05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

20/01/2016

Hausse des frontaliers: ça suffit!

Nous allons bientôt atteindre les 100'000 permis G (frontaliers) à Genève, ce qui inquiète particulièrement le Mouvement Citoyens Genevois, puisque leur nombre a dépassé les 95'000. Il y a une hausse de 8% pour l'année dernière, ce qui n'est pas tolérable, au moment où le nombre de chômeurs augmente ainsi que les personnes en fin de droit qui doivent recourir à l'aide sociale.

Le MCG tire la sonnette d'alarme.

Si l'Etat de Genève mène une politique active de préférence cantonale, pour embaucher en priorité les résidents genevois, il n'en va pas de même des entreprises privées.

C'est là où se trouve le problème.

Cette absence de sens civique est intolérable parce que cela a comme effet une augmentation des dépenses sociales payées par toute la collectivité. Dans le même temps, on nous demande de réformer la fiscalité en faveur des entreprises. Encore faut-il que les résidents genevois en profitent et non les nouveaux travailleurs frontaliers qui sont attirés à Genève.

Non, en 2016, une telle explosion de frontaliers, ça suffit!

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

FORTE HAUSSE DES FRONTALIERS DANS L’ECONOMIE GENEVOISE

Aucun sens civique de certains employeurs

Le MCG constate une nouvelle hausse excessive et scandaleuse du nombre de nouveaux frontaliers à Genève en 2015. Cette situation est le reflet de l’attitude de certains employeurs qui n’ont absolument pas compris le message du Peuple exprimé le 9 février 2014, pour mettre fin à la hausse massive de l’immigration.

Selon l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), le nombre de permis G est passé de 88'000 à 95'000, alors que nous avons une hausse intolérable des personnes sans emploi et à l’aide sociale, produisant comme effet induit une explosion des coûts supportés par les résidents genevois.

Au moment où l’Etat de Genève fait un effort évident pour la priorité de l’emploi aux résidents genevois, de nombreuses entreprises privées ne cherchent que le profit et n’ont aucun sens civique, laissant ainsi à la population le lourd fardeau de leur gestion calamiteuse des ressources humaines.

A l’heure où le Peuple devra trancher sur une baisse d’impôts sur les entreprises, c’est un très mauvais signal qui risque de faire basculer l’opinion publique dans un refus de solidarité envers de nombreuses entreprises, qui montrent un très mauvais exemple.

Le MCG continuera à défendre le Peuple avant tout.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

18/01/2016

Nouveau dérapage du maire de Saint-Julien

De nouveau, M. Antoine Vielliard, maire de la ville de Saint-Julien-en-Genevois et membre du conseil d’administration des TPG, se distingue par des propos inadmissibles à l’égard de notre système démocratique suisse.


En effet, cette personne a fait part de son opinion sur le réseau social Facebook, critiquant non seulement l’initiative déposée par le MCG relative à la dénonciation de l’accord franco-genevois de 1973 mais surtout notre démocratie directe et en particulier le droit d’initiative.
Dans son texte, M. Vielliard laisse à penser que le Peuple suisse vote la tête dans un sac, n’étant pas bien informé des sujets sur lesquels il se prononce. D’autre part, il se permet de critiquer la péréquation fiscale de solidarité entre les cantons.
Ces propos arrogants sont inadmissibles et démontrent à quel point il méprise nos institutions ; nous déplorons que l’argent versé par Genève à sa collectivité puisse être considéré comme un dû sans aucune reconnaissance. Le MCG dénonce catégoriquement ce genre d’attitude.
M. Vielliard au lieu de critiquer la Suisse ferait mieux de la remercier parce que lui et sa Ville profitent amplement de la prospérité et du dynamisme économique de notre pays.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

15/01/2016

Les chiffres faux de François Longchamp !

Pour le président du Conseil d’Etat François Longchamp, tous les moyens semblent bons afin de s’attaquer à l’initiative MCG qui demande la fin du « cadeau royal fait à la France » (TDG 13.1.2016). Il multiplie les contre-vérités et les erreurs afin d’abuser les Genevois ; par ailleurs, il laisse entendre que l’accord de 1983 s’appliquerait en cas d’abrogation de l’accord de 1973 visé par le MCG. En fait, il s’agit d’un mensonge éhonté, qui vise à duper les Genevois. C’est l’accord de 1966, qui s’applique. Contrairement à ces allégations trompeuses, il n’y aurait pas une dépense supplémentaire de 250 à 300 millions mais une économie de ce même niveau. Quant à ces prétendus classeurs transmis au Grand Conseil, qui indiqueraient la liste des destinataires, on ne les trouve pas à la Commission des finances. Se sont-ils évaporés ? Il semble que la manne soit distribuée loin de Genève et selon la fantaisie de certains. Cela ne peut plus durer.

François Baertschi, Député membre de la Commission des finances

 

(lettre de lecteur parue le 15 janvier 2016 dans la Tribune de Genève)

12/01/2016

Impôts à la source: mettons fin au racket fiscal !

Arrêtons de faire des cadeaux fiscaux aux frontaliers. Voici un projet de loi déposé par le MCG qui sera prochainement examiné et qui est dans la suite de l'initiative MCG (Stop au cadeau royal à la France) qui vient d'être déposée avec 8549 signatures.

Le MCG défend concrètement les intérêts de Genève mais aussi une réelle équité pour notre région. Nous devons impérativement changer notre politique régionale.

 

Projet de loi

Mettons fin au racket fiscal organisé en faveur des frontaliers, avec la complicité du patronat et des syndicats!

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Loi sur l’imposition à la source des personnes morales et physiques (LISP) (D 3 20) du 23 septembre 1994 est modifiée comme suit.

 

Article 6A Commission consultative (nouvel article)

 

1 Sous la dénomination « commission consultative en matière d'impôt à la source » est constituée une commission consultative composée de 12 membres.

2 a) Le Grand Conseil élit un membre par parti représenté en son sein;

  1. b) les autres membres sont nommés par le Conseil d’Etat pour leurs compétences en matière fiscale.

