17/11/2014

Les lobbyistes de la santé débarquent au Grand Conseil

 

Il est vrai que les sujets d'importance en matière de santé sont généralement traités au niveau fédéral. C'est ainsi que les commissions de la santé du Conseil national et du Conseil des Etats sont gangrénées par les porteurs d'intérêts partisans, au point que les citoyens de ce pays peuvent vainement rêver à des réformes en leur faveur.

Cette situation est unanimement dénoncée, et Genève n'est pas le dernier canton à s'en plaindre.

Pourtant, quand ce mal frappe à notre porte, nombreux sont ceux qui cèdent au chant des sirènes et rares ceux qui prennent conscience de cette dérive sournoise qui s'insinue dans notre parlement.

Ainsi, il a suffi que Mauro Poggia, conseiller d'Etat MCG, et responsable de la planification hospitalière cantonale, ne cède pas aux exigences financières des cliniques privées, pour que celles-ci déclenchent une campagne médiatique de désinformation et de dénigrement à son encontre. Aucun parti politique représenté au Grand conseil n'a échappé aux actions des "chargés de communication" (terme courtois pour qualifier ces mercenaires du marketing) de nos chères cliniques.

La gauche et le MCG, mais aussi des députés à l'esprit indépendant, ont bien compris qu'il s'agissait, ni plus ni moins, que de démanteler progressivement le service public confié aux HUG, en obtenant un subventionnement étatique pour une activité privée profitant à des actionnaires, et que Mauro Poggia ne combattait aucunement les cliniques privées, mais se bornait à défendre une médecine de qualité pour le plus grand nombre de Genevoises et de Genevois.

Alors qu'il aurait suffi d'interpeller le magistrat en commission de la santé pour obtenir toutes explications utiles, certains députés se sont eux-mêmes transformés en lobbyistes, déposant questions et motion accusatrices, immédiatement médiatisées.

A y regarder de plus près, je me dois, en tant que président de l'Association suisse des assurés de Genève (ASSUAS), de dénoncer:

- que Jean-Marc Guinchard, député PDC, auteur d'une question écrite, fut 10 ans secrétaire général de l'Association des médecins de Genève. Il est soutenu dans sa démarche par Bertrand Buchs, médecin, également PDC, parti dont Philippe Glatz, vice-président de la Clinique des Grangettes, fut président (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-0479987-6&ofrcLanguage=2)

- que Nathalie Fontanet, auteure de la motion qu'elle est allée défendre sur un plateau de télévision avant même de le faire devant le Grand conseil, est PLR. Un certain docteur Charles-Henry Rochat, époux d'une ancienne conseillère d'Etat PLR du même nom est administrateur de la clinique Générale-Beaulieu (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-1072999-8&ofrcLanguage=2)

Et l'on voudra nous faire croire après cela que l'on n'est pas en présence d'un lobby défendant des intérêts privés?

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Quant à notre Julie, inutile d'espérer qu'elle mandate un journaliste pour un travail d'enquête sur le sujet, car si l'on en juge par la page publicitaire que les cliniques font systématiquement paraître dans ses colonnes pour annoncer les naissances, il n'y a aucun intérêt à les contrarier...(voir photo ci-contre).

 

Ne soyons pas dupes! Les cliniques, et leurs alliés, les assureurs privés, n'ont ni la capacité, ni intérêt à recevoir les assurés de base. Leur seule préoccupation est de remplir leurs lits aux frais des contribuables. Céder à leurs exigences reviendrait à faire passer les HUG, responsables de la formation de nos médecins, du 1er rang des hôpitaux universitaires suisses, au rang d'hôpital de zone.

La politique de notre conseiller d'Etat doit donc être fermement soutenue.

28/09/2014

Assurance-maladie: l'attrape-nigaud politique!

La votation de ce dimanche a été un véritable attrape-nigaud politique.

On a dit n'importe quoi. Prenons deux exemples révélateurs!

