17/12/2016

Le MCG a refusé d'entrer dans le jeu des "kamikazes"

Vous trouverez ci-dessous la déclaration finale du groupe MCG avant le vote du budget. On a échappé de justesse à la catastrophe qu'aurait représenté un refus du budget vendredi 15 décembre, après l'échec total du budget 2016. Certains irresponsables font la fine bouche, mais ils ont joué avec l'avenir de Genève et ont heureusement été battus. Au final, une majorité de 56 députés a voté OUI à ce budget, qui n'enthousiasme personne mais donne un futur à notre canton.

Pour le Mouvement Citoyens Genevois, l’intérêt général de Genève prime sur tout. Nous voulons assurer l’avenir de notre République et canton, lui permettre de relever, dans les meilleures conditions, les défis qui nous attendent. Et ce n’est pas rien, puisque nous devrons affronter RIE3 et l’avenir de la caisse de pension CPEG.

Après l’absence de budget en 2016, Genève ne peut pas se payer le luxe d’avoir une nouvelle année sans budget. Pour le MCG, l’analyse a été faite. Nous devons prendre nos responsabilités et restaurer la confiance.

Certes, le MCG est convaincu qu’un équilibre peut être trouvé dans nos finances cantonales, en réduisant les cadeaux faits à la France voisine et à la Berne fédérale. Mais nous avons pris acte que nous sommes le seul groupe à défendre cette position d’équilibre budgétaire. En conséquence, nous poursuivrons ce combat au moyen d’une motion, intitulée « Genève d’abord », qui a été déposée dans ce Grand Conseil et par d’autres moyens.

Mais nous ne voulons pas jouer aux kamikazes ni mettre en péril notre République. Parti responsable, le MCG a pris l’engagement de suivre le budget proposé par le Conseil d’Etat qui permet de trouver une majorité et qui a été le fruit de nombreux arbitrages difficiles.

Si chaque parti part dans sa direction, nous allons vers l’implosion, comme cela fut le cas l’année dernière. Il nous faut donc composer et trouver des solutions qui conviennent à la très grande majorité.

En commission des finances, les bonnes volontés ont pu se fédérer pour l’avenir de Genève, en dehors des clivages habituels. Ce ne fut pas facile. Il nous fallait trouver une majorité qui accepte de voter le budget proposé par le Conseil d’Etat et qui refuse de jouer le psychodrame du budget 2016. Ce fut fait.

En séance plénière, le MCG n’a accepté que trois amendements très modestes d’un total de moins de 3 millions, afin de desserrer le corset sur l’hébergement des personnes âgées – l’IEPA -, sur l’Hospice général et sur les TPG. Nous ne sommes pas allés plus loin, en restant sur la ligne générale proposée par le Conseil d’Etat.

Pour 2017, plus que jamais, Genève a besoin de confiance et de cohésion sociale. Nous devons nous placer de manière à traiter au mieux les grands enjeux qui nous attendent. Si nous ne nous serrons pas les coudes, malgré nos différences politiques, si nous ne sommes pas réalistes, si nous ne pensons pas à la cohésion sociale, nous n’y arriverons pas. Nous irons droit dans le mur.

Si certains veulent saboter ce budget, ils doivent reconnaître qu’ils saboteront également la cohésion sociale qui sera nécessaire à Genève pour avancer. Gardons-nous bien de faire la politique du pire, ce qui serait une très grave faute politique.

Le MCG en appelle à tous les groupes politiques et à tous les députés de bonne volonté, afin de penser avant tout aux habitants de notre canton et à l’intérêt général.

Ce budget 2017 est bon mais la majorité est fragile et il nous faut 51 votes de députés pour qu’il soit accepté. Nous avons tous une responsabilité pour l’avenir de Genève : c’est la seule question qui nous est posée.

Nous vous demandons à toutes et à tous de voter OUI, pour l’avenir de Genève.

20/01/2016

Hausse des frontaliers: ça suffit!

Nous allons bientôt atteindre les 100'000 permis G (frontaliers) à Genève, ce qui inquiète particulièrement le Mouvement Citoyens Genevois, puisque leur nombre a dépassé les 95'000. Il y a une hausse de 8% pour l'année dernière, ce qui n'est pas tolérable, au moment où le nombre de chômeurs augmente ainsi que les personnes en fin de droit qui doivent recourir à l'aide sociale.

