09/12/2016

Justice genevoise: une politisation insupportable

Actuellement, les leviers essentiels du pouvoir judiciaire sont dans les mains d'un seul parti - le PLR -, avec quelques supplétifs de gauche, ce qui est tout à fait malsain pour nos institutions.

Le MCG dénonce ce dysfonctionnement depuis des années et a déposé cet automne un projet de loi qui propose une dépolitisation de la justice genevoise. C'est-à-dire que les juges ne seront plus contraints d'être membres d'un parti politique pour accéder à cette fonction. Ils ne devront plus faire mention de leur couleur politique et pourront ainsi devenir ainsi impartiaux, ce qui est la moindre des choses pour un juge à qui on demande d'arbitrer et non de prendre parti.

Actuellement, les travaux se poursuivent en commission du Grand Conseil sur ce projet de loi (11962) qui demande que "les candidats à la magistrature et les magistrats élus ne fassent aucune référence à un parti politique".

Les derniers événements nous donnent raison.

D'abord, il règne une omerta insupportable sur le destin judiciaire d'un ancien président du Grand Conseil PLR qui aurait fait de mauvaises affaires et dont nous ne savons rien. Vu le poids de son parti dans l'appareil judiciaire, toutes les hypothèses sont ouvertes sur ce qui s'est passé ou non.

La politisation de notre justice nous conduit à nous interroger sur ce long silence.

Nous le faisons d'autant plus au moment où une ancienne élue d'un autre parti fait les gros titres de certains médias.

Il n'est pas question d'évoquer le fond de l'affaire mystérieuse qui concerne ce président PLR du Grand Conseil disparu, comme lors d'un tour de prestidigitation, mais il convient de s'interroger sur le pouvoir excessif de certains lobbys et partis politiques.

Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il veut. Mais force est de constater que la question serait plus facilement résolue par le projet de loi 11692, qui réglerait définitivement toutes ces interrogations qui sont très mauvaises pour la crédibilité de nos institutions.

Au yeux du justiciable, il restera toujours un doute, aussi longtemps que la vie du pouvoir judiciaire sera orchestrée par les partis politiques.

 

 

Commentaires

Tu as parfaitement raison !

Vers une Justice clandestine à Genève ?

http://tinyurl.com/h3hg3a3

Un Proc unique et 520 juges embusqués

http://tinyurl.com/lztruq5

« La Justice genevoise est un simulacre ! »

http://tinyurl.com/pm5tosn

Écrit par : jaw | 10/12/2016

Pour le citoyen lambda que je suis qui a dû déjà fréquenter des cours de justice, le plus inquiétant est la propension de certaines jeunes magistrates peut-être bien socialisées à se croire tout permis avec les règles de procédures. Pour le pénal, voir sort réservé aux experts du procès Fabrice A, pour le TPAE, aller sur place et demander à assister à une audience, ou plus simple encore accoster les proches à l'entrée.

Écrit par : Genberg | 12/12/2016

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