05/08/2016

Le scandale de l'insécurité à l'Aéroport: qui sont les coupables?

En laissant engager des frontaliers de manière massive sur le périmètre aéroportuaire, le Conseil d'administration de l'Aéroport de Genève n'a pas fait son travail.

Il fallait agir depuis au minimum une année, pour empêcher les terroristes de pouvoir s'installer sur ce site, au travers de diverses sociétés qui préfèrent engager des employés de l'autre côté de la frontière en faisant du dumping.

La sécurité est en danger à cause de l'irresponsabilité du Conseil d'administration et de certains de ses membres qui font de l'absentéisme.

Cela ne peut plus continuer.

 

Communiqué de presse du Mouvement Citoyens Genevois

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

02/08/2016

S.O.S 1er Août en péril

Enfin, la Fête du 1er Août est revenue aux Bastions, son espace naturel en Ville de Genève, après quelques errances sur la plaine de Plainpalais et au Jardin Anglais.

C'est sans doute une bonne nouvelle mais qui ne doit pas cacher des dérives plus graves de l'édition 2016. Durant la soirée, moment central de cette célébration, l'hymne national a été tout bonnement écarté de la fête. Quant au Pacte de 1291, il n'en a pas été question et le discours du Maire a été prononcé l'après-midi, pour que personne ne l'écoute.

Dans le même temps, quelques musiques électroniques (avec des paroles en anglais, institué nouvelle langue nationale?) ont été distillées à haute dose, pour nous enfermer dans une culture globalisée. Ce 1er Août, nous nous sommes retrouvés aux antipodes de l'esprit d'une fête nationale suisse.

Quand on connaît la richesse du patrimoine culturel et artistique de notre pays, on reste songeur. Qu'est-ce que cela signifie? La destruction de notre identité.

Pourtant, la foule est venue nombreuse, ce qui est bon signe et démontre un intérêt profond pour ces fêtes populaires ouvertes à tous.

Il est certain que le Pacte de 1291 pouvait déranger le Maire de Genève PDC Guillaume Barazzone, mondialiste et européiste. Il fallait donc le censurer. Comme il fallait écarter l'hymne national suisse, qui évoque nos valeurs séculaires, sur l'autel du modernisme à tout crin.

Il y a quelques jours dans une fête du Comté de Nice en compagnie de nos amis nissarts, je chantais en choeur l'hymne de Nice "Bella Nissa". J'aurais voulu pouvoir, ce 1er Août aux Bastions, entonner avec autant d'enthousiasme notre hymne national et, pourquoi pas ? notre "Cé qu'è lainô", plutôt que de participer à une parodie de disco en plein air.

Nous avons une ville et un pays fabuleux. Pourquoi ne savons-nous pas en être fiers et l'honorer comme il se doit. J'appelle de mes voeux un renouveau du 1er Août en Ville de Genève.

Vive Genève! Vive la Suisse!