11/01/2016

Pour une nouvelle politique régionale à Genève: abolissons l'accord de 1973!

Il faut voir plus loin que le bout de son nez.

Genève devrait avoir le courage de changer sa politique régionale, qui part à la dérive.

Actuellement, la politique régionale est un échec à Bâle où les magasins transfrontaliers aspirent les consommateurs grâce aux transports publics qui traversent la frontière, où les entreprises suisses qui sont allés sur l'espace de l'aéroport s'en mordent les doigts.

A Genève, la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes est en train de tout détruire et la concurrence frontalière détruit à petit feu les entreprises genevoises et les conditions sociales des travailleurs.

Il faut un vrai changement. L'abolition de l'accord de 1973 est nécessaire pour sortir de l'utopie qui ne tient pas compte des réalités actuelles. Les sommes versées ne sont pas attribuées avec transparence et il existe des copinages ou de l'arbitraire dans l'attribution, ce que personne ne peut cautionner.

De plus, les sommes versées correspondent à la masse salariale des frontaliers mais pas aux impôts versés à Genève. En effet, de plus en plus de frontaliers ont vu leur fiscalité s'alléger grâce à la possibilité de nouvelles déductions.

Les contribuables genevois doivent-ils continuer à se faire plumer? Si certains sont assez stupides pour continuer sur cette voie, qu'ils ne se plaignent pas des impôts et taxes en hausse ainsi que des prestations à la baisse.

Arrêtons de mettre des lunettes roses! Agissons avec courage. C'est l'occasion que nous offre cette initiative, grâce à notre système démocratique suisse.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

Abolissons l'accord franco-genevois de 1973: pas de cadeau royal à la France

Le Mouvement Citoyens Genevois a réussi à récolter 8549 signatures, alors qu’il lui  fallait en déposer 7403. L’initiative demande au peuple genevois de dénoncer l’accord entre Genève et la France signé en 1973. Cet accord prévoit un versement de 3,5% de la masse salariale des frontaliers à titre de rétrocession de l’impôt à la source.

A l’origine, cet accord avait pour but d’aider les communes des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie à financer les infrastructures d’équipements publics pour accueillir les premiers frontaliers. Il était basé sur le bon vouloir des Genevois, à titre de solidarité. Le montant versé annuellement représente une somme allant de 250 à 300 millions de francs par an.

Les montants alloués aux communes françaises manquent de transparence et les attributions sont contestées par certains élus français. De plus, les départements concernés perdent de leur substance au profit de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui inclue lesdits départements. Il serait quand même invraisemblable que l’argent des Genevois serve à financer des équipements publics en Auvergne ou en Ardèche voire à Lyon.

De plus, les déductions fiscales sont très avantageuses pour les frontaliers et beaucoup de ceux-ci paient peu d’impôts voire pas du tout.

A l’heure où Genève rencontre des difficultés financières considérables, mettant en danger le bon fonctionnement de notre canton, ces centaines de millions qui représentent des milliards depuis 1973, nous devons reconsidérer notre trop grande générosité avec nos voisins. Nous n’avons plus les moyens d’une politique de folie des grandeurs avec une dette de 13 milliards et aucun budget pour 2016.

Aujourd’hui, le MCG a réussi pour la première fois à déposer une initiative populaire sans le concours d’autres partis politiques ou associations, ce qui démontre que notre Mouvement possède un ancrage politique bien établi et des structures d’organisation efficaces.

Il est bon de rappeler qu’il y a peu de temps, le MCG a réussi son référendum contre le financement par les Genevois des P+R en France.

Au nom du MCG, le Président remercie vivement toutes les personnes qui ont signé cette initiative ainsi que tous les élus et militants de base qui ont participé à la récolte des signatures.

Avec le MCG, Genève d’abord !

 

20/12/2015

Scandaleuses émeutes: un gouvernement totalement dépassé

L’incapacité de Maudet fait que Genève a été saccagée par des voyous. Son collègue du PLR François Longchamp les a encouragés en annulant une sanction votée par le Conseil municipal.


