02/01/2018

2018: le MCG de plus en plus indispensable

Le changement d'année est un moment privilégié pour sa propre introspection.

Pourquoi ai-je décidé de m'engager sérieusement en politique en 2009 ? Après avoir éliminé toutes les fausses explications, comme l'illusion du pouvoir ou la volonté de briller, qui ne m'ont jamais motivé, j'en suis arrivé à une conclusion très claire. Ce qui me fait me démener et agir c'est la défense des citoyens.

Que de chemin parcouru. Dans l'âge d'or du journalisme des années 1990-2000, j'ai obtenu la liberté suffisante grâce à un rédacteur en chef remarquable pour partir à la chasse des injustices petites ou grandes, pour porter un regard décalé sur des faits d'actualité, donner la parole à ceux qui de tous temps sont écartés des médias.

Du rôle d'observateur sans dogme, je suis passé en 2009 au monde politique actif - secrétaire général dans les coulisses du MCG et député sur le devant de la scène - avec ce même souci de ne pas suivre une idéologie.

Mais qu'est-ce qui me fait courir depuis presque dix ans? Tout simplement la défense des citoyennes et des citoyens, l'Action avec un grand A, parce que le pire dans notre société démocratique c'est l'absence et le retrait.

Je m'étais déjà engagé personnellement contre les dérives de l'assurance-maladie dès le début des années 1990, pour la sauvegarde d'espaces de verdure menacés. Il s'agissait alors de gestes spontanés et ponctuels.

Défendre le Citoyen de la République de Genève - et j'entends par Citoyen l'habitant de la Cité - relève d'une philosophie de vie profonde. Au lieu de vouloir changer le monde au travers des pires utopies, mieux vaut améliorer la vie ici et maintenant. Le Citoyen ne peut qu'être un individu actif.

De cela découle une Action politique qui se décline tout naturellement.

Juste avant Noël, le MCG offrait le vin chaud et faisait signer ses deux initiatives pour réformer de manière efficace et réalisable l'assurance-maladie. Vous ne me croirez sans doute pas, mais les initiatives ont rencontré plus de succès que le vin chaud, ce qui doit nous redonner espoir en la politique. Quand les vrais problèmes sont posés et les solutions crédibles sont proposées, l'enthousiasme devient tout naturel.

Avec mon ami de longue date le conseiller d'Etat Mauro Poggia, toujours présent pour défendre les causes les plus difficiles mais les plus indispensables, nous nous sommes retrouvés sur ce stand à répondre aux 1000 questions, et nous étions bien accompagnés par des militants et élus, en présence de deux autres candidats au Conseil d'Etat Ana Roch et Daniel Sormanni.

Au Conseil d'Etat, au Grand Conseil en séance plénière et en commission, à Berne avec Roger Golay, dans les communes, nous agissons pas après pas, le MCG se retrouvant trop souvent seul, en dehors de la politique politicienne que certains médias bas de gamme privilégient. Ces derniers mois, dans des conditions très difficiles, nous avons agi pour l'intérêt général: la priorité de l'emploi au résident, la conservation difficile des prestations pour les résidents genevois.

C'est un combat de chaque semaine parfois de tous les jours, pour défendre le Citoyen.

Rien n'est jamais gagné. Nous devons continuer à nous battre pas à pas. L'embauche de résidents genevois à l'Etat s'est accru de manière impressionnante grâce à l'action du MCG. Nous avons réussi à maintenir les prestations en 2017 et pour 2018, grâce au rôle déterminant du MCG. Personne ne sera sacrifié, contrairement à ce que voulaient les destructeurs du Grand Conseil.

Maintenant, nous nous préparons pour demain et nous proposons des solutions pour sortir Genève de l'ornière.

Nous avons contre nous les lobbys des frontaliers et des caisses-maladie, les défenseurs de certains intérêts privés à court terme, les destructeurs de la République, certains médias passéistes qui n'ont pas compris notre démarche citoyenne, les tenants de certains partis qui ont conduit la République à des catastrophes successives, bref tout ce qui empêche Genève d'avancer et de donner de bonnes conditions d'existence au Citoyen.

Mais nous tenons bon et nous avons un moral d'acier pour 2018, 2019, 2020, 2021, et la suite.

Bonne année aux Citoyennes et Citoyens de Genève !

Commentaires

J'apprécie beaucoup votre engagement qui est illustré ici par le soin mis à écrire votre article. Peu m'importe de quel parti il ressort.
En ce qui concerne les primes maladie, c'est un bon pas de revenir au fait que chacun des partenaires se contente de son propre rôle. Ainsi, ce n'est pas à Santésuisse de juger du travail des médecins. Que les Caisses se contentent de leur rôle de gestionnaire! Quel parti saura faire en sorte que les technoscientifiques se remettent en cause et refondent la médecine de façon à prescrire le geste juste au moment opportun, même s'il faut s'adresser à des thérapeutes alternatifs ou complémentaires. Il y a effectivement tellement de pathologies où les autres médecines sont bien plus efficaces et à plus long terme que la médecine conventionnelle....

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02/01/2018

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