Premièrement, voici le refrain entendu dimanche soir lors d'un débat post-électoral sur l'assurance-maladie: nous ne pourrions intervenir que sur 5% c'est-à-dire les frais administratifs. Le 95% ne serait représenté que par les coûts de la santé.

C'est tout simplement faux. Dans les 95%, il y a autant de factures médicales que des pertes boursières, réserves financières, placements financiers, etc. Ce que les caisses-maladie nous cachent. Cessons de mentir!

On a pu voir sur Léman Bleu le président du PLR et un conseiller national UDC ainsi que, sur la TSR, une PLR vaudoise réciter la même leçon (apprise par coeur) de 5% de frais administratifs et 95% de coûts de la santé. Ce qui est résolument faux, n'importe quelle personne un peu informée et douée de raisonnement en conviendra.

Les mêmes contre-vérités ont été récitées par les opposants à la caisse publique à propos de la liberté. Liberté, j'écris ton nom.

Les opposants à la caisse publique ont argumenté que l'intiative enlèverait la liberté. Ces mêmes opposants cherchent sans relâche à enlever aux assurés la liberté de choisir leur médecin. Au contraire, la caisse publique permettra de garder la liberté de choix du médecin, raison pour laquelle tant de médecins informés défendent cette solution.

La liberté de choix du médecin et du soignant c'est la caisse publique, mais les affiches mensongères prétendent le contraire.

C'est pitoyable quand on voit une Genevoise âgée, rencontrée sur un stand électoral, qui croit sincèrement que la caisse publique ne lui permettra pas de choisir son médecin. Alors qu'elle garantira l'accès à tous les médecins.

Mentir de cette façon aux personnes âgées c'est moche.

22/09/2014

La furie des Eaux-Vives

A mon humble avis, s'il fallait attribuer le Prix Nobel de la stupidité à quelqu'un, ce serait sans doute à Mme Michèle Roulet. Cette "pom-pom girl" du PLR, enseignante au primaire (pauvres enfants!), s'est précipitée samedi dernier comme une furie sur le stand MCG, où nous commencions à récolter des signatures contre la Loi sur la police.

- J'exige d'avoir les feuilles d'argumentaire, a-t-elle dit avec force. Ce que vous faites n'est pas légal, je vais vous dénoncer.

Bravo, Mme Roulet s'est muée en délatrice, cherchant sans efficacité aucune à nuire au bon déroulement de la démocratie. On tremble. Ou plutôt on pouffe de rire, tant sa démarche était ridicule.

Il lui fallait sans doute prendre les documents pour les présenter à ses amis du PLR, qu'il fallait bien évidemment lui refuser afin de constater le ridicule de sa démarche agressive.

Que dire face à tant de bêtise, pour ne pas dire d'infantilisme caractérisé, si ce n'est que Mme Roulet peut, si elle sait lire, aller sur internet (le site du Grand Conseil ou du MCG) et trouver tous nos arguments.

De son pêt de lapin, fort ridicule au demeurant, Mme Roulet a pondu un blog où elle se garde bien de dire la vérité.

On a pu la voir partir avec ses feuilles de référendum, comme une proie durement chassée, alors que les formulaires sont largement à disposition sur notre site www.mcge.ch.

Je croyais avoir tout vu, mais il est toujours possible de faire reculer les limites de la stupidité. C'est la démonstration pitoyable que Mme Roulet a faite publiquement, en oubliant qu'avant de dire une sottise il faut savoir se taire. Même quand on est du PLR!

15/09/2014

Les délires de Benito Levrat et d'Adolf Guinchard

Le lundi matin, on sent que certains politiciens sont fatigués et prêts à tous les délires.

Le socialiste - pardon, le conseiller national socialiste (clin d'oeil idéologique que le PS continue à offrir à Adolf?) devenu conseiller aux Etats - traite de "fascistoïde" un groupe parlementaire démocratique qui ne traîne pas les mêmes casseroles idéologiques. Au fait, Benito n'était-il pas dans sa jeunesse socialiste pur sucre?

Levrat Christian semble l'objet d'une amnésie idéologique et devrait éviter ce type de délires.

