11/10/2014

Journée noire pour la démocratie

Vendredi 10 octobre a été une journée noire pour la démocratie.

J'ai eu l'impression que l'on avait volé mon vote, comme si un voisin s'était emparé de mon bulletin dans ma boîte aux lettres.

Sur le coup de 22h30, le Président socialiste Droin pose une question aux députés: "Voulez-vous voter l'amendement Pistis?"  Sans indiquer en quoi consiste ce changement de loi, après plusieurs changements. Ni les députés ni les chefs de groupes parlementaires n'onten main cet amendement.

On me demande de voter une question sans la connaître précisément, étant donné qu'il y a plusieurs modifications de ce type.

Légitimement, on pouvait attendre 30 secondes, 1 minutes ou 2 minutes, pour savoir ce qu'était cet amendement que nous allions voter. Le lire aurait, sans doute, pris 1 minutes, 2 au grand maximum, en étant très lent et en prenant son temps.

Le président était formel: on ne lit rien et on ne dit rien aux députés. Ce soir-là, il aurait été bien inspiré de retrouver une once de bon sens afin de mettre fin à cette dérive idiote; pour gagner 2 minutes, le président Droin nous a fait perdre trois quarts d'heures et a créé un profond malaise.

Comment pouvait-on mieux se moquer des députés et les prendre pour des idiots?

Cette arrogance et ce mépris ne peuvent être tolérés; comme il n'est pas acceptable de bâcler ce travail. Si l'horloge et le temps doivent être respectés au Grand Conseil - ce que je comprends tout à fait - , cela ne doit pas se faire au détriment du minimum du minimum.

Je n'accepterai jamais de voter un texte dont je n'ai pas pu prendre connaissance ou que je n'ai pas pu identifier clairement. C'est le moindre des respects que le député doit à ses électeurs, s'il veut défendre l'intérêt général, ce qui figure expressément dans le serment que ledit député est appelé à respecter. Quant à moi, je ne serai pas parjure.

Dans ces conditions, l'expulsion du député Eric Stauffer qui s'est opposé à cet abus ne peut être tolérée. C'est le triomphe de l'arrogance et du mépris de la démocratie, hélas.

28/09/2014

Assurance-maladie: l'attrape-nigaud politique!

La votation de ce dimanche a été un véritable attrape-nigaud politique.

On a dit n'importe quoi. Prenons deux exemples révélateurs!

Premièrement, voici le refrain entendu dimanche soir lors d'un débat post-électoral sur l'assurance-maladie: nous ne pourrions intervenir que sur 5% c'est-à-dire les frais administratifs. Le 95% ne serait représenté que par les coûts de la santé.

C'est tout simplement faux. Dans les 95%, il y a autant de factures médicales que des pertes boursières, réserves financières, placements financiers, etc. Ce que les caisses-maladie nous cachent. Cessons de mentir!

On a pu voir sur Léman Bleu le président du PLR et un conseiller national UDC ainsi que, sur la TSR, une PLR vaudoise réciter la même leçon (apprise par coeur) de 5% de frais administratifs et 95% de coûts de la santé. Ce qui est résolument faux, n'importe quelle personne un peu informée et douée de raisonnement en conviendra.

Les mêmes contre-vérités ont été récitées par les opposants à la caisse publique à propos de la liberté. Liberté, j'écris ton nom.

Les opposants à la caisse publique ont argumenté que l'intiative enlèverait la liberté. Ces mêmes opposants cherchent sans relâche à enlever aux assurés la liberté de choisir leur médecin. Au contraire, la caisse publique permettra de garder la liberté de choix du médecin, raison pour laquelle tant de médecins informés défendent cette solution.

La liberté de choix du médecin et du soignant c'est la caisse publique, mais les affiches mensongères prétendent le contraire.

C'est pitoyable quand on voit une Genevoise âgée, rencontrée sur un stand électoral, qui croit sincèrement que la caisse publique ne lui permettra pas de choisir son médecin. Alors qu'elle garantira l'accès à tous les médecins.

Mentir de cette façon aux personnes âgées c'est moche.

22/09/2014

La furie des Eaux-Vives

A mon humble avis, s'il fallait attribuer le Prix Nobel de la stupidité à quelqu'un, ce serait sans doute à Mme Michèle Roulet. Cette "pom-pom girl" du PLR, enseignante au primaire (pauvres enfants!), s'est précipitée samedi dernier comme une furie sur le stand MCG, où nous commencions à récolter des signatures contre la Loi sur la police.

- J'exige d'avoir les feuilles d'argumentaire, a-t-elle dit avec force. Ce que vous faites n'est pas légal, je vais vous dénoncer.

Bravo, Mme Roulet s'est muée en délatrice, cherchant sans efficacité aucune à nuire au bon déroulement de la démocratie. On tremble. Ou plutôt on pouffe de rire, tant sa démarche était ridicule.

Il lui fallait sans doute prendre les documents pour les présenter à ses amis du PLR, qu'il fallait bien évidemment lui refuser afin de constater le ridicule de sa démarche agressive.

Que dire face à tant de bêtise, pour ne pas dire d'infantilisme caractérisé, si ce n'est que Mme Roulet peut, si elle sait lire, aller sur internet (le site du Grand Conseil ou du MCG) et trouver tous nos arguments.

De son pêt de lapin, fort ridicule au demeurant, Mme Roulet a pondu un blog où elle se garde bien de dire la vérité.

On a pu la voir partir avec ses feuilles de référendum, comme une proie durement chassée, alors que les formulaires sont largement à disposition sur notre site www.mcge.ch.

Je croyais avoir tout vu, mais il est toujours possible de faire reculer les limites de la stupidité. C'est la démonstration pitoyable que Mme Roulet a faite publiquement, en oubliant qu'avant de dire une sottise il faut savoir se taire. Même quand on est du PLR!

15/09/2014

Les délires de Benito Levrat et d'Adolf Guinchard

Le lundi matin, on sent que certains politiciens sont fatigués et prêts à tous les délires.

Le socialiste - pardon, le conseiller national socialiste (clin d'oeil idéologique que le PS continue à offrir à Adolf?) devenu conseiller aux Etats - traite de "fascistoïde" un groupe parlementaire démocratique qui ne traîne pas les mêmes casseroles idéologiques. Au fait, Benito n'était-il pas dans sa jeunesse socialiste pur sucre?

Levrat Christian semble l'objet d'une amnésie idéologique et devrait éviter ce type de délires.