 

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur lors de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

Alors que nos finances se trouvent dans une situation difficile, l’Etat de Genève continue à faire des cadeaux fiscaux au travers de l’impôt à la source, qui offre des conditions trop généreuses. Les contribuables genevois sont contraints aujourd’hui de financer leurs homologues frontaliers qui bénéficient de conditions beaucoup trop favorables et de privilèges incroyables, offerts par les modalités actuelles de l’impôt à la source

Alors que le contribuable ordinaire se trouve face au mur de l’administration et doit affronter une grande rigueur, le Conseil d’Etat, pour plaire de manière outrageuse aux frontaliers, a mis en place un système d’autogestion des impôts au travers de la Commission consultative en matière d'impôt à la source, qui comprend 2 de leurs membres ainsi que des alliés des milieux syndicaux et patronaux, avec une présence très minoritaire de l’administration fiscale.

C’est par la voie d’un règlement édicté par le Conseil d’Etat (D 3 20 03) que cette commission consultative a été créée avec l’organisation suivante (art. 3 al.3)  :

« Elle est présidée par le conseiller d'Etat chargé du département des finances et est composée de :

  1. a) un représentant de l'Union des associations patronales genevoises;
  2. b) deux représentants de la Communauté genevoise d'action syndicale;
  3. c) un représentant de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève;
  4. d) deux représentants du Groupement transfrontalier européen;
  5. e) deux représentants de l'administration fiscale cantonale. »

 

En somme, les contribuables de cette catégorie s’attribuent à eux-mêmes des impôts très favorables, dans une commission où leurs défenseurs (groupement transfrontalier, milieux syndicaux ouvriers et patronaux) sont majoritaires, ce qui est un dumping fiscal largement défavorable aux résidents genevois.

 

Ce véritable scandale qui n’a pas d’équivalent démontre la faiblesse de l’Etat à Genève. Il convient de rétablir la République, ce que demande le présent projet de loi qui propose une commission composée de représentants du Peuple désignés par le Grand Conseil et de délégués du Conseil d’Etat.

 

C’est au travers d’un règlement, entièrement sous la coupe du Conseil d’Etat, qu’existe l’actuelle commission consultative. Pour empêcher une telle dérive et assurer aux citoyens-contribuables une véritable garantie, il est nécessaire que ladite commission figure expressément dans la loi. Quant à son champ d’action, il suffit de reprendre une partie de l’actuel règlement (D 3 20 03), en éliminant les éléments favorisant outrageusement les frontaliers, ce qui a été le but du Conseil d’Etat et ne doit plus être toléré :

 

« La commission a pour missions :

  1. a) d'informer le Conseil d'Etat des problèmes inventoriés en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales dans le canton de Genève, ou dans des domaines connexes touchant les contribuables imposés à la source;
  2. b) de proposer, tout en respectant les traités internationaux, la constitution fédérale, la législation fédérale, la constitution et la législation genevoises, ainsi que les contingences de la pratique, des solutions acceptables pour tous;
  3. c) de formuler des propositions visant à favoriser le rapprochement entre l'Etat, d'une part, et les contribuables imposés à la source, d'autre part;
  4. d) de conseiller le Conseil d'Etat sur l'évolution souhaitable de la politique en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales. »

 

On comprend à la lecture de ce règlement le pouvoir excessif que les travailleurs frontaliers ainsi que leurs alliés patronaux et syndicaux ont pris, afin faire perdre de l’argent aux caisses de l’Etat de Genève, non contents de faire déjà perdre des emplois aux résidents genevois.

 

Le but est clair autant pour les patrons cherchant à limiter les dépenses salariales que pour les syndicats désirant plaire à leur clientèle frontalière très active, quant au groupement transfrontalier il défend tout aussi logiquement ses membres.

 

Il convient de serrer la vis et de mettre fin à ces privilèges que Genève ne peut plus accorder. Ce projet de loi est un pas en cette direction, pour des impôts à la source qui ne soient plus un privilège fiscal mais qui répondent à une équité en relation avec la situation du contribuable lambda.

 

Au moment où l’Etat de Genève connaît des difficultés budgétaires, il est indécent de laisser la situation actuelle telle quelle.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

 

 

Conséquences financières

Il est certain qu’une commission véritablement indépendante augmentera les rentrées de manière notable et permettra ainsi d’équilibrer les rentrées fiscales de l’impôt à la source, parce que, dorénavant, c’est l’intérêt général qui primera et non les intérêts particuliers.

11/01/2016

Pour une nouvelle politique régionale à Genève: abolissons l'accord de 1973!

Il faut voir plus loin que le bout de son nez.

Genève devrait avoir le courage de changer sa politique régionale, qui part à la dérive.

Actuellement, la politique régionale est un échec à Bâle où les magasins transfrontaliers aspirent les consommateurs grâce aux transports publics qui traversent la frontière, où les entreprises suisses qui sont allés sur l'espace de l'aéroport s'en mordent les doigts.

A Genève, la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes est en train de tout détruire et la concurrence frontalière détruit à petit feu les entreprises genevoises et les conditions sociales des travailleurs.

Il faut un vrai changement. L'abolition de l'accord de 1973 est nécessaire pour sortir de l'utopie qui ne tient pas compte des réalités actuelles. Les sommes versées ne sont pas attribuées avec transparence et il existe des copinages ou de l'arbitraire dans l'attribution, ce que personne ne peut cautionner.

De plus, les sommes versées correspondent à la masse salariale des frontaliers mais pas aux impôts versés à Genève. En effet, de plus en plus de frontaliers ont vu leur fiscalité s'alléger grâce à la possibilité de nouvelles déductions.

Les contribuables genevois doivent-ils continuer à se faire plumer? Si certains sont assez stupides pour continuer sur cette voie, qu'ils ne se plaignent pas des impôts et taxes en hausse ainsi que des prestations à la baisse.

Arrêtons de mettre des lunettes roses! Agissons avec courage. C'est l'occasion que nous offre cette initiative, grâce à notre système démocratique suisse.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

Abolissons l'accord franco-genevois de 1973: pas de cadeau royal à la France

Le Mouvement Citoyens Genevois a réussi à récolter 8549 signatures, alors qu’il lui  fallait en déposer 7403. L’initiative demande au peuple genevois de dénoncer l’accord entre Genève et la France signé en 1973. Cet accord prévoit un versement de 3,5% de la masse salariale des frontaliers à titre de rétrocession de l’impôt à la source.

A l’origine, cet accord avait pour but d’aider les communes des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie à financer les infrastructures d’équipements publics pour accueillir les premiers frontaliers. Il était basé sur le bon vouloir des Genevois, à titre de solidarité. Le montant versé annuellement représente une somme allant de 250 à 300 millions de francs par an.