Nos institutions et notre Etat se retrouvent affaiblis après ce week-end de violences et de déprédations diverses sur les bâtiments. Les émeutiers ont semé la terreur.


Le MCG contre la violence
Le Mouvement Citoyens Genevois a été le plus virulent pour dénoncer les récentes émeutes issues de l’Usine, en particulier au Conseil municipal de la Ville. Mais la complicité de certains et l’absence de fermeté d’autres envers les dérives de la scène alternative expliquent la situation où nous nous retrouvons.
Le MCG demande le respect de la loi, en particulier à l’Usine où la manifestation de samedi dernier a terminé son parcours. Ce n’est pas un hasard si les élus du MCG sont priés de ne pas entrer dans ce lieu hautement subventionné.
Le Mouvement Citoyens Genevois ne fait pas des déclarations dans le vide, nous agissons et nous dérangeons ces individus qui refusent de respecter la loi.


Effets de la nouvelle loi sur la police
Si le conseiller d’Etat Maudet déclare être « furieux et scandalisé », il a pourtant une lourde responsabilité notamment par la mise en place d’une nouvelle loi sur la police (LPol) qui a pour conséquence de réduire les effectifs sur le terrain. Le MCG a là aussi été à la pointe du combat en déposant un référendum contre la LPol qui a passé de justesse. Par ailleurs, la police n’ayant plus les moyens de sa mission à cause de Maudet ne peut faire face à cette dégradation de la sécurité à Genève.
Quant au Département présidentiel de François Longchamp, la semaine dernière, il a cassé la décision du Conseil municipal (arrêté municipal), qui exigeait le paiement des dégâts occasionnés par la manifestation anti-Usine en déduction des subventions. Cette faiblesse du Conseil d’Etat a ainsi été prise comme une autorisation de tout casser par les manifestants. Ils savent maintenant que la violence et l’intimidation peuvent faire plier le Département présidentiel de François Longchamp.


Les citoyens paient les pots cassés
Le MCG réclame une politique plus ferme. Il faut arrêter de plier face aux émeutiers et prendre les mesures qui s’imposent. Genève est triste de voir ces scènes de désolation, ces boutiques cassées à la charge des artisans et commerçants, ces immeubles vandalisés, ces joyaux de notre culture détruits par des individus irresponsables. Les assurances ne remboursent rien et le département présidentiel n’oblige pas la Ville à payer les dégâts par compensation des subventions.


Des mesures fermes et immédiates
Les subventions continuent à être dilapidées pour des lieux qui engendrent la violence.
Nous nous trouvons à Genève face à un dramatique déficit d’autorité, qui crée une violence insupportable.
Pour nous l’Usine n’est pas un lieu de culture alternative mais un lieu où émergent le désordre et la violence. Nous exigeons des mesures fermes et immédiates contre cet établissement.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

14/12/2015

Un million de francs d'honoraires !

Le gestionnaire de fortune accusé d'avoir investi l'argent de ses clients dans les fonds Madoff, et d'avoir perdu 3 milliards de dollars qui lui étaient confiés, est donc innocent. La sentence du Tribunal de police est tombée. Dont acte.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/gerant-fortune-ac...

Il n'est pas ici question une seconde de remettre en doute un verdict de justice, au demeurant non définitif.

Et la presse nous apprend encore que cette personne, accusée à tort par un Procureur exagérément acharné, et dont les revenus annuels oscillaient entre 3 et 4,7 millions, s'était vue séquestrer inutilement ses avoirs cinq ans après son inculpation, avec le préjudice qui en était résulté.

Et le Tribunal en a donc tiré les conséquences qui s'imposaient sur le plan civil, à savoir:

Tort moral: 15'000.- francs

Préjudice économique: 1 million

Frais de défense: 1 million

Première remarque: la souffrance est bien mal rétribuée, ce qui n'est pas nouveau. Comme chacun sait, la jurisprudence de notre pays a été faite par de rugueux armaillis, dont la rudesse des conditions de vie a placé bien haut la barre de l'intolérable.

