20/12/2015

Scandaleuses émeutes: un gouvernement totalement dépassé

L’incapacité de Maudet fait que Genève a été saccagée par des voyous. Son collègue du PLR François Longchamp les a encouragés en annulant une sanction votée par le Conseil municipal.


Nos institutions et notre Etat se retrouvent affaiblis après ce week-end de violences et de déprédations diverses sur les bâtiments. Les émeutiers ont semé la terreur.


Le MCG contre la violence
Le Mouvement Citoyens Genevois a été le plus virulent pour dénoncer les récentes émeutes issues de l’Usine, en particulier au Conseil municipal de la Ville. Mais la complicité de certains et l’absence de fermeté d’autres envers les dérives de la scène alternative expliquent la situation où nous nous retrouvons.
Le MCG demande le respect de la loi, en particulier à l’Usine où la manifestation de samedi dernier a terminé son parcours. Ce n’est pas un hasard si les élus du MCG sont priés de ne pas entrer dans ce lieu hautement subventionné.
Le Mouvement Citoyens Genevois ne fait pas des déclarations dans le vide, nous agissons et nous dérangeons ces individus qui refusent de respecter la loi.


Effets de la nouvelle loi sur la police
Si le conseiller d’Etat Maudet déclare être « furieux et scandalisé », il a pourtant une lourde responsabilité notamment par la mise en place d’une nouvelle loi sur la police (LPol) qui a pour conséquence de réduire les effectifs sur le terrain. Le MCG a là aussi été à la pointe du combat en déposant un référendum contre la LPol qui a passé de justesse. Par ailleurs, la police n’ayant plus les moyens de sa mission à cause de Maudet ne peut faire face à cette dégradation de la sécurité à Genève.
Quant au Département présidentiel de François Longchamp, la semaine dernière, il a cassé la décision du Conseil municipal (arrêté municipal), qui exigeait le paiement des dégâts occasionnés par la manifestation anti-Usine en déduction des subventions. Cette faiblesse du Conseil d’Etat a ainsi été prise comme une autorisation de tout casser par les manifestants. Ils savent maintenant que la violence et l’intimidation peuvent faire plier le Département présidentiel de François Longchamp.


Les citoyens paient les pots cassés
Le MCG réclame une politique plus ferme. Il faut arrêter de plier face aux émeutiers et prendre les mesures qui s’imposent. Genève est triste de voir ces scènes de désolation, ces boutiques cassées à la charge des artisans et commerçants, ces immeubles vandalisés, ces joyaux de notre culture détruits par des individus irresponsables. Les assurances ne remboursent rien et le département présidentiel n’oblige pas la Ville à payer les dégâts par compensation des subventions.


Des mesures fermes et immédiates
Les subventions continuent à être dilapidées pour des lieux qui engendrent la violence.
Nous nous trouvons à Genève face à un dramatique déficit d’autorité, qui crée une violence insupportable.
Pour nous l’Usine n’est pas un lieu de culture alternative mais un lieu où émergent le désordre et la violence. Nous exigeons des mesures fermes et immédiates contre cet établissement.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

14/12/2015

Un million de francs d'honoraires !

Le gestionnaire de fortune accusé d'avoir investi l'argent de ses clients dans les fonds Madoff, et d'avoir perdu 3 milliards de dollars qui lui étaient confiés, est donc innocent. La sentence du Tribunal de police est tombée. Dont acte.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/gerant-fortune-ac...

Il n'est pas ici question une seconde de remettre en doute un verdict de justice, au demeurant non définitif.

Et la presse nous apprend encore que cette personne, accusée à tort par un Procureur exagérément acharné, et dont les revenus annuels oscillaient entre 3 et 4,7 millions, s'était vue séquestrer inutilement ses avoirs cinq ans après son inculpation, avec le préjudice qui en était résulté.

Et le Tribunal en a donc tiré les conséquences qui s'imposaient sur le plan civil, à savoir:

Tort moral: 15'000.- francs

Préjudice économique: 1 million

Frais de défense: 1 million

Première remarque: la souffrance est bien mal rétribuée, ce qui n'est pas nouveau. Comme chacun sait, la jurisprudence de notre pays a été faite par de rugueux armaillis, dont la rudesse des conditions de vie a placé bien haut la barre de l'intolérable.

Deuxième remarque: le préjudice économique étant une notion à géométrie variable comme chacun sait, d'autant plus dans le domaine de la gestion de fortune, nul besoin de s'atteler à de fastidieux calculs. Un chiffre rond (à six zéros s'il vous plait), semble dont être une bonne mesure.

Troisième remarque: les honoraires d'avocat, au fur et à mesure de la casuistique judiciaire, ne cessent d'augmenter, contrairement aux salaires ou aux rentes de nos retraités et invalides.

Comprenons-nous bien, mon propos n'est pas d'apprécier la valeur, bien évidemment toujours insuffisamment reconnue, du travail des hommes de loi, et encore moins la justesse de leur rémunération. D'ailleurs, cette dernière relève de la sphère de négociation entre l'avocat et son client, seul ce dernier étant à même de juger de l'adéquation entre le travail effectué, voire le résultat obtenu, et le tarif pratiqué.