Les montants alloués aux communes françaises manquent de transparence et les attributions sont contestées par certains élus français. De plus, les départements concernés perdent de leur substance au profit de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui inclue lesdits départements. Il serait quand même invraisemblable que l’argent des Genevois serve à financer des équipements publics en Auvergne ou en Ardèche voire à Lyon.

De plus, les déductions fiscales sont très avantageuses pour les frontaliers et beaucoup de ceux-ci paient peu d’impôts voire pas du tout.

A l’heure où Genève rencontre des difficultés financières considérables, mettant en danger le bon fonctionnement de notre canton, ces centaines de millions qui représentent des milliards depuis 1973, nous devons reconsidérer notre trop grande générosité avec nos voisins. Nous n’avons plus les moyens d’une politique de folie des grandeurs avec une dette de 13 milliards et aucun budget pour 2016.

Aujourd’hui, le MCG a réussi pour la première fois à déposer une initiative populaire sans le concours d’autres partis politiques ou associations, ce qui démontre que notre Mouvement possède un ancrage politique bien établi et des structures d’organisation efficaces.

Il est bon de rappeler qu’il y a peu de temps, le MCG a réussi son référendum contre le financement par les Genevois des P+R en France.

Au nom du MCG, le Président remercie vivement toutes les personnes qui ont signé cette initiative ainsi que tous les élus et militants de base qui ont participé à la récolte des signatures.

Avec le MCG, Genève d’abord !

 

20/12/2015

Scandaleuses émeutes: un gouvernement totalement dépassé

L’incapacité de Maudet fait que Genève a été saccagée par des voyous. Son collègue du PLR François Longchamp les a encouragés en annulant une sanction votée par le Conseil municipal.


Nos institutions et notre Etat se retrouvent affaiblis après ce week-end de violences et de déprédations diverses sur les bâtiments. Les émeutiers ont semé la terreur.


Le MCG contre la violence
Le Mouvement Citoyens Genevois a été le plus virulent pour dénoncer les récentes émeutes issues de l’Usine, en particulier au Conseil municipal de la Ville. Mais la complicité de certains et l’absence de fermeté d’autres envers les dérives de la scène alternative expliquent la situation où nous nous retrouvons.
Le MCG demande le respect de la loi, en particulier à l’Usine où la manifestation de samedi dernier a terminé son parcours. Ce n’est pas un hasard si les élus du MCG sont priés de ne pas entrer dans ce lieu hautement subventionné.
Le Mouvement Citoyens Genevois ne fait pas des déclarations dans le vide, nous agissons et nous dérangeons ces individus qui refusent de respecter la loi.


Effets de la nouvelle loi sur la police
Si le conseiller d’Etat Maudet déclare être « furieux et scandalisé », il a pourtant une lourde responsabilité notamment par la mise en place d’une nouvelle loi sur la police (LPol) qui a pour conséquence de réduire les effectifs sur le terrain. Le MCG a là aussi été à la pointe du combat en déposant un référendum contre la LPol qui a passé de justesse. Par ailleurs, la police n’ayant plus les moyens de sa mission à cause de Maudet ne peut faire face à cette dégradation de la sécurité à Genève.
Quant au Département présidentiel de François Longchamp, la semaine dernière, il a cassé la décision du Conseil municipal (arrêté municipal), qui exigeait le paiement des dégâts occasionnés par la manifestation anti-Usine en déduction des subventions. Cette faiblesse du Conseil d’Etat a ainsi été prise comme une autorisation de tout casser par les manifestants. Ils savent maintenant que la violence et l’intimidation peuvent faire plier le Département présidentiel de François Longchamp.


Les citoyens paient les pots cassés
Le MCG réclame une politique plus ferme. Il faut arrêter de plier face aux émeutiers et prendre les mesures qui s’imposent. Genève est triste de voir ces scènes de désolation, ces boutiques cassées à la charge des artisans et commerçants, ces immeubles vandalisés, ces joyaux de notre culture détruits par des individus irresponsables. Les assurances ne remboursent rien et le département présidentiel n’oblige pas la Ville à payer les dégâts par compensation des subventions.


Des mesures fermes et immédiates
Les subventions continuent à être dilapidées pour des lieux qui engendrent la violence.
Nous nous trouvons à Genève face à un dramatique déficit d’autorité, qui crée une violence insupportable.
Pour nous l’Usine n’est pas un lieu de culture alternative mais un lieu où émergent le désordre et la violence. Nous exigeons des mesures fermes et immédiates contre cet établissement.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

14/12/2015

Un million de francs d'honoraires !

Le gestionnaire de fortune accusé d'avoir investi l'argent de ses clients dans les fonds Madoff, et d'avoir perdu 3 milliards de dollars qui lui étaient confiés, est donc innocent. La sentence du Tribunal de police est tombée. Dont acte.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/gerant-fortune-ac...

Il n'est pas ici question une seconde de remettre en doute un verdict de justice, au demeurant non définitif.

Et la presse nous apprend encore que cette personne, accusée à tort par un Procureur exagérément acharné, et dont les revenus annuels oscillaient entre 3 et 4,7 millions, s'était vue séquestrer inutilement ses avoirs cinq ans après son inculpation, avec le préjudice qui en était résulté.

Et le Tribunal en a donc tiré les conséquences qui s'imposaient sur le plan civil, à savoir:

Tort moral: 15'000.- francs

Préjudice économique: 1 million

Frais de défense: 1 million

Première remarque: la souffrance est bien mal rétribuée, ce qui n'est pas nouveau. Comme chacun sait, la jurisprudence de notre pays a été faite par de rugueux armaillis, dont la rudesse des conditions de vie a placé bien haut la barre de l'intolérable.

Deuxième remarque: le préjudice économique étant une notion à géométrie variable comme chacun sait, d'autant plus dans le domaine de la gestion de fortune, nul besoin de s'atteler à de fastidieux calculs. Un chiffre rond (à six zéros s'il vous plait), semble dont être une bonne mesure.

Troisième remarque: les honoraires d'avocat, au fur et à mesure de la casuistique judiciaire, ne cessent d'augmenter, contrairement aux salaires ou aux rentes de nos retraités et invalides.

Comprenons-nous bien, mon propos n'est pas d'apprécier la valeur, bien évidemment toujours insuffisamment reconnue, du travail des hommes de loi, et encore moins la justesse de leur rémunération. D'ailleurs, cette dernière relève de la sphère de négociation entre l'avocat et son client, seul ce dernier étant à même de juger de l'adéquation entre le travail effectué, voire le résultat obtenu, et le tarif pratiqué.

