27/12/2017

Genève: 7 milliards perdus en dix ans !

Au moment de quitter l'année 2017, il est temps de remettre certaines pendules à l'heure.

On lit dans la Tribune de Genève du 27 décembre une chronique d'un ancien journaliste du "Journal de Genève" qui nous ressort le discours moraliste à la mode voilà 20 ou 30 ans. Malheureusement, son exposé est truffé de généralités qui sont autant de contre-vérités. D'abord, la dette de l'Etat a baissé notablement depuis le début de cette législature, contrairement à ce que prétend le chroniqueur; ensuite, la réforme de la caisse de pension CPEG conduit à un assainissement à long terme des finances publiques. Dire que l'on ne fait rien relève donc de l'ignorance, ce qui est inquiétant vu le ton péremptoire de la chronique.

Voilà pour des vérités qui devaient être dites au lieu d'entendre toujours les mêmes litanies, telles un disque rayé.

La situation actuelle n'est certes pas idéale mais ce n'est pas une raison de la travestir.

Les causes réelles de la dette du canton de Genève sont ailleurs.

Il y a d'abord la mauvaise gestion de l'affaire de la Banque cantonale genevoise qui a été brutalement traitée alors que nos voisins vaudois ont eu la sagesse d'utiliser une médecine plus raisonnable. Nous le payons aujourd'hui de plusieurs milliards de dettes. Ainsi en va-t-il également du CEVA et d'autres projets peu réfléchis qui vident nos caisses à long terme.

Mais le MCG dénonce un phénomène inquiétant et bien plus important. Par une générosité excessive, le canton de Genève donne sans réagir plus d'un demi-milliard par année à la fois à la France et aux autres cantons suisses. En raison de mauvaises négociations menées par les gouvernements qui nous ont précédé et ont fait preuve de légèreté, les finances cantonales déboursent plus de 700 millions de francs chaque année, ce qui représente 7 milliards sur dix ans. Faites le compte: la dette actuelle frise les 12 milliards.

Comme le dit à juste titre le président du Gouvernement François Longchamp, il est facile pour d'autres cantons romands d'équilibrer leurs comptes quand ils reçoivent chaque année cette manne de plusieurs centaines de millions de francs que nous leur versons.

En effet, la péréquation profite à la grande masse des cantons prétendument pauvres qui multiplient les cadeaux fiscaux, et il n'est pas tenu compte du coût de la vie bien plus élevé à Genève (loyers, assurance-maladie, etc.); les critères actuels sont loin d'être objectifs malgré leur apparence.

Chacun se souvient du scandale des réserves de l'assurance-maladie où Genève devait payer pour les autres cantons qui ont des primes plus basses.

La crise de la dette genevoise est due à ces deux facteurs: 1. la mauvaise gestion des grands défis type BCGE et CEVA; 2. la générosité excessive envers la France voisine et les autres cantons.

Genève doit arrêter de jeter l'argent par les fenêtres et de se faire gruger par ses voisins, tout simplement parce que nous n'en avons plus les moyens. L'endettement a caché cette générosité excessive.

L'heure est maintenant à défendre les intérêts de Genevoises et des Genevois.

Sur ce combat, hélas, seul le MCG agit. Et nous sommes prêts à continuer si on nous en donne les moyens.

Commentaires

Bonsoir Monsieur

Entièrement d'accord avec vous sur tout ce qui précède, mais vous oubliez aussi de citer tout l'argent que nous prêtons pour les immeubles des organisations internationales sans intérêt qui sera surement jamais remboursés ( ex le palais des nations) mais en plus si par une chance infinie cela l'est un jour nous payerons les intérêts de ces emprunts combien d'année .

Faut il rappeler que tout ces chers messieurs ne paient pas un centime de contribution ni à l'état de genève ni aux communes, mais profitent de l'école de grande qualité, de transports publics efficaces qu'ils dédaignent car ont des grands parkings gratuits des hug voiries etc etc...
Et l'intérêt économique est limité car ils ne font pas leurs courses dans nos commerces souvent et ont des détaxes.

Je n'ose pas évoquer la fondation des parkings qui nous matraquent nous les résidents et finance ainsi les parkings d'échanges auquel on a pas droit même si les tpg ne sont pas pratique pour notre trajet! et ne sont pas construit en limite de frontière en plus mais quasiment en coeur de ville bientôt par ex l'étoile ...

Il faudrait aussi arrêter de subventionner pour les enfants sans permis lamal cantines et sorties cela n'est pas fait directement mais par une subvention importante à une association et on parle pas de quelques milliers de francs.

Je pense aussi que l'on devrait revoir toute la politique de subvention et autres allocations est il normal que même pas la moitié de la population finance le tout sans compter tous les précédents employé dans les organisations internationales qui ne sont pas comptés dedans.

Je pense que si chacun apportait sa modeste contribution les impôts baisseraient pour tous et nous aurions des budgets équilibrés .

Et on ne parle même pas de l'état des fondations diverses recevant des fonds importants chaque années qui ont des gaspillages herculéens.
par exemple les tpg n'ont soit disant pas les moyens mais installent le wi-fi dans les trolleybus alors que pratiquement tous les abonnements prévoient des illimités sur les données mobiles ou sont a des tarifs très raisonnables.

Des exemples a foisons existent demandez une fois un recueil dans la rue de tout ces gisements d'économies vous serez surpris .

Meilleures salutations et tout le meilleur pour les prochaines élections du grand conseil et conseil d'état.

Enfin un parti qui se bat pour les genevois résidents et pour Genève

Écrit par : bruno | 27/12/2017

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