29/07/2017

Ils détruisent la Suisse (1) : mondialiser la Fête nationale suisse

Démocratie proche des citoyens, symbole de liberté, la Suisse dérange. Certains veulent la détruire. Ils pourraient bien y arriver. Je publie une série de blogs qui est aussi un appel au sursaut.

La destruction est sournoise, au point que certains naïfs ne le comprennent pas et se laissent piéger. Ainsi, en va-t-il de la dernière initiative du Maire de Genève, Rémy Pagani, représentant de la gauche mondialiste, qui a décidé, pour l'édition 2017, de fusionner la fête nationale suisse avec celle du Bénin qui tombe le même jour. Que la communauté béninoise de Genève soit invitée à la Fête nationale du 1er Août, nous pourrions applaudir, comme pour la communauté portugaise, congolaise ou autre. Genève a toujours été ouverte sur l'extérieur, mais pas au prix d'un suicide.

Nous nous retrouvons ici dans une initiative de destruction d'un symbole fort: le jour qui symbolise notre destin commun dans un pays. Ce 1er Août a comme caractéristiques d'être décentralisé au niveau des communes, populaire, ouvert à tous, incluant chacun, de nous réunir autour d'un feu, en toute simplicité. Il rappelle l'émergence de la liberté et de la solidarité depuis le Moyen Age, venant des montagnes du centre de l'Europe et largement étendu, une tradition pleine de valeurs. C'est ce symbole que l'on veut détruire.

La mondialisation de droite ou l'internationalisme de gauche ont ceci en commun qu'ils veulent créer un monde homogène, sans différences, une sorte de milk-shake ou de hamburger qui détruit tout au travers d'un mélange passé au mixer. Le corps social doit être anéanti. Genève doit être réduit à un banal district interchangeable. Sans diversité au final, simplement homogène.

C'est le but ultime poursuivi par Rémy Pagani et les personnes qui le suivent, dans une version de gauche internationaliste. Les traditions de la Suisse et du Bénin sont reléguées au rang de folklore, ou plutôt d'anecdote, sans aucune authenticité, mais le but réel est de détruire la Suisse, ensuite on s'occupera du Bénin...

Si la Suisse n'avait pas abdiqué face à la mondialisation envahissante, les autorités fédérales auraient interdit une telle destruction du 1er Août. Il y a pire puisque le représentant d'un parti suisse trouve l'idée "sympathique" et ne voit rien à redire, aveuglé par une candeur et une naïveté. Sans commentaire, mais avec beaucoup de tristesse.

Cela dénote la dégradation morale dans laquelle se trouvent la Suisse et Genève.

Ne nous y trompons pas! C'est le début d'une démolition programmée de Genève et de la Suisse.

A quand un 1er Août jumelé avec le 14 Juillet? A quand sa suppression?

Aujourd'hui tout est possible si un véritable sursaut n'a pas lieu.

La situation actuelle est plus grave que l'on ne l'imagine.

Réveillons-nous!

(A suivre)