Néanmoins, pardonnez-moi de mettre en balance le million accordé ici, avec les difficultés que rencontrent quotidiennement de plus en plus de nos concitoyens, qui se lèvent chaque matin pour gagner péniblement de quoi nourrir leur famille et payer leurs primes d'assurance maladie. Certes un avocat n'est pas un ouvrier d'usine, et je ne doute pas une seconde que cette défense fut longue et complexe, puisqu'il a fallu aller jusqu'au Tribunal de Police pour faire éclater la vérité (cette même instance qui a reconnu coupable un certain Eric Stauffer d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants pour avoir acquis de la cocaïne sans aucune intention délictueuse afin de démontrer la réalité du trafic de stupéfiants à Genève. Condamnation motivée par le fait qu'il avait pris le risque de se faire déposséder de la drogue ainsi acquise entre l'achat et sa remise à la police, requise sur les lieux par lui-même afin d'interpeller le dealer).

Le salaire d´un travail à plein temps de deux ans d'un conseiller fédéral ou de près de 10 ans d'un fonctionnaire genevois au salaire médian, est donc sans doute un minimum nécessaire pour faire triompher la justice dans notre canton.

Mais quel est donc le message indirect de ce verdict? Si cet innocent n'avait pas eu les moyens d'avancer de tels honoraires pour sa défense, la justice l'aurait-elle broyé ?

Ainsi, soit vous êtes misérable, et la justice vous accorde l'assistance juridique, à charge pour vous de trouver un avocat disposé à travaillé pour ce tarif réduit (ce qui ne sera pas chose aisée), soit vous êtes riche et vous payez le maximum...que l'on vous remboursera si vous gagnez, et cela aux frais des contribuables. Quant à la classe moyenne, autant qu'elle oublie de se défendre. C'est au-dessus de ses moyens.

En attendant, nous continuerons à rechercher des pistes d'économies pour équilibrer les comptes de l'Etat et, qui sait, commencer à rembourser notre dette. C'est sans doute le prix à payer pour l'indépendance de notre justice...

02/12/2015

L'antisémitisme: péché originel du socialisme

Certaines insultes ne sont pas tolérables. En particulier, un blogueur de la "Tribune" traite le MCG d'antisémite, ce qui est le pire des mensonges et la plus flagrante des contre-vérités. Je démens avec la plus grande force ce qu'il faut considérer comme une "saloperie", excusez du terme.

Si le MCG n'a jamais été antisémite ni raciste, ce n'est pas le cas de l'idéologie dont se réclame ce triste personnage: le socialisme. Pour le constater, il suffit de lire un ouvrage de référence "L'antisémitisme à gauche - Histoire d'un paradoxe de 1830 à nos jours" de Michel Dreyfus aux éditions de La Découverte. On y apprend que de nombreux penseurs dits "socialistes", Proudhon mais pas seulement ainsi que des pères fondateurs de cette idéologie ont affiché un antisémitisme bien réel qui figure dans de nombreux livres ou archives.

"Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu des propos antisémites, mais sous des formes très différentes dans l'espace et dans le temps", résume bien l'auteur de ce livre passionnant sur la couverture de son ouvrage très précis et très bien documenté. On doit à cet historien d'avoir levé un véritable tabou.

A-t-on entendu les socialistes s'excuser du mal qu'ils ont fait? Les a-t-on entendu dénoncer les fondements troubles de leur idéologie? C'est le grand silence, alors qu'il y a une faute, un péché originel. Ils auraient pu s'appeler sociaux-démocrates comme leurs homologues allemands afin d'enlever toute ambiguïté. Non. Au grand jamais ils ne veulent renier leur triste passé, ils se contentent juste de le cacher.

Dans un premier temps face au blogueur de la "Tribune", également conseiller municipal de la Ville de ce parti de gauche, je me suis tu tant la bêtise ne mérite que le mépris. Mais, à la réflexion, il ne faut pas laisser une accusation mensongère basée sur du vent et de la malveillance se propager, surtout venant d'un milieu dont l'origine idéologique est aussi trouble. Certes, il y a eu - et il y a - des gens respectables et de grande qualité au sein de ce parti politique, pourtant ils resteront irrémédiablement entachés par ces éléments philosophiques troubles qui n'ont jamais été clarifiés.

Mais voilà, les membres actuels de ce parti sont pour la plupart ignorants des bases idéologiques et philosophiques de leur pensée politique. Ils n'en connaissent pas les fondements et surfent sur une grande superficialité.

Leur arrogance est tout à fait insupportable quand ils se font donneurs de leçons, alors qu'ils devraient en prendre, et devraient également avoir davantage de respect envers la pensée d'autrui. Nous attendons toujours leur "mea culpa" historique, des excuses publiques qui ne viendront pas.

Gardez vos scories idéologiques pour vous. Nous vous laissons votre antisémitisme historique et n'en voulons à aucun prix.

 

23/11/2015

Les HUG: échec de la gouvernance PDC !

Certains membres du PDC ne manquent pas d'air. En particulier le député Bertrand Buchs, qui à propos des HUG estime que "la gestion n’a jamais été saine". Il oublie qu'un magistrat de son parti a géré cette institution et que son directeur général, également PDC, est en grande partie à l'origine des dysfonctionnements que nous découvrons aujourd'hui. Au lieu d'un "mea culpa", qui serait d'actualité puisque le ménage est enfin fait dans cette institution, on entend l'inénarrable député Buchs attaquer des fantômes en essayant d'éviter des critiques évidentes.

Mon intention n'est pas d'attaquer un parti ni un député, souvent mieux inspiré, mais il y a des responsabilités que l'on ne peut pas esquiver.

Quant à la gestion générale des HUG, elle est difficile parce que l'on ne pilote pas aisément un paquebot de plus de 10'000 employés, avec beaucoup de talents mais également des rivalités et des embrouilles à ne plus finir. Au lieu de viser l'ancienne direction générale, qui a mené une politique contestable (carnotzet luxueux, voiture de fonction, gestion des factures problématique, etc.), certains veulent détourner l'attention sur le conseil d'administration, d'aucuns cherchant même à le supprimer ou à rattacher directement les HUG à la structure étatique. Rappelons que dans les années 1930 déjà - sans doute bien avant - il existait une commission administrative de l'Hôpital cantonal, ancêtre de l'actuel conseil d'administration. Ce n'est donc pas un hasard si ce mode de gouvernance a été pratiqué depuis si longtemps.