Le MCG tire la sonnette d'alarme.

Si l'Etat de Genève mène une politique active de préférence cantonale, pour embaucher en priorité les résidents genevois, il n'en va pas de même des entreprises privées.

C'est là où se trouve le problème.

Cette absence de sens civique est intolérable parce que cela a comme effet une augmentation des dépenses sociales payées par toute la collectivité. Dans le même temps, on nous demande de réformer la fiscalité en faveur des entreprises. Encore faut-il que les résidents genevois en profitent et non les nouveaux travailleurs frontaliers qui sont attirés à Genève.

Non, en 2016, une telle explosion de frontaliers, ça suffit!

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

FORTE HAUSSE DES FRONTALIERS DANS L’ECONOMIE GENEVOISE

Aucun sens civique de certains employeurs

Le MCG constate une nouvelle hausse excessive et scandaleuse du nombre de nouveaux frontaliers à Genève en 2015. Cette situation est le reflet de l’attitude de certains employeurs qui n’ont absolument pas compris le message du Peuple exprimé le 9 février 2014, pour mettre fin à la hausse massive de l’immigration.

Selon l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), le nombre de permis G est passé de 88'000 à 95'000, alors que nous avons une hausse intolérable des personnes sans emploi et à l’aide sociale, produisant comme effet induit une explosion des coûts supportés par les résidents genevois.

Au moment où l’Etat de Genève fait un effort évident pour la priorité de l’emploi aux résidents genevois, de nombreuses entreprises privées ne cherchent que le profit et n’ont aucun sens civique, laissant ainsi à la population le lourd fardeau de leur gestion calamiteuse des ressources humaines.

A l’heure où le Peuple devra trancher sur une baisse d’impôts sur les entreprises, c’est un très mauvais signal qui risque de faire basculer l’opinion publique dans un refus de solidarité envers de nombreuses entreprises, qui montrent un très mauvais exemple.

Le MCG continuera à défendre le Peuple avant tout.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

02/12/2015

L'antisémitisme: péché originel du socialisme

Certaines insultes ne sont pas tolérables. En particulier, un blogueur de la "Tribune" traite le MCG d'antisémite, ce qui est le pire des mensonges et la plus flagrante des contre-vérités. Je démens avec la plus grande force ce qu'il faut considérer comme une "saloperie", excusez du terme.

Si le MCG n'a jamais été antisémite ni raciste, ce n'est pas le cas de l'idéologie dont se réclame ce triste personnage: le socialisme. Pour le constater, il suffit de lire un ouvrage de référence "L'antisémitisme à gauche - Histoire d'un paradoxe de 1830 à nos jours" de Michel Dreyfus aux éditions de La Découverte. On y apprend que de nombreux penseurs dits "socialistes", Proudhon mais pas seulement ainsi que des pères fondateurs de cette idéologie ont affiché un antisémitisme bien réel qui figure dans de nombreux livres ou archives.

"Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu des propos antisémites, mais sous des formes très différentes dans l'espace et dans le temps", résume bien l'auteur de ce livre passionnant sur la couverture de son ouvrage très précis et très bien documenté. On doit à cet historien d'avoir levé un véritable tabou.

A-t-on entendu les socialistes s'excuser du mal qu'ils ont fait? Les a-t-on entendu dénoncer les fondements troubles de leur idéologie? C'est le grand silence, alors qu'il y a une faute, un péché originel. Ils auraient pu s'appeler sociaux-démocrates comme leurs homologues allemands afin d'enlever toute ambiguïté. Non. Au grand jamais ils ne veulent renier leur triste passé, ils se contentent juste de le cacher.

Dans un premier temps face au blogueur de la "Tribune", également conseiller municipal de la Ville de ce parti de gauche, je me suis tu tant la bêtise ne mérite que le mépris. Mais, à la réflexion, il ne faut pas laisser une accusation mensongère basée sur du vent et de la malveillance se propager, surtout venant d'un milieu dont l'origine idéologique est aussi trouble. Certes, il y a eu - et il y a - des gens respectables et de grande qualité au sein de ce parti politique, pourtant ils resteront irrémédiablement entachés par ces éléments philosophiques troubles qui n'ont jamais été clarifiés.

