10/09/2017

Macron: les frontaliers "en marche" pour conquérir Genève

Quelle déception! L'arrivée d'un jeune président de la république française était attendue, mais son attitude et sa politique se révèlent catastrophiques. En particulier, c'est le mépris qui ne passe pas: mépris des gens modestes, mépris de l'armée, mépris du peuple en fait qu'il vient de traiter publiquement de bande de "fainéants".

Macron n'a d'yeux que pour les puissants de ce monde et pour l'hydre européenne.

Pire, il exprime un mépris tout particulier de la Suisse et de Genève, en faisant preuve d'un esprit colonisateur détestable.

Ainsi, a-t-il déclaré en substance que les frontaliers sont une extension de la France sur la Suisse - et bien évidemment sur Genève. C'est très nettement une volonté d'envahir Genève: des armées de frontaliers "en marche" pour conquérir la Suisse dans une démarche colonisatrice particulièrement détestable.

Il est insupportable que des citoyens suisses s'associent, soutiennent ou s'inspirent d'une démarche pareille qui est détestable.

Le mouvement appelé ironiquement "En marche" a des pied - comme son nom l'indique - mais n'a pas de coeur ni de tête. Et pour la France, "En marche" est devenu tragiquement "En panne".

Le modèle français est un désastre. Un exemple à ne pas suivre, à n'importe quel prix!

29/07/2017

Ils détruisent la Suisse (1) : mondialiser la Fête nationale suisse

Démocratie proche des citoyens, symbole de liberté, la Suisse dérange. Certains veulent la détruire. Ils pourraient bien y arriver. Je publie une série de blogs qui est aussi un appel au sursaut.

La destruction est sournoise, au point que certains naïfs ne le comprennent pas et se laissent piéger. Ainsi, en va-t-il de la dernière initiative du Maire de Genève, Rémy Pagani, représentant de la gauche mondialiste, qui a décidé, pour l'édition 2017, de fusionner la fête nationale suisse avec celle du Bénin qui tombe le même jour. Que la communauté béninoise de Genève soit invitée à la Fête nationale du 1er Août, nous pourrions applaudir, comme pour la communauté portugaise, congolaise ou autre. Genève a toujours été ouverte sur l'extérieur, mais pas au prix d'un suicide.

Nous nous retrouvons ici dans une initiative de destruction d'un symbole fort: le jour qui symbolise notre destin commun dans un pays. Ce 1er Août a comme caractéristiques d'être décentralisé au niveau des communes, populaire, ouvert à tous, incluant chacun, de nous réunir autour d'un feu, en toute simplicité. Il rappelle l'émergence de la liberté et de la solidarité depuis le Moyen Age, venant des montagnes du centre de l'Europe et largement étendu, une tradition pleine de valeurs. C'est ce symbole que l'on veut détruire.

La mondialisation de droite ou l'internationalisme de gauche ont ceci en commun qu'ils veulent créer un monde homogène, sans différences, une sorte de milk-shake ou de hamburger qui détruit tout au travers d'un mélange passé au mixer. Le corps social doit être anéanti. Genève doit être réduit à un banal district interchangeable. Sans diversité au final, simplement homogène.

C'est le but ultime poursuivi par Rémy Pagani et les personnes qui le suivent, dans une version de gauche internationaliste. Les traditions de la Suisse et du Bénin sont reléguées au rang de folklore, ou plutôt d'anecdote, sans aucune authenticité, mais le but réel est de détruire la Suisse, ensuite on s'occupera du Bénin...

Si la Suisse n'avait pas abdiqué face à la mondialisation envahissante, les autorités fédérales auraient interdit une telle destruction du 1er Août. Il y a pire puisque le représentant d'un parti suisse trouve l'idée "sympathique" et ne voit rien à redire, aveuglé par une candeur et une naïveté. Sans commentaire, mais avec beaucoup de tristesse.

Cela dénote la dégradation morale dans laquelle se trouvent la Suisse et Genève.

Ne nous y trompons pas! C'est le début d'une démolition programmée de Genève et de la Suisse.

A quand un 1er Août jumelé avec le 14 Juillet? A quand sa suppression?

Aujourd'hui tout est possible si un véritable sursaut n'a pas lieu.

La situation actuelle est plus grave que l'on ne l'imagine.

Réveillons-nous!

(A suivre)

26/07/2016

Les gaffes turques de M. Burkhalter

La Suisse ne s'est jamais aussi bien portée que lorsqu'elle a pratiqué la neutralité en politique internationale. Ceci, le conseiller fédéral Didier Burkhalter l'a oublié. Lors des derniers événements en Turquie, la diplomatie suisse a multiplié les gaffes, en prenant parti de manière désordonnée et tout à fait imprudente.

Sous le coup de l'émotion, la Suisse a très rapidement apporté son soutien au gouvernement de M. Erdogan face à la tentative ratée de certains militaires putchistes. Une application intelligente de la neutralité helvétique aurait été de ne pas intervenir dans les affaires intérieures d'un autre Etat, d'autant qu'il existe des instances internationales qualifiées comme le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Suisse n'ayant pas de forces d'intervention militaire à l'étranger, ce soutien relève de belles paroles qui sont, à bien y réfléchir, ridicules.

Mais ce qui est plus grave, c'est que le soutien de la Suisse au Gouvernement Erdogan avait comme conséquence directe un appui politique aux arrestations, violences et autres atteintes aux droits de l'homme qui ont suivi. Les médias les ont largement relayées.

Peu de temps après, la diplomatie suisse a bien été obligée de redresser la barre et d'intervenir en suggérant au gouvernement Erdogan qu'il doit respecter l'Etat de droit. Cette démarche est tout aussi ridicule, puisqu'elle est sans effet, et relève d'une sourde hypocrisie. Mais comment la diplomatie de M. Burkhalter pouvait-elle sortir de l'impasse autrement ?

La sagesse devrait nous inciter à respecter de manière plus rigoureuse la neutralité suisse. Cela concerne uniquement nos autorités exécutives en charge des affaires étrangères, le Conseil fédéral, puisque les citoyens et les médias sont quant à eux parfaitement libres d'exprimer toutes les opinions.

C'est la ligne intelligente qui avait été choisie en 1939-45 dans une situation bien plus dangereuse que celle que nous connaissons aujourd'hui. Les individus pouvaient exprimer leur opinion - avec des conseils de prudence dus à la menace permanente des force de l'Axe - mais le Conseil fédéral restait lui sur une ligne de neutralité.

Décidément, la diplomatie suisse et son principal représentant - couvert d'éloges à tort par certains médias - font piètre figure en 2016, face à un héritage aussi brillant.