Au moment où les scandales sortent enfin et alors que la gestion s'améliore - peut-être trop lentement pour certains - il serait faux de vouloir détruire une structure qui aujourd'hui permet une réforme en douceur. Comme il ne serait pas adéquat d'arrêter un traitement à un malade qui commence à se rétablir.

04/09/2015

Initiative du MCG tout à fait conforme au droit

Suite au commentaire paru dans la Tribune sur l'initiative du MCG (Rétrocession à la France de l'impôt à la source), il est dommage que l'on n'ait pas pris contact avec le président Roger Golay, qui s'est entouré d'une équipe juridique avant de lancer cette initiative populaire.

Voilà ci-dessous un résumé et une explication démontrant que l'initiative est tout à fait conforme au droit.

 

Peut-on le faire ? OUI

Le 9 septembre 1966, la Suisse et la France ont conclu une Convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière dimpôts sur le revenu et sur la fortune. La règle de principe adoptée à cette occasion impliquait limposition du revenu du travail, au lieu où sexerce lemploi. Ainsi, les travailleurs frontaliers exerçant leur activité chez nous ne peuvent qu’être imposés ici.

Genève na jamais dérogé à cette règle et cest ainsi que les travailleurs frontaliers français sont imposés à la source, dans notre canton. Dautres cantons par contre (BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE, JU) sur la base danciens accords conclus en 1910 et 1935, qui prévoyaient une imposition des salaires au lieu de résidence des frontaliers, ont conclu un Accord, le 11 avril 1983, prévoyant que seule la France imposerait les travailleurs frontaliers et rétrocéderait au canton de résidence, 4,5% de la masse salariale brute. Cest ainsi que la Convention entre la Suisse et la France de 1966 a intégré cette exception lors dune modification ultérieure (art. 17, al. 4).

Genève, pour sa part, a négocié avec la France, "pour tenir compte des charges supportées par certaines communes des départements de lAin et de la Haute-Savoie", un Accord du 22 juin 1973, dans lequel la Confédération suisse nest pas partie, le Conseil fédéral s’étant limité à signer cet Accord pour le compte de Genève, conformément à la compétence qui est la sienne dans le cadre des relations entre les cantons et l’étranger (art. 56, Constitution fédérale). Selon cet Accord, Genève doit verser chaque année une compensation financière de 3,5% de la masse salariale brute. En échange, une fois par année, les Préfets des deux départements concernés doivent faire connaître lutilisation des sommes mises à disposition. Cet Accord peut être dénoncé pour la fin dune année civile, avec un préavis de six mois.

Il ne sagit donc pas dune Convention qui lie la Suisse à la France, mais uniquement la République et canton de Genève à la France et cela, même si Genève a été représentée par le Conseil fédéral pour la signature finale.

Pourquoile faire ?

Genève a aujourdhui une dette de 13 milliards, avec des politiques publiques fortement sous pression, notamment en relation avec le vieillissement de la population et laccroissement démographique, alors même que les recettes fiscales sont en baisse.

Les sommes ainsi versées à la France privent annuellement le canton et les communes dune somme denviron 270 millions qui manquent cruellement pour répondre aux besoins de la population.

De surcroît, Genève sest engagée dans la construction dune voie de chemin de fer dont le coût global sera proche de deux milliards, afin de faciliter la venue dans le canton des travailleurs frontaliers français (CEVA). Inversement, les projets exécutés par les départements français concernés, au moyen des sommes qui leur sont versées, restent peu transparents, à tel point quil est systématiquement demandé à Genève de faire des efforts financiers supplémentaires pour des projets ponctuels (P+R par exemple)

La dénonciation de cet Accord ne devrait en aucun cas placer les collectivités publiques françaises dans la difficulté, dans la mesure où les travailleurs frontaliers y résidant, apportent annuellement, à leur lieu de domicile, une masse salariale globale supérieure à six milliard de francs, ce qui contribue largement à lessor de la région.

Les risques de cette dénonciation ?

Certes, cette dénonciation, qui s'exprimera par la voix du Conseil fédéral, lequel ne dispose toutefois d'aucune marge de manœuvre, sagissant dune prérogative exclusivement cantonale, ne manquera pas dirriter la République française. Cette dernière, ces dernières années, na cependant jamais témoigné une particulière considération pour la Suisse, que lun de ses Ministres à même qualifié d’ "Etat voyou". Plusieurs réformes dans le domaine successoral ou de lassurance maladie témoignent de surcroît de la volonté des autorités françaises dimposer unilatéralement des solutions qui lui sont favorables, sans considération aucune pour les conséquences quelles peuvent avoir pour la Suisse. Indépendamment de ces considérations politiques, la dénonciation de cet Accord naura que des conséquences bénéfiques pour Genève qui continuera à percevoir limpôt à la source sur les travailleurs frontaliers, conformément à la Convention entre la Suisse et la France de 1966, et qui en bénéficiera pleinement. Ainsi, et contrairement à ce que certains ont cru pouvoir affirmer, en aucun cas la France ne pourrait décider, par représailles, dimposer les travailleurs frontaliers sur son territoire.

La dénonciation de lAccord de 1973 nest donc que le résultat de l’élémentaire bon sens

21/04/2015

Un nouveau parti est né: le PPDC

 

"Le MCG stoppé net" titre la Tribune de Genève au lendemain des élections municipales, non sans laisser transpirer une satisfaction de toute évidence longtemps retenue. Pourtant, l'examen attentif des résultats ne devrait guère inciter au triomphalisme du côté des adversaires de ce parti, né il y a dix ans à peine, et qui a largement transformé le paysage politique genevois.

Pour ce qui est des exécutifs communaux, par contre, il est vrai que la stratégie mise en place pour barrer la route aux candidats MCG est, pour l'heure, une réussite. Par des alliances autoproclamées "républicaines", un prêt-à-porter politique est présenté aux électeurs des communes sensibles, ou le sera pour le deuxième tour. De "républicain", ces alliances n'ont que le nom, puisqu'elles décrètent qu'une large partie de la population, accordant ses faveurs au MCG, renierait les principes de notre République, ce qui est tout simplement injurieux à son égard.

Ainsi à Vernier, PLR-PS-Les Verts, sur une liste commune, passent au premier tour, laissant le candidat MCG sur le carreau, alors même que celui-ci aurait sans doute fait davantage de voix que chacun de ses adversaires pris individuellement.