Mais voilà, les membres actuels de ce parti sont pour la plupart ignorants des bases idéologiques et philosophiques de leur pensée politique. Ils n'en connaissent pas les fondements et surfent sur une grande superficialité.

Leur arrogance est tout à fait insupportable quand ils se font donneurs de leçons, alors qu'ils devraient en prendre, et devraient également avoir davantage de respect envers la pensée d'autrui. Nous attendons toujours leur "mea culpa" historique, des excuses publiques qui ne viendront pas.

Gardez vos scories idéologiques pour vous. Nous vous laissons votre antisémitisme historique et n'en voulons à aucun prix.

 

04/09/2015

Initiative du MCG tout à fait conforme au droit

Suite au commentaire paru dans la Tribune sur l'initiative du MCG (Rétrocession à la France de l'impôt à la source), il est dommage que l'on n'ait pas pris contact avec le président Roger Golay, qui s'est entouré d'une équipe juridique avant de lancer cette initiative populaire.

Voilà ci-dessous un résumé et une explication démontrant que l'initiative est tout à fait conforme au droit.

 

Peut-on le faire ? OUI

Le 9 septembre 1966, la Suisse et la France ont conclu une Convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière dimpôts sur le revenu et sur la fortune. La règle de principe adoptée à cette occasion impliquait limposition du revenu du travail, au lieu où sexerce lemploi. Ainsi, les travailleurs frontaliers exerçant leur activité chez nous ne peuvent qu’être imposés ici.

Genève na jamais dérogé à cette règle et cest ainsi que les travailleurs frontaliers français sont imposés à la source, dans notre canton. Dautres cantons par contre (BE, SO, BS, BL, VD, VS, NE, JU) sur la base danciens accords conclus en 1910 et 1935, qui prévoyaient une imposition des salaires au lieu de résidence des frontaliers, ont conclu un Accord, le 11 avril 1983, prévoyant que seule la France imposerait les travailleurs frontaliers et rétrocéderait au canton de résidence, 4,5% de la masse salariale brute. Cest ainsi que la Convention entre la Suisse et la France de 1966 a intégré cette exception lors dune modification ultérieure (art. 17, al. 4).

Genève, pour sa part, a négocié avec la France, "pour tenir compte des charges supportées par certaines communes des départements de lAin et de la Haute-Savoie", un Accord du 22 juin 1973, dans lequel la Confédération suisse nest pas partie, le Conseil fédéral s’étant limité à signer cet Accord pour le compte de Genève, conformément à la compétence qui est la sienne dans le cadre des relations entre les cantons et l’étranger (art. 56, Constitution fédérale). Selon cet Accord, Genève doit verser chaque année une compensation financière de 3,5% de la masse salariale brute. En échange, une fois par année, les Préfets des deux départements concernés doivent faire connaître lutilisation des sommes mises à disposition. Cet Accord peut être dénoncé pour la fin dune année civile, avec un préavis de six mois.

Il ne sagit donc pas dune Convention qui lie la Suisse à la France, mais uniquement la République et canton de Genève à la France et cela, même si Genève a été représentée par le Conseil fédéral pour la signature finale.

Pourquoile faire ?

Genève a aujourdhui une dette de 13 milliards, avec des politiques publiques fortement sous pression, notamment en relation avec le vieillissement de la population et laccroissement démographique, alors même que les recettes fiscales sont en baisse.

Les sommes ainsi versées à la France privent annuellement le canton et les communes dune somme denviron 270 millions qui manquent cruellement pour répondre aux besoins de la population.

