08/05/2017

Le PLR devrait avoir honte

Le PLR et ses comparses devraient avoir honte, tellement les déclarations de ce parti, exprimées en commission, sont sorties du caniveau. Dans le rapport sur le projet de loi (PL 11915) dont le seul but est d'exprimer la revanche d'un député dépité, qui veut interdire aux policiers et aux ASP d'être éligibles à la députation, ce parti s'est illustré par des propos insultants envers d'autres députés et en particulier le MCG, en énonçant certaines contre-vérités.

Ainsi, dans le rapport de majorité du PL 11915, on découvre qu'un député PLR prétend que "des policiers ont accès à des données confidentielles", sous-entendant qu'ils pourraient en faire mauvais usage. Ce qui est faux puisque cette information est solidement contrôlée. Mais qu'en est-il des médecins-députés PLR, dont certaines oeuvrent aux HUG et qui ont accès à des données encore plus confidentielles? Ne seraient-ils pas eux-mêmes tentés d'en faire un mauvais usage, si l'on en reste au procès d'intention? L'attaque est bête et gratuite et, si l'on suivait ces âneries, cela nécessiterait aussi d'exclure tous les médecins du Grand Conseil.

Champion dans le registre de l'hypocrisie, le député-médecin PLR Charles Selleger, rapporteur de minorité du PL 11915, prétend qu'il ne veut attaquer personne. Mais dans la foulée, il cautionne cette action revancharde et se discrédite totalement à tous les niveaux. M. Selleger et les PLR, prétendent qu'il y a un double serment, celui du député et du policier envers la République. Qu'en est-il alors des multiples serments que l'on peut être amené à prêter, au niveau professionnel, associatif, militaire ou autre? Si on entrait dans ces considérations s'ouvrirait une chasse aux sorcières que personne ne veut.

Le médecin lui-même prête un serment, au niveau de sa profession, et quand il est député il se retrouve également avec un double serment. Comment ces médecins-députés peuvent-ils alors prêter cette double allégeance, puisqu'ils s'y opposent? On pourrait s'intéresser à une autre loi portée par le PLR Pierre Maudet, qui demande une suspension du secret médical dans certains cas et qui est farouchement contestée par l'association des médecins de Genève au nom de la déontologie et de ce serment. Bizarrement, on n'a pas trop entendu l'opinion des députés-médecins PLR Selleger, Saudan (membre du comité de l'association des médecins) et Conne, députés par ailleurs omni-présents dans les affaires médicales.

Leur ambiguïté est insupportable, d'autant plus que ces députés PLR défendent régulièrement des mesures vexantes pour les policiers et les serviteurs de l'Etat. Respectent-ils leur propre serment de médecin, sont-ils aveugles face à leurs propres contradictions ? Même si Selleger and Co. cherchent sans succès à mettre un vernis honorable aux arguments anti-policiers qui ne tiennent pas l'examen.

Ainsi, le rapport sur ce projet de loi nous apprend qu'un député PLR s'est abaissé à des arguments minables. Ce député PLR, dont on ignore la profession, met en cause un parti - le MCG - qui comprendrait en son sein trop de policiers à son gré (2 gendarmes sur 17, c'est moins que le nombre de médecins du PLR) et il ose parler de "chantage", ce qui est une insulte inacceptable. Parce qu'objectivement, si un parti s'est livré de manière massive au chantage politique au Grand Conseil c'est bien le PLR et en particulier Pierre Maudet, sur plusieurs sujets.

Le MCG est fier de ses députés et de la confiance que les policiers lui accordent. Il s'est efforcé de défendre, sans exclusive, tous les citoyens de notre canton, dans toutes les catégories y compris les médecins, et non pas les lobbys et intérêts privés que soutient uniquement le PLR.

Au travers de ce rapport sur le PL 11915, le PLR, avec ses alliés et ses fusibles, montre ce qu'il est vraiment: parti anti-fonctionnaire, anti-salariés, anti-policiers, parti anti-démocratique.

24/04/2017

CPEG: le Conseil d'Etat a plié et fait suspendre les décisions irréparables

Lundi 24 avril, une séance extraordinaire du Grand Conseil a été consacrée au sauvetage de la caisse de pension CPEG. Voilà ci-dessous la déclaration du groupe MCG sur le PL 12095 « Saigner la CPEG ou la soigner ? La réponse s’impose ! ».

Le MCG ne peut accepter qu’il y ait demain une génération sacrifiée. Pensons aux salariés de la CPEG, qui ont vu leurs cotisations exploser pour financer les engagements que les gouvernements depuis des décennies n’ont pas tenu. La réponse de l’Etat de Genève était la suivante : ne vous faites pas de souci, l’Etat est pérenne et assurera tous les découverts.

Ce mensonge a été proféré pendant des décennies. Une première réforme a permis de remettre à flot la CPEG mais pas suffisamment parce que l’Etat s’est montré pingre et irresponsable en sous-capitalisant. Pour leur part, les salariés ont vu leurs cotisations augmenter fortement et leurs prestations baisser de 12%.

Maintenant, les cotisants à la CPEG risquent de perdre à nouveau 20% de prestations, ce qui fait au total un tiers de baisse. Le pire, c’est que cette décision devrait être prise le 4 mai prochain lors d’un comité de la CPEG. Aujourd’hui, le comité se retrouve avec le couteau sous la gorge, parce que le Conseil d’Etat n’a pas tenu ses engagements.

C’est pour éviter cette catastrophe imminente que le MCG et d’autres partis de ce Parlement ont déposé ce projet de loi.

La loi qui est examinée ce soir est claire et précise. Elle permet un sauvetage durable de la CPEG à moindre coût. Avec la dissolution, proposée par notre projet de loi et estimée à 300 millions de francs, on se retrouve face à des engagements budgétaires de moins de 500 millions de francs. On est loin des 4 milliards du chef des magiciens d’OZ !

Le procédé choisi par le chef des magiciens d’Oz, accessoirement président du Conseil d’Etat, n’est en soi pas tolérable dans la forme. En effet, on ne peut pas contraindre le comité de la CPEG à couper à hauteur de 20% les prestations, dans la précipitation. C’est un vrai « massacre ». Sur le fond, on comprend bien que la proposition du président du Conseil d’Etat est improvisée et nécessite des études supplémentaires, avec une mise en place difficile si ce n’est irréaliste.

Au contraire, avec le projet de loi étudié ce soir, nous présentons une alternative crédible et modérée qui permet rapidement une recapitalisation et vient compléter le dispositif voté en 2012, qui était insuffisamment doté par l’Etat.

Cela ne peut être la gestion de la CPEG qui doit être mise en cause, puisqu’elle est reconnue comme la meilleure par des spécialistes, avec un rendement des avoirs de plus de 5%. Mais cela ne suffit pas à combler la sous-capitalisation aggravée par divers phénomènes monétaires et financiers. On mettra en cause notamment la politique des taux négatifs de la Banque nationale suisse. De ce fait, la CPEG souffre comme de nombreuses institutions du deuxième pilier.

Le MCG se bat pour la défense de l’ensemble des citoyens de notre canton, retraités compris. Nous ne voulons donc pas qu’il y ait une génération sacrifiée, qui devra être saignée à blanc, froidement et sans réelle négociation. Rappelons que la retraite moyenne de la CPEG s’élève à environ 3000 francs par mois. Il est du devoir de notre Parlement de protéger ceux qui ont servi l’Etat

Le groupe MCG soutient ce projet de loi comme une solution permettant une négociation sereine et comme une loi équitable.