Par le jeu des alliances, accrochés à leurs sièges comme la bernique à son rocher, les partis "en place" décrètent que tout nouveau venu serait un danger pour l'ordre établi. Pour eux, mieux vaut encore collaborer avec un adversaire "classique", dont le jeu de rôles est prévisible, qu'avec un "populiste", qualificatif que l'on imagine procurer à celui qui le prononce une jouissance immédiate, tant il synthétise le mépris à l'égard de celles et ceux dont la seule préoccupation se résume à exprimer celles du peuple, ce peuple si peu conscient des défis de l'Histoire.

Ce sont ainsi des paquets ficelés qui sont présentés aux électeurs, sachant que la majorité d'entre eux ne les ouvrira sans doute pas pour jeter un coup d'oeil à l'intérieur.

Pourtant, le seul programme politique commun des candidats disparates de ces nouvelles alliances se résume à "barrer la route au MCG". Tout un programme n'est-ce pas? C'est du moins le message véhiculé, car personne n'est dupe. En réalité il s'agit de "rester à tout prix en place", entre nous, entre gens de bonne famille, politique s'entend.

Un nouveau parti politique est né: le PPDC, le plus petit dénominateur commun , "non au MCG". Voilà qui promet une législature sans histoires, comme on en avait l'habitude au bon vieux temps. Avec de petits scandales, certes, mais que l'on s'empressera d'étouffer. On n'est pas là pour compter les casseroles des autres quand on en a tant soi-même!

Souhaitons, pour la santé de notre République, précisément, que les abstentionnistes se réveillent avant le 10 mai, et qu'ils renvoient le PPDC à sa torpeur moite et gluante, dont il n'aurait jamais dû sortir.

07/04/2015

Insécurité: la plaine de Plainpalais sinistrée

L'actuel Conseil administratif de la Ville de Genève n'a pas été à la hauteur. Il n'a pas voulu instaurer le minimum de sécurité qui s'impose.

Un exemple: la plaine de Plainpalais ressemble, la nuit, à un coupe-gorge et à un repaire d'ombres inquiétantes. L'espace est tout à fait sous-éclairé, ce qui augmente l'insécurité et le sentiment de peur qui va avec. Rien de véritablement sérieux et efficace n'a été jusqu'ici réalisé.

Une habitante du quartier s'en inquiète et me demande pourquoi rien n'est fait et pourquoi on n'éclaire pas sérieusement cette plaine. Elle n'ose plus laisser sa fille passer dans un espace aussi menaçant et doit l'accompagner tout en étant elle-même peu rassurée.

C'est le résultat autant du laxisme et du laissez-aller que cultive la presque totalité des partis politiques de la Ville de Genève, mais nous retrouvons également une pseudo-écologie mal comprise qui pousse à sous-éclairer l'espace publique.

Il est plus urgent de sauver la vie de potentielles victimes, de rassurer les passants, qui sont trop nombreux à ne plus vouloir traverser cet espace central et à devoir faire un détour.

Une action efficace doit être menée pour rendre à nouveau vivables certains espaces abandonnés de la Ville de Genève.

Le 19 avril, votez MCG au Conseil municipal et au Conseil administratif. C'est urgent!

15/03/2015

Les "républicains" complices de la torture à Alger: des années vraiment sombres!

Au moment où certains se revendiquent à Genève du "front républicain" contre le MCG, ils feraient mieux de se plonger dans des livres d'histoire objectifs (de plus en plus rares). Et ils découvriraient que le gouvernement de Front républicain du socialiste Guy Mollet a été le grand artisan de la bataille d'Alger, avec un joli cocktail de tortures, assassinats sur fond de guerre civile. Ils avaient promis la paix et ils ont réalisé la torture ainsi que les disparitions à grande échelle: la méthode mensongère est toujours valable en 2015!

Ces partisans du Front républicain ont eu le culot, la semaine dernière au Conseil municipal d'Onex, d'évoquer les pages sombres de l'Histoire, qu'ils ne connaissent pas, puisqu'ils prétendent avec une infinie sottise que le MCG serait une réminiscence de la dernière guerre mondiale. En oubliant tout simplement que leur propre référence ramène au pire de l'Histoire politique, ces années où un gouvernement de Front Républicain - prétendument de centre-gauche - avec une grande quantité de socialistes, radicaux et autres, cautionnait ces actions pour sortir d'une crise politique.

Le MCG est né en 2005. Il n'a pas ce long passé et reste dans le "ici et maintenant" pour défendre les citoyens de notre République et canton.

Justement, quel est l'objet d'une critique aussi vive de la part des bien-pensants ignorants d'Onex? Des affiches sur lesquelles il est écrit "Onex, commune zéro frontalier". Parce qu'en quatre ans, sous l'égide du conseiller administratif MCG Eric Stauffer, aucun frontalier n'a été engagé par l'administration municipale d'Onex. C'est tout à fait légitime, objectif et devrait récolter l'approbation générale. Comme cela se fait sans contestation et très logiquement en France.

En effet, les frontaliers permis G n'ont pas vocation à être engagés dans des administrations municipales, toute personne un peu sensée en conviendra.

Le délire des partis traditionnels genevois et de leurs serviles suiveurs est peu compréhensible. Il l'est d'autant moins quand on connaît les taches qui marquent l'histoire de ces partis. Et la Suisse n'a pas été épargnée puisqu'une sombre histoire a mis en cause un procureur de la Confédération disparu dans d'étranges conditions dans les années 1950. Nous attendons toujours des excuses publiques de leur part, à moins qu'ils ne cautionnent les actions de leurs prédécesseurs.

22/01/2015

Une majorité d'imbéciles détruit le pont de Carouge

Au début du 19e siècle, à la fin de l'époque napoléonienne, on a échoué à détruire le pont de Carouge. Il a résisté, preuve de sa solidité.

Si les guerres n'ont pas pu démolir ce pont élégant et historique, une conjuration d'imbéciles et d'ignares a réussi, lors du dernier Conseil municipal de la Ville, à donner la mort à ce patrimoine remarquable.

C'est tout l'honneur du MCG d'avoir résisté à cette mesure idiote, seul contre tous.

Il est prévu de massacrer l'Hôtel de Ville. Va-t-on raser la cathédrale et la remplacer par un container ou fermer le jet d'eau?

A ce niveau, rien n'est impossible.

Depuis deux siècles, il y a urgence de détruire le pont de Carouge. Et comme le disait Audiard, les cons ça ose tout: la majorité du Conseil municipal de la Ville (sauf le MCG) se range dans cette catégorie.