Deuxième remarque: le préjudice économique étant une notion à géométrie variable comme chacun sait, d'autant plus dans le domaine de la gestion de fortune, nul besoin de s'atteler à de fastidieux calculs. Un chiffre rond (à six zéros s'il vous plait), semble dont être une bonne mesure.

Troisième remarque: les honoraires d'avocat, au fur et à mesure de la casuistique judiciaire, ne cessent d'augmenter, contrairement aux salaires ou aux rentes de nos retraités et invalides.

Comprenons-nous bien, mon propos n'est pas d'apprécier la valeur, bien évidemment toujours insuffisamment reconnue, du travail des hommes de loi, et encore moins la justesse de leur rémunération. D'ailleurs, cette dernière relève de la sphère de négociation entre l'avocat et son client, seul ce dernier étant à même de juger de l'adéquation entre le travail effectué, voire le résultat obtenu, et le tarif pratiqué.

Néanmoins, pardonnez-moi de mettre en balance le million accordé ici, avec les difficultés que rencontrent quotidiennement de plus en plus de nos concitoyens, qui se lèvent chaque matin pour gagner péniblement de quoi nourrir leur famille et payer leurs primes d'assurance maladie. Certes un avocat n'est pas un ouvrier d'usine, et je ne doute pas une seconde que cette défense fut longue et complexe, puisqu'il a fallu aller jusqu'au Tribunal de Police pour faire éclater la vérité (cette même instance qui a reconnu coupable un certain Eric Stauffer d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants pour avoir acquis de la cocaïne sans aucune intention délictueuse afin de démontrer la réalité du trafic de stupéfiants à Genève. Condamnation motivée par le fait qu'il avait pris le risque de se faire déposséder de la drogue ainsi acquise entre l'achat et sa remise à la police, requise sur les lieux par lui-même afin d'interpeller le dealer).

Le salaire d´un travail à plein temps de deux ans d'un conseiller fédéral ou de près de 10 ans d'un fonctionnaire genevois au salaire médian, est donc sans doute un minimum nécessaire pour faire triompher la justice dans notre canton.

Mais quel est donc le message indirect de ce verdict? Si cet innocent n'avait pas eu les moyens d'avancer de tels honoraires pour sa défense, la justice l'aurait-elle broyé ?

Ainsi, soit vous êtes misérable, et la justice vous accorde l'assistance juridique, à charge pour vous de trouver un avocat disposé à travaillé pour ce tarif réduit (ce qui ne sera pas chose aisée), soit vous êtes riche et vous payez le maximum...que l'on vous remboursera si vous gagnez, et cela aux frais des contribuables. Quant à la classe moyenne, autant qu'elle oublie de se défendre. C'est au-dessus de ses moyens.

En attendant, nous continuerons à rechercher des pistes d'économies pour équilibrer les comptes de l'Etat et, qui sait, commencer à rembourser notre dette. C'est sans doute le prix à payer pour l'indépendance de notre justice...

23/11/2015

Les HUG: échec de la gouvernance PDC !

Certains membres du PDC ne manquent pas d'air. En particulier le député Bertrand Buchs, qui à propos des HUG estime que "la gestion n’a jamais été saine". Il oublie qu'un magistrat de son parti a géré cette institution et que son directeur général, également PDC, est en grande partie à l'origine des dysfonctionnements que nous découvrons aujourd'hui. Au lieu d'un "mea culpa", qui serait d'actualité puisque le ménage est enfin fait dans cette institution, on entend l'inénarrable député Buchs attaquer des fantômes en essayant d'éviter des critiques évidentes.

Mon intention n'est pas d'attaquer un parti ni un député, souvent mieux inspiré, mais il y a des responsabilités que l'on ne peut pas esquiver.