Autre rigolo - ou plutôt clown triste -, l'ineffable Guinchard Jean-Marc qui n'a qu'insultes infantiles à la bouche. "L'UDC et le MCG sont des partis fascisants", déclare cet olibrius qui prétend que nos partis seraient xénophobes, ce qui est bien évidemment archi-faux.

Son parti démocrate-chrétien, historiquement, a défendu les mouvements corporatistes et mussoliniens, en défilant à la manière fasciste ou nazie dans les années 30. Nous n'avons lu aucun regret ni pardon de la part de Guinchard ou d'autres.

Devant tant de bêtise partagée par le PS et le PDC, on ne peut qu'être affligé. Entre Bénito Levrat et Adolf Guinchard, on n'est pas sorti de l'auberge.

28/08/2014

Pierre Maudet fossoyeur de la Gendarmerie

 

Déclaration du rapporteur de minorité MCG

sur la nouvelle loi sur la police

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

Aujourd’hui, nous sommes appelés à nous prononcer sur un projet modifiant profondément la loi sur la police.

L’ancienne loi élaborée avec minutie et intelligence, a fait ses preuves depuis 1957. Elle a traversé, à la satisfaction générale, des changements de société et de mentalité considérables qui ont fait Genève. Maintenant, pour des raisons obscures, on nous propose d’abandonner cette excellente loi pour un projet bancal, rédigé dans la précipitation et l’urgence politicienne.

Le projet de loi qui nous est présenté n’a de loin pas fait un consensus entre les organisations syndicales de la gendarmerie, de la police judiciaire, de la police internationale et même des assistants de sécurité publique, sans compter divers partis politiques représentés dans cette salle.

Lorsqu’une telle opposition existe, nous pouvons largement estimer que ce projet de loi n’est pas bon et posera à l’avenir de très sérieux problèmes.

Sous cette forme, il est absolument nécessaire de revisiter ce projet de loi et de chercher un consensus général afin de garantir au mieux les droits des citoyens.

Malheureusement, ce projet de loi ne répond pas à nos attentes, malgré quelques petites améliorations tout à fait insuffisantes.

D’emblée, le Mouvement Citoyens Genevois ne peut accepter que l’on supprime la gendarmerie, institution bi-centenaire et faisant encore la fierté et le prestige de nombreuses nations allant du Canada à l’Afrique sans oublier notre continent. Quel manque de vision politique de la part du conseiller d’Etat en charge de ce dossier, qui détruit l’un des fleurons de la République genevoise ! Si ce projet, par malheur, aboutit, il sera le fossoyeur de l’une des plus importantes traditions républicaines. Pour l’instant, il n’est parvenu qu’à créer la division et la révolte dans cette République. Triste bilan.

C’est pourquoi nous n’accepterons pas la banalisation de l’appellation « gendarmerie », comme le propose ce texte parlementaire.

Nous reprochons à ce projet de loi son organisation sous forme de silos et de fourre-tout, qui devient une véritable usine gaz et va multiplier à moyen terme les cadres. En somme, on nous refait le coup style directeurs d’école, où les cadres deviennent plus nombreux que les exécutants. Pourquoi créer des silos séparés avec une bureaucratie inutile, des doublons, des manques de synergie, des gaspillages que le contribuable devra payer ?

Dans cette nouvelle usine à gaz, il est prévu un Conseil consultatif, comme si le conseiller d’Etat n’est pas capable de gérer la police et de faire face aux problèmes sécuritaires. Quel aveu d’échec !

 Dans l’état actuel des finances de l’Etat de Genève, nous n’avons pas les moyens de dilapider les dernières ressources essentielles pour le bon fonctionnement de notre République. C’est un formidable gâchis financier et organisationnel qui s’annonce, en détériorant la situation actuelle.

Cette loi pose également un problème de lisibilité notamment par un français médiocre (art. 6) et des dispositions allant de l’article 8 à l’article 15, qui n’ont pas lieu de figurer dans une loi. Leur place se trouve dans un règlement d’application.

 

De plus, cette loi est une régression pour les droits du personnel policier, qui touche fortement et défavorablement leurs conditions sociales, de manière tellement excessive que leur vie familiale pourrait être durement touchée. Ce projet met également en danger l’intégrité et la sécurité des policiers et de leurs familles.

Citons encore comme exemple révélateur de la mauvaise préparation de cette loi, l’Inspection générale des services où le flou est total sur son rattachement hiérarchique, ce qui pose un problème fondamental.

Ce qui exaspère le plus le MCG est que contrairement à d’autres cantons, la nationalité suisse n’est pas prise en compte dans ce projet de loi. Nous estimons que la nationalité suisse doit être un critère d’engagement. Il y a un nombre de tâches de l’Etat qui ne sont pas négociables, étant entendu que le candidat étranger possédant un permis C est engagé sans problème, moyennant sa naturalisation accélérée. Cette situation est satisfaisante à tous points de vue. La nationalité suisse obtenue en fin de formation est la preuve d’une parfaite intégration.

La puissance étatique ne peut être exercée que par une personne s’étant impliquée pleinement pour son pays. Cette condition de la nationalité est un élément essentiel pour que le Mouvement Citoyens Genevois accepte une nouvelle loi sur la police, a contrario nous étudierons la possibilité de lancer un référendum.

D’autre part, le MCG a relevé une multitude de couacs, de mesures inappropriées qui feront l’objet de nombreux amendements, lesquels ont été déposés au préalable de ce débat. Nous ne manquerons pas de nous exprimer et de justifier ces propositions de changement.

Toutefois, il nous semble plus judicieux de retravailler ce projet de loi dans le calme et la sérénité, c’est-à-dire hors période électorale avec les gesticulations qui accompagnent ladite période.

Nous ferons la proposition du renvoi en commission quand tous les groupes politiques auront terminé leurs déclarations, à la fin du premier débat.

Entre-temps, le Mouvement Citoyens Genevois vous recommande d’ores et déjà de ne pas traiter ce texte sous sa forme actuelle et vous invite à le refuser en l’état.

Maintenons une police forte et républicaine, mais ne créons pas un monstre bureaucratique.

 

François Baertschi – rapporteur de minorité MCG pour la Loi sur la police

11/07/2014

CEVA: le chantage permanent et hystérique

Le CEVA nous fait assister à des scènes pathétiques dans le microcosme politique genevois. Le dernier exemple en date, c'est la situation où se trouvent les entreprises genevoises qui ne peuvent pas soumissionner pour les gares du CEVA qui sont attribuées en bloc pour un montant trop important, au lieu d'être réparties de façon à ce que les sociétés locales puissent travailler dans le respect de la volonté des électeurs.