Les vrais barbares ne sont pas ceux que certains médias serviles prétendent. Quand Genève sera totalement détruite, ce sera trop tard.

17/11/2014

Les lobbyistes de la santé débarquent au Grand Conseil

 

Il est vrai que les sujets d'importance en matière de santé sont généralement traités au niveau fédéral. C'est ainsi que les commissions de la santé du Conseil national et du Conseil des Etats sont gangrénées par les porteurs d'intérêts partisans, au point que les citoyens de ce pays peuvent vainement rêver à des réformes en leur faveur.

Cette situation est unanimement dénoncée, et Genève n'est pas le dernier canton à s'en plaindre.

Pourtant, quand ce mal frappe à notre porte, nombreux sont ceux qui cèdent au chant des sirènes et rares ceux qui prennent conscience de cette dérive sournoise qui s'insinue dans notre parlement.

Ainsi, il a suffi que Mauro Poggia, conseiller d'Etat MCG, et responsable de la planification hospitalière cantonale, ne cède pas aux exigences financières des cliniques privées, pour que celles-ci déclenchent une campagne médiatique de désinformation et de dénigrement à son encontre. Aucun parti politique représenté au Grand conseil n'a échappé aux actions des "chargés de communication" (terme courtois pour qualifier ces mercenaires du marketing) de nos chères cliniques.

La gauche et le MCG, mais aussi des députés à l'esprit indépendant, ont bien compris qu'il s'agissait, ni plus ni moins, que de démanteler progressivement le service public confié aux HUG, en obtenant un subventionnement étatique pour une activité privée profitant à des actionnaires, et que Mauro Poggia ne combattait aucunement les cliniques privées, mais se bornait à défendre une médecine de qualité pour le plus grand nombre de Genevoises et de Genevois.

Alors qu'il aurait suffi d'interpeller le magistrat en commission de la santé pour obtenir toutes explications utiles, certains députés se sont eux-mêmes transformés en lobbyistes, déposant questions et motion accusatrices, immédiatement médiatisées.

A y regarder de plus près, je me dois, en tant que président de l'Association suisse des assurés de Genève (ASSUAS), de dénoncer:

- que Jean-Marc Guinchard, député PDC, auteur d'une question écrite, fut 10 ans secrétaire général de l'Association des médecins de Genève. Il est soutenu dans sa démarche par Bertrand Buchs, médecin, également PDC, parti dont Philippe Glatz, vice-président de la Clinique des Grangettes, fut président (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-0479987-6&ofrcLanguage=2)

- que Nathalie Fontanet, auteure de la motion qu'elle est allée défendre sur un plateau de télévision avant même de le faire devant le Grand conseil, est PLR. Un certain docteur Charles-Henry Rochat, époux d'une ancienne conseillère d'Etat PLR du même nom est administrateur de la clinique Générale-Beaulieu (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-1072999-8&ofrcLanguage=2)

Et l'on voudra nous faire croire après cela que l'on n'est pas en présence d'un lobby défendant des intérêts privés?

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Quant à notre Julie, inutile d'espérer qu'elle mandate un journaliste pour un travail d'enquête sur le sujet, car si l'on en juge par la page publicitaire que les cliniques font systématiquement paraître dans ses colonnes pour annoncer les naissances, il n'y a aucun intérêt à les contrarier...(voir photo ci-contre).

 

Ne soyons pas dupes! Les cliniques, et leurs alliés, les assureurs privés, n'ont ni la capacité, ni intérêt à recevoir les assurés de base. Leur seule préoccupation est de remplir leurs lits aux frais des contribuables. Céder à leurs exigences reviendrait à faire passer les HUG, responsables de la formation de nos médecins, du 1er rang des hôpitaux universitaires suisses, au rang d'hôpital de zone.

La politique de notre conseiller d'Etat doit donc être fermement soutenue.

13/10/2014

Maître ou milli-Maître: la mesure du débat politique se rétrécit

Voici le communiqué que le MCG vient de publier sur un jeune député-avocat. Le jeune maître Maître ne maîtrise pas le vocabulaire ni même l'histoire de son propre parti dont il ignore sans doute les taches d'ombres. Il lui faudra grandir un peu pour commencer à s'intéresser à des sujets politiques plus intéressants que le vulgaire dénigrement qu'il nous sert comme une mauvaise soupe.

Propos inadmissibles et anti-démocratique du député Maître

Ce député s’illustre par le dénigrement systématique du MCG. Il n’a d’ailleurs aucun autre bilan politique à son actif…

Le Mouvement Citoyens Genevois a été outré des déclarations faites publiquement par ce personnage suite à la gigantesque bévue du Président du Grand Conseil, qui a fait expulser par la police le Vice-Président Eric Stauffer vendredi 10 octobre. En effet, Maître s’est autorisé à traiter certains parlementaires MCG de « fascistes », « voyous » et « mafieux », propos indignes de la part d’un élu du peuple.

Venant de quelqu’un qui était absent plusieurs mois de Genève pour des raisons opaques, qui de ce fait ne s’est pas inquiété des conséquences de son éloignement sur les institutions genevoises, on s’étonnera de le voir donner des leçons de démocratie et surtout de moralité.

Maître ferait mieux de travailler pour le bien de ses concitoyens au lieu d’être un adepte de la polémique stérile et de la zizanie. Pour l’instant, nous constatons que ce personnage n’a pas obtenu une seule victoire politique. Il est bon de rappeler que Maître avait polémiqué sur les jetons de présence et à ce jour, sur le plan financier, nous n’avons pas appris qu’il avait renoncé à ladite augmentation.

Grands donneurs de leçons, plusieurs députés PDC n’hésitent pas à traiter de plus en plus souvent les députés MCG de « fascistes » ou de « fachos ». Ils feraient mieux de regarder dans le rétroviseur leur passé en ce domaine qui n’est de loin pas si reluisant.

Dans les années 1920 et 1930, proches des idées corporatistes en vogue chez Mussolini, les démocrates-chrétiens d’alors (appelés  conservateurs chrétiens-sociaux) soutenaient beaucoup d’idées des fascistes italiens. Dans les années 1930, ils se sont d’ailleurs illustrés en s’apparentant à l’Union nationale de Géo Oltramare, qui a fini collaborateurs des Allemands à Radio-Paris dans les années les plus sombres de l’Occupation. Ces démocrates-chrétiens étaient d’ailleurs bien accompagnés par les libéraux (appelés démocrates en ce temps-là) et les radicaux.