Soyons fidèles à l’engagement que nous prêtons au début de chacune de nos séances, protégeons la République et canton de Genève qui nous confie ses destinées. Vive la République et Vive Genève.

Suite au débat, le président du Conseil d'Etat a pris l'engagement qu'aucune décision irrémédiable ne soit prise prochainement et que tout sera négocié avec les représentants du personnel et le Grand Conseil. Suite à ces assurances et pour permettre la négociation, nous avons voté l'entrée en matière et accepté un retour en commission du projet de loi.

Le MCG restera attentif à toute menace sur les retraites.

21/04/2017

Députés avocats, architectes, entrepreneurs: la dangereuse hypocrisie

Quels fieffés hypocrites! Avant la séance extraordinaire du Grand Conseil du lundi 24 avril, qui fait des propositions très modérées pour régler les problèmes de la caisse de pension CPEG, à la demande de plusieurs partis dont le MCG, ils veulent empêcher les députés membres de la caisse CPEG de prendre part à la votation. Ce qui serait aussi stupide que d'interdire aux assurés à l'AVS de se prononcer sur l'AVS, puisque la CPEG compte plus de 60'000 personnes affiliées à Genève.

On voit en première ligne, dans ce mauvais combat, un avocat, le PDC Vincent Maitre, qui a toujours défendu les intérêts de sa profession au Grand Conseil. On se souvient notamment de la rétribution généreuse de l'avocat de la première heure, qui ruine les caisses publiques. Il n'est pas vraiment gêné. (Vincent Maitre me fait savoir par courriel qu'il n'a jamais été avocat de la première heure. J'en prends acte mais ce n'est pas la question puisqu'il s'agit là des intérêt généraux d'une profession. Il s'agit d'une réponse politique proportionnée, à mon sens, face à l'action qu'il veut entamer contre les députés membres de la CPEG)

Dans la foulée, l'avocat-député PLR Cyril Aellen demande que l'on liste les entreprises publiques ou privées affiliées à la CPEG, ce qui en soi ne pose pas problème. Néanmoins, il insiste pour que l'on identifie les députés affiliés à la CPEG. Va-t-on lister également les clients des députés-avocats? Chacun aura compris que c'est un prétexte dans cette soudaine éruption anti-salariés.

Une députée indépendante, dont les clients de sa fiduciaire seraient principalement des associations (en général subventionnées), ne s'est jamais inquiétée des conflits d'intérêts qui la frappent en permanence. Mais par esprit de vengeance envers ses anciens amis de gauche, elle attaque avec acharnement la CPEG, en oubliant ses propres contradictions.

Le PLR et le PDC savent à merveille défendre des intérêts particuliers. On le voit lors de l'attribution des mandats de l'Etat. Un député-architecte est ainsi directement intéressé par la construction d'un important bâtiment public.

Tout récemment, le député-expert-comptable Yvan Zweifel attaque une décision du Grand Conseil auprès de la Chambre constitutionnelle genevoise, tout en faisant partie de la commission fiscale et en recevant les procès-verbaux faisant état de cette procédure. Quel beau conflit d'intérêt!

Ces hypocrites défendent des intérêts privés ou celui de corporations très étroites, qui gagnent de très hauts revenus. Le 24 avril nous défendrons le bien commun et la possibilité de ne pas faire un massacre sur les retraites de dizaines de milliers de Genevois, dont la moyenne des pensions actuelles est d'environ 3000 francs par mois.

Que cherchent-ils? Détruire la République et canton de Genève, pour défendre des tout petits intérêts à court terme, alors qu'ils sont gavés d'argent public ou de l'argent gagné par la profession d'avocat grâce à la protection de l'Etat.

Quelle hypocrisie! Quelle impudeur!

(Suite à certaines objections tout à fait sérieuses de Cyril Aellen, ce blog a été légèrement modifié)

 

 

 

16/04/2017

Le souverainisme a le vent en poupe

Après le triomphe de l'UKIP en Angleterre qui lui a permis de se libérer de l'absurde Union européenne, on observe en France un développement des thèses souverainistes. La liberté des citoyens prend le pas sur les structures "mammouth" qui créent des dictatures mondialisées.

Dans le même temps, de plus en plus d'économistes (en particulier Stiglitz) critiquent la monnaie "euro" qui, au lieu de présenter un bénéfice pour les populations, se révèle destructrice de nos sociétés. En effet, les différences économiques entre l'Allemagne, la France et les pays du sud de l'Europe ne peuvent être gérées par une seule monnaie, ce qui relève du simple bon sens. La productivité est différente ainsi que le poids de l'Etat ou de l'industrie d'exportation.

Pourtant, la télévision suisse romande publie un reportage, relevant de la pure désinformation ou de l'ignorance la plus crasse, qui évoque la fin de la monnaie euro comme une catastrophe, quand bien même des économistes réputés estiment que ce serait une bénédiction. Les journalistes de la TV romande ont-ils lu ces économistes et savent-ils encore ce qu'est une information objective?

Les Suisses qui disposent d'une souveraineté, hélas limitée en raison des accords avec l'Union européenne, ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont. Ils devraient rejeter nettement cette tendance vers une allégeance à l'Union européenne, qui est vivement défendue par le PS, le PLR et le PDC. Il en va de notre survie.

Les Anglais ont fait preuve de courage et d'indépendance. Ils ne s'en portent que mieux malgré les menaces annoncées par la majorité des médias et des politiques. Les Suisses doivent résister et défendre leurs droits face à l'arrogance de l'Union européenne qui veut nous placer sous son joug.

La Suisse, Genève, les citoyens doivent défendre leurs droits. Le MCG travaille pour cela dans notre République genevoise et nous ne devons pas baisser les bras.

Rien n'est jamais donné. Rien n'est jamais gagné.

Le fait que les Français se réveillent à l'occasion de l'élection présidentielle, avec la présence de nombreux candidats critiques envers l'Europe ou anti-européens, doit nous donner espoir, même si la tradition jacobine et centralisatrice reste un lourd boulet à porter. L'Etat français ultra-centralisé est une aberration et sa réforme n'est, hélas, pas à l'ordre du jour. Il faut un modèle d'organisation tout à fait différent, avec un ensemble de micro-Etats souverains, aux antipodes de l'Union européenne. L'avenir sera dans la fédération de ces petits Etats à dimension humaine. Ce modèle que nous avons eu la chance de pouvoir conserver à Genève et en Suisse.

Ne liquidons pas cet héritage et défendons notre souveraineté menacée par l'Union européenne.

 

30/03/2017

Les médias en crise fabulent sur le MCG

En tant qu'ancien journaliste, j'observe avec beaucoup d'amusement les travers de mes anciens collègues. Aux Etats-Unis d'abord où Trump - le "diable" dénoncé par les médias américains - allait créer une catastrophe, la Terre allait arrêter de tourner. Après son élection, la Terre tourne toujours. Ouf ! Je suis rassuré...

On pourra également s'amuser des commentaires sur le Front national apaisé de Marine Le Pen, avec des analyses fantaisistes sur son père, sa nièce et des psychodrames imaginaires. Quoi qu'on pense de son Front national, les médias ont réussi à lui faire porter un habit de diablesse qui ne correspond pas à la réalité.

Récemment la presse locale s'est prêté au même jeu à Genève en prenant pour cible le MCG, lui accordant une grande visibilité. Nous la remercions. Mais je suis inquiet à la fois par la mauvaise information qui est largement relayée, les fausses nouvelles et autres délires, qui ne correspondent pas aux faits. Le MCG s'est rarement aussi bien porté, avec une augmentation de ses membres, une assemblée générale qui a élu la présidente par acclamation.