Quant à la gestion générale des HUG, elle est difficile parce que l'on ne pilote pas aisément un paquebot de plus de 10'000 employés, avec beaucoup de talents mais également des rivalités et des embrouilles à ne plus finir. Au lieu de viser l'ancienne direction générale, qui a mené une politique contestable (carnotzet luxueux, voiture de fonction, gestion des factures problématique, etc.), certains veulent détourner l'attention sur le conseil d'administration, d'aucuns cherchant même à le supprimer ou à rattacher directement les HUG à la structure étatique. Rappelons que dans les années 1930 déjà - sans doute bien avant - il existait une commission administrative de l'Hôpital cantonal, ancêtre de l'actuel conseil d'administration. Ce n'est donc pas un hasard si ce mode de gouvernance a été pratiqué depuis si longtemps.

Au moment où les scandales sortent enfin et alors que la gestion s'améliore - peut-être trop lentement pour certains - il serait faux de vouloir détruire une structure qui aujourd'hui permet une réforme en douceur. Comme il ne serait pas adéquat d'arrêter un traitement à un malade qui commence à se rétablir.

21/04/2015

Un nouveau parti est né: le PPDC

 

"Le MCG stoppé net" titre la Tribune de Genève au lendemain des élections municipales, non sans laisser transpirer une satisfaction de toute évidence longtemps retenue. Pourtant, l'examen attentif des résultats ne devrait guère inciter au triomphalisme du côté des adversaires de ce parti, né il y a dix ans à peine, et qui a largement transformé le paysage politique genevois.

Pour ce qui est des exécutifs communaux, par contre, il est vrai que la stratégie mise en place pour barrer la route aux candidats MCG est, pour l'heure, une réussite. Par des alliances autoproclamées "républicaines", un prêt-à-porter politique est présenté aux électeurs des communes sensibles, ou le sera pour le deuxième tour. De "républicain", ces alliances n'ont que le nom, puisqu'elles décrètent qu'une large partie de la population, accordant ses faveurs au MCG, renierait les principes de notre République, ce qui est tout simplement injurieux à son égard.

Ainsi à Vernier, PLR-PS-Les Verts, sur une liste commune, passent au premier tour, laissant le candidat MCG sur le carreau, alors même que celui-ci aurait sans doute fait davantage de voix que chacun de ses adversaires pris individuellement.

Par le jeu des alliances, accrochés à leurs sièges comme la bernique à son rocher, les partis "en place" décrètent que tout nouveau venu serait un danger pour l'ordre établi. Pour eux, mieux vaut encore collaborer avec un adversaire "classique", dont le jeu de rôles est prévisible, qu'avec un "populiste", qualificatif que l'on imagine procurer à celui qui le prononce une jouissance immédiate, tant il synthétise le mépris à l'égard de celles et ceux dont la seule préoccupation se résume à exprimer celles du peuple, ce peuple si peu conscient des défis de l'Histoire.

Ce sont ainsi des paquets ficelés qui sont présentés aux électeurs, sachant que la majorité d'entre eux ne les ouvrira sans doute pas pour jeter un coup d'oeil à l'intérieur.

Pourtant, le seul programme politique commun des candidats disparates de ces nouvelles alliances se résume à "barrer la route au MCG". Tout un programme n'est-ce pas? C'est du moins le message véhiculé, car personne n'est dupe. En réalité il s'agit de "rester à tout prix en place", entre nous, entre gens de bonne famille, politique s'entend.

Un nouveau parti politique est né: le PPDC, le plus petit dénominateur commun , "non au MCG". Voilà qui promet une législature sans histoires, comme on en avait l'habitude au bon vieux temps. Avec de petits scandales, certes, mais que l'on s'empressera d'étouffer. On n'est pas là pour compter les casseroles des autres quand on en a tant soi-même!

Souhaitons, pour la santé de notre République, précisément, que les abstentionnistes se réveillent avant le 10 mai, et qu'ils renvoient le PPDC à sa torpeur moite et gluante, dont il n'aurait jamais dû sortir.

