, qui ne cesse de rappeler, à juste titre d'ailleurs, que RIE III est le virage à ne pas manquer pour Genève, si l'on ne veut pas assister à la perte de dizaines de milliers d'emplois, et qui ne cesse de fustiger ceux des élus de gauche qui hurlent à la perte de rentrées fiscales dont Genève ne pourrait se passer, agit exactement comme l'espèrent ses adversaires, avec dédain, arrogance, et condescendance.

N'y a-t-il à ce point plus de têtes pensantes dans ce PLR, au point de laisser un député, dont on attend encore le balbutiement de la démonstration d'une réussite politique quelconque, venir proférer autant d'inepties suicidaires?

En réalité, tout cela n'est que stratégie, ou prétendue telle, car tellement puérile.

Le PLR sait qu'un budget déficitaire est incontournable, tant les charges contraintes, notamment dans l'aide sociale, sont importantes et nécessaires pour le maintien de notre cohésion, mais il veut nous faire croire qu'il serait le seul garant de l'équilibre financier du canton. Il laisse donc à d'autres faire le "sale boulot" à ses yeux, tout en s'assurant qu'il y aura tout de même une majorité pour voter ce budget, dont il dit ne pas vouloir.

Ainsi le PLR n'est pas la cause d'une crise institutionnelle renouvelée (une nouvelle année sans budget), et se réserve de venir hypocritement nous rappeler à l'avenir que "si on l'avait suivi", les finances seraient plus saines.

Cette stratégie de pacotille (...) est indigne d'un parti qui espère sans doute rester le premier du canton.

Le MCG, pour sa part, a démontré une fois de plus en cette circonstance, qu'il a pour seul objectif la défense de Genève et de ses habitants, au-dessus des dogmatismes réducteurs et calculateurs qui ont donné à la politique la triste image qu'elle a auprès de notre population.

17/12/2016

Le MCG a refusé d'entrer dans le jeu des "kamikazes"

Vous trouverez ci-dessous la déclaration finale du groupe MCG avant le vote du budget. On a échappé de justesse à la catastrophe qu'aurait représenté un refus du budget vendredi 15 décembre, après l'échec total du budget 2016. Certains irresponsables font la fine bouche, mais ils ont joué avec l'avenir de Genève et ont heureusement été battus. Au final, une majorité de 56 députés a voté OUI à ce budget, qui n'enthousiasme personne mais donne un futur à notre canton.

Pour le Mouvement Citoyens Genevois, l’intérêt général de Genève prime sur tout. Nous voulons assurer l’avenir de notre République et canton, lui permettre de relever, dans les meilleures conditions, les défis qui nous attendent. Et ce n’est pas rien, puisque nous devrons affronter RIE3 et l’avenir de la caisse de pension CPEG.

Après l’absence de budget en 2016, Genève ne peut pas se payer le luxe d’avoir une nouvelle année sans budget. Pour le MCG, l’analyse a été faite. Nous devons prendre nos responsabilités et restaurer la confiance.

Certes, le MCG est convaincu qu’un équilibre peut être trouvé dans nos finances cantonales, en réduisant les cadeaux faits à la France voisine et à la Berne fédérale. Mais nous avons pris acte que nous sommes le seul groupe à défendre cette position d’équilibre budgétaire. En conséquence, nous poursuivrons ce combat au moyen d’une motion, intitulée « Genève d’abord », qui a été déposée dans ce Grand Conseil et par d’autres moyens.

Mais nous ne voulons pas jouer aux kamikazes ni mettre en péril notre République. Parti responsable, le MCG a pris l’engagement de suivre le budget proposé par le Conseil d’Etat qui permet de trouver une majorité et qui a été le fruit de nombreux arbitrages difficiles.

Si chaque parti part dans sa direction, nous allons vers l’implosion, comme cela fut le cas l’année dernière. Il nous faut donc composer et trouver des solutions qui conviennent à la très grande majorité.

En commission des finances, les bonnes volontés ont pu se fédérer pour l’avenir de Genève, en dehors des clivages habituels. Ce ne fut pas facile. Il nous fallait trouver une majorité qui accepte de voter le budget proposé par le Conseil d’Etat et qui refuse de jouer le psychodrame du budget 2016. Ce fut fait.

En séance plénière, le MCG n’a accepté que trois amendements très modestes d’un total de moins de 3 millions, afin de desserrer le corset sur l’hébergement des personnes âgées – l’IEPA -, sur l’Hospice général et sur les TPG. Nous ne sommes pas allés plus loin, en restant sur la ligne générale proposée par le Conseil d’Etat.

Pour 2017, plus que jamais, Genève a besoin de confiance et de cohésion sociale. Nous devons nous placer de manière à traiter au mieux les grands enjeux qui nous attendent. Si nous ne nous serrons pas les coudes, malgré nos différences politiques, si nous ne sommes pas réalistes, si nous ne pensons pas à la cohésion sociale, nous n’y arriverons pas. Nous irons droit dans le mur.

Si certains veulent saboter ce budget, ils doivent reconnaître qu’ils saboteront également la cohésion sociale qui sera nécessaire à Genève pour avancer. Gardons-nous bien de faire la politique du pire, ce qui serait une très grave faute politique.

Le MCG en appelle à tous les groupes politiques et à tous les députés de bonne volonté, afin de penser avant tout aux habitants de notre canton et à l’intérêt général.

Ce budget 2017 est bon mais la majorité est fragile et il nous faut 51 votes de députés pour qu’il soit accepté. Nous avons tous une responsabilité pour l’avenir de Genève : c’est la seule question qui nous est posée.

Nous vous demandons à toutes et à tous de voter OUI, pour l’avenir de Genève.

