13/10/2014

Maître ou milli-Maître: la mesure du débat politique se rétrécit

Voici le communiqué que le MCG vient de publier sur un jeune député-avocat. Le jeune maître Maître ne maîtrise pas le vocabulaire ni même l'histoire de son propre parti dont il ignore sans doute les taches d'ombres. Il lui faudra grandir un peu pour commencer à s'intéresser à des sujets politiques plus intéressants que le vulgaire dénigrement qu'il nous sert comme une mauvaise soupe.

Propos inadmissibles et anti-démocratique du député Maître

Ce député s’illustre par le dénigrement systématique du MCG. Il n’a d’ailleurs aucun autre bilan politique à son actif…

Le Mouvement Citoyens Genevois a été outré des déclarations faites publiquement par ce personnage suite à la gigantesque bévue du Président du Grand Conseil, qui a fait expulser par la police le Vice-Président Eric Stauffer vendredi 10 octobre. En effet, Maître s’est autorisé à traiter certains parlementaires MCG de « fascistes », « voyous » et « mafieux », propos indignes de la part d’un élu du peuple.

Venant de quelqu’un qui était absent plusieurs mois de Genève pour des raisons opaques, qui de ce fait ne s’est pas inquiété des conséquences de son éloignement sur les institutions genevoises, on s’étonnera de le voir donner des leçons de démocratie et surtout de moralité.

Maître ferait mieux de travailler pour le bien de ses concitoyens au lieu d’être un adepte de la polémique stérile et de la zizanie. Pour l’instant, nous constatons que ce personnage n’a pas obtenu une seule victoire politique. Il est bon de rappeler que Maître avait polémiqué sur les jetons de présence et à ce jour, sur le plan financier, nous n’avons pas appris qu’il avait renoncé à ladite augmentation.

Grands donneurs de leçons, plusieurs députés PDC n’hésitent pas à traiter de plus en plus souvent les députés MCG de « fascistes » ou de « fachos ». Ils feraient mieux de regarder dans le rétroviseur leur passé en ce domaine qui n’est de loin pas si reluisant.

Dans les années 1920 et 1930, proches des idées corporatistes en vogue chez Mussolini, les démocrates-chrétiens d’alors (appelés  conservateurs chrétiens-sociaux) soutenaient beaucoup d’idées des fascistes italiens. Dans les années 1930, ils se sont d’ailleurs illustrés en s’apparentant à l’Union nationale de Géo Oltramare, qui a fini collaborateurs des Allemands à Radio-Paris dans les années les plus sombres de l’Occupation. Ces démocrates-chrétiens étaient d’ailleurs bien accompagnés par les libéraux (appelés démocrates en ce temps-là) et les radicaux.

Le passé sombre du Parti démocrate-chrétien n’a fait l’objet d’aucune excuse publique, alors qu’ils devraient avoir un devoir de mémoire.

Le tout jeune Maître ne maîtrise pas le passé de son parti et le sens des mots, en traitant certains députés MCG de fascistes. Quant aux qualificatifs de voyous et de mafieux, vu les procédés utilisés par Maître, nous restons dubitatifs.

Le passé obscur de son parti devrait faire réfléchir le jeune Maître qui serait bien avisé de mesurer ses paroles et de ne pas utiliser des mots qu’il ne Maîtrise pas.

Roger GOLAY, président du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

11/10/2014

Journée noire pour la démocratie

Vendredi 10 octobre a été une journée noire pour la démocratie.

J'ai eu l'impression que l'on avait volé mon vote, comme si un voisin s'était emparé de mon bulletin dans ma boîte aux lettres.

Sur le coup de 22h30, le Président socialiste Droin pose une question aux députés: "Voulez-vous voter l'amendement Pistis?"  Sans indiquer en quoi consiste ce changement de loi, après plusieurs changements. Ni les députés ni les chefs de groupes parlementaires n'onten main cet amendement.

On me demande de voter une question sans la connaître précisément, étant donné qu'il y a plusieurs modifications de ce type.

Légitimement, on pouvait attendre 30 secondes, 1 minutes ou 2 minutes, pour savoir ce qu'était cet amendement que nous allions voter. Le lire aurait, sans doute, pris 1 minutes, 2 au grand maximum, en étant très lent et en prenant son temps.

Le président était formel: on ne lit rien et on ne dit rien aux députés. Ce soir-là, il aurait été bien inspiré de retrouver une once de bon sens afin de mettre fin à cette dérive idiote; pour gagner 2 minutes, le président Droin nous a fait perdre trois quarts d'heures et a créé un profond malaise.

Comment pouvait-on mieux se moquer des députés et les prendre pour des idiots?

Cette arrogance et ce mépris ne peuvent être tolérés; comme il n'est pas acceptable de bâcler ce travail. Si l'horloge et le temps doivent être respectés au Grand Conseil - ce que je comprends tout à fait - , cela ne doit pas se faire au détriment du minimum du minimum.

Je n'accepterai jamais de voter un texte dont je n'ai pas pu prendre connaissance ou que je n'ai pas pu identifier clairement. C'est le moindre des respects que le député doit à ses électeurs, s'il veut défendre l'intérêt général, ce qui figure expressément dans le serment que ledit député est appelé à respecter. Quant à moi, je ne serai pas parjure.

Dans ces conditions, l'expulsion du député Eric Stauffer qui s'est opposé à cet abus ne peut être tolérée. C'est le triomphe de l'arrogance et du mépris de la démocratie, hélas.