17/11/2014

Les lobbyistes de la santé débarquent au Grand Conseil

 

Il est vrai que les sujets d'importance en matière de santé sont généralement traités au niveau fédéral. C'est ainsi que les commissions de la santé du Conseil national et du Conseil des Etats sont gangrénées par les porteurs d'intérêts partisans, au point que les citoyens de ce pays peuvent vainement rêver à des réformes en leur faveur.

Cette situation est unanimement dénoncée, et Genève n'est pas le dernier canton à s'en plaindre.

Pourtant, quand ce mal frappe à notre porte, nombreux sont ceux qui cèdent au chant des sirènes et rares ceux qui prennent conscience de cette dérive sournoise qui s'insinue dans notre parlement.

Ainsi, il a suffi que Mauro Poggia, conseiller d'Etat MCG, et responsable de la planification hospitalière cantonale, ne cède pas aux exigences financières des cliniques privées, pour que celles-ci déclenchent une campagne médiatique de désinformation et de dénigrement à son encontre. Aucun parti politique représenté au Grand conseil n'a échappé aux actions des "chargés de communication" (terme courtois pour qualifier ces mercenaires du marketing) de nos chères cliniques.

La gauche et le MCG, mais aussi des députés à l'esprit indépendant, ont bien compris qu'il s'agissait, ni plus ni moins, que de démanteler progressivement le service public confié aux HUG, en obtenant un subventionnement étatique pour une activité privée profitant à des actionnaires, et que Mauro Poggia ne combattait aucunement les cliniques privées, mais se bornait à défendre une médecine de qualité pour le plus grand nombre de Genevoises et de Genevois.

Alors qu'il aurait suffi d'interpeller le magistrat en commission de la santé pour obtenir toutes explications utiles, certains députés se sont eux-mêmes transformés en lobbyistes, déposant questions et motion accusatrices, immédiatement médiatisées.

A y regarder de plus près, je me dois, en tant que président de l'Association suisse des assurés de Genève (ASSUAS), de dénoncer:

- que Jean-Marc Guinchard, député PDC, auteur d'une question écrite, fut 10 ans secrétaire général de l'Association des médecins de Genève. Il est soutenu dans sa démarche par Bertrand Buchs, médecin, également PDC, parti dont Philippe Glatz, vice-président de la Clinique des Grangettes, fut président (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-0479987-6&ofrcLanguage=2)

- que Nathalie Fontanet, auteure de la motion qu'elle est allée défendre sur un plateau de télévision avant même de le faire devant le Grand conseil, est PLR. Un certain docteur Charles-Henry Rochat, époux d'une ancienne conseillère d'Etat PLR du même nom est administrateur de la clinique Générale-Beaulieu (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-1072999-8&ofrcLanguage=2)

Et l'on voudra nous faire croire après cela que l'on n'est pas en présence d'un lobby défendant des intérêts privés?

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Quant à notre Julie, inutile d'espérer qu'elle mandate un journaliste pour un travail d'enquête sur le sujet, car si l'on en juge par la page publicitaire que les cliniques font systématiquement paraître dans ses colonnes pour annoncer les naissances, il n'y a aucun intérêt à les contrarier...(voir photo ci-contre).

 

Ne soyons pas dupes! Les cliniques, et leurs alliés, les assureurs privés, n'ont ni la capacité, ni intérêt à recevoir les assurés de base. Leur seule préoccupation est de remplir leurs lits aux frais des contribuables. Céder à leurs exigences reviendrait à faire passer les HUG, responsables de la formation de nos médecins, du 1er rang des hôpitaux universitaires suisses, au rang d'hôpital de zone.

La politique de notre conseiller d'Etat doit donc être fermement soutenue.

28/09/2014

Assurance-maladie: l'attrape-nigaud politique!

La votation de ce dimanche a été un véritable attrape-nigaud politique.

On a dit n'importe quoi. Prenons deux exemples révélateurs!

Premièrement, voici le refrain entendu dimanche soir lors d'un débat post-électoral sur l'assurance-maladie: nous ne pourrions intervenir que sur 5% c'est-à-dire les frais administratifs. Le 95% ne serait représenté que par les coûts de la santé.