Afin de ne pas tenir le rôle des "empêcheurs de construire le CEVA", ces entreprises n'ont pas fait opposition pour ne pas être accusées de retards et de surcoûts, paraît-il. Cette technique s'apparente à un chantage politique qui n'est pas acceptable et qui est multiplié contre des recourants qui ont relevé les nombreuses faiblesses du projet en particulier au niveau de la sécurité (avec des sorties de secours). On préfère des morts possibles dans un tunnel pour éviter un départ différé du chantier: drôle de mentalité.

La vérité la voici: ce projet CEVA est un désastre financier pour Genève qui n'a pas les moyens de se payer une structure inutile (ou très peu utile); au niveau de l'exploitation, ce sera un déficit permanent dû à la dimension du projet et à ses erreurs de conception.

Les partisans du CEVA, en particulier les partis politiques qui à défaut d'adorer le veau d'or se prosternent devant une ligne de train zigzaguante, disent que tout est de la faute des opposants: les déficits, les retards, la géologie. C'est bête à manger du foin, du foin qu'un certain conseiller d'Etat ne donnerait même pas à ses bêtes.

Mais ce chantage permanent et hystérique ne fait que cacher la réalité de ce tracé hors de prix et inutile. Ou comment Genève se dirige vers les déficits et les impasses budgétaires. Pour rien. Juste pour une idée foireuse.

Dans quelques années, les mêmes ou leurs successeurs diront: nous ne savions pas. Ce n'est pas de notre faute. Mais ce sera trop tard et les générations futures devront payer la facture.


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COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG


CEVA : les entreprises locales à nouveau prétéritées

Le MCG constate une fois de plus avec consternation que la politique, mise en place par les CFF dans le cadre des appels d'offres pour le chantier du CEVA, favorise les grandes entreprises étrangères. Au détriment de nos entreprises locales.

 

Alors que le CEVA coûtera à Genève et à la Confédération plus de 2 milliards, et que ce chantier devait avoir des retombées pour nos entreprises et nos emplois, il s'avère une fois de plus que les adjudications bénéficieront à des entreprises étrangères, lesquelles, non soumises à un contrôle strict du respect de nos conventions collectives de travail, peuvent engager des travailleurs au rabais et pratiquer des prix imbattables.

 

Promesses mensongères

 

Ainsi, après avoir adjugé à l'entreprise française VINCI les travaux de gros-oeuvre pour 800 millions, les CFF ont groupé la construction des cinq gares, avec pour conséquence prévisible d'écarter les entreprises locales.

Cela démontre que les promesses faites à la population genevoise en 2009 pour lui faire accepter ce chantier destiné principalement au déplacement des travailleurs frontaliers, n'étaient que mensonges.

 

Cette situation scandaleuse, dénoncée par le Conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia à Forum le 9 juillet, lui a valu une attaque aussi personnnalisée qu'incompréhensible, le lendemain, dans la même émission, par son collègue Luc Barthassat (PDC), lequel considère apparemment que tout va très bien dans le meilleur des mondes.

 

La stratégie des « beni oui-oui »

 

Cette attitude n'est que le prolongement des propos tenus sur son blog auprès de la Tribune de Genève par de député Bertrand Buchs, chef de groupe PDC, dont la stratégie du "beni oui-oui" a fait fortune dans ce parti. Il y préconise en effet la soumission à l'égard du diktat des CFF, afin de conserver de bonnes relations avec la Confédération.

 

Genève n’a pas à s’appauvrir pour la France

 

On sait où cette politique a mené Genève jusqu'ici et le MCG s'y opposera avec toute son énergie.

L'argent des Genevoises et des Genevois n'a pas à enrichir des entreprises françaises lorsque nos entreprises peuvent, sous la forme d'un consortium, réaliser elles-mêmes les travaux! C'est en affirmant sa force et sa détermination que Genève gagnera le respect de la Confédération et non pas en acceptant sans réagir ce qui lui est imposé!

 

Roger GOLAY, Président du MCG, Conseiller national

 

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

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06/07/2014

Prisons en Suisse romande: le MCG le demande, le PDC fait de l'obstruction

Le MCG réclame depuis des années que les prisonniers puissent être envoyés dans un canton suisse, pour répondre à la surpopulation, ou dans la caserne des Vernets.

Certains traitaient les projets du MCG de nauséabonds.

A chaque fois, le PDC s'oppose. Aujourd'hui, ce même parti propose maintenant de construire une prison genevoise à Bochuz. Combien de temps perdu! C'est lamentable surtout après que des députés ont vilipendé le MCG.

Le pire, c'est que cette manière de faire de la politique est une tromperie auprès de la population. Le PDC se met au niveau de la cours de récréation et des voleurs de billes. Pathétique. Pendant ce temps, la crise règne dans le monde pénitentiaire genevois.

18:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

03/07/2014

Menaces, insultes... Assez!

Les menaces et les insultes pleuvent sur les blogs genevois avec quelques hommes et femmes politiques qui ne supportent pas le soleil.

On entend une députée menacer le MCG et ses électeurs: vous allez droit dans le mur! On y est déjà grâce aux erreurs de gestion du passé et, question gestion, le MCG a souvent été bien meilleur que les autres partis en place, reconnaissons-le!

Mais je ne me permettrai pas de donner des leçons.

Quant aux insultes, elles pleuvent ces derniers temps contre la police, de manière indécente envers des personnes qui ne demandent que le respect de leurs acquis et de la parole donnée.

Voilà les propos inacceptables que l'on lit en commentaire sur le blog d'un médecin et député qui tolère l'insupportable: "Connards de flics genevois, vous vous tirez une balle dans le pied et vous en êtes fiers ! Je vous pisse contre et vous pète à la gueule, puisque c'est le langage que vous comprenez..." C'est intolérable.

Admettons que l'on remplace ceci par une autre profession honorable: médecin, avocat ou juge. Voici l'exercice: "Connards de médecins genevois, vous vous tirez une balle dans le pied et vous en êtes fiers ! Je vous pisse contre et vous pète à la gueule, puisque c'est le langage que vous comprenez..." Ou: "Connards d'avocats ou de juges genevois, vous vous tirez une balle dans le pied et vous en êtes fiers ! Je vous pisse contre et vous pète à la gueule, puisque c'est le langage que vous comprenez..."

Tout ceci est intolérable et inacceptable. Chacun en conviendra et inutile de prolonger cet exercice qui démontre que cette vulgarité ne doit pas être tolérée.

A l'heure où une certaine Genève officielle protège ses criminels, il n'est pas acceptable d'insulter et de mépriser ceux qui doivent faire appliquer la loi au quotidien.

14:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

29/06/2014

Comptes de l'Etat de Genève 2013: non à l'utopie catastrophique du Grand Genève

Rapport de minorité sur les comptes

Mesdames et Messieurs les Députés,

Pour certains, le vote des comptes de l’Etat de Genève ne serait qu’une formalité. A les écouter, on se demande d’ailleurs pourquoi nous avons la possibilité de voter ces comptes.

C’est une grossière illusion. Il ne s’agit pas d’un vote uniquement technique comme certains voudraient nous le faire croire, car, derrière ces comptes, il y a une réalité politique.

Cette réalité politique, c’est que nous avons des revenus nets à hauteur de 9 milliards 179 millions, avec un résultat net de 56 millions. Néanmoins, au final, l’Etat de Genève se retrouve avec un trou de 900 millions. C’est-à-dire une dette qui augmente de près de 1 milliard, en raison d’une « insuffisance de financement ».

Mesdames et Messieurs du Conseil d’Etat, n’en jetez plus! N’en jetez plus, de ces centaines de millions et de ces milliards d’argent public!

Notre minorité refuse les comptes 2013, parce qu’il y a tromperie politique, parce que le citoyen a été dupé.

Et cette tromperie, qui creuse la dette de l’Etat de Genève a un nom: elle s’appelle CEVA. Elle s’appelle Grand Genève, cette coûteuse utopie, qui va nous conduire à la catastrophe si nous ne l’arrêtons pas à temps.

Alors que nous n’en avons pas les moyens, l’Etat de Genève continue à dépenser des sommes inconsidérées pour le Grand Genève, avec de l’argent que nous n’avons pas et que nous devons emprunter.

C’est pourquoi nous osons parler de tromperie, d’un tour de passe-passe indigne de notre République.

A grand peine, les députés de l’ancienne législature ont obtenu un équilibre au niveau du compte de fonctionnement. Et dans le même temps, 1 milliard se perd dans le compte d’investissement qui permet de truquer notre comptabilité publique à qui mieux mieux.


Revenons au CEVA. Ce projet mégalo ne devait, à l’origine, coûter qu’un tiers d’une somme évaluée à moins d’1 milliard. C’est ainsi que le CEVA a été vendu à l’opinion et aux électeurs qui ont été trompés. C’est ainsi que les Genevois ont dit OUI sur la base de fausses informations. Actuellement, la part de Genève se monte à environ 44%, près de la moitié des coûts du projet, selon les données publiées par les « pilotes » de ce projet. Quant à la facture de ce très cher CEVA, elle enfle comme en attestent les comptes 2013.

En augmentant les dépenses de l’Etat de Genève, année après année, ce
projet ne respecte plus la volonté populaire et fausse la « sincérité » de nos
comptes.

Quant aux entreprises genevoises qui espéraient emporter le pactole, elles se sont fait rouler dans la farine, puisque les françaises ont emporté le gros morceau. Une fois de plus Genève est la perdante et les entreprises genevoises se sont fait avoir comme des gamins; quant aux contribuables, ils seront tristes de constater que l’argent dépensé ne reviendra pas dans nos caisses.

Le déséquilibre des comptes de l’Etat qui nous conduit à l’explosion de la dette, trouve sa source dans le compte d’investissement. C’est là que les finances publiques genevoises dérivent et c’est cet élément que le
Conseil d’Etat se garde bien de communiquer depuis de nombreuses législatures.

Cela correspond à une vieille habitude genevoise qui veut que l’on oublie
sciemment les investissements comme si ces derniers ne devaient pas être
financés ou amortis, à moins qu’il ne s’agisse d’un héritage négatif pour les
générations suivantes ou une autre espèce de « mort à crédit ».

En l’état, nous ne pouvons accepter les comptes 2013 qui font preuve
d’irresponsabilité au niveau de l’investissement, talon d’Achille des finances
publiques genevoises.

Nous vous conseillons donc de les refuser afin d’exprimer un signal fort contre une gestion désastreuse de nos comptes.

François Baertschi, rapporteur de minorité pour les comptes, député MCG

16:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

18/05/2014

P+R français: de très mauvais parkings!

Le MCG a fait du 18 mai un vote de principe sur le financement de parkings P+R en France et le Peuple genevois lui a donné raison. En effet, ce n'est pas aux Genevois de décider sur ces infrastructures ni de financer ces projets mais bien aux Français; du fait également que les Genevois n'arrivent pas à financer les rénovation des écoles et d'autres bâtiments publics ou infrastructures, il est clair que cela ne doit pas être de notre domaine.

Ceci dit, comme le relevait un bon connaisseurs des transports cet après-midi, il s'agit de très mauvais projets pour la presque totalité de ces parkings qui sont mal situés et ne peuvent en aucune façon améliorer d'un iota la mobilité à Genève.

En votant non, les Genevois ont échappé à de très mauvais dispositifs, qui se seraient soldés par un gaspillage et une efficacité soit proche de zéro soit négligeable. Il s'agissait d'un attrape-nigauds bien à l'image de l'utopie dangereuse du "Grand Genève", qui fait le bonheur des brasseurs de concepts creux et d'idées vides.

Genève n'a pas les moyens de financer des projets français mais s'ils sont très mauvais - comme ces P+R - nous n'aurons aucun regret. Seules les personnes qui se sont fait berner pourraient en vouloir aux partisans de ces parkings-fantômes. Mais le Peuple, dans sa sagesse, a fait preuve d'un bon sens salvateur.

16/03/2014

PPE and co.: comment la montagne accouche d'une souris!

Nouveau venu au Grand Conseil à l'automne dernier en tant que député, j'ai eu la curieuse impression que les débats de jeudi et vendredi étaient hors sujet, mais vraiment complètement à côté de la plaque.

Ou comment la montagne a accouché d'une souris, à défaut d'un vrai débat de société.

Jeudi soir, on examinait la proposition d'un contrôle externe. Il ne s'agissait que de l'application d'un article de la nouvelle Constitution qui demande: un réviseur financier externe ou le contrôle financier par la Cour des comptes. C'est binaire. A mon sens, en 30 minutes les opinions des uns et des autres auraient pu  s'exprimer. Les opposants à cette spécialité genevoise (contestée avec de bonnes raisons) ont aussi la possibilité de changer cet article de la nouvelle Constitution.

Vendredi soir, la loi qui limite les abus dans la vente de PPE (Propriété par étage) a également permis à un psychodrame de se dérouler dans la Salle de l'Hôtel de Ville. Les députés ont reçu une pluie d'amendements techniques sur leurs bureaux, les anathèmes ont fusé, les esprits se sont échauffés et la tentation de s'exprimer a prolongé les débats, jusqu'à la décision bienvenue du Bureau de réduire les temps de parole afin de venir à bout de la question. Nous ne sommes donc pas restés à débattre jusqu'à épuisement à 4 heures du matin!

