05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

Commentaires

Une chose est certaine l’éthique n’y est pas. Le respect des citoyens non plus.

En lisant le rapport de la Cour des Comptes j’ai été particulièrement choqué par une des réponses du directeur de la FIPOI [un haut fonctionnaire issu du PLR].

La réponse qu’il fait au constat no 27 [utilisation des ressources de la FIPOI à des fins privées] est confondante.

Ce monsieur explique qu’avant mars 2015, aucune loi ne le lui interdisait !!! [Constat 27, p.56 dudit rapport].

Si un employé de l’Etat tout en bas de l’échelle se sert dans le matériel il peut être poursuivi pour vol, ce n’est rien d’autre qu’un détournement des fonds publics

Mais le directeur de la FIPOI lui, répond qu’aucune loi ne le lui interdisait…

Ethique ici = zéro.

Aucune idée, sans doute certains doivent-ils croire que c’est une marque de montre…

Il faut ici remercier la Cour des comptes qui nous montre le vrai visage de certains politiciens qui ne raisonnent que comme des affairistes.

On se rappelle dans le même ordre d’idée les appartements communaux que les élus PDC s’octroient entre amis alors que les simples citoyens n’arrivent plus se loger…

Des questions importantes vont se poser aux Suisses à propos de la libre-circulation des personnes. Je ne suis d’aucun parti, mais il serait bien que les citoyen-ne-s se rappellent que ceux qui vont venir leur expliquer ce qui est bien pour eux font précisément parti du PLR et du PDC.


Michel Piccand

Le rapport précité est ici, no 90

http://goo.gl/O3EZ6I

Écrit par : Michel Piccand | 05/06/2016

Pourquoi les commentaires doivent être modérés depuis des années que cela se passe personne aucun autre parti politique pour dénoncer cela sauf le M CG qui a le courage de dénoncer au citoyen ce qui se passe comment on les arnaques

Écrit par : Bikoy | 05/06/2016

Monsieur Piccand,

Merci pour le lien du rapport. C'est ahurissant. Des suites pénales doivent être engagées. Il ne s'agit pas seulement d'éthique. Ce n'est plus "servir", c'est "se servir". On ne me fera pas croire que ses pratique ne se savaient pas dans le milieu politique.

Écrit par : Charles | 05/06/2016

Depuis le temps! (...) et c'est passé. jusqu'à la retraite. dans une impunité totale.

le Môssieur, son oeuvre son bilan: gommer la Suisse de Genève, fabrique d'un Gégé à son image.

Écrit par : divergente | 08/06/2016

mais les copains vont bien lui déposer une couronne "à notre bon pote!"

lui décerner la médaille made in grand-Genève du "chevalier défenseur de nos droits!"

ou lui envoyer une tresse impériale de lauriers, à la romaine!


non? décidément, quels ingrats!

Écrit par : divergente | 08/06/2016

sacré tordu celui-là,
lorsqu'en 2009, la décision a été prise de fermer la production de Charmilles Technologies, il a reçu les représentants du personnel de l'entreprise qui ont demandé un soutient politique... Il leurs a répondu que Genève ne voulait plus d'industrie, que la vocations de Genève était les banques et les organisations internationales...
Résultats, licenciement de 250 personnes

Écrit par : Brandt | 17/06/2016

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