19/09/2016

Déductions des frais de déplacement des frontaliers: 50, 70, 100 millions de pertes pour Genève?

Il faut massivement aller voter OUI contre les cadeaux faits aux frontaliers: des déductions phénoménales sur les frais de déplacement. Ainsi, ceux qui habitent à 60 kilomètres peuvent déduire 20'000 francs. C'est gigantesque.

Si, par malheur, le non l'emporte, ce n'est pas la somme de 28 millions de pertes que l'Etat de Genève devra subir mais de 40 à 50 millions de francs. Et cette somme va encore prendre l'ascenseur à 70 millions, avec une possibilité d'atteindre les 100 millions de trou dans les caisses du canton de Genève.

En effet, les frontaliers "quasi-résidents" faisaient perdre environ 15 millions selon les chiffres publiés dans les documents officiels qui n'ont pas pu être mis à jour. Actuellement, le nombre de frontaliers qui ont obtenu ce statut a doublé pour s'élever à 16'000 (chiffre du Département des finances) et donc doubler la perte, ce qui cause d'ores et déjà une perte totale estimable de 40 à 50 millions pour l'année fiscale 2015.

Rappelons que ce statut irresponsable de frontalier "quasi-résidents", qui leur permet de déduire tous les frais de déplacement (contrairement aux résidents genevois) a dû être accordé suite à une décision du Tribunal fédéral en 2010.

Mais comme le nombre de ces frontaliers "quasi-résidents" ne va cesser d'augmenter si nous n'y mettons pas un frein, la perte serait prochainement de 70 millions et pourrait bien atteindre les 100 millions si nous subissons un scénario catastrophe pour les contribuables du canton de Genève.

Pour éviter le pire, ne pas voir nos classes d'école ou notre système hospitalier menacés, il nous faut impérativement voter OUI le 25 septembre. Certains syndicats ont fait preuve de totale irresponsabilité en soutenant la destruction de l'Etat de Genève pour l'intérêt particulier de certains frontaliers en faisant alliance avec les ultra-libéraux: ne vous laissez pas abuser par eux. Votez pour le bien de notre canton!

Genève qui vit une période difficile, après les problèmes de la place financière et des entreprises horlogères, n'a pas besoin d'une nouvelle catastrophe.

 

Commentaires

ai adoré les sempiternelles doléances-victimaires devant la machine à café (dans x multis genevoises), de soi-disant frontaliers (en fait, en provenance de tous horizons européens): "ouais mais nous on se lève très tôt pour bosser!" (arrivées vers 9h...) clair que les suisses de Genève sont de gros fénéants

avant d'ajouter, pour conclure sur une pointe de provoc: "et ça me prend 40min chrono, direct de chez moi à mon parking au sous-sol!", sachant pertinemment que, comme d'autres, j'avais besoin de changer 3x en TPG bus/tram/bus ou 3xbus, pour 1 trajet dans Genève intra-murros... de min 1h05 en trafic fluide

quel sport! obtenir 1 statut de quasi-résident accessible à étrangers domiciliés en lieux à bas standard de vie, et non à suisses refoulés dans un habitat proche frontières (l'un dort 4 nuits à Genève / quid de ses frais de transports! d'autant s'il s'agit de co-transports!),

en faire un sport: de se gouaser des genevois, et de tirer tous profits d'un soit-disant statut de frontalier "indispensable à l'économie genevoise" /par GTE interposé, jusqu'à prétendre à 4'000CHF déductibles d'impôts à la source, en frais de transport, soit annulation desdits impôts à la source pour une majorité de ces soit-disant "frontaliers" (mômes en crèches, enfants en écoles, djeunes automatiquement en stage d'entreprises genevoises où le parent est salarié, classes HES pleines de leurs rejetons, etc: mais pas d'impôts payés!)

bref. sauf que pour en être arrivés à cette situation (ça fait 1 bail), faut croire que les électeurs genevois sont composés de jmenfoutistes, d'ignorants et des potes de ces frontaliers-là. Là, j'espère me tromper, sinon les dettes 2017-2019 ne seront pas de 14 milliards.

Écrit par : divergente | 19/09/2016

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