Le MCG a rarement eu une aussi grande vitalité et nous assistons à l'émergence de nouvelles personnalités politiques de qualité. Cela vaut sans doute un grand silence ou une brève, contrairement à des propos non étayés auxquels on laisse une large place. Les analyses délirantes et masquées - souvent mal informées - pourraient être considérées comme amusantes si elles ne dénotaient une réelle crise des médias.

Ce n'est pas le MCG qui est à bout de souffle, contrairement à ce que prétendent certains journalistes peu sérieux qui font le choix de privilégier les ragots, mais plutôt la presse genevoise. Heureusement, il reste encore de bons journalistes à Genève mais trop de rédactions en chef les écartent.

Pendant ce temps, le MCG travaille pour la priorité de l'emploi des Genevois, lutte contre les abus de l'assurance-maladie, pour agir en faveur des Genevois. C'est l'essentiel et les habitants de notre canton le savent bien.

 

24/01/2017

L'Hebdo ou la faillite d'une idéologie

Certes, on ne peut pas se réjouir du licenciement de journalistes et d'autres professionnels de la presse qui vont voir leur existence lourdement modifiée ni négliger le fait que des employés d'autres titres maintenant ressentent une réelle angoisse. Mais il faut se souvenir que d'autres journalistes ont été mis à la porte, trop souvent dans l'indifférence. C'est pourquoi je ne me réjouis pas de la disparition de l'Hebdo.

Néanmoins, il faut constater certaines réalités. Ce "news magazine" romand s'était lui-même placé dans une impasse idéologique, dans le contresens du mouvement de l'Histoire.

En défendant, à partir de la fin des années 1980, l'idée selon laquelle le salut de la Suisse ne pouvait se trouver que dans l'Union européenne, l'"Hebdo" a failli conduire notre pays dans une direction catastrophique. Ne sachant pas reconnaître son erreur et changer de direction, il a persévéré sous l'influence talentueuse mais néfaste de Jacques Pilet, qui a lui-même causé la perte de sa "création".

Ces dernières années, les citoyens suisses romands se sont réveillés et ont compris que cette voie était sans issue et ont perdu toute confiance en ce titre.

Dans cette démarche fanatiquement pro-européenne, je retrouve beaucoup de l'idéologie communiste qui, dans l'après-guerre, apparaissait à beaucoup comme la meilleure solution. Avant que la réalité démontre l'erreur profonde de cette idéologie. Si le communisme n'a cessé à aucun moment de se tromper durant tout son règne soviétique, l'"Hebdo" et son gourou Jacques Pilet n'ont, eux aussi, rien compris à notre monde tel qu'il fonctionne.

Comment expliquer ce phénomène? J'y vois le "besoin de grandeur" dont parlait déjà Ramuz, sentiment propre à notre petit pays romand. Cette "grandeur" était miraculeusement trouvée dans l'idéologie pro-européenne. Mais cette idéologie est aujourd'hui de plus en plus largement repoussée par les citoyens suisses comme par les pays européens.

En résumé, c'est la faillite d'un modèle européen qui ne tient pas compte des cultures particulières de divers pays ni des cultures variées de nos cantons romands.

De ce combat idéologique, mené à coup de déficits financés par le mécène Ringier depuis 2002, il reste des victimes collatérales : les employés de l'"Hebdo". Il ne reste maintenant plus qu'à espérer que le très prospère trust "européen" Ringier-Axel Springer prenne ses responsabilités sociales et financières afin de les aider. Si ce n'est pas le cas, il faudra parler d'une nouvelle erreur, dans la droite ligne de l'idéologie pro-européenne.

19/12/2016

PLR: du plomb dans l'"L"

Afin de protéger l'éditeur de ce blog, "La Tribune de Genève", et à sa demande, nous apportons des corrections mineures. Nous avons ainsi censuré quelques passages qui pourraient être contestés, pour tenir compte de la sensibilité de certains. Cela fait suite à diverses pressions exercées sur cette entreprise de presse et sur le groupe parlementaire MCG. Nous protestons contre cette atteinte caractérisée à la liberté de la presse et à la liberté de l'expression en politique.

(...) Le député pLr Cyril Aellen assène à la face de la République: "le PLR n'a plus confiance envers (sic) le Conseil d'Etat". http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/plr-confiance-con...

Là où la terre genevoise devrait trembler, c'est plutôt le fou-rire qui s'empare de nous.

Car enfin, ce Conseil d'Etat pareillement conspué ne devrait-il pas être majoritairement sensible à une doctrine de droite avec deux PLR et deux PDC, ses alliés?

Non seulement une telle déclaration est particulièrement insultante pour les membres du gouvernement qui représentent l'Entente PLR-PDC, mais elle est, et c'est beaucoup plus grave à nos yeux, insultante pour l'élémentaire intelligence.

A moins que l'on imagine que la sagesse sortira du chaos, comment oser préconiser un rejet du budget 2017, au motif qu'il n'intégrerait pas de mesures coercitives lourdes à l'égard de la fonction publique et des plus démunis, tout en appelant à l'unité citoyenne pour soutenir la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) sur laquelle les électeurs se prononceront en automne prochain?

Ce même PLR, qui ne cesse de rappeler, à juste titre d'ailleurs, que RIE III est le virage à ne pas manquer pour Genève, si l'on ne veut pas assister à la perte de dizaines de milliers d'emplois, et qui ne cesse de fustiger ceux des élus de gauche qui hurlent à la perte de rentrées fiscales dont Genève ne pourrait se passer, agit exactement comme l'espèrent ses adversaires, avec dédain, arrogance, et condescendance.

N'y a-t-il à ce point plus de têtes pensantes dans ce PLR, au point de laisser un député, dont on attend encore le balbutiement de la démonstration d'une réussite politique quelconque, venir proférer autant d'inepties suicidaires?

En réalité, tout cela n'est que stratégie, ou prétendue telle, car tellement puérile.

Le PLR sait qu'un budget déficitaire est incontournable, tant les charges contraintes, notamment dans l'aide sociale, sont importantes et nécessaires pour le maintien de notre cohésion, mais il veut nous faire croire qu'il serait le seul garant de l'équilibre financier du canton. Il laisse donc à d'autres faire le "sale boulot" à ses yeux, tout en s'assurant qu'il y aura tout de même une majorité pour voter ce budget, dont il dit ne pas vouloir.

Ainsi le PLR n'est pas la cause d'une crise institutionnelle renouvelée (une nouvelle année sans budget), et se réserve de venir hypocritement nous rappeler à l'avenir que "si on l'avait suivi", les finances seraient plus saines.

Cette stratégie de pacotille (...) est indigne d'un parti qui espère sans doute rester le premier du canton.

Le MCG, pour sa part, a démontré une fois de plus en cette circonstance, qu'il a pour seul objectif la défense de Genève et de ses habitants, au-dessus des dogmatismes réducteurs et calculateurs qui ont donné à la politique la triste image qu'elle a auprès de notre population.

17/12/2016

Le MCG a refusé d'entrer dans le jeu des "kamikazes"

Vous trouverez ci-dessous la déclaration finale du groupe MCG avant le vote du budget. On a échappé de justesse à la catastrophe qu'aurait représenté un refus du budget vendredi 15 décembre, après l'échec total du budget 2016. Certains irresponsables font la fine bouche, mais ils ont joué avec l'avenir de Genève et ont heureusement été battus. Au final, une majorité de 56 députés a voté OUI à ce budget, qui n'enthousiasme personne mais donne un futur à notre canton.