Le passé sombre du Parti démocrate-chrétien n’a fait l’objet d’aucune excuse publique, alors qu’ils devraient avoir un devoir de mémoire.

Le tout jeune Maître ne maîtrise pas le passé de son parti et le sens des mots, en traitant certains députés MCG de fascistes. Quant aux qualificatifs de voyous et de mafieux, vu les procédés utilisés par Maître, nous restons dubitatifs.

Le passé obscur de son parti devrait faire réfléchir le jeune Maître qui serait bien avisé de mesurer ses paroles et de ne pas utiliser des mots qu’il ne Maîtrise pas.

Roger GOLAY, président du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

11/10/2014

Journée noire pour la démocratie

Vendredi 10 octobre a été une journée noire pour la démocratie.

J'ai eu l'impression que l'on avait volé mon vote, comme si un voisin s'était emparé de mon bulletin dans ma boîte aux lettres.

Sur le coup de 22h30, le Président socialiste Droin pose une question aux députés: "Voulez-vous voter l'amendement Pistis?"  Sans indiquer en quoi consiste ce changement de loi, après plusieurs changements. Ni les députés ni les chefs de groupes parlementaires n'onten main cet amendement.

On me demande de voter une question sans la connaître précisément, étant donné qu'il y a plusieurs modifications de ce type.

Légitimement, on pouvait attendre 30 secondes, 1 minutes ou 2 minutes, pour savoir ce qu'était cet amendement que nous allions voter. Le lire aurait, sans doute, pris 1 minutes, 2 au grand maximum, en étant très lent et en prenant son temps.

Le président était formel: on ne lit rien et on ne dit rien aux députés. Ce soir-là, il aurait été bien inspiré de retrouver une once de bon sens afin de mettre fin à cette dérive idiote; pour gagner 2 minutes, le président Droin nous a fait perdre trois quarts d'heures et a créé un profond malaise.

Comment pouvait-on mieux se moquer des députés et les prendre pour des idiots?

Cette arrogance et ce mépris ne peuvent être tolérés; comme il n'est pas acceptable de bâcler ce travail. Si l'horloge et le temps doivent être respectés au Grand Conseil - ce que je comprends tout à fait - , cela ne doit pas se faire au détriment du minimum du minimum.

Je n'accepterai jamais de voter un texte dont je n'ai pas pu prendre connaissance ou que je n'ai pas pu identifier clairement. C'est le moindre des respects que le député doit à ses électeurs, s'il veut défendre l'intérêt général, ce qui figure expressément dans le serment que ledit député est appelé à respecter. Quant à moi, je ne serai pas parjure.

Dans ces conditions, l'expulsion du député Eric Stauffer qui s'est opposé à cet abus ne peut être tolérée. C'est le triomphe de l'arrogance et du mépris de la démocratie, hélas.

28/09/2014

Assurance-maladie: l'attrape-nigaud politique!

La votation de ce dimanche a été un véritable attrape-nigaud politique.

On a dit n'importe quoi. Prenons deux exemples révélateurs!

Premièrement, voici le refrain entendu dimanche soir lors d'un débat post-électoral sur l'assurance-maladie: nous ne pourrions intervenir que sur 5% c'est-à-dire les frais administratifs. Le 95% ne serait représenté que par les coûts de la santé.

C'est tout simplement faux. Dans les 95%, il y a autant de factures médicales que des pertes boursières, réserves financières, placements financiers, etc. Ce que les caisses-maladie nous cachent. Cessons de mentir!

On a pu voir sur Léman Bleu le président du PLR et un conseiller national UDC ainsi que, sur la TSR, une PLR vaudoise réciter la même leçon (apprise par coeur) de 5% de frais administratifs et 95% de coûts de la santé. Ce qui est résolument faux, n'importe quelle personne un peu informée et douée de raisonnement en conviendra.

Les mêmes contre-vérités ont été récitées par les opposants à la caisse publique à propos de la liberté. Liberté, j'écris ton nom.

Les opposants à la caisse publique ont argumenté que l'intiative enlèverait la liberté. Ces mêmes opposants cherchent sans relâche à enlever aux assurés la liberté de choisir leur médecin. Au contraire, la caisse publique permettra de garder la liberté de choix du médecin, raison pour laquelle tant de médecins informés défendent cette solution.

La liberté de choix du médecin et du soignant c'est la caisse publique, mais les affiches mensongères prétendent le contraire.

C'est pitoyable quand on voit une Genevoise âgée, rencontrée sur un stand électoral, qui croit sincèrement que la caisse publique ne lui permettra pas de choisir son médecin. Alors qu'elle garantira l'accès à tous les médecins.

Mentir de cette façon aux personnes âgées c'est moche.

22/09/2014

La furie des Eaux-Vives

A mon humble avis, s'il fallait attribuer le Prix Nobel de la stupidité à quelqu'un, ce serait sans doute à Mme Michèle Roulet. Cette "pom-pom girl" du PLR, enseignante au primaire (pauvres enfants!), s'est précipitée samedi dernier comme une furie sur le stand MCG, où nous commencions à récolter des signatures contre la Loi sur la police.

- J'exige d'avoir les feuilles d'argumentaire, a-t-elle dit avec force. Ce que vous faites n'est pas légal, je vais vous dénoncer.

Bravo, Mme Roulet s'est muée en délatrice, cherchant sans efficacité aucune à nuire au bon déroulement de la démocratie. On tremble. Ou plutôt on pouffe de rire, tant sa démarche était ridicule.

Il lui fallait sans doute prendre les documents pour les présenter à ses amis du PLR, qu'il fallait bien évidemment lui refuser afin de constater le ridicule de sa démarche agressive.

Que dire face à tant de bêtise, pour ne pas dire d'infantilisme caractérisé, si ce n'est que Mme Roulet peut, si elle sait lire, aller sur internet (le site du Grand Conseil ou du MCG) et trouver tous nos arguments.

De son pêt de lapin, fort ridicule au demeurant, Mme Roulet a pondu un blog où elle se garde bien de dire la vérité.

On a pu la voir partir avec ses feuilles de référendum, comme une proie durement chassée, alors que les formulaires sont largement à disposition sur notre site www.mcge.ch.

Je croyais avoir tout vu, mais il est toujours possible de faire reculer les limites de la stupidité. C'est la démonstration pitoyable que Mme Roulet a faite publiquement, en oubliant qu'avant de dire une sottise il faut savoir se taire. Même quand on est du PLR!