C'est tout simplement faux. Dans les 95%, il y a autant de factures médicales que des pertes boursières, réserves financières, placements financiers, etc. Ce que les caisses-maladie nous cachent. Cessons de mentir!

On a pu voir sur Léman Bleu le président du PLR et un conseiller national UDC ainsi que, sur la TSR, une PLR vaudoise réciter la même leçon (apprise par coeur) de 5% de frais administratifs et 95% de coûts de la santé. Ce qui est résolument faux, n'importe quelle personne un peu informée et douée de raisonnement en conviendra.

Les mêmes contre-vérités ont été récitées par les opposants à la caisse publique à propos de la liberté. Liberté, j'écris ton nom.

Les opposants à la caisse publique ont argumenté que l'intiative enlèverait la liberté. Ces mêmes opposants cherchent sans relâche à enlever aux assurés la liberté de choisir leur médecin. Au contraire, la caisse publique permettra de garder la liberté de choix du médecin, raison pour laquelle tant de médecins informés défendent cette solution.

La liberté de choix du médecin et du soignant c'est la caisse publique, mais les affiches mensongères prétendent le contraire.

C'est pitoyable quand on voit une Genevoise âgée, rencontrée sur un stand électoral, qui croit sincèrement que la caisse publique ne lui permettra pas de choisir son médecin. Alors qu'elle garantira l'accès à tous les médecins.

Mentir de cette façon aux personnes âgées c'est moche.

22/09/2014

La furie des Eaux-Vives

A mon humble avis, s'il fallait attribuer le Prix Nobel de la stupidité à quelqu'un, ce serait sans doute à Mme Michèle Roulet. Cette "pom-pom girl" du PLR, enseignante au primaire (pauvres enfants!), s'est précipitée samedi dernier comme une furie sur le stand MCG, où nous commencions à récolter des signatures contre la Loi sur la police.

- J'exige d'avoir les feuilles d'argumentaire, a-t-elle dit avec force. Ce que vous faites n'est pas légal, je vais vous dénoncer.

Bravo, Mme Roulet s'est muée en délatrice, cherchant sans efficacité aucune à nuire au bon déroulement de la démocratie. On tremble. Ou plutôt on pouffe de rire, tant sa démarche était ridicule.

Il lui fallait sans doute prendre les documents pour les présenter à ses amis du PLR, qu'il fallait bien évidemment lui refuser afin de constater le ridicule de sa démarche agressive.

Que dire face à tant de bêtise, pour ne pas dire d'infantilisme caractérisé, si ce n'est que Mme Roulet peut, si elle sait lire, aller sur internet (le site du Grand Conseil ou du MCG) et trouver tous nos arguments.

De son pêt de lapin, fort ridicule au demeurant, Mme Roulet a pondu un blog où elle se garde bien de dire la vérité.

On a pu la voir partir avec ses feuilles de référendum, comme une proie durement chassée, alors que les formulaires sont largement à disposition sur notre site www.mcge.ch.

Je croyais avoir tout vu, mais il est toujours possible de faire reculer les limites de la stupidité. C'est la démonstration pitoyable que Mme Roulet a faite publiquement, en oubliant qu'avant de dire une sottise il faut savoir se taire. Même quand on est du PLR!

15/09/2014

Les délires de Benito Levrat et d'Adolf Guinchard

Le lundi matin, on sent que certains politiciens sont fatigués et prêts à tous les délires.

Le socialiste - pardon, le conseiller national socialiste (clin d'oeil idéologique que le PS continue à offrir à Adolf?) devenu conseiller aux Etats - traite de "fascistoïde" un groupe parlementaire démocratique qui ne traîne pas les mêmes casseroles idéologiques. Au fait, Benito n'était-il pas dans sa jeunesse socialiste pur sucre?

Levrat Christian semble l'objet d'une amnésie idéologique et devrait éviter ce type de délires.

