25/02/2014

Emeutes à Champ-Dollon: faillite de la justice genevoise

Les médias nous apprennent que les émeutes se multiplient à Champ-Dollon, comme l'indique en particulier un article de la Tribune:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ministere-public-...

Si nous nous retrouvons dans cette situation, c'est en raison du laxisme des justices genevoise et suisse, qui préfèrent défendre le droit des criminels plutôt que de protéger les victimes. Cette faiblesse attire des délinquants de tous horizons qui voient leurs attitudes soutenues par nos autorités judiciaires.

Il n'est pas étonnant que les juges genevois soient effrayés par une vraie politique criminelle qui décourage véritablement les délinquants. Pour cette raison, le MCG, qui réclame la plus grande fermeté, n'a pas de magistrat de carrière tout simplement parce qu'il défend les citoyennes et les citoyens et non pas des idéologies juridiques d'un autre temps qui ont fait faillite.

L'affaire de la Pâquerette est tout à fait symptomatique de cet état de fait et de cette dégradation de la justice genevoise.

Le MCG réclame une tolérance zéro envers les criminels professionnels, ultra-dangereux, qui profitent de sévir à Genève, paradis pour délinquants endurcis.

Face à cette mollesse générale de la justice, nous devons souvent choisir les moins mous à défaut de choisir les plus durs. Cette même justice sait se montrer sévère envers les citoyennes et citoyens ordinaires pour des affaires de famille ou de circulation, ce qui est d'autant plus choquant. On s'attaque en priorité aux petits poissons: c'est la politique des partis PLR et PS, les chefs d'orchestre du Palais de justice, qui est bien malade aujourd'hui.

Voilà où nous mène le triomphe des petits mous, des grands mous, des supermous.

Il nous faut une vraie politique de tolérance zéro en matière de grande criminalité.

Commentaires

Les cantons suisses appliquent de façon variable le remplissage/désemplissage de leurs prisons, bien souvent des 5*. Il suffit de lire certaines statistiques comparatives. Si les expulsions de criminels étrangers hors du pays étaient mieux appliquées, peut-être que les récidivistes ne rempliraient plus autant les prisons, celles de Genève en particulier. Il faut changer les lois, que les prisonniers purgent leur peine dans leur pays d'origine. Et la légende d'hiver n'est pas vaine. Quelques Arsènes Lupin commettent délibérément un délit qui les conduisent au chaud, nourris/logés jusqu'au printemps.

Écrit par : Claude | 25/02/2014

Il ne me semble pas que la justice genevoise ait changé, c'est seulement la criminalité qui change !

Avant on déroulait le tapi rouge à Cointrin pour accueillir Moboutu, maintenant y a peut être moins de tapi rouge mais l'accueil est toujours aussi chaleureux !

Écrit par : Corto | 26/02/2014

"Tolérance zéro", on le comprend, on le conçoit bien mais ces "formules", en l'occurrence, en provenance de France! Renvoyer les criminels les plus dangereux dans leurs pays d'origine est légitime, mais en ce qui les concerne, les criminels les plus dangereux, d'ailleurs comme, à l'occasion, d'ici, comment agir AVANT les pires délits (dès l'école, on en a parlé, noter (dépister, en fait) les pires futurs agresseurs comme futurs délinquants "géniaux"! (autrement dit, formations psychologiques, spécialisations encore infiniment plus pousseées des futurs enseignants ce qui signifie aussi enseignants "avec vocation" (autresfois, en Suisse, l'instit était le "régent" et il vous apprenait qu'avant d'être instituteur il était "éducateur")! Vous écrivez que l'on s'attaque en priorité aux petits poissons, vous avez amplement raison, mais, dites-nous, François Baertschi, cette "mentalité", s'attaquer de préférence aaux petits poissons, cette mentalité est-elle nouvelle, récente voire "moderne"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/02/2014

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