Pour le Mouvement Citoyens Genevois, l’intérêt général de Genève prime sur tout. Nous voulons assurer l’avenir de notre République et canton, lui permettre de relever, dans les meilleures conditions, les défis qui nous attendent. Et ce n’est pas rien, puisque nous devrons affronter RIE3 et l’avenir de la caisse de pension CPEG.

Après l’absence de budget en 2016, Genève ne peut pas se payer le luxe d’avoir une nouvelle année sans budget. Pour le MCG, l’analyse a été faite. Nous devons prendre nos responsabilités et restaurer la confiance.

Certes, le MCG est convaincu qu’un équilibre peut être trouvé dans nos finances cantonales, en réduisant les cadeaux faits à la France voisine et à la Berne fédérale. Mais nous avons pris acte que nous sommes le seul groupe à défendre cette position d’équilibre budgétaire. En conséquence, nous poursuivrons ce combat au moyen d’une motion, intitulée « Genève d’abord », qui a été déposée dans ce Grand Conseil et par d’autres moyens.

Mais nous ne voulons pas jouer aux kamikazes ni mettre en péril notre République. Parti responsable, le MCG a pris l’engagement de suivre le budget proposé par le Conseil d’Etat qui permet de trouver une majorité et qui a été le fruit de nombreux arbitrages difficiles.

Si chaque parti part dans sa direction, nous allons vers l’implosion, comme cela fut le cas l’année dernière. Il nous faut donc composer et trouver des solutions qui conviennent à la très grande majorité.

En commission des finances, les bonnes volontés ont pu se fédérer pour l’avenir de Genève, en dehors des clivages habituels. Ce ne fut pas facile. Il nous fallait trouver une majorité qui accepte de voter le budget proposé par le Conseil d’Etat et qui refuse de jouer le psychodrame du budget 2016. Ce fut fait.

En séance plénière, le MCG n’a accepté que trois amendements très modestes d’un total de moins de 3 millions, afin de desserrer le corset sur l’hébergement des personnes âgées – l’IEPA -, sur l’Hospice général et sur les TPG. Nous ne sommes pas allés plus loin, en restant sur la ligne générale proposée par le Conseil d’Etat.

Pour 2017, plus que jamais, Genève a besoin de confiance et de cohésion sociale. Nous devons nous placer de manière à traiter au mieux les grands enjeux qui nous attendent. Si nous ne nous serrons pas les coudes, malgré nos différences politiques, si nous ne sommes pas réalistes, si nous ne pensons pas à la cohésion sociale, nous n’y arriverons pas. Nous irons droit dans le mur.

Si certains veulent saboter ce budget, ils doivent reconnaître qu’ils saboteront également la cohésion sociale qui sera nécessaire à Genève pour avancer. Gardons-nous bien de faire la politique du pire, ce qui serait une très grave faute politique.

Le MCG en appelle à tous les groupes politiques et à tous les députés de bonne volonté, afin de penser avant tout aux habitants de notre canton et à l’intérêt général.

Ce budget 2017 est bon mais la majorité est fragile et il nous faut 51 votes de députés pour qu’il soit accepté. Nous avons tous une responsabilité pour l’avenir de Genève : c’est la seule question qui nous est posée.

Nous vous demandons à toutes et à tous de voter OUI, pour l’avenir de Genève.

09/12/2016

Justice genevoise: une politisation insupportable

Actuellement, les leviers essentiels du pouvoir judiciaire sont dans les mains d'un seul parti - le PLR -, avec quelques supplétifs de gauche, ce qui est tout à fait malsain pour nos institutions.

Le MCG dénonce ce dysfonctionnement depuis des années et a déposé cet automne un projet de loi qui propose une dépolitisation de la justice genevoise. C'est-à-dire que les juges ne seront plus contraints d'être membres d'un parti politique pour accéder à cette fonction. Ils ne devront plus faire mention de leur couleur politique et pourront ainsi devenir ainsi impartiaux, ce qui est la moindre des choses pour un juge à qui on demande d'arbitrer et non de prendre parti.

Actuellement, les travaux se poursuivent en commission du Grand Conseil sur ce projet de loi (11962) qui demande que "les candidats à la magistrature et les magistrats élus ne fassent aucune référence à un parti politique".

Les derniers événements nous donnent raison.

D'abord, il règne une omerta insupportable sur le destin judiciaire d'un ancien président du Grand Conseil PLR qui aurait fait de mauvaises affaires et dont nous ne savons rien. Vu le poids de son parti dans l'appareil judiciaire, toutes les hypothèses sont ouvertes sur ce qui s'est passé ou non.

La politisation de notre justice nous conduit à nous interroger sur ce long silence.

Nous le faisons d'autant plus au moment où une ancienne élue d'un autre parti fait les gros titres de certains médias.

Il n'est pas question d'évoquer le fond de l'affaire mystérieuse qui concerne ce président PLR du Grand Conseil disparu, comme lors d'un tour de prestidigitation, mais il convient de s'interroger sur le pouvoir excessif de certains lobbys et partis politiques.

Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il veut. Mais force est de constater que la question serait plus facilement résolue par le projet de loi 11692, qui réglerait définitivement toutes ces interrogations qui sont très mauvaises pour la crédibilité de nos institutions.

Au yeux du justiciable, il restera toujours un doute, aussi longtemps que la vie du pouvoir judiciaire sera orchestrée par les partis politiques.

 

 

30/11/2016

Motion du MCG - "Genève d'abord : défendons Genève face à Berne et Paris"

Voici la motion que le MCG a déposé cette semaine au Grand Conseil, pour trouver les moyens financiers qui manquent à l'Etat de Genève:

Proposition de motion

Genève d'abord: défendons notre canton face à Berne et à Paris !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que le canton de Genève rencontre de grandes difficultés budgétaires ; malgré 350 millions d’économies, le budget 2017 laisse prévoir un déficit de 76 millions ;
  • Que la compensation aux communes françaises, fera perdre à Genève la somme de 219 millions de francs ;
  • Que la péréquation financière entre la Confédération suisse et les cantons fera perdre à Genève 258 millions ;

invite le Conseil d’Etat

  • A entreprendre des discussions et des interventions auprès des autorités fédérales afin d’obtenir une péréquation plus équitable pour la République et canton de Genève ;
  • A entreprendre une réforme de la compensation aux communes françaises, afin de ne pas soutenir la mauvaise gestion de certaines collectivités municipales et d’attribuer de manière plus judicieuse et plus modérée ces montants ;
  • A ne pas dilapider l’argent versé par les contribuables genevois à l’extérieur.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Actuellement, le canton de Genève fait preuve d’une générosité qui n’est plus du tout raisonnable, en versant près d’un demi-milliard de francs au total à la France et à la Berne fédérale. Sur un budget total de 8 milliards de francs, ce n’est pas rien.

Pour le MCG, il s’agit de penser en priorité aux intérêts de notre canton avant de faire preuve d’une fausse générosité qui se résume à un gaspillage de l’argent des contribuables genevois.

Nous n’avons plus les moyens d’être aussi généreux et d’accorder ces sommes considérables à nos voisins. Rappelons que le canton de Genève peine à boucler son budget et présente un déficit de 76 millions de francs pour 2017, malgré 350 millions de francs d’économies réalisée par l’administration et le Conseil d’Etat.

Genève ne peut pas couper aussi fortement dans son budget et, dans le même temps, distribuer à tout-va près d’un demi-milliard de francs.

