15/09/2014

Les délires de Benito Levrat et d'Adolf Guinchard

Le lundi matin, on sent que certains politiciens sont fatigués et prêts à tous les délires.

Le socialiste - pardon, le conseiller national socialiste (clin d'oeil idéologique que le PS continue à offrir à Adolf?) devenu conseiller aux Etats - traite de "fascistoïde" un groupe parlementaire démocratique qui ne traîne pas les mêmes casseroles idéologiques. Au fait, Benito n'était-il pas dans sa jeunesse socialiste pur sucre?

Levrat Christian semble l'objet d'une amnésie idéologique et devrait éviter ce type de délires.

Autre rigolo - ou plutôt clown triste -, l'ineffable Guinchard Jean-Marc qui n'a qu'insultes infantiles à la bouche. "L'UDC et le MCG sont des partis fascisants", déclare cet olibrius qui prétend que nos partis seraient xénophobes, ce qui est bien évidemment archi-faux.

Son parti démocrate-chrétien, historiquement, a défendu les mouvements corporatistes et mussoliniens, en défilant à la manière fasciste ou nazie dans les années 30. Nous n'avons lu aucun regret ni pardon de la part de Guinchard ou d'autres.

Devant tant de bêtise partagée par le PS et le PDC, on ne peut qu'être affligé. Entre Bénito Levrat et Adolf Guinchard, on n'est pas sorti de l'auberge.

28/08/2014

Pierre Maudet fossoyeur de la Gendarmerie

 

Déclaration du rapporteur de minorité MCG

sur la nouvelle loi sur la police

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

Aujourd’hui, nous sommes appelés à nous prononcer sur un projet modifiant profondément la loi sur la police.

L’ancienne loi élaborée avec minutie et intelligence, a fait ses preuves depuis 1957. Elle a traversé, à la satisfaction générale, des changements de société et de mentalité considérables qui ont fait Genève. Maintenant, pour des raisons obscures, on nous propose d’abandonner cette excellente loi pour un projet bancal, rédigé dans la précipitation et l’urgence politicienne.

Le projet de loi qui nous est présenté n’a de loin pas fait un consensus entre les organisations syndicales de la gendarmerie, de la police judiciaire, de la police internationale et même des assistants de sécurité publique, sans compter divers partis politiques représentés dans cette salle.

Lorsqu’une telle opposition existe, nous pouvons largement estimer que ce projet de loi n’est pas bon et posera à l’avenir de très sérieux problèmes.

Sous cette forme, il est absolument nécessaire de revisiter ce projet de loi et de chercher un consensus général afin de garantir au mieux les droits des citoyens.

Malheureusement, ce projet de loi ne répond pas à nos attentes, malgré quelques petites améliorations tout à fait insuffisantes.

D’emblée, le Mouvement Citoyens Genevois ne peut accepter que l’on supprime la gendarmerie, institution bi-centenaire et faisant encore la fierté et le prestige de nombreuses nations allant du Canada à l’Afrique sans oublier notre continent. Quel manque de vision politique de la part du conseiller d’Etat en charge de ce dossier, qui détruit l’un des fleurons de la République genevoise ! Si ce projet, par malheur, aboutit, il sera le fossoyeur de l’une des plus importantes traditions républicaines. Pour l’instant, il n’est parvenu qu’à créer la division et la révolte dans cette République. Triste bilan.

C’est pourquoi nous n’accepterons pas la banalisation de l’appellation « gendarmerie », comme le propose ce texte parlementaire.

Nous reprochons à ce projet de loi son organisation sous forme de silos et de fourre-tout, qui devient une véritable usine gaz et va multiplier à moyen terme les cadres. En somme, on nous refait le coup style directeurs d’école, où les cadres deviennent plus nombreux que les exécutants. Pourquoi créer des silos séparés avec une bureaucratie inutile, des doublons, des manques de synergie, des gaspillages que le contribuable devra payer ?

Dans cette nouvelle usine à gaz, il est prévu un Conseil consultatif, comme si le conseiller d’Etat n’est pas capable de gérer la police et de faire face aux problèmes sécuritaires. Quel aveu d’échec !

 Dans l’état actuel des finances de l’Etat de Genève, nous n’avons pas les moyens de dilapider les dernières ressources essentielles pour le bon fonctionnement de notre République. C’est un formidable gâchis financier et organisationnel qui s’annonce, en détériorant la situation actuelle.

Cette loi pose également un problème de lisibilité notamment par un français médiocre (art. 6) et des dispositions allant de l’article 8 à l’article 15, qui n’ont pas lieu de figurer dans une loi. Leur place se trouve dans un règlement d’application.

