20/12/2017

Genève ne doit plus se serrer la ceinture pour la France et les autres cantons!

Voici la déclaration du groupe MCG pour le budget 2018.

Chaque année, plus de 500 millions de francs – un demi-milliard – manque dans les caisses de l’Etat. 280 millions de francs sont distribués aux communes frontalières. Environ 300 millions nous sont pris par les autres cantons suisses au nom de la péréquation intercantonale.

Sur dix ans, nous aurions pu réduire notre endettement de 5 milliards de francs, sans ces pertes considérables.

En raison de cet excès de générosité, qui s’est accumulé au fil des générations, les habitants de notre canton doivent se serrer la ceinture.

Certains voudraient que les Genevois se serrent encore plus la ceinture, en continuant à verser chaque année plus d’un demi-milliard aux communes françaises et aux autres cantons, mais en réduisant encore plus drastiquement nos charges.

Le MCG s’y oppose résolument. Nous en avons assez de payer pour les autres.

Le MCG est un parti conséquent qui défend la ligne « Genève d’abord » : défendre les Genevois avant la France voisine et les autres cantons suisses.

Dans ces conditions difficiles, il ne faut pas écouter les sirènes destructrices, celles et ceux qui veulent dire non à tout et tout détruire. En particulier, détruire la qualité de vie des habitants du canton de Genève.

Le canton de Genève ne peut pas être géré par la technique dite des douzièmes provisionnels. Ce serait un aveu d’échec.

Un Etat doit fonctionner sur la base d’un budget choisi démocratiquement, telle est la conviction du MCG.

Nous sommes choqués par l’irresponsabilité de certains et le manque de sens de l’Etat. Aujourd’hui, il convient de se détacher de la politique politicienne et de ne penser qu’au bon fonctionnement de notre République et Canton.

A la fin de l’été, le Conseil d’Etat a voté à l’unanimité le projet de budget qu’il nous propose. Rappelons que ce Conseil d’Etat comprend une majorité de 4 élus PLR-PDC, groupes qui n’ont pas affirmé jusqu’ici une attitude constructive dans le but d’établir une majorité solide qui accepterait un budget crédible. Au contraire, ils privilégient le dogme et l’idéologie.

En particulier, le groupe PLR, pris d’un sentiment schizophrénique, se distancie totalement de ses représentants au Conseil d’Etat. Il prouve ainsi son incapacité à gouverner.

Il compte sur d’autres partis de ce Parlement pour prendre les responsabilités qu’il n’a pas le courage d’assumer.

C’est pitoyable et bien loin de l’image que l’on peut se faire du service à la République et canton de Genève.

Le MCG n’a pas cessé d’être clair. Il votera le budget 2018 parce que Genève ne peut pas se permettre une crise qui aurait des conséquences catastrophiques pour notre canton. L’heure n’est plus aux caprices et aux états d’âme.

En commission, nous avons fait des propositions d’amélioration, dont certaines ont été reprises. Mais la nécessité d’obtenir une majorité solide a réduit notre marge de manœuvre.

Reconnaissons-le. Malgré des rentrées fiscales moroses, ce budget 2018 propose des éléments positifs. Ainsi, une action déterminée sera menée contre la fraude sociale, afin de garantir des prestations à ceux qui en ont réellement besoin. C’est une action de bon sens qui mérite d’être soulignée.

La politique de préférence cantonale permet que 65 à 70% des employés de l’Etat sont engagés au travers de l’Office cantonal de l’emploi, ce qui réduit le taux de chômage. Cette politique doit être poursuivie et développée, sans défaillir.

Si de trop nombreux partis de ce Parlement défendent les travailleurs frontaliers, certains faisant même recours devant les tribunaux pour contester des décisions démocratiques, le MCG continuera à s’opposer – seul contre tous – à l’afflux de travailleurs frontaliers et à leurs avantages indus.

Le MCG votera le budget 2018. Nous pensons avons tout au bien de notre République et Canton et nous en appelons à la plus large coalition.

Quelles que soient nos différences, nos lignes politiques divergentes, nous devons dans un premier temps voter l’entrée en matière et donner la suite favorable qui convient au moment du vote final.

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