30/03/2017

Les médias en crise fabulent sur le MCG

En tant qu'ancien journaliste, j'observe avec beaucoup d'amusement les travers de mes anciens collègues. Aux Etats-Unis d'abord où Trump - le "diable" dénoncé par les médias américains - allait créer une catastrophe, la Terre allait arrêter de tourner. Après son élection, la Terre tourne toujours. Ouf ! Je suis rassuré...

On pourra également s'amuser des commentaires sur le Front national apaisé de Marine Le Pen, avec des analyses fantaisistes sur son père, sa nièce et des psychodrames imaginaires. Quoi qu'on pense de son Front national, les médias ont réussi à lui faire porter un habit de diablesse qui ne correspond pas à la réalité.

Récemment la presse locale s'est prêté au même jeu à Genève en prenant pour cible le MCG, lui accordant une grande visibilité. Nous la remercions. Mais je suis inquiet à la fois par la mauvaise information qui est largement relayée, les fausses nouvelles et autres délires, qui ne correspondent pas aux faits. Le MCG s'est rarement aussi bien porté, avec une augmentation de ses membres, une assemblée générale qui a élu la présidente par acclamation.

Le MCG a rarement eu une aussi grande vitalité et nous assistons à l'émergence de nouvelles personnalités politiques de qualité. Cela vaut sans doute un grand silence ou une brève, contrairement à des propos non étayés auxquels on laisse une large place. Les analyses délirantes et masquées - souvent mal informées - pourraient être considérées comme amusantes si elles ne dénotaient une réelle crise des médias.

Ce n'est pas le MCG qui est à bout de souffle, contrairement à ce que prétendent certains journalistes peu sérieux qui font le choix de privilégier les ragots, mais plutôt la presse genevoise. Heureusement, il reste encore de bons journalistes à Genève mais trop de rédactions en chef les écartent.

Pendant ce temps, le MCG travaille pour la priorité de l'emploi des Genevois, lutte contre les abus de l'assurance-maladie, pour agir en faveur des Genevois. C'est l'essentiel et les habitants de notre canton le savent bien.

 

20/03/2017

Freysinger ou l'échec d'"Ensemble à droite"

Quoi que certains médias ou concurrents politiques en disent, Oskar Freysinger a été un très bon conseiller d'Etat valaisan. Néanmoins, sa défaite devrait servir de leçon et nous indiquer les erreurs qu'il ne faut pas commettre.

En effet, ce n'est pas la candidature Freysinger qui est en cause puisqu'il a réussi à rattraper un important retard au deuxième tour et frôle l'élection mais c'est son positionnement politique qui l'a conduit à l'échec.

"Ensemble à droite": quelle drôle d'idée. Nous connaissons à Genève le parti "Ensemble à gauche", dont l'influence devient de plus en plus restreinte et qui réunit des convaincus mais n'aspire pas à rassembler une large majorité.

Ce concept pêche par son étroitesse, à l'extrême opposé de la stratégie gagnante d'une Marine Le Pen qui rassemble autant dans un milieu traditionaliste incarné par sa nièce Marion Maréchal - Le Pen que dans un milieu plus à gauche incarné par Florian Philippot, sans compter le conglomérat Bleu Marine, plus flou, de l'avocat Gilbert Collard.

Certes, le Valais n'est pas la France. Mais si ce canton est connu pour avoir de solides racines conservatrices il n'est pas aussi tourné à droite que l'a cru Oskar Freysinger. Cette erreur d'analyse lui a été fatale.

A une époque où les idéologies de gauche et de droite deviennent de plus en plus indéfinissables, alors que la vraie ligne de fracture se trace entre les mondialistes et les patriotes, utiliser un tel concept de droite devient tout à fait contre-productif surtout pour un parti qui se réclame du centre dans son titre.

Parmi les partis hostiles à la mondialisation, ou les patriotes, il existe néanmoins deux tendances que l'on ne peut nier: l'une plus conservatrice, l'autre plus ouverte et sociale. Cela explique la coexistence fructueuse à Genève de l'UDC et du MCG. Nier cette différence est également une erreur et ceux qui veulent le faire se brûleront les doigts à coup sûr.

Ce n'est pas pour rien si Genève est l'une des très rares grandes villes de Suisse qui n'a pas de majorité de gauche, grâce au MCG qui n'est ni à gauche ni à droite.

Freysinger s'est brûlé les doigts en faisant la confusion entre les idées d'une aile conservatrice et celles d'une aile sociale, en particulier sur le thème des frontaliers. Il s'est laissé piéger en ne comprenant pas que les électeurs qu'il gagnait d'un côté, il allait inévitablement les perdre de l'autre. Est-on vraiment de droite quand on veut empêcher les employeurs d'engager des frontaliers? Je ne le crois pas. Si en France, en raison du scrutin majoritaire, il est possible d'aller autant dans une optique conservatrice et sociale, en Suisse ce mélange est beaucoup plus difficile en raison du scrutin proportionnel.

Ces erreurs de positionnement ont conduit à l'éjection d'Oskar Freysinger, ce que l'on peut regretter parce que le Valais va perdre un conseiller d'Etat de qualité.