 

De plus, cette loi est une régression pour les droits du personnel policier, qui touche fortement et défavorablement leurs conditions sociales, de manière tellement excessive que leur vie familiale pourrait être durement touchée. Ce projet met également en danger l’intégrité et la sécurité des policiers et de leurs familles.

Citons encore comme exemple révélateur de la mauvaise préparation de cette loi, l’Inspection générale des services où le flou est total sur son rattachement hiérarchique, ce qui pose un problème fondamental.

Ce qui exaspère le plus le MCG est que contrairement à d’autres cantons, la nationalité suisse n’est pas prise en compte dans ce projet de loi. Nous estimons que la nationalité suisse doit être un critère d’engagement. Il y a un nombre de tâches de l’Etat qui ne sont pas négociables, étant entendu que le candidat étranger possédant un permis C est engagé sans problème, moyennant sa naturalisation accélérée. Cette situation est satisfaisante à tous points de vue. La nationalité suisse obtenue en fin de formation est la preuve d’une parfaite intégration.

La puissance étatique ne peut être exercée que par une personne s’étant impliquée pleinement pour son pays. Cette condition de la nationalité est un élément essentiel pour que le Mouvement Citoyens Genevois accepte une nouvelle loi sur la police, a contrario nous étudierons la possibilité de lancer un référendum.

D’autre part, le MCG a relevé une multitude de couacs, de mesures inappropriées qui feront l’objet de nombreux amendements, lesquels ont été déposés au préalable de ce débat. Nous ne manquerons pas de nous exprimer et de justifier ces propositions de changement.

Toutefois, il nous semble plus judicieux de retravailler ce projet de loi dans le calme et la sérénité, c’est-à-dire hors période électorale avec les gesticulations qui accompagnent ladite période.

Nous ferons la proposition du renvoi en commission quand tous les groupes politiques auront terminé leurs déclarations, à la fin du premier débat.

Entre-temps, le Mouvement Citoyens Genevois vous recommande d’ores et déjà de ne pas traiter ce texte sous sa forme actuelle et vous invite à le refuser en l’état.

Maintenons une police forte et républicaine, mais ne créons pas un monstre bureaucratique.

 

François Baertschi – rapporteur de minorité MCG pour la Loi sur la police

18/05/2014

P+R français: de très mauvais parkings!

Le MCG a fait du 18 mai un vote de principe sur le financement de parkings P+R en France et le Peuple genevois lui a donné raison. En effet, ce n'est pas aux Genevois de décider sur ces infrastructures ni de financer ces projets mais bien aux Français; du fait également que les Genevois n'arrivent pas à financer les rénovation des écoles et d'autres bâtiments publics ou infrastructures, il est clair que cela ne doit pas être de notre domaine.

Ceci dit, comme le relevait un bon connaisseurs des transports cet après-midi, il s'agit de très mauvais projets pour la presque totalité de ces parkings qui sont mal situés et ne peuvent en aucune façon améliorer d'un iota la mobilité à Genève.

En votant non, les Genevois ont échappé à de très mauvais dispositifs, qui se seraient soldés par un gaspillage et une efficacité soit proche de zéro soit négligeable. Il s'agissait d'un attrape-nigauds bien à l'image de l'utopie dangereuse du "Grand Genève", qui fait le bonheur des brasseurs de concepts creux et d'idées vides.

Genève n'a pas les moyens de financer des projets français mais s'ils sont très mauvais - comme ces P+R - nous n'aurons aucun regret. Seules les personnes qui se sont fait berner pourraient en vouloir aux partisans de ces parkings-fantômes. Mais le Peuple, dans sa sagesse, a fait preuve d'un bon sens salvateur.

16/03/2014

PPE and co.: comment la montagne accouche d'une souris!

Nouveau venu au Grand Conseil à l'automne dernier en tant que député, j'ai eu la curieuse impression que les débats de jeudi et vendredi étaient hors sujet, mais vraiment complètement à côté de la plaque.

Ou comment la montagne a accouché d'une souris, à défaut d'un vrai débat de société.

Jeudi soir, on examinait la proposition d'un contrôle externe. Il ne s'agissait que de l'application d'un article de la nouvelle Constitution qui demande: un réviseur financier externe ou le contrôle financier par la Cour des comptes. C'est binaire. A mon sens, en 30 minutes les opinions des uns et des autres auraient pu  s'exprimer. Les opposants à cette spécialité genevoise (contestée avec de bonnes raisons) ont aussi la possibilité de changer cet article de la nouvelle Constitution.

