28/12/2017

Protéger les Genevois à l'heure du numérique

La révolution numérique, avec l'arrivée d'Internet et de l'informatisation généralisée, change notre société en profondeur. Genève n'échappe pas à ce véritable tremblement de terre.

Cela devient un problème politique que l'on ne peut pas éviter et pour moi, en ma position certes modeste mais non dépourvue de possibilités d'agir efficacement en qualité de député au Grand Conseil, la priorité est de défendre les citoyennes et citoyens genevois face aux abus que nous subissons. Mon intention est claire: il faut protéger les résidents genevois, d'autant plus que s'impose la loi implacable de la jungle numérique.

Ceux qui ont applaudi à l'ouverture du marché de l'emploi sur l'Europe avec les Bilatérales, commencent à craindre le commerce en ligne. A chacun son tour.

Les tenants de la générosité mondialiste et des régulations globales commencent à comprendre que leur "internationale" idéalisée, leur paradis socio-écologistes sont devenus autant de cauchemars, Marx et Engels ayant laissé place à Google, Uber et Amazon qui ont créé des bataillons d'esclaves mondialisés. Non, l'Internationale ne sera pas le genre humain mais au contraire une nouvelle forme d'esclavage ultra-capitaliste poussé jusqu'à la sophistication la plus extrême.

Quant aux partisans du laissez-faire et de la toute-puissance des marchés (le libéralisme classique), ils commencent à comprendre que le vieux capitalisme de papa avec ses micro-économies locales et ses sociétés à dimension humaine ont laissé place à la dictature des flux financiers mondialisés que personne ne maîtrise plus, à la toute-puissance des empires (américains, chinois, etc.) qui vont faire la loi. Ces vrais acteurs qui détiennent le réel pouvoir se moquent bien de ces "vestiges" d'un autre temps. Ces archéo-libéraux croient encore être les décideurs alors que tels des mammifères ils regardent passer le train.

D'autres vivent dans le monde idyllique d'une Suisse qui n'existe plus, d'autres brassent de l'air, d'autres encore se détournent de la politique, hélas.

Pourtant, au travers de la démocratie de proximité et de structures décentralisées, Genève et la Suisse sont sans doute les mieux préparés pour affronter ces défis. Encore faut-il en avoir la volonté et ne pas se reposer sur les habitudes et les certitudes d'autrefois, qui sont de réels dangers.

Aujourd'hui, les intérêts de Genève et de la Suisse sont, globalement, mal défendus. Notre place financière a été massacrée, le Conseil fédéral plie face à l'Union européenne, Genève perd chaque année plus de 700 millions de francs parce que nous sommes arnaqués par les communes françaises et les autres cantons suisses. Ce qui fait 7 milliards sur 10 ans.

Cela ne peut plus durer.

A l'heure de la révolution numérique, nous devons défendre pied à pied nos intérêts, comme le fait avec ses modestes moyens le MCG, bien seul dans ces combats.

Les citoyennes et les citoyens doivent reconquérir leurs droits.

Il faut défendre Genève!

30/03/2017

Les médias en crise fabulent sur le MCG

En tant qu'ancien journaliste, j'observe avec beaucoup d'amusement les travers de mes anciens collègues. Aux Etats-Unis d'abord où Trump - le "diable" dénoncé par les médias américains - allait créer une catastrophe, la Terre allait arrêter de tourner. Après son élection, la Terre tourne toujours. Ouf ! Je suis rassuré...

On pourra également s'amuser des commentaires sur le Front national apaisé de Marine Le Pen, avec des analyses fantaisistes sur son père, sa nièce et des psychodrames imaginaires. Quoi qu'on pense de son Front national, les médias ont réussi à lui faire porter un habit de diablesse qui ne correspond pas à la réalité.

Récemment la presse locale s'est prêté au même jeu à Genève en prenant pour cible le MCG, lui accordant une grande visibilité. Nous la remercions. Mais je suis inquiet à la fois par la mauvaise information qui est largement relayée, les fausses nouvelles et autres délires, qui ne correspondent pas aux faits. Le MCG s'est rarement aussi bien porté, avec une augmentation de ses membres, une assemblée générale qui a élu la présidente par acclamation.

Le MCG a rarement eu une aussi grande vitalité et nous assistons à l'émergence de nouvelles personnalités politiques de qualité. Cela vaut sans doute un grand silence ou une brève, contrairement à des propos non étayés auxquels on laisse une large place. Les analyses délirantes et masquées - souvent mal informées - pourraient être considérées comme amusantes si elles ne dénotaient une réelle crise des médias.

Ce n'est pas le MCG qui est à bout de souffle, contrairement à ce que prétendent certains journalistes peu sérieux qui font le choix de privilégier les ragots, mais plutôt la presse genevoise. Heureusement, il reste encore de bons journalistes à Genève mais trop de rédactions en chef les écartent.

Pendant ce temps, le MCG travaille pour la priorité de l'emploi des Genevois, lutte contre les abus de l'assurance-maladie, pour agir en faveur des Genevois. C'est l'essentiel et les habitants de notre canton le savent bien.