Je me demande ce qu'a compris de ces débats techniques le courageux citoyen qui a suivi le débat sur internet (Léman Bleu ne diffuse plus, ce qui est un recul de la démocratie).

Résumons grossièrement: l'ensemble du Parlement était favorable à une loi demandant un contrôle de la vente des PPE en zone de développement pour éviter que des spéculateurs achètent 5 à 15 appartements à un prix protégé afin de les revendre avec profit. Mais cette loi, rédigée par le Département et donc trop bureaucratique, oubliait certaines réalités en particulier les cas d'absence pour de bonnes raisons comme le divorce ou le départ à l'étranger. Un ensemble de députés ont demandé des assouplissements mais aussi plus de précisions et des contraintes supplémentaires, par exemple en empêchant les "hommes de paille".

Certes, le jeu politique et parlementaire pousse les députés à exprimer des idéologies. Ce n'est pas une mauvaise chose, si on n'oublie pas la réalité.

La solution choisie par une grande majorité du Grand Conseil (PLR, UDC, MCG, Verts, PDC) et acceptée finalement par le Conseil d'Etat est un compromis qui va faire du bien aux Genevois. Mieux encore: afin d'éviter toute spéculation de dernière minute, la loi a été acceptée immédiatement.

L'objectif était double: empêcher les abus dans la vente de PPE et ne pas bloquer les projets par des mesures irréalistes. N'oublions pas que ces projets comportent aussi des logements sociaux en parallèle des PPE.

Cela prouve une fois de plus que les bonnes solutions pour les citoyens ne se situent ni à gauche ni à droite mais hors de ces clivages d'une autre époque. Pour le bien de tous.

Pour l'heure, l'objectif semble être globalement atteint. Et si par hypothèse très incertaine la loi se révélait mauvaise, il serait temps d'en changer.

 

25/02/2014

Emeutes à Champ-Dollon: faillite de la justice genevoise

Les médias nous apprennent que les émeutes se multiplient à Champ-Dollon, comme l'indique en particulier un article de la Tribune:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ministere-public-...

Si nous nous retrouvons dans cette situation, c'est en raison du laxisme des justices genevoise et suisse, qui préfèrent défendre le droit des criminels plutôt que de protéger les victimes. Cette faiblesse attire des délinquants de tous horizons qui voient leurs attitudes soutenues par nos autorités judiciaires.

Il n'est pas étonnant que les juges genevois soient effrayés par une vraie politique criminelle qui décourage véritablement les délinquants. Pour cette raison, le MCG, qui réclame la plus grande fermeté, n'a pas de magistrat de carrière tout simplement parce qu'il défend les citoyennes et les citoyens et non pas des idéologies juridiques d'un autre temps qui ont fait faillite.

L'affaire de la Pâquerette est tout à fait symptomatique de cet état de fait et de cette dégradation de la justice genevoise.

Le MCG réclame une tolérance zéro envers les criminels professionnels, ultra-dangereux, qui profitent de sévir à Genève, paradis pour délinquants endurcis.

Face à cette mollesse générale de la justice, nous devons souvent choisir les moins mous à défaut de choisir les plus durs. Cette même justice sait se montrer sévère envers les citoyennes et citoyens ordinaires pour des affaires de famille ou de circulation, ce qui est d'autant plus choquant. On s'attaque en priorité aux petits poissons: c'est la politique des partis PLR et PS, les chefs d'orchestre du Palais de justice, qui est bien malade aujourd'hui.

Voilà où nous mène le triomphe des petits mous, des grands mous, des supermous.

Il nous faut une vraie politique de tolérance zéro en matière de grande criminalité.

15/02/2014

Pitoyable manifestation contre la démocratie à Genève

Vendredi soir, quelques dizaines de jeunes endoctrinés ont frisé l'émeute et la violence à Genève.

Autrefois, on défilait pour la liberté et la démocratie.

Ces tristes individus, manipulés par les officines subventionnées de l'extrême-gauche, ont manifesté contre la liberté et la démocratie, c'est-à-dire contre le résultat démocratique du 9 février, un vote consacré à l'initiative démocratique et modérée contre l'immigration massive, qui va redonner à la Suisse et à Genève leur souveraineté.

Mobilisés contre la démocratie, contre les partis UDC et MCG, ces manifestants dictaturophiles démontrent combien la gauche est extrémiste et dangereuse pour nos institutions démocratiques, contrairement à ce que prétendent les médias eux-mêmes endoctrinés par ces idéologies anti-démocratiques.

Il convient de prendre au sérieux ces groupuscules ultra-minoritaires qui se sont développés grâce aux subventions de la Ville de Genève, qui soutient les groupes extrémistes pour garder le pouvoir dans les mains de la gauche.

Ce double jeu n'est plus supportable.

Le vrai fascisme et la dictature, ce sont les ennemis de la liberté qui ont tristement défilé vendredi 14 février.

09/02/2014

Non à la dictature européenne, oui à la souveraineté suisse!

Le 9 février 2014 est un grand jour pour la Suisse. Nous avons retrouvé notre souveraineté sur un point central: l'immigration.

L'initiative mesurée et très souple qui a été votée permettra de remettre l'église au milieu du village, de redonner aux citoyens et aux habitants leur dignité, à notre pays sa souveraineté.

C'est un OUI à la souveraineté suisse, malgré tous les fantasmes et tous les délires.

C'est également un acte de résistance face à la dictature européenne qui est en train de s'installer à Bruxelles.

Les bureaucrates incompétents de l'Union européenne - la Commission européenne, organe décisionnaire de type dictatorial sans réelle légitimité - menacent discrètement la Suisse et le Conseil fédéral, comme des petits élèves qui devraient se présenter devant un maître d'école.

Bruxelles est tombé bien bas. C'est minable, c'est lamentable.

Après avoir ruiné les peuples d'Europe, l'Europe du Sud surtout et la Grèce en particulier, après avoir fait perdre du pouvoir d'achat, après avoir détruit les économies de pays, voilà qu'elle veut nous donner des ordres.

Reprenant un concept du grand philosophe allemand Hegel, Marx disait dans une de ses oeuvres bien connues "le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte" que l'histoire se répète, mais que la tragédie peut se transformer en bouffonerie, Napoléon Ier laissant la place à Napoléon III: «Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter: la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.»