Ce déficit de 76 millions, que l’Etat de Genève doit subir, aurait pu être largement comblé par les montants versés dans la péréquation intercantonale et dans la compensation aux communes françaises.

Pour le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, Genève perdra la somme de 219 millions de francs en 2017. Pour la péréquation financière entre la Confédération et les cantons, Genève perdra 258 millions en 2017. Au total, cela fait un trou considérable de 477 millions de francs prévu dans le budget 2017 de l’Etat de Genève, c’est-à-dire près d’un demi-milliard de francs suisses. Genève n’a plus les moyens de faire ces cadeaux.

Il est donc essentiel que le Conseil d’Etat entame des discussions d’abord, puis prenne toutes les mesures nécessaires, pour obtenir, en faveur de Genève, la meilleure péréquation possible entre la Confédération et les cantons. Un travail a déjà été porté dans cette direction, afin de défendre nos intérêts auprès de la Berne fédérale, mais nous encourageons le Conseil d’Etat à poursuivre et à aller plus loin dans ses interventions.

Concernant le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, il faut en revoir entièrement le fonctionnement et le montant total, excessif, attribué à ces collectivités publiques extérieures à notre pays. Certaines communes françaises, qui reçoivent ces sommes considérables, dépensent en frais de bouche excessifs, voitures de fonction et autres fariboles. Nous ne devons pas nous montrer complices de gaspillages payés avec l’argent des impôts genevois, alors que la population genevoise est appelée à se serrer la ceinture.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil à la présente motion.

12/10/2016

Le projet de loi du MCG : les nôtres avant les autres - Imposons la préférence cantonale!

Le MCG a déposé un projet de loi constitutionnel intitulé « Pour une politique de préférence nationale selon le principe les nôtres avant les autres ». Ce que le Mouvement Citoyens Genevois défend depuis toujours, contrairement à d’autres.

Suite aux différents débats cantonaux et fédéraux, Genève doit faire un nouveau pas en direction de la préférence indigène ou nationale de l’emploi. Trop de résidents sont victimes de discriminations et de licenciements. C’est pourquoi le MCG étudie depuis plusieurs semaines les meilleures solutions afin d’approfondir notre action.

Contrairement à d’autres partis, c’est ce que le MCG défend depuis toujours et continuera à défendre sans relâche et avec la vigueur que l’on nous connaît, sans les concessions qui sont faites par d’autres.

Nous réclamons une réelle politique de préférence nationale, menée sans concession selon le principe « les nôtres avant les autres ». Bien évidemment, nous demandons la priorité de l’emploi pour les citoyens suisses et les résidents, comme nous le faisons depuis dix ans.

 Par ce geste fort, nous proposons à Genève de rester à l’avant-garde dans la défense des habitants de notre canton.

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés :
François Baertschi, Jean-Marie Voumard….

Date de dépôt : 11 octobre 2016

PL Numéro d’objet

Projet de loi

Modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. Pour une politique de préférence nationale selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012 est modifiée comme suit.

 

Article 186 Emploi (nouveaux alinéas 3, 4 et 5)

Al. 3 Il mène une politique de préférence nationale, selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Al. 4 Il accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois.

Al. 5 Il veille à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping.

 

                                                                                                    

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

 

Le MCG s’est engagé depuis sa création, pour la priorité de l’embauche des citoyens suisses et des résidents genevois et pour ce que l’on appelle, aujourd’hui, préférence nationale, cantonale ou indigène.

Suite aux débats fédéraux et à l’évolution des esprits, l’heure est venue d’affirmer clairement ce principe dans notre Constitution genevoise.

Pour respecter la forme de l’article 186 consacré à l’emploi, dans la section des «  tâches publiques » de la Constitution genevoise, nous proposons que l’Etat s’engage résolument pour imposer le principe de la préférence indigène.

Dans le nouvel alinéa 3, l’Etat est chargé de « mener une politique de préférence nationale », en respectant le principe tout à fait logique « les nôtres avant les autres ».

Dans l’alinéa 4, également nouveau, l’Etat « accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois ».

Dans le nouvel alinéa 5, l’Etat doit « veiller à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping », ceci bien évidemment en vertu du principe de « préférence nationale ».

Ce projet de loi permettra d’assurer une garantie d’ordre constitutionnel aux habitants de notre canton et aux citoyens suisses qui sont de plus en plus confrontés à un dumping salarial. Cela viendra compléter la directive du Conseil d’Etat, dite de préférence cantonale, sur les engagements à l’Etat et dans les institutions publiques ou subventionnés, qui a fait ses preuves grâce à une application intelligente et déterminée.

Mais ce n’est pas suffisant.

Le chômage reste à un niveau trop élevé à Genève, en raison de l’attitude de certains employeurs privés qui choisissent le dumping salarial.

 

Fin 2013, le groupe MCG du Grand Conseil a déposé un projet de loi qui s’inspirait de la Constitution monégasque de 1962 prescrivant que « la priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés ». Cette mesure est toujours appliquée.

Le Grand Conseil genevois a refusé ce projet de loi mais l’idée de priorité de l’emploi a, entretemps, fait son chemin et devient incontournable.

Rappelons que l’AVS a mis de nombreuses années avant d’être finalement acceptée, rencontrant un soutien unanime.

Pour la priorité de l’emploi locale, nous ne doutons pas que cette idée va s’imposer finalement.

C’est pour cette raison également que nous déposons ce projet de loi constitutionnel, afin d’assurer aux habitants de notre canton toute la protection qu’ils méritent.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

06/09/2016

Préférence cantonale pour les PME genevoises: dépôt d'une motion MCG au Grand Conseil

Voici la proposition de motion que je dépose cette semaine au Grand Conseil genevois avec le soutien du groupe MCG. Après la préférence cantonale pour les employés, il est temps de penser aussi aux PME. Le MCG une fois de plus fait oeuvre de pionnier et présente des propositions innovantes.

 

Proposition de motion présentée par François Baertschi et les députés MCG

Instaurons une préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises genevoises

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que lors de l’adjudication des travaux du CEVA, une entreprise française de Villeurbanne a reçu un mandat de plus de 3 millions de francs pour des travaux de ventilation ;
  • Que durant la votation populaire sur le CEVA, il avait été indiqué que ce projet aurait des retombées directes sur les entreprises genevoises, qui ont été très souvent écartées des attributions de travaux ;¨
  • Que les petites et moyennes entreprises sont essentielles pour la structure socio-économique de notre canton ;
  • Que les entreprises locales financent la collectivité au moyen d’impôts et de masse salariale, tout en contribuant à la prospérité générale ;
  • Que les grands groupes internationaux sont trop souvent favorisés, comme cela est souvent apparu dans les chantiers du CEVA ;
  • Que les procédures d’attribution de travaux par l’Etat de Genève devraient être très attentivement contrôlées, de même que la réalisation par les entreprises mandatées ;
  • Que la mondialisation attaque frontalement les petites et moyennes entreprises, qui sont trop souvent en sursis ;
  • Que la souveraineté de la République et canton de Genève doit primer ;
  • Que la préférence cantonale a montré son efficacité pour l’engagement prioritaire d’employés locaux à l’Etat de Genève ainsi que dans les entités publiques et subventionnées ;

 

invite le Conseil d’Etat

 

  • A mettre en place une véritable politique de préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises genevoises ;
  • A prendre en compte dans l’attribution des marchés publics le coût de la vie et du travail à Genève, ainsi que les efforts de formation des sociétés locales et de leur engagement pour l’insertion des demandeurs d’emploi ;
  • A attribuer de manière préférentielle les travaux aux entreprises locales, du fait qu’elles réduisent les déplacements et les pollutions ;
  • A examiner attentivement toutes les attributions de travaux par l’Etat de Genève, afin de s’attaquer au dumping, aux sous-enchères salariales et aux dépenses surfacturées ;
  • A examiner les procédures actuelles d’attribution, à les modifier en inscrivant les pondérations nécessaires dans les appels d’offres ;
  • A défendre les intérêts de Genève et non de la mondialisation, en payant les travaux demandés aux PME au juste prix et en contrôlant de manière beaucoup plus stricte ces attributions.


EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

La Feuille d’Avis Officielle nous apprend fin août 2016 qu’une société de Villeurbanne (banlieue lyonnaise) avait décroché l’appel d’offres pour des travaux de ventilation à hauteur de plus de 3 millions de francs dans le cadre du chantier CEVA. Quand bien même il existe des sociétés genevoises dans ce domaine qui auraient bien voulu obtenir ces attributions, sociétés qui, au travers de leurs impôts, financent le très coûteux chantier du CEVA.

C’est un exemple parmi beaucoup d’autres qui est révélateur de la mondialisation débridée à laquelle nous assistons.

Les petites et moyennes entreprises genevoises vont avoir de plus en plus de difficultés à survivre dans un monde où le dumping salarial et la concurrence déloyale vont être des risques de plus en plus présents. La menace devient de plus en plus présente pour les PME.

Si la politique menée par le MCG, pour une préférence cantonale en faveur de l’emploi des Genevois, a démontré son efficacité à l’Etat et dans les institutions publiques, il est temps d’appliquer une politique déterminée qui protège les petites et moyennes entreprises genevoises. Suivons un modèle proche afin de résoudre ce problème qui peut détruire la cohésion sociale de notre canton !

C’est pourquoi nous proposons que l’Etat de Genève mène une véritable préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises.

Certains prétendent qu’une telle politique est impossible à mener comme d’autres prétendaient autrefois qu’il était impossible d’appliquer une préférence cantonale en matière d’engagement d’employés à l’Etat, en raison des accords bilatéraux Suisse-Union européenne. Désolé, cette première affirmation s’est révélée fausse.

Quant à la préférence cantonale pour les PME, elle est également possible. En effet, le canton de Genève a une marge de négociation très importante, s’il veut s’en donner les moyens.

La première règle serait d’examiner attentivement les appels d’offres, leur régularité ainsi que leur application ; la deuxième réside dans les critères de pondération où nous pouvons intégrer certains éléments comme la formation, la pollution engendrée par l’éloignement de certaines entreprises.

Les procédures ne sont pas gravées dans le marbre. Elles peuvent être modifiées et intégrées dans les appels d’offres afin de favoriser les entreprises locales, qui doivent disposer de la prime à la proximité.

Une société qui engage prioritairement des employés locaux devrait se voir favorisée également par rapport à celle qui cherche la facilité, le dumping salarial et le dumping des compétences.

Jusqu’à l’arrivée du MCG, les législateurs et les administrations publiques n’ont pas cherché à défendre les intérêts genevois. Au nom d’une mondialisation qui veut détruire la souveraineté genevoise, on s’est imposé des règles universelles qui ne correspondent pas à la réalité de notre société.

Il faudrait une modification complète de la philosophie économique et politique dominante actuelle. Pour changer de paradigme, il conviendrait de redonner la souveraineté au Citoyen et à la Cité. L’universel ne devrait être qu’un arbitre entre des mentalités et intérêts divergents afin d’imposer la paix.

Les modèles de l’Union européenne et des grands ensembles mondialistes ont fait faillite. Nous ne devrions donc pas continuer dans une direction qui est condamnée à l’échec.

Songeons maintenant à défendre Genève et, comme le disait sagement Voltaire, « cultivons d’abord notre jardin » !

De manière plus modeste, la présente motion a comme objectif d’appliquer un concept – la préférence cantonale – qui peut s’inscrire dans la réalité juridique actuelle, malgré les dégâts causés par les théories mondialistes.

Tout d’abord, il convient d’avoir une vision critique des procédures d’appel d’offres. C’est-à-dire que les attributions de travaux devraient être faites avec professionnalisme, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement. Pour preuve, une éminente personnalité politique de la Tour Baudet déclarait récemment, avec son bon sens coutumier, que les giratoires coûtaient 20% trop cher.

Mais ensuite, il est indispensable de fixer clairement les critères d’évaluation et d’y intégrer un ensemble de valeurs qui tiennent compte des petites et moyennes entreprises locales : proximité, déplacements courts (moins de pollution), entreprises formatrices, insertion de demandeurs d’emplois locaux, contribution à l’effort fiscal, etc.

En particulier, les services étatiques devraient vérifier avec la plus extrême attention que les entreprises étrangères choisies ont répondu de manière conforme et pertinente à l’attribution du contrat.

L’important n’est pas d’attribuer des travaux au moins cher – le moins-disant – mais à l’entreprise qui offre le meilleur rapport qualité-prix – le mieux-disant – afin de remplir au mieux nos obligations. Comme le disaient nos grands-parents, avec leur sagesse coutumière : le bon marché est toujours trop cher.

Genève a besoin d’un tissu de petites et moyennes entreprises efficaces et prospères. Dans ce cadre, le rôle de l’Etat est essentiel puisqu’il peut contribuer en mettant en place une politique volontariste de « préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises ».

Le rôle du canton ne doit pas se limiter à être un père Fouettard qui punit le travail au noir au moyen de contrôleurs, il doit également être incitatif en favorisant l’ensemble des PME genevoises et pas uniquement une bande « des petits copains ».

C’est pourquoi nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les Députés, de soutenir la présente motion.

20/07/2016

Immeubles des Minoteries: l'insécurité au quotidien

La Tribune de Genève revient le mardi 19 juillet sur les problèmes d'insécurité dans les immeubles dits des Minoteries, près de la place des Augustins (Plainpalais) en Ville de Genève. Elle évoque le cas d'une pyromane qui est accusée d'avoir mis le feu à cet ensemble.

En effet, l'insécurité est devenue un problème invraisemblable aux Minoteries avec des ascenseurs en panne dans une allée où habitent des handicapés, des agressions, incivilités, incendies, etc.

Au Conseil municipal de la Ville de Genève, le MCG est intervenu à plusieurs reprises pour que le Conseil administratif de la Ville intervienne sérieusement. Nous avons posé des questions à plusieurs reprises. Si ces immeubles doivent être démolis prochainement, en attendant il faut assurer des conditions de vie sûres et décentes.

Aucune réponse satisfaisante n'a été apportée à nos interrogations de la part du Conseil administratif de la Ville, propriétaire de cet ensemble immobilier et il convient de déplorer ce mépris envers les habitants de ces immeubles. Pourtant, nous avons reçu les témoignages désespérés d'habitants des Minoteries qui ne peuvent plus le supporter.

Il nous a été rapporté qu'une personne handicapée n'a pas pu rentrer chez elle et a dû rester à l'extérieur dans des conditions très pénibles.

Non, il n'est pas digne de Genève de laisser des personnes vivre dans ces conditions. Et il est connu qu'un cadre de vie se dégradant amène ce genre de dérives telles que nous les connaissons aux Minoteries.

