21/04/2015

Un nouveau parti est né: le PPDC

 

"Le MCG stoppé net" titre la Tribune de Genève au lendemain des élections municipales, non sans laisser transpirer une satisfaction de toute évidence longtemps retenue. Pourtant, l'examen attentif des résultats ne devrait guère inciter au triomphalisme du côté des adversaires de ce parti, né il y a dix ans à peine, et qui a largement transformé le paysage politique genevois.

Pour ce qui est des exécutifs communaux, par contre, il est vrai que la stratégie mise en place pour barrer la route aux candidats MCG est, pour l'heure, une réussite. Par des alliances autoproclamées "républicaines", un prêt-à-porter politique est présenté aux électeurs des communes sensibles, ou le sera pour le deuxième tour. De "républicain", ces alliances n'ont que le nom, puisqu'elles décrètent qu'une large partie de la population, accordant ses faveurs au MCG, renierait les principes de notre République, ce qui est tout simplement injurieux à son égard.

Ainsi à Vernier, PLR-PS-Les Verts, sur une liste commune, passent au premier tour, laissant le candidat MCG sur le carreau, alors même que celui-ci aurait sans doute fait davantage de voix que chacun de ses adversaires pris individuellement.

Par le jeu des alliances, accrochés à leurs sièges comme la bernique à son rocher, les partis "en place" décrètent que tout nouveau venu serait un danger pour l'ordre établi. Pour eux, mieux vaut encore collaborer avec un adversaire "classique", dont le jeu de rôles est prévisible, qu'avec un "populiste", qualificatif que l'on imagine procurer à celui qui le prononce une jouissance immédiate, tant il synthétise le mépris à l'égard de celles et ceux dont la seule préoccupation se résume à exprimer celles du peuple, ce peuple si peu conscient des défis de l'Histoire.

Ce sont ainsi des paquets ficelés qui sont présentés aux électeurs, sachant que la majorité d'entre eux ne les ouvrira sans doute pas pour jeter un coup d'oeil à l'intérieur.

Pourtant, le seul programme politique commun des candidats disparates de ces nouvelles alliances se résume à "barrer la route au MCG". Tout un programme n'est-ce pas? C'est du moins le message véhiculé, car personne n'est dupe. En réalité il s'agit de "rester à tout prix en place", entre nous, entre gens de bonne famille, politique s'entend.

Un nouveau parti politique est né: le PPDC, le plus petit dénominateur commun , "non au MCG". Voilà qui promet une législature sans histoires, comme on en avait l'habitude au bon vieux temps. Avec de petits scandales, certes, mais que l'on s'empressera d'étouffer. On n'est pas là pour compter les casseroles des autres quand on en a tant soi-même!

Souhaitons, pour la santé de notre République, précisément, que les abstentionnistes se réveillent avant le 10 mai, et qu'ils renvoient le PPDC à sa torpeur moite et gluante, dont il n'aurait jamais dû sortir.

18/05/2014

P+R français: de très mauvais parkings!

Le MCG a fait du 18 mai un vote de principe sur le financement de parkings P+R en France et le Peuple genevois lui a donné raison. En effet, ce n'est pas aux Genevois de décider sur ces infrastructures ni de financer ces projets mais bien aux Français; du fait également que les Genevois n'arrivent pas à financer les rénovation des écoles et d'autres bâtiments publics ou infrastructures, il est clair que cela ne doit pas être de notre domaine.

Ceci dit, comme le relevait un bon connaisseurs des transports cet après-midi, il s'agit de très mauvais projets pour la presque totalité de ces parkings qui sont mal situés et ne peuvent en aucune façon améliorer d'un iota la mobilité à Genève.

En votant non, les Genevois ont échappé à de très mauvais dispositifs, qui se seraient soldés par un gaspillage et une efficacité soit proche de zéro soit négligeable. Il s'agissait d'un attrape-nigauds bien à l'image de l'utopie dangereuse du "Grand Genève", qui fait le bonheur des brasseurs de concepts creux et d'idées vides.

Genève n'a pas les moyens de financer des projets français mais s'ils sont très mauvais - comme ces P+R - nous n'aurons aucun regret. Seules les personnes qui se sont fait berner pourraient en vouloir aux partisans de ces parkings-fantômes. Mais le Peuple, dans sa sagesse, a fait preuve d'un bon sens salvateur.