 
La grande Europe tragique et totalitaire du 20e siècle deviendrait au 21e siècle une farce bureaucratique tout aussi étrangère à l'esprit de notre continent.
 
L'utopie européenne travaille sur le mode de la dictature.
 
Les vrais démocrates ne peuvent que se réjouir de cette victoire de la souveraineté suisse ce 9 février 2014.

27/01/2014

Les cocus de la libre-circulation et de l'Europe!

Nous découvrons dans la presse qu'à Genève des travailleurs polonais étaient employés à 4 francs de l'heure sur un chantier des HUG.

La Tribune publie un article édifiant sur une situation proprement scandaleuse:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/quatre-ouvriers-p...

Il est intolérable que cela ne soit pas une entreprise genevoise et des travailleurs genevois qui aient été engagés, alors que cet argent est dépensé par les contribuables genevois.

Rappelons que le chômage a augmenté dans le secteur du bâtiment à Genève - malgré les dépenses pharaoniques pour le contribuable du CEVA - et que de nombreuses entreprises tirent la langue.

C'est logique. Les ouvriers se sont fait duper par les syndicats ouvriers comme les petits patrons se sont fait avoir par les syndicats patronaux.

Nous nous retrouvons face à deux équipes de cocus et à des pseudo-gestionnaires - en particulier aux HUG - qui sont incapables de comprendre l'irresponsabilité de leur politique. Il est vrai que l'Hôpital compte de nombreux frontaliers - aussi parmi les cadres - ce qui explique cette situation catastrophique.

Vous voulez être les cocus de la libre-circulation et de l'Europe? Moi pas, je voterai OUI à l'initiative contre l'immigration massive et l'afflux incontrôlé de frontaliers!

22:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6)

23/01/2014

Salaires en baisse à l'aéroport: il faut voter OUI à l'initiative contre l'immigration massive!

 

La question des salaires à l'aéroport a été posée au Grand Conseil par plusieurs résolutions et autres textes. Le MCG a déposé un projet de loi demandant notamment des conventions collectives de branches, ce qui est une solution pour protéger les travailleurs résidents genevois.

La priorité de l'emploi devient de plus en plus une nécessité. L'utopie européenne a été dramatique pour les employés de Gate Gourmet, héritière de Swissair.

J'ai signé le rapport de majorité sur la Pétition P1884 baptisée contre le dumping salarial à l’aéroport (On est tous des Gate Gourmet). Il y a un problème, personne ne le contestera, mais il faut apporter les bonnes réponses et le combat syndical de type post-soixante-huitard, avec une violence physique dans les locaux de Gate Gourmet, a été contre-productif.

La pression sur les salariés à l'aéroport, qui fait souffrir les employés, n'est possible que grâce à la libre circulation et à la dérégulation du marché de l'emploi. La gauche rêve d'un internationalisme utopique qui ne profite qu'aux patrons. Les petits patrons de PME rêvent de profiter du système alors qu'ils vont se retrouver broyés par plus malins qu'eux.

Ce marché de dupe ne peut cesser que par un OUI franc et massif à l'initiative contre l'immigration massive et l'afflux de frontaliers.

Dans la partie conclusion et perspective de ce rapport de majorité, sont résumés les principaux enjeux de cette affaire et les limites de l'action syndicale. C'est la politique qui décide de Bruxelles ou de Berne alors que Genève se tait.

C'est une raison de plus de voter OUI à la souveraineté de la Suisse sur le marché du travail!


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Conclusion et perspectives

1.       La déconfiture de Swissair et l’échec d’une politique utopique d’ouverture.

Le conflit entre le syndicat SSP et l’entreprise Gate Gourmet est en soi un révélateur des contradictions de notre époque. A l’origine – non du monde mais de l’aviation en Suisse – il y avait Swissair, compagnie prestigieuse et de haut niveau, dont le département catering est devenu une entreprise baptisée « Gate Gourmet ».

Autrefois protégés par une compagnie respectée et artisans de cette qualité suisse qui nous était alors enviée, les employés et dirigeants de Gate Gourmet se sont retrouvés orphelins et envoyés dans une concurrence de plus en plus féroce.

Les employés de Gate Gourmet ont payé cash les erreurs de stratégie du groupe Swissair parti dans des projets mégalomaniaques et menant au grounding qui a détruit la prestigieuse compagnie aérienne.

Il convient de rappeler que Swissair avait été un des lobbys les plus actifs pour exiger la conclusion rapide des accords bilatéraux qui étaient estimés par ailleurs comme indispensables à sa survie. Avec le recul, on peut constater que cette politique de prétendue « ouverture » avec l’acquisition de nombreux canards boiteux du type Sabena ou Air Liberté a causé la chute de Swissair.

Les victimes de cette politique utopique ont été surtout les employés de la compagnie aérienne et notamment ceux de Gate Gourmet, dont l’entreprise se retrouve prise aujourd’hui dans une concurrence parfois féroce.

 

2.       Les règles de concurrence imposées par Berne et par l’Europe

Comme l’a indiqué avec précision le directeur général de l’Aéroport, l’AIG doit respecter une concession accordée par Berne qui lui laisse une très faible marge de manœuvre. La dévolution des pouvoirs de notre aéroport à des conditions de plus en plus invasives et précises de l’Union européenne qui impose d’avoir deux sociétés concessionnaires en concurrence par branche d’activité, et bientôt trois. L’extension de la convention collective de l’hôtellerie-restauration, moins généreuse, au domaine aérien a été décidée par la Confédération, en raison du fait que des acteurs du catering sont extérieurs au site des aéroports. Dans les deux cas, l’Union européenne et la Berne fédérale ont fait passer la concurrence et la liberté du commerce avant la défense des salariés.

Ce renforcement de la concurrence rend la tâche difficile à Gate Gourmet, ce qui crée des tensions.

 

3.       Impuissance des autorités genevoises

Le Conseil d’Etat a été tenu informé de ce conflit, ce qui a incité une majorité de commissaires à ne pas lui renvoyer la pétition mais à la déposer sur le Bureau du Grand Conseil.

Il convient d’ajouter que la marge de manœuvre actuelle du Conseil d’Etat est faible, étant entendu que le cadre est fixé comme un carcan par les prescriptions de l’Union européenne et de la Confédération.

Il ne reste donc au Gouvernement qu’un rôle de bons offices entre deux parties en conflit. Sa marge de manœuvre est, dans les conditions actuelles, très étroite puisque les décisions déterminantes sont prises aujourd’hui à Berne ou à Bruxelles.

 

4.       Paix du travail et syndicalisme de combat

Indépendamment des conditions générales du marché du catering et de l’historique de Gate Gourmet, nous nous retrouvons ici face à un syndicalisme de combat, qui est en rupture complète avec la tradition.