Néanmoins, pardonnez-moi de mettre en balance le million accordé ici, avec les difficultés que rencontrent quotidiennement de plus en plus de nos concitoyens, qui se lèvent chaque matin pour gagner péniblement de quoi nourrir leur famille et payer leurs primes d'assurance maladie. Certes un avocat n'est pas un ouvrier d'usine, et je ne doute pas une seconde que cette défense fut longue et complexe, puisqu'il a fallu aller jusqu'au Tribunal de Police pour faire éclater la vérité (cette même instance qui a reconnu coupable un certain Eric Stauffer d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants pour avoir acquis de la cocaïne sans aucune intention délictueuse afin de démontrer la réalité du trafic de stupéfiants à Genève. Condamnation motivée par le fait qu'il avait pris le risque de se faire déposséder de la drogue ainsi acquise entre l'achat et sa remise à la police, requise sur les lieux par lui-même afin d'interpeller le dealer).

Le salaire d´un travail à plein temps de deux ans d'un conseiller fédéral ou de près de 10 ans d'un fonctionnaire genevois au salaire médian, est donc sans doute un minimum nécessaire pour faire triompher la justice dans notre canton.

Mais quel est donc le message indirect de ce verdict? Si cet innocent n'avait pas eu les moyens d'avancer de tels honoraires pour sa défense, la justice l'aurait-elle broyé ?

Ainsi, soit vous êtes misérable, et la justice vous accorde l'assistance juridique, à charge pour vous de trouver un avocat disposé à travaillé pour ce tarif réduit (ce qui ne sera pas chose aisée), soit vous êtes riche et vous payez le maximum...que l'on vous remboursera si vous gagnez, et cela aux frais des contribuables. Quant à la classe moyenne, autant qu'elle oublie de se défendre. C'est au-dessus de ses moyens.

En attendant, nous continuerons à rechercher des pistes d'économies pour équilibrer les comptes de l'Etat et, qui sait, commencer à rembourser notre dette. C'est sans doute le prix à payer pour l'indépendance de notre justice...

02/12/2015

L'antisémitisme: péché originel du socialisme

Certaines insultes ne sont pas tolérables. En particulier, un blogueur de la "Tribune" traite le MCG d'antisémite, ce qui est le pire des mensonges et la plus flagrante des contre-vérités. Je démens avec la plus grande force ce qu'il faut considérer comme une "saloperie", excusez du terme.

Si le MCG n'a jamais été antisémite ni raciste, ce n'est pas le cas de l'idéologie dont se réclame ce triste personnage: le socialisme. Pour le constater, il suffit de lire un ouvrage de référence "L'antisémitisme à gauche - Histoire d'un paradoxe de 1830 à nos jours" de Michel Dreyfus aux éditions de La Découverte. On y apprend que de nombreux penseurs dits "socialistes", Proudhon mais pas seulement ainsi que des pères fondateurs de cette idéologie ont affiché un antisémitisme bien réel qui figure dans de nombreux livres ou archives.

"Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu des propos antisémites, mais sous des formes très différentes dans l'espace et dans le temps", résume bien l'auteur de ce livre passionnant sur la couverture de son ouvrage très précis et très bien documenté. On doit à cet historien d'avoir levé un véritable tabou.

A-t-on entendu les socialistes s'excuser du mal qu'ils ont fait? Les a-t-on entendu dénoncer les fondements troubles de leur idéologie? C'est le grand silence, alors qu'il y a une faute, un péché originel. Ils auraient pu s'appeler sociaux-démocrates comme leurs homologues allemands afin d'enlever toute ambiguïté. Non. Au grand jamais ils ne veulent renier leur triste passé, ils se contentent juste de le cacher.

Dans un premier temps face au blogueur de la "Tribune", également conseiller municipal de la Ville de ce parti de gauche, je me suis tu tant la bêtise ne mérite que le mépris. Mais, à la réflexion, il ne faut pas laisser une accusation mensongère basée sur du vent et de la malveillance se propager, surtout venant d'un milieu dont l'origine idéologique est aussi trouble. Certes, il y a eu - et il y a - des gens respectables et de grande qualité au sein de ce parti politique, pourtant ils resteront irrémédiablement entachés par ces éléments philosophiques troubles qui n'ont jamais été clarifiés.

Mais voilà, les membres actuels de ce parti sont pour la plupart ignorants des bases idéologiques et philosophiques de leur pensée politique. Ils n'en connaissent pas les fondements et surfent sur une grande superficialité.

Leur arrogance est tout à fait insupportable quand ils se font donneurs de leçons, alors qu'ils devraient en prendre, et devraient également avoir davantage de respect envers la pensée d'autrui. Nous attendons toujours leur "mea culpa" historique, des excuses publiques qui ne viendront pas.

Gardez vos scories idéologiques pour vous. Nous vous laissons votre antisémitisme historique et n'en voulons à aucun prix.