Le MCG dénonce cette manière de faire et demande une fois de plus au Conseil administratif d'agir sans attendre les travaux de réfection de ces immeubles. Les habitants n'en peuvent plus d'attendre que l'entretien courant et le minimum de sécurité soient normalement assurés.

15/07/2016

Attentat de Nice: des leçons pour la Suisse

Pour tous les politiques et les responsables de sécurité, ce qui vient de se passer à Nice est le cauchemar absolu. Un individu sorti de nulle part tue plus de 80 personnes au volant d'un camion un soir de fête.

Si nul n'est à l'abri d'un coup de folie, la responsabilité du politique est à plusieurs niveaux.

1. L'absence de cohésion sociale du système français

La société française n'a pas réussi à intégrer un certain nombre d'habitants, en particulier ceux provenant de ses anciennes colonies. Il se crée des ghettos et une exclusion de personnes que nous avons la chance de ne pas (encore?) avoir en Suisse. La sécurité sociale française, qui n'est qu'un système aveugle de financement, a été incapable de créer cette cohésion alors qu'elle coûte une fortune à ce pays. C'est un échec économique et social, dont le président actuel François Hollande est la parfaite illustration. De cette frustration naît une haine qui crée un terreau favorable pour le terrorisme. Nous devons veiller en Suisse à conserver une cohésion sociale qui intègre chacun et empêche ces mouvements de désespoir.

2. Un système de renseignement défaillant

Malgré des moyens financiers considérables, la France n'a pas été à même d'identifier les pistes terroristes ou n'a pas osé mettre en cause certains Etats financièrement puissants qui favorisent le terrorisme. Il est inquiétant de constater que la Suisse ne se mobilise pas davantage pour une nouvelle loi sur le renseignement contre le terrorisme qui offre pourtant d'importantes garanties de respect des libertés individuelles. La Suisse ne se sauve que grâce à l'aide des pays étrangers, ce qui ne sera pas toujours possible. Une fois passé le traumatisme de l'affaire des fiches, il faut ouvrir les yeux et réaliser qu'un service de renseignements doit avoir le minimum de latitude pour s'attaquer aux terroristes. Espérons que les électeurs suisses auront la sagesse suffisante le 25 septembre pour voter massivement en faveur de la nouvelle loi fédérale sur le renseignement.

3. Donner les moyens suffisants dans un esprit de confiance

On a vu en France, une voiture de police brûlée en pleine rue par des agitateurs. Cela dénote une nouvelle sauvagerie qui prend de plus en plus d'ampleurs. Sarkozy a réduit les moyens de la police, en lui demandant de faire des statistiques et du chiffre, affaiblissant ainsi cette institution au lieu de la renforcer. La France paie aujourd'hui l'addition de cette politique basée uniquement sur la communication qui n'a pas de moyens suffisants et qui cache la réalité.

4. Des leçons pour la Suisse et pour Genève

Ce qui se passe en France ou en Belgique doit nous faire réfléchir. La Suisse et Genève doivent développer une politique de cohésion sociale, loin du communautarisme tel qu'il a été pratiqué à Winterthour. Au lieu de la défiance il convient d'avoir un esprit de confiance, afin d'avoir un système de sécurité performant. Le vote de la nouvelle Loi sur la police (LPol) a été un mauvais signal puisqu'on a créé un système en silo, dispersé, et non pas un ensemble cohérent.

Genève et la Suisse n'ont pas besoin de grandes déclarations médiatiques mais des mesures de bon sens. Une bonne cohésion sociale, un service de renseignement performant et respectueux des droits humains, des frontières bien gérées ainsi qu'un système de sécurité respecté sont indispensables pour que notre pays et notre République disposent des bonnes conditions cadres.

 

14/06/2016

Genève, capitale de la médiocrité

SCANDALEUX!
On préfère à ce remarquable champion suisse qu'est Stéphane Lambiel une frontalière d'un plus bas niveau pour diriger l'école de patinage des Vernets.
Stéphane Lambiel a un parcours remarquable avec des titres de champion du monde notamment et aurait pu partager son talent et son charisme.
Le Conseil administratif de la Ville de Genève mène une politique misérable, axée sur la médiocrité ainsi que le dénigrement des valeurs genevoises et Suisse, en refusant par ailleurs d'engager des chômeurs.
Il s'agit bel et bien d'une chance perdue.Une de plus.
Lausanne a obtenu Béjart, Champéry aura Stéphane Lambiel. Le Conseil administratif de la Ville de Genève ne cultive que la médiocrité d'une façon pathétique.
Au Palais Eynard, nous avons cinq médiocres avec Kanaan, le médiocre en chef!
Genève s'impose aujourd'hui comme la capitale de la médiocrité.

05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

20/01/2016

Hausse des frontaliers: ça suffit!

Nous allons bientôt atteindre les 100'000 permis G (frontaliers) à Genève, ce qui inquiète particulièrement le Mouvement Citoyens Genevois, puisque leur nombre a dépassé les 95'000. Il y a une hausse de 8% pour l'année dernière, ce qui n'est pas tolérable, au moment où le nombre de chômeurs augmente ainsi que les personnes en fin de droit qui doivent recourir à l'aide sociale.

Le MCG tire la sonnette d'alarme.

Si l'Etat de Genève mène une politique active de préférence cantonale, pour embaucher en priorité les résidents genevois, il n'en va pas de même des entreprises privées.

C'est là où se trouve le problème.

Cette absence de sens civique est intolérable parce que cela a comme effet une augmentation des dépenses sociales payées par toute la collectivité. Dans le même temps, on nous demande de réformer la fiscalité en faveur des entreprises. Encore faut-il que les résidents genevois en profitent et non les nouveaux travailleurs frontaliers qui sont attirés à Genève.

Non, en 2016, une telle explosion de frontaliers, ça suffit!

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

FORTE HAUSSE DES FRONTALIERS DANS L’ECONOMIE GENEVOISE

Aucun sens civique de certains employeurs

Le MCG constate une nouvelle hausse excessive et scandaleuse du nombre de nouveaux frontaliers à Genève en 2015. Cette situation est le reflet de l’attitude de certains employeurs qui n’ont absolument pas compris le message du Peuple exprimé le 9 février 2014, pour mettre fin à la hausse massive de l’immigration.

Selon l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), le nombre de permis G est passé de 88'000 à 95'000, alors que nous avons une hausse intolérable des personnes sans emploi et à l’aide sociale, produisant comme effet induit une explosion des coûts supportés par les résidents genevois.

Au moment où l’Etat de Genève fait un effort évident pour la priorité de l’emploi aux résidents genevois, de nombreuses entreprises privées ne cherchent que le profit et n’ont aucun sens civique, laissant ainsi à la population le lourd fardeau de leur gestion calamiteuse des ressources humaines.

A l’heure où le Peuple devra trancher sur une baisse d’impôts sur les entreprises, c’est un très mauvais signal qui risque de faire basculer l’opinion publique dans un refus de solidarité envers de nombreuses entreprises, qui montrent un très mauvais exemple.

Le MCG continuera à défendre le Peuple avant tout.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

18/01/2016

Nouveau dérapage du maire de Saint-Julien

De nouveau, M. Antoine Vielliard, maire de la ville de Saint-Julien-en-Genevois et membre du conseil d’administration des TPG, se distingue par des propos inadmissibles à l’égard de notre système démocratique suisse.