De surcroît, Genève sest engagée dans la construction dune voie de chemin de fer dont le coût global sera proche de deux milliards, afin de faciliter la venue dans le canton des travailleurs frontaliers français (CEVA). Inversement, les projets exécutés par les départements français concernés, au moyen des sommes qui leur sont versées, restent peu transparents, à tel point quil est systématiquement demandé à Genève de faire des efforts financiers supplémentaires pour des projets ponctuels (P+R par exemple)

La dénonciation de cet Accord ne devrait en aucun cas placer les collectivités publiques françaises dans la difficulté, dans la mesure où les travailleurs frontaliers y résidant, apportent annuellement, à leur lieu de domicile, une masse salariale globale supérieure à six milliard de francs, ce qui contribue largement à lessor de la région.

Les risques de cette dénonciation ?

Certes, cette dénonciation, qui s'exprimera par la voix du Conseil fédéral, lequel ne dispose toutefois d'aucune marge de manœuvre, sagissant dune prérogative exclusivement cantonale, ne manquera pas dirriter la République française. Cette dernière, ces dernières années, na cependant jamais témoigné une particulière considération pour la Suisse, que lun de ses Ministres à même qualifié d’ "Etat voyou". Plusieurs réformes dans le domaine successoral ou de lassurance maladie témoignent de surcroît de la volonté des autorités françaises dimposer unilatéralement des solutions qui lui sont favorables, sans considération aucune pour les conséquences quelles peuvent avoir pour la Suisse. Indépendamment de ces considérations politiques, la dénonciation de cet Accord naura que des conséquences bénéfiques pour Genève qui continuera à percevoir limpôt à la source sur les travailleurs frontaliers, conformément à la Convention entre la Suisse et la France de 1966, et qui en bénéficiera pleinement. Ainsi, et contrairement à ce que certains ont cru pouvoir affirmer, en aucun cas la France ne pourrait décider, par représailles, dimposer les travailleurs frontaliers sur son territoire.

La dénonciation de lAccord de 1973 nest donc que le résultat de l’élémentaire bon sens

15/03/2015

Les "républicains" complices de la torture à Alger: des années vraiment sombres!

Au moment où certains se revendiquent à Genève du "front républicain" contre le MCG, ils feraient mieux de se plonger dans des livres d'histoire objectifs (de plus en plus rares). Et ils découvriraient que le gouvernement de Front républicain du socialiste Guy Mollet a été le grand artisan de la bataille d'Alger, avec un joli cocktail de tortures, assassinats sur fond de guerre civile. Ils avaient promis la paix et ils ont réalisé la torture ainsi que les disparitions à grande échelle: la méthode mensongère est toujours valable en 2015!

Ces partisans du Front républicain ont eu le culot, la semaine dernière au Conseil municipal d'Onex, d'évoquer les pages sombres de l'Histoire, qu'ils ne connaissent pas, puisqu'ils prétendent avec une infinie sottise que le MCG serait une réminiscence de la dernière guerre mondiale. En oubliant tout simplement que leur propre référence ramène au pire de l'Histoire politique, ces années où un gouvernement de Front Républicain - prétendument de centre-gauche - avec une grande quantité de socialistes, radicaux et autres, cautionnait ces actions pour sortir d'une crise politique.

Le MCG est né en 2005. Il n'a pas ce long passé et reste dans le "ici et maintenant" pour défendre les citoyens de notre République et canton.

Justement, quel est l'objet d'une critique aussi vive de la part des bien-pensants ignorants d'Onex? Des affiches sur lesquelles il est écrit "Onex, commune zéro frontalier". Parce qu'en quatre ans, sous l'égide du conseiller administratif MCG Eric Stauffer, aucun frontalier n'a été engagé par l'administration municipale d'Onex. C'est tout à fait légitime, objectif et devrait récolter l'approbation générale. Comme cela se fait sans contestation et très logiquement en France.

En effet, les frontaliers permis G n'ont pas vocation à être engagés dans des administrations municipales, toute personne un peu sensée en conviendra.

Le délire des partis traditionnels genevois et de leurs serviles suiveurs est peu compréhensible. Il l'est d'autant moins quand on connaît les taches qui marquent l'histoire de ces partis. Et la Suisse n'a pas été épargnée puisqu'une sombre histoire a mis en cause un procureur de la Confédération disparu dans d'étranges conditions dans les années 1950. Nous attendons toujours des excuses publiques de leur part, à moins qu'ils ne cautionnent les actions de leurs prédécesseurs.