Autre rigolo - ou plutôt clown triste -, l'ineffable Guinchard Jean-Marc qui n'a qu'insultes infantiles à la bouche. "L'UDC et le MCG sont des partis fascisants", déclare cet olibrius qui prétend que nos partis seraient xénophobes, ce qui est bien évidemment archi-faux.

Son parti démocrate-chrétien, historiquement, a défendu les mouvements corporatistes et mussoliniens, en défilant à la manière fasciste ou nazie dans les années 30. Nous n'avons lu aucun regret ni pardon de la part de Guinchard ou d'autres.

Devant tant de bêtise partagée par le PS et le PDC, on ne peut qu'être affligé. Entre Bénito Levrat et Adolf Guinchard, on n'est pas sorti de l'auberge.

18/05/2014

P+R français: de très mauvais parkings!

Le MCG a fait du 18 mai un vote de principe sur le financement de parkings P+R en France et le Peuple genevois lui a donné raison. En effet, ce n'est pas aux Genevois de décider sur ces infrastructures ni de financer ces projets mais bien aux Français; du fait également que les Genevois n'arrivent pas à financer les rénovation des écoles et d'autres bâtiments publics ou infrastructures, il est clair que cela ne doit pas être de notre domaine.

Ceci dit, comme le relevait un bon connaisseurs des transports cet après-midi, il s'agit de très mauvais projets pour la presque totalité de ces parkings qui sont mal situés et ne peuvent en aucune façon améliorer d'un iota la mobilité à Genève.

En votant non, les Genevois ont échappé à de très mauvais dispositifs, qui se seraient soldés par un gaspillage et une efficacité soit proche de zéro soit négligeable. Il s'agissait d'un attrape-nigauds bien à l'image de l'utopie dangereuse du "Grand Genève", qui fait le bonheur des brasseurs de concepts creux et d'idées vides.

Genève n'a pas les moyens de financer des projets français mais s'ils sont très mauvais - comme ces P+R - nous n'aurons aucun regret. Seules les personnes qui se sont fait berner pourraient en vouloir aux partisans de ces parkings-fantômes. Mais le Peuple, dans sa sagesse, a fait preuve d'un bon sens salvateur.

09/02/2014

Non à la dictature européenne, oui à la souveraineté suisse!

Le 9 février 2014 est un grand jour pour la Suisse. Nous avons retrouvé notre souveraineté sur un point central: l'immigration.

L'initiative mesurée et très souple qui a été votée permettra de remettre l'église au milieu du village, de redonner aux citoyens et aux habitants leur dignité, à notre pays sa souveraineté.

C'est un OUI à la souveraineté suisse, malgré tous les fantasmes et tous les délires.

C'est également un acte de résistance face à la dictature européenne qui est en train de s'installer à Bruxelles.

Les bureaucrates incompétents de l'Union européenne - la Commission européenne, organe décisionnaire de type dictatorial sans réelle légitimité - menacent discrètement la Suisse et le Conseil fédéral, comme des petits élèves qui devraient se présenter devant un maître d'école.

Bruxelles est tombé bien bas. C'est minable, c'est lamentable.

Après avoir ruiné les peuples d'Europe, l'Europe du Sud surtout et la Grèce en particulier, après avoir fait perdre du pouvoir d'achat, après avoir détruit les économies de pays, voilà qu'elle veut nous donner des ordres.

Reprenant un concept du grand philosophe allemand Hegel, Marx disait dans une de ses oeuvres bien connues "le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte" que l'histoire se répète, mais que la tragédie peut se transformer en bouffonerie, Napoléon Ier laissant la place à Napoléon III: «Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter: la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.»

 
La grande Europe tragique et totalitaire du 20e siècle deviendrait au 21e siècle une farce bureaucratique tout aussi étrangère à l'esprit de notre continent.
 
L'utopie européenne travaille sur le mode de la dictature.
 
Les vrais démocrates ne peuvent que se réjouir de cette victoire de la souveraineté suisse ce 9 février 2014.