Depuis les années 1930-1940, la Suisse a connu ce que l’on a coutume d’appeler « la paix du travail ». Au lieu de se perdre dans des conflits stériles et violents, les syndicats ouvriers et patronaux ont décidé d’utiliser la négociation et le dialogue, ce qui a permis d’avoir des décennies de prospérité et d’en partager les fruits avec les travailleurs.

Après mai 68, est apparu un syndicalisme de combat influencé par les idéologies gauchistes et en rupture complète avec la paix du travail jugée ringarde.

L’occupation de Gate Gourmet – avec des violences physiques – par quinze personnes, dont une majorité de syndicalistes et une minorité d’employés de l’entreprise, se situe dans la lignée de ce syndicalisme de combat post-soixante-huitard.

Cela s’est malheureusement soldé par le licenciement des employés qui ont participé à ce coup de force, les autres grévistes étant épargnés.

 

5.     5. Grand tintamarre médiatique

Présent à de nombreuses occasions avec de grandes banderoles, le syndicat a su orchestrer un grand tintamarre médiatique avec un certain talent. Si l’expression d’une opinion est respectable, elle ne doit pas effacer le débat démocratique ni l’écoute de l’autre partie, c’est-à-dire la direction de Gate Gourmet publiquement mise en cause, alors qu’elle fournit des conditions de travail plus favorables que la concurrence ou la place aéroportuaire zurichoise.

L’affaire Gate Gourmet est avant tout le constat d’échec du dialogue social entre une société et un syndicat.

Souhaitons qu’une solution puisse être trouvée pour les employés qui ont perdu leur travail après avoir participé à l’action syndicale, afin de limiter les dégâts de cette affaire.

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21/01/2014

Genève doit choisir le modèle de Monaco

Les Monégasques protègent leurs habitants et ils ont bien raison. La principauté de la Côte d'Azur pratique depuis des décennies l'engagement prioritaire des habitants de ce petit pays. C'est le modèle à suivre.

Le MCG vient de déposer un projet de loi qui s'inspire de l'exemple de Monaco pour la priorité de l'engagement aux résidents locaux. Vous trouverez ci-dessous le texte de ce projet de loi ainsi que l'exposé des motifs.

Au lieu de vouloir se dissoudre dans l'Europe, le MCG propose des solutions originales qui permettront aux résidents genevois de tirer leur épingle du jeu dans le grand bazar de la mondialisation.

 

Projet de loi

Modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. Instaurer la préférence cantonale pour l’emploi sur le modèle monégasque

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève

décrète ce qui suit :

Article 1 Modification

La Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012 est modifiée comme suit.

 

Article 186 Emploi (nouvel alinéa)

Al. 3 La priorité de l’emploi est assurée aux Citoyens suisses et aux résidents genevois pour l'accession aux emplois publics et privés.

 

Article 2 Période transitoire

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle. Les services de l’Etat, les communes et les établissements de droit public disposent d’une période transitoire maximale de trois ans, à partir de cette date, pour mettre leurs règlements en conformité.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Le 6 octobre, les électeurs ont exprimé un signal clair à ce Grand Conseil, en plébiscitant le MCG qui a défendu la préférence nationale au niveau de l’emploi.

Des personnalités, souvent mal inspirées, ont prétendu que nous n’aurions pas le droit de défendre cette préférence cantonale et qu’elle serait impraticable dans les faits.

Au contraire, un pays pratique cette priorité de l’emploi non seulement dans le secteur public mais également dans le privé. Il s’agit de la Principauté de Monaco.

En effet, dans le but de protéger les habitants locaux, les Monégasques ont eu la sagesse d’inscrire une préférence à l’emploi dans leur Constitution qui date de 1962 déjà, ce qui n’offusque personne tant cela est logique. Contrairement à Genève, Monaco a eu l’intelligence de ne pas laisser des hordes de demandeurs d’emploi envahir sa belle Principauté.

Le texte de la Constitution monégasque du 17 octobre 1962 est d’ailleurs très explicite :

« (…) Art. 25 - La liberté du travail est garantie. Son exercice est réglementé par la loi.

La priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés, dans les conditions prévues par la loi ou les conventions internationales. »

A notre connaissance, personne ne s’est offusqué de l’application de ce principe qui a permis une bonne entente entre Monaco et les régions environnantes françaises.

 

S’inspirant du modèle monégasque qui permet depuis des décennies de garder une cohésion sociale et d’offrir des conditions de vie décentes aux citoyens monégasques, nous avons déposé le présent projet de loi, qui est de niveau constitutionnel, étant entendu qu’il s’agit d’un principe général.

Quant aux accords bilatéraux, ils sont tout à fait respectés. Le présent projet de loi ne fait aucune discrimination quant à la nationalité pour des emplois, puisque nous appliquons une préférence au lieu de domicile ce qui est un autre principe. De plus, il ne s’agit pas d’une discrimination mais d’une priorité à l’embauche, ce que la France pratique en étendant très largement l’engagement exclusif de ses nationaux à un certain nombre de secteurs économiques, comme la fonction publique.

Rappelons la teneur exacte des accords bilatéraux signés entre la Suisse et l’Union européenne sur la libre circulation des personnes :

« Art. 2 Non-discrimination

Les ressortissants d’une partie contractante qui séjournent légalement sur le territoire d’une autre partie contractante ne sont pas, dans l’application et conformément aux dispositions des annexes I, II et III de cet accord, discriminés en raison de leur nationalité. »

La non-discrimination concerne uniquement la nationalité, ce qui n’est pas mis en cause par le principe de priorité au résident tel que le formule le présent projet de loi.

Il serait également peu défendable qu’un dispositif toléré de longue date à Monaco soit refusé aux citoyens genevois.

Il convient ici de préciser le principe de priorité. Il ne s’agit pas de licencier ou d’exclure un travailleur, mais d’agir au moment de l’embauche.

De manière ordinaire, un employeur va favoriser naturellement un employé : celui qui a un contact facile dans la profession de vendeur ; un ouvrier habile de ses mains pour un travail manuel par rapport à celui qui ne l’est pas.

Cela correspond logiquement au principe général d’engagement, qui est fondé sur des choix, donc des priorités et des préférences. Si on engage, par exemple, un chauffeur, celui-ci doit connaître les rues de Genève ou les artères principales. Selon le même principe, l’engagement prioritaire de résidents est un élément important qui structure notre société et que notre République genevoise a le droit souverain et le devoir de revendiquer.

