04/06/2017

Merkel et Macron: deux risques écologiques pour Genève

En annonçant qu'il allait retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, le président Trump a rencontré une désapprobation générale de nombreux pays, en particulier de M. Macron et de Mme Merkel, qui sont plus intéressés par de vagues plans sur la planète que par l'écologie de leur pays. C'est plus facile!

Question écologie, le président français et la chancelière allemande devraient d'abord balayer devant leur porte et, plutôt que passer leur temps à des déclarations grandiloquentes, agir pour améliorer notre cadre de vie. Ici et maintenant.

Prenons la France qui conserve la centrale nucléaire du Bugey, tout près de Genève, faisant ainsi peser des risques considérable sur notre République et canton. Au moment où la centrale de Mühleberg, près de Berne, va bientôt être arrêtée et les autres centrales devraient suivre le même chemin (pas assez vite malheureusement), le risque vient maintenant de la région française. Le nouveau ministre, M. Hulot, dont la fondation est soutenue par EDF, ne semble pas aller dans cette direction et s'apparente plutôt à un coup médiatique. La menace du réacteur du Bugey reste toujours là et démontre une fois de plus que la politique régionale est un leurre puisque tout se décide à Paris. Soyons juste avec M. Macron, puisque les 10 autres candidats à la présidentielle française - dans la tradition jacobine centralisatrice et pro-nucléaire - auraient mené plus ou moins la même politique, à quelques nuances près.

Quant à l'Allemagne de Mme Merkel, elle mène dans un registre différent une politique hypocrite en matière énergétique. Si la République fédérale d'Allemagne développe les énergies renouvelables et a décidé de mettre fin à l'aventure nucléaire, elle produit de l'électricité à base de charbon à un prix cassé. Cette énergie très polluante, exportée vers la Suisse, donne lieu à une concurrence massive, à des tarifs imbattables, sur le marché suisse, en étant bien moins cher que l'électricité des barrages. Bien évidemment, Genève est impacté par la politique germanique qui confine à la plus grande absurdité.

En 2017, au niveau écologique, ce ne sont pas les déclarations de M. Trump qui menacent Genève, mais plutôt les politiques irresponsables menées par Mme Merkel et par M. Macron.

Aujourd'hui, chacun semble bloqué par son dogmatisme, par l'adoration ou la détestation de personnalités telles que MM. Trump ou Macron, ou Mme Merkel.

Genève doit défendre ses intérêts environnementaux face aux politiques divergentes des nations qui nous entourent et menacent directement notre République et canton.

Dans le même temps, tous les partis genevois - sauf le MCG - continuent à ne pas vouloir défendre les intérêts concrets de Genève et à se perdre dans une politique régionale irresponsable.

Il faut mettre fin à cette dérive et ouvrir les yeux!

Genève d'abord: c'est aussi une nécessité en matière écologique.