Autre rigolo - ou plutôt clown triste -, l'ineffable Guinchard Jean-Marc qui n'a qu'insultes infantiles à la bouche. "L'UDC et le MCG sont des partis fascisants", déclare cet olibrius qui prétend que nos partis seraient xénophobes, ce qui est bien évidemment archi-faux.

Son parti démocrate-chrétien, historiquement, a défendu les mouvements corporatistes et mussoliniens, en défilant à la manière fasciste ou nazie dans les années 30. Nous n'avons lu aucun regret ni pardon de la part de Guinchard ou d'autres.

Devant tant de bêtise partagée par le PS et le PDC, on ne peut qu'être affligé. Entre Bénito Levrat et Adolf Guinchard, on n'est pas sorti de l'auberge.

18/05/2014

P+R français: de très mauvais parkings!

Le MCG a fait du 18 mai un vote de principe sur le financement de parkings P+R en France et le Peuple genevois lui a donné raison. En effet, ce n'est pas aux Genevois de décider sur ces infrastructures ni de financer ces projets mais bien aux Français; du fait également que les Genevois n'arrivent pas à financer les rénovation des écoles et d'autres bâtiments publics ou infrastructures, il est clair que cela ne doit pas être de notre domaine.

Ceci dit, comme le relevait un bon connaisseurs des transports cet après-midi, il s'agit de très mauvais projets pour la presque totalité de ces parkings qui sont mal situés et ne peuvent en aucune façon améliorer d'un iota la mobilité à Genève.

En votant non, les Genevois ont échappé à de très mauvais dispositifs, qui se seraient soldés par un gaspillage et une efficacité soit proche de zéro soit négligeable. Il s'agissait d'un attrape-nigauds bien à l'image de l'utopie dangereuse du "Grand Genève", qui fait le bonheur des brasseurs de concepts creux et d'idées vides.

Genève n'a pas les moyens de financer des projets français mais s'ils sont très mauvais - comme ces P+R - nous n'aurons aucun regret. Seules les personnes qui se sont fait berner pourraient en vouloir aux partisans de ces parkings-fantômes. Mais le Peuple, dans sa sagesse, a fait preuve d'un bon sens salvateur.

09/02/2014

Non à la dictature européenne, oui à la souveraineté suisse!

Le 9 février 2014 est un grand jour pour la Suisse. Nous avons retrouvé notre souveraineté sur un point central: l'immigration.

L'initiative mesurée et très souple qui a été votée permettra de remettre l'église au milieu du village, de redonner aux citoyens et aux habitants leur dignité, à notre pays sa souveraineté.

C'est un OUI à la souveraineté suisse, malgré tous les fantasmes et tous les délires.

C'est également un acte de résistance face à la dictature européenne qui est en train de s'installer à Bruxelles.

Les bureaucrates incompétents de l'Union européenne - la Commission européenne, organe décisionnaire de type dictatorial sans réelle légitimité - menacent discrètement la Suisse et le Conseil fédéral, comme des petits élèves qui devraient se présenter devant un maître d'école.

Bruxelles est tombé bien bas. C'est minable, c'est lamentable.

Après avoir ruiné les peuples d'Europe, l'Europe du Sud surtout et la Grèce en particulier, après avoir fait perdre du pouvoir d'achat, après avoir détruit les économies de pays, voilà qu'elle veut nous donner des ordres.

Reprenant un concept du grand philosophe allemand Hegel, Marx disait dans une de ses oeuvres bien connues "le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte" que l'histoire se répète, mais que la tragédie peut se transformer en bouffonerie, Napoléon Ier laissant la place à Napoléon III: «Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter: la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.»

 
La grande Europe tragique et totalitaire du 20e siècle deviendrait au 21e siècle une farce bureaucratique tout aussi étrangère à l'esprit de notre continent.
 
L'utopie européenne travaille sur le mode de la dictature.
 
Les vrais démocrates ne peuvent que se réjouir de cette victoire de la souveraineté suisse ce 9 février 2014.