Vendredi soir, la loi qui limite les abus dans la vente de PPE (Propriété par étage) a également permis à un psychodrame de se dérouler dans la Salle de l'Hôtel de Ville. Les députés ont reçu une pluie d'amendements techniques sur leurs bureaux, les anathèmes ont fusé, les esprits se sont échauffés et la tentation de s'exprimer a prolongé les débats, jusqu'à la décision bienvenue du Bureau de réduire les temps de parole afin de venir à bout de la question. Nous ne sommes donc pas restés à débattre jusqu'à épuisement à 4 heures du matin!

Je me demande ce qu'a compris de ces débats techniques le courageux citoyen qui a suivi le débat sur internet (Léman Bleu ne diffuse plus, ce qui est un recul de la démocratie).

Résumons grossièrement: l'ensemble du Parlement était favorable à une loi demandant un contrôle de la vente des PPE en zone de développement pour éviter que des spéculateurs achètent 5 à 15 appartements à un prix protégé afin de les revendre avec profit. Mais cette loi, rédigée par le Département et donc trop bureaucratique, oubliait certaines réalités en particulier les cas d'absence pour de bonnes raisons comme le divorce ou le départ à l'étranger. Un ensemble de députés ont demandé des assouplissements mais aussi plus de précisions et des contraintes supplémentaires, par exemple en empêchant les "hommes de paille".

Certes, le jeu politique et parlementaire pousse les députés à exprimer des idéologies. Ce n'est pas une mauvaise chose, si on n'oublie pas la réalité.

La solution choisie par une grande majorité du Grand Conseil (PLR, UDC, MCG, Verts, PDC) et acceptée finalement par le Conseil d'Etat est un compromis qui va faire du bien aux Genevois. Mieux encore: afin d'éviter toute spéculation de dernière minute, la loi a été acceptée immédiatement.

L'objectif était double: empêcher les abus dans la vente de PPE et ne pas bloquer les projets par des mesures irréalistes. N'oublions pas que ces projets comportent aussi des logements sociaux en parallèle des PPE.

Cela prouve une fois de plus que les bonnes solutions pour les citoyens ne se situent ni à gauche ni à droite mais hors de ces clivages d'une autre époque. Pour le bien de tous.

Pour l'heure, l'objectif semble être globalement atteint. Et si par hypothèse très incertaine la loi se révélait mauvaise, il serait temps d'en changer.

 

25/02/2014

Emeutes à Champ-Dollon: faillite de la justice genevoise

Les médias nous apprennent que les émeutes se multiplient à Champ-Dollon, comme l'indique en particulier un article de la Tribune:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ministere-public-...

Si nous nous retrouvons dans cette situation, c'est en raison du laxisme des justices genevoise et suisse, qui préfèrent défendre le droit des criminels plutôt que de protéger les victimes. Cette faiblesse attire des délinquants de tous horizons qui voient leurs attitudes soutenues par nos autorités judiciaires.

Il n'est pas étonnant que les juges genevois soient effrayés par une vraie politique criminelle qui décourage véritablement les délinquants. Pour cette raison, le MCG, qui réclame la plus grande fermeté, n'a pas de magistrat de carrière tout simplement parce qu'il défend les citoyennes et les citoyens et non pas des idéologies juridiques d'un autre temps qui ont fait faillite.

L'affaire de la Pâquerette est tout à fait symptomatique de cet état de fait et de cette dégradation de la justice genevoise.

Le MCG réclame une tolérance zéro envers les criminels professionnels, ultra-dangereux, qui profitent de sévir à Genève, paradis pour délinquants endurcis.

Face à cette mollesse générale de la justice, nous devons souvent choisir les moins mous à défaut de choisir les plus durs. Cette même justice sait se montrer sévère envers les citoyennes et citoyens ordinaires pour des affaires de famille ou de circulation, ce qui est d'autant plus choquant. On s'attaque en priorité aux petits poissons: c'est la politique des partis PLR et PS, les chefs d'orchestre du Palais de justice, qui est bien malade aujourd'hui.

Voilà où nous mène le triomphe des petits mous, des grands mous, des supermous.

Il nous faut une vraie politique de tolérance zéro en matière de grande criminalité.

29/05/2013

Le Conseil d'Etat et l'art de tromper par les chiffres

Journaliste pendant 25 ans et observateur de la vie politique jusqu'en 2009, j'ai pu identifier comment les divers Gouvernements manipulaient les chiffres et les statistiques. Actuellement, secrétaire général du MCG, je me retrouve directement dans l'action mais il me reste le souvenir de certaines manipulations de l'opinion publique par le Conseil d'Etat, manipulations qui sont toujours d'actualité, hélas.

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08/05/2013

Le MCG seul contre la barbarie

Une femme de 48 ans, des personnes de 80-90 ans se font agresser cruellement par un groupe de Roms. Attirés par la complaisance de la gauche et la mollesse des autres partis ou de la justice, ils ne se sont pas gênés. Seul le MCG s'est battu contre eux.

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