09/12/2016

Justice genevoise: une politisation insupportable

Actuellement, les leviers essentiels du pouvoir judiciaire sont dans les mains d'un seul parti - le PLR -, avec quelques supplétifs de gauche, ce qui est tout à fait malsain pour nos institutions.

Le MCG dénonce ce dysfonctionnement depuis des années et a déposé cet automne un projet de loi qui propose une dépolitisation de la justice genevoise. C'est-à-dire que les juges ne seront plus contraints d'être membres d'un parti politique pour accéder à cette fonction. Ils ne devront plus faire mention de leur couleur politique et pourront ainsi devenir ainsi impartiaux, ce qui est la moindre des choses pour un juge à qui on demande d'arbitrer et non de prendre parti.

Actuellement, les travaux se poursuivent en commission du Grand Conseil sur ce projet de loi (11962) qui demande que "les candidats à la magistrature et les magistrats élus ne fassent aucune référence à un parti politique".

Les derniers événements nous donnent raison.

D'abord, il règne une omerta insupportable sur le destin judiciaire d'un ancien président du Grand Conseil PLR qui aurait fait de mauvaises affaires et dont nous ne savons rien. Vu le poids de son parti dans l'appareil judiciaire, toutes les hypothèses sont ouvertes sur ce qui s'est passé ou non.

La politisation de notre justice nous conduit à nous interroger sur ce long silence.

Nous le faisons d'autant plus au moment où une ancienne élue d'un autre parti fait les gros titres de certains médias.

Il n'est pas question d'évoquer le fond de l'affaire mystérieuse qui concerne ce président PLR du Grand Conseil disparu, comme lors d'un tour de prestidigitation, mais il convient de s'interroger sur le pouvoir excessif de certains lobbys et partis politiques.

Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il veut. Mais force est de constater que la question serait plus facilement résolue par le projet de loi 11692, qui réglerait définitivement toutes ces interrogations qui sont très mauvaises pour la crédibilité de nos institutions.

Au yeux du justiciable, il restera toujours un doute, aussi longtemps que la vie du pouvoir judiciaire sera orchestrée par les partis politiques.

 

 

30/11/2016

Motion du MCG - "Genève d'abord : défendons Genève face à Berne et Paris"

Voici la motion que le MCG a déposé cette semaine au Grand Conseil, pour trouver les moyens financiers qui manquent à l'Etat de Genève:

Proposition de motion

Genève d'abord: défendons notre canton face à Berne et à Paris !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que le canton de Genève rencontre de grandes difficultés budgétaires ; malgré 350 millions d’économies, le budget 2017 laisse prévoir un déficit de 76 millions ;
  • Que la compensation aux communes françaises, fera perdre à Genève la somme de 219 millions de francs ;
  • Que la péréquation financière entre la Confédération suisse et les cantons fera perdre à Genève 258 millions ;

invite le Conseil d’Etat

  • A entreprendre des discussions et des interventions auprès des autorités fédérales afin d’obtenir une péréquation plus équitable pour la République et canton de Genève ;
  • A entreprendre une réforme de la compensation aux communes françaises, afin de ne pas soutenir la mauvaise gestion de certaines collectivités municipales et d’attribuer de manière plus judicieuse et plus modérée ces montants ;
  • A ne pas dilapider l’argent versé par les contribuables genevois à l’extérieur.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Actuellement, le canton de Genève fait preuve d’une générosité qui n’est plus du tout raisonnable, en versant près d’un demi-milliard de francs au total à la France et à la Berne fédérale. Sur un budget total de 8 milliards de francs, ce n’est pas rien.

Pour le MCG, il s’agit de penser en priorité aux intérêts de notre canton avant de faire preuve d’une fausse générosité qui se résume à un gaspillage de l’argent des contribuables genevois.

Nous n’avons plus les moyens d’être aussi généreux et d’accorder ces sommes considérables à nos voisins. Rappelons que le canton de Genève peine à boucler son budget et présente un déficit de 76 millions de francs pour 2017, malgré 350 millions de francs d’économies réalisée par l’administration et le Conseil d’Etat.

Genève ne peut pas couper aussi fortement dans son budget et, dans le même temps, distribuer à tout-va près d’un demi-milliard de francs.

Ce déficit de 76 millions, que l’Etat de Genève doit subir, aurait pu être largement comblé par les montants versés dans la péréquation intercantonale et dans la compensation aux communes françaises.

Pour le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, Genève perdra la somme de 219 millions de francs en 2017. Pour la péréquation financière entre la Confédération et les cantons, Genève perdra 258 millions en 2017. Au total, cela fait un trou considérable de 477 millions de francs prévu dans le budget 2017 de l’Etat de Genève, c’est-à-dire près d’un demi-milliard de francs suisses. Genève n’a plus les moyens de faire ces cadeaux.

Il est donc essentiel que le Conseil d’Etat entame des discussions d’abord, puis prenne toutes les mesures nécessaires, pour obtenir, en faveur de Genève, la meilleure péréquation possible entre la Confédération et les cantons. Un travail a déjà été porté dans cette direction, afin de défendre nos intérêts auprès de la Berne fédérale, mais nous encourageons le Conseil d’Etat à poursuivre et à aller plus loin dans ses interventions.

Concernant le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, il faut en revoir entièrement le fonctionnement et le montant total, excessif, attribué à ces collectivités publiques extérieures à notre pays. Certaines communes françaises, qui reçoivent ces sommes considérables, dépensent en frais de bouche excessifs, voitures de fonction et autres fariboles. Nous ne devons pas nous montrer complices de gaspillages payés avec l’argent des impôts genevois, alors que la population genevoise est appelée à se serrer la ceinture.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil à la présente motion.