En effet, cette personne a fait part de son opinion sur le réseau social Facebook, critiquant non seulement l’initiative déposée par le MCG relative à la dénonciation de l’accord franco-genevois de 1973 mais surtout notre démocratie directe et en particulier le droit d’initiative.
Dans son texte, M. Vielliard laisse à penser que le Peuple suisse vote la tête dans un sac, n’étant pas bien informé des sujets sur lesquels il se prononce. D’autre part, il se permet de critiquer la péréquation fiscale de solidarité entre les cantons.
Ces propos arrogants sont inadmissibles et démontrent à quel point il méprise nos institutions ; nous déplorons que l’argent versé par Genève à sa collectivité puisse être considéré comme un dû sans aucune reconnaissance. Le MCG dénonce catégoriquement ce genre d’attitude.
M. Vielliard au lieu de critiquer la Suisse ferait mieux de la remercier parce que lui et sa Ville profitent amplement de la prospérité et du dynamisme économique de notre pays.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

15/01/2016

Les chiffres faux de François Longchamp !

Pour le président du Conseil d’Etat François Longchamp, tous les moyens semblent bons afin de s’attaquer à l’initiative MCG qui demande la fin du « cadeau royal fait à la France » (TDG 13.1.2016). Il multiplie les contre-vérités et les erreurs afin d’abuser les Genevois ; par ailleurs, il laisse entendre que l’accord de 1983 s’appliquerait en cas d’abrogation de l’accord de 1973 visé par le MCG. En fait, il s’agit d’un mensonge éhonté, qui vise à duper les Genevois. C’est l’accord de 1966, qui s’applique. Contrairement à ces allégations trompeuses, il n’y aurait pas une dépense supplémentaire de 250 à 300 millions mais une économie de ce même niveau. Quant à ces prétendus classeurs transmis au Grand Conseil, qui indiqueraient la liste des destinataires, on ne les trouve pas à la Commission des finances. Se sont-ils évaporés ? Il semble que la manne soit distribuée loin de Genève et selon la fantaisie de certains. Cela ne peut plus durer.

François Baertschi, Député membre de la Commission des finances

 

(lettre de lecteur parue le 15 janvier 2016 dans la Tribune de Genève)

12/01/2016

Impôts à la source: mettons fin au racket fiscal !

Arrêtons de faire des cadeaux fiscaux aux frontaliers. Voici un projet de loi déposé par le MCG qui sera prochainement examiné et qui est dans la suite de l'initiative MCG (Stop au cadeau royal à la France) qui vient d'être déposée avec 8549 signatures.

Le MCG défend concrètement les intérêts de Genève mais aussi une réelle équité pour notre région. Nous devons impérativement changer notre politique régionale.

 

Projet de loi

Mettons fin au racket fiscal organisé en faveur des frontaliers, avec la complicité du patronat et des syndicats!

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Loi sur l’imposition à la source des personnes morales et physiques (LISP) (D 3 20) du 23 septembre 1994 est modifiée comme suit.

 

Article 6A Commission consultative (nouvel article)

 

1 Sous la dénomination « commission consultative en matière d'impôt à la source » est constituée une commission consultative composée de 12 membres.

2 a) Le Grand Conseil élit un membre par parti représenté en son sein;

  1. b) les autres membres sont nommés par le Conseil d’Etat pour leurs compétences en matière fiscale.

 

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur lors de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

Alors que nos finances se trouvent dans une situation difficile, l’Etat de Genève continue à faire des cadeaux fiscaux au travers de l’impôt à la source, qui offre des conditions trop généreuses. Les contribuables genevois sont contraints aujourd’hui de financer leurs homologues frontaliers qui bénéficient de conditions beaucoup trop favorables et de privilèges incroyables, offerts par les modalités actuelles de l’impôt à la source

Alors que le contribuable ordinaire se trouve face au mur de l’administration et doit affronter une grande rigueur, le Conseil d’Etat, pour plaire de manière outrageuse aux frontaliers, a mis en place un système d’autogestion des impôts au travers de la Commission consultative en matière d'impôt à la source, qui comprend 2 de leurs membres ainsi que des alliés des milieux syndicaux et patronaux, avec une présence très minoritaire de l’administration fiscale.

C’est par la voie d’un règlement édicté par le Conseil d’Etat (D 3 20 03) que cette commission consultative a été créée avec l’organisation suivante (art. 3 al.3)  :

« Elle est présidée par le conseiller d'Etat chargé du département des finances et est composée de :

  1. a) un représentant de l'Union des associations patronales genevoises;
  2. b) deux représentants de la Communauté genevoise d'action syndicale;
  3. c) un représentant de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève;
  4. d) deux représentants du Groupement transfrontalier européen;
  5. e) deux représentants de l'administration fiscale cantonale. »

 

En somme, les contribuables de cette catégorie s’attribuent à eux-mêmes des impôts très favorables, dans une commission où leurs défenseurs (groupement transfrontalier, milieux syndicaux ouvriers et patronaux) sont majoritaires, ce qui est un dumping fiscal largement défavorable aux résidents genevois.

 

Ce véritable scandale qui n’a pas d’équivalent démontre la faiblesse de l’Etat à Genève. Il convient de rétablir la République, ce que demande le présent projet de loi qui propose une commission composée de représentants du Peuple désignés par le Grand Conseil et de délégués du Conseil d’Etat.

 

C’est au travers d’un règlement, entièrement sous la coupe du Conseil d’Etat, qu’existe l’actuelle commission consultative. Pour empêcher une telle dérive et assurer aux citoyens-contribuables une véritable garantie, il est nécessaire que ladite commission figure expressément dans la loi. Quant à son champ d’action, il suffit de reprendre une partie de l’actuel règlement (D 3 20 03), en éliminant les éléments favorisant outrageusement les frontaliers, ce qui a été le but du Conseil d’Etat et ne doit plus être toléré :

 

« La commission a pour missions :

  1. a) d'informer le Conseil d'Etat des problèmes inventoriés en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales dans le canton de Genève, ou dans des domaines connexes touchant les contribuables imposés à la source;
  2. b) de proposer, tout en respectant les traités internationaux, la constitution fédérale, la législation fédérale, la constitution et la législation genevoises, ainsi que les contingences de la pratique, des solutions acceptables pour tous;
  3. c) de formuler des propositions visant à favoriser le rapprochement entre l'Etat, d'une part, et les contribuables imposés à la source, d'autre part;
  4. d) de conseiller le Conseil d'Etat sur l'évolution souhaitable de la politique en matière d'imposition à la source des personnes physiques et morales. »

 

On comprend à la lecture de ce règlement le pouvoir excessif que les travailleurs frontaliers ainsi que leurs alliés patronaux et syndicaux ont pris, afin faire perdre de l’argent aux caisses de l’Etat de Genève, non contents de faire déjà perdre des emplois aux résidents genevois.

 

Le but est clair autant pour les patrons cherchant à limiter les dépenses salariales que pour les syndicats désirant plaire à leur clientèle frontalière très active, quant au groupement transfrontalier il défend tout aussi logiquement ses membres.

 

Il convient de serrer la vis et de mettre fin à ces privilèges que Genève ne peut plus accorder. Ce projet de loi est un pas en cette direction, pour des impôts à la source qui ne soient plus un privilège fiscal mais qui répondent à une équité en relation avec la situation du contribuable lambda.

 

Au moment où l’Etat de Genève connaît des difficultés budgétaires, il est indécent de laisser la situation actuelle telle quelle.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

 

 

Conséquences financières

Il est certain qu’une commission véritablement indépendante augmentera les rentrées de manière notable et permettra ainsi d’équilibrer les rentrées fiscales de l’impôt à la source, parce que, dorénavant, c’est l’intérêt général qui primera et non les intérêts particuliers.