 Face à la pression gigantesque de la mondialisation et de l’Union européenne, qui déstructurent le marché de l’emploi, nous devons imposer un principe protecteur qui est seul à même de protéger les travailleurs genevois.

Aujourd’hui, ce sont les salariés qui sont menacés, parce qu’ils n’ont eu aucune influence, contrairement à d’autres secteurs défendus par des lobbys (dont celui des frontaliers). Ils sont nombreux aujourd’hui à demander une régulation vraiment efficace du marché de l’emploi. La fonction publique commence à être déstructurée dans certains services de l’Etat de Genève.

Demain, ce sera le tour des médecins et des autres professions libérales. Ensuite, viendra le temps où les entreprises et sociétés locales seront menacées et, si nous laissons faire, il ne nous restera que nos yeux pour pleurer. Mais il sera trop tard.

Conséquences financières

Charges et couvertures financières / économies attendues

Aucune charge supplémentaire n’est attendue. En revanche, l’application de ce principe réduirait très fortement les dépenses sociales engendrées par le traitement du chômage et la désocialisation, ce qui allègerait considérablement le budget de l’Etat.

21:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

11/11/2013

L'extrême droite? Le socialisme...

Le lendemain d'élection déstabilise certains individus, surtout quand il y a l'émergence d'une nouvelle force et du MCG. J'ai connu le dénommé Cuénod quand, journaliste à Genève, il défendait becs et ongles la culpabilité du lampiste du casse du siècle (un communiste brésilien emprisonné qui a clamé pendant des années son innocence, innocence qui a finalement été reconnue par la justice). A l'époque, il s'était fait remarquer par sa complaisance envers le Palais de justice, puis par ses chroniques mi-amusantes mi-conformistes de la vie parisienne. Désolé, j'ai un autre tempérament et d'autres valeurs, puisque, pour moi, l'innocence n'a pas de parti et ne doit pas dépendre d'une fausse fidélité envers les institution. Elle n'est tout simplement pas négociable.

De cet ancien collègue, qui n'a pas toujours eu la lucidité suffisante (mais l'erreur est humaine), je découvre, sur un blog de la Tribune, la description qu'il fait du MCG, le qualifiant de parti d'extrême-droite, ce que le MCG n'est pas pour toute personne de bonne foi. C'est sans doute l'air de Paris qui ne réussit pas à certains.

Dans le même registre, je suis déçu d'avoir entendu dimanche dernier une personnalité intelligente, le président du Parti socialiste genevois, Romain de Sainte-Marie, que je respecte pour ses qualités humaines et politiques, traiter le MCG de parti d'extrême-droite. Il a certes la liberté d'exprimer son opinion mais j'en ferai de même en m'interrogeant sur les origines très troubles - pour ne pas dire moins - du socialisme qui fut parfois au 19e siècle l'acteur de liaisons dangereuses avec certaines formes très claires d'antisémitisme. Ne parlons pas du "national-socialisme", qui démontre très bien un cousinage idéologique entre socialisme et nazisme, qui est bien évidemment très éloigné de la ligne suivie par Romain de Sainte-Marie. C'est la raison principale qui m'a dissuadé de rejoindre à une époque ce parti.

A ce jeu, chacun - ou presque - peut traiter l'autre d'extrémiste.

Le MCG, né en 2005, ne dispose pas de ce passé que certaines personnalités de gauche nous attribuent, en oubliant leur propre histoire qu'ils ne connaissent pas.

08/11/2013

Les commentaires gnangnans du Temps

On a connu une période où les éditoriaux étaient subtils et intelligents. Je suis tombé aujourd'hui - tombé est bien le mot, tant le texte est mauvais - sur un article du dénommé Yelmark Roulet en première page du Temps.

La question la plus bête: serait-ce une bonne chose de voter pour le MCG? Oui, le prétendu journal de référence ne semble pas connaître la subtilité. Aux électeurs d'en décider, M. Roulet, en espérant qu'ils seront moins simplistes que vous. Ce niveau bas de plancher nous laisse vraiment pantois, d'autant qu'il est englobé dans une mélasse innommable où sont décrites les qualités d'un prétendu conseiller d'Etat idéal.

C'est flasque, c'est mou et tellement primaire. Vraiment, certains médias sont fatigués et la fin de campagne est laborieuse.

Certains jours, la bêtise est difficilement supportable.

30/10/2013

La malédiction du sondage frappe à nouveau la Tribune!

Naïvement, en lisant la Tribune de Genève ce matin, j'ai cru qu'un vrai sondage scientifique avait été réalisé pour l'élection du Conseil d'Etat. Je m'attendais à voir un échantillon de 500 électeurs au minimum (1000 pour être plus sérieux) choisis par une société spécialisée dans l'étude de l'opinion.

Je m'apprêtais à voir des résultats qui, comme les précédents sondages, seraient démentis par les électeurs réels. J'en ai le souvenir amusé avec les essais antérieurs de la Tribune de Genève. Il semble y avoir une malédiction du sondage d'opinion à Genève!

Mais je tombe de très haut, pour arriver très bas. A la source de l'exercice, il y aurait environ 213 internautes volontaires qui ont exprimé leur opinion. Fort bien. Mais peut-on parler sérieusement de sondage d'opinion. Comme le dit mon voisin, "j'ai demandé à mon chien, à mon chat qui m'approuvent en toutes circonstances, et à ma femme qui me contredit un peu par habitude, pour avoir un échantillon représentatif"...

213 sondés, ça ne fait pas très lourd. Beaucoup moins que les candidats du Grand Conseil, ce qui démontre le désintérêt de la population et des lecteurs de la Tribune pour cet exercice de sondage.

Mais tant qu'à faire, pourquoi payer un institut scientifique, puisque les finances de la presse sont en mauvais état et le résultat sera dans tous les cas fantaisiste.

Pourtant l'enjeu échappe à ces gamineries. En induisant les électeurs en erreur par un sondage d'opinion fantaisiste, notre quotidien local fausse le résultat de l'élection. Certains Genevois seront ainsi incités à ne pas choisir certains candidats qui n'auraient aucune chance sur la base de ce qui est un exercice peu sérieux, pour ne pas dire plus. L'apparence scientifique de l'exercice, avec tableaux chiffrés à l'appui, rend encore plus grave cette manipulation de l'opinion publique.

Dans certains pays, en France sauf erreur, les sondages d'opinion sont régis par la loi et on ne peut pas publier n'importe quoi. Faudrait-il en arriver lä?

Vraiment, les sondages d'opinion n'ont jamais réussi à la Tribune, qui a joué aux apprentis-sorciers.

 

14:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)