09/02/2014

Non à la dictature européenne, oui à la souveraineté suisse!

Le 9 février 2014 est un grand jour pour la Suisse. Nous avons retrouvé notre souveraineté sur un point central: l'immigration.

L'initiative mesurée et très souple qui a été votée permettra de remettre l'église au milieu du village, de redonner aux citoyens et aux habitants leur dignité, à notre pays sa souveraineté.

C'est un OUI à la souveraineté suisse, malgré tous les fantasmes et tous les délires.

C'est également un acte de résistance face à la dictature européenne qui est en train de s'installer à Bruxelles.

Les bureaucrates incompétents de l'Union européenne - la Commission européenne, organe décisionnaire de type dictatorial sans réelle légitimité - menacent discrètement la Suisse et le Conseil fédéral, comme des petits élèves qui devraient se présenter devant un maître d'école.

Bruxelles est tombé bien bas. C'est minable, c'est lamentable.

Après avoir ruiné les peuples d'Europe, l'Europe du Sud surtout et la Grèce en particulier, après avoir fait perdre du pouvoir d'achat, après avoir détruit les économies de pays, voilà qu'elle veut nous donner des ordres.

Reprenant un concept du grand philosophe allemand Hegel, Marx disait dans une de ses oeuvres bien connues "le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte" que l'histoire se répète, mais que la tragédie peut se transformer en bouffonerie, Napoléon Ier laissant la place à Napoléon III: «Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter: la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.»

 
La grande Europe tragique et totalitaire du 20e siècle deviendrait au 21e siècle une farce bureaucratique tout aussi étrangère à l'esprit de notre continent.
 
L'utopie européenne travaille sur le mode de la dictature.
 
Les vrais démocrates ne peuvent que se réjouir de cette victoire de la souveraineté suisse ce 9 février 2014.

Commentaires

Personnellement, j'ai toujours été opposée aux Bilatérales sous la forme d'un paquet d'accords ficelés. Dès le départ, le peuple n'avait pas pu exprimer ses intuitions et craintes. En guise de débat, on avait droit à une prise de position quasi unanime sur l'adoption ou non de ce paquet.

La faute à tous les partis politiques qui avaient refusé d'ouvrir un débat honnête auprès de leurs membres.
La Gauche, particulièrement coupable, elle avait avalé cru, sans interrogation, l'idée Blochérienne des Bilatérales.
Blocher, lui-même coupable de ne pas demandes des accords distincts.

Je me souviens, nous étions une minorité infime pour dire qu'il faut exiger la preuve des moyens et de la volonté du CF de mettre en place, avant la signature, les mesures d'accompagnement contre ce prévisible et irrésistible dumping salarial - que n'a-t-on pas vu. Les milieux économiques se cabraient dans leur hystérie pour les balayer au nom de l'autorégulation.
Quant à cette minorité de sceptiques dont faisait partie M.Christian Grobet, elle était traitée de raciste, de rouge-brun par les camarades et par tous les syndicats. Comme quoi, la prudence et la prévoyance de certains s'étaient vues gratifier de flots d'injures et d'ostracisme
Tous les béniouioui, Entente, Socialistes, Verts, Extrême Gauche, SSP, Unia et Sit en tête, avaient des arrières pensées pour se recycler dans de nouvelles carrières à la défense des travailleurs dumpés. Secrètement espérer le mandat leur échoir de sous-traiter la formation des contrôleurs en grand nombre et pouvoir siéger au côté des patrons et des magistrats afin de montrer qu'ils sont leurs égaux.

La recherche et la formation.
Cela eût été bien si elles avaient été traitées pour elles-même dans un accord séparé.

Personnellement je voulais qu'on ne lie pas les programmes communs de la recherche et de la formation à d'autres accords spécifiquement commerciaux, sachant qu'ils obéissent à des règles et régimes différents, les marchés de biens étant de nature plus instable plus sujet aux fluctuations extérieures qui peuvent être heurtées ou marquées.

Quand aux capitaux qui ont toujours circulé librement, je m'attendais à ce que nos leaders politiques comprennent que, même en n'étant pas pro-finance, on pouvait néanmoins réclamer - bilatérales ou pas - une législation nationale, en amont, qui sépare les différentes activités et les habilités des banques de sorte que les capitaux qui voyagent ne mettent pas en péril ceux d'investissement provenant hors de l'Union et ceux des déposants qu'il faut sécuriser.

Évidemment, un pays qui baigne de la tête au pied dans un capitalisme aveugle, ne peut que brasser de manière désordonnée, et dans ses brassées collectives, on ne pouvait qu'être une victime, une proie facile pour ceux qui ont mis cette machinerie en place.
Il ne faut pas s'étonner que nos voisins réclament à tort ou à raison ce qu'ils croient leur appartenir.

Première vulnérabilité: le secret bancaire crié sur les toits par notre ex-conseillère nationale socialiste, érigé en entité propre était vu par nos voisins comme la caverne d'Ali-Baba, le capteur et receleur des biens qui fuient leur pays. Ils ont eu raison de le penser.

L'auto-protection des pays voisins comme la France: ils ont aussi une forme de secret de l'argent planqué, mais celui-ci est intégré dans leur système administratif, financier et fiscal. Ils ont des organes qui n'évoquent pas le secret de l'argent détourné du fisc ou les opérations de blanchiment. Les chambres de compensations aux noms poétiques et les innombrables fondations...(Tout Clearstream de Denis Robert) Nous connaissons tout cela en Suisse, nos financiers manient tout cela avec dextérité mais avec encore passablement de naïveté.

Alors, que constatons-nous avec ces quatre piliers liés les uns aux autres dans les dénommées Bilatérales?
La finance: elle est bien attaquée et ramenée à une proportion jamais vue jusque là. Cette libre circulation des capitaux consacrée dans un accord a été le premier piège le plus voyant que nos milieux économiques ont sous-estimé. Les banques, voulant rester indépendantes, rejetaient toute suggestion prudentielle, toute norme et toute législation, qui pourtant, aurait épagné le peuple de devoir les renflouer et épargner à elles-même des saisies et amendes ruineuses.
Bon! N'en parlons plus, son image a bien terni.

La catastrophe serait qu'à terme, les épargnants seraient perquisitionnés et on prélèverait 20%, 30%, 40% de leur épargne pour permettre à la place financière de faire illusion à nos adversaires. la France l'a fait en vidant la Caisse de dépôt et de consignation en moins de quatre ans, sous deux présidences.

Le marché d'exportation: Aucune information détaillée sur notre exportation. N'aurait-il pas été mieux que cet accord soit conclu, lui aussi, indépendamment des autres, ce qui aurait offert une plus grande marge de manœuvre?

Biens et services: nous y sommes. Liés à la liberté des personnes, évidemment. C'est bien à cet endroit que le bât blesse. Le dumping n'est pas que salarial, il est aussi social et économique. Il a impact assez sévère sur nos institutions en terme de coût.

1 - Concurrence déloyale:les patrons étrangers peuvent employer du personnel de provenances diverses, souvent extra UE qu'ils rémunèrent indécemment. Pour les patrons suisses, c'est un offense, une injustice.

2 - Les travailleurs étrangers, comme il a été dit dans une statistique de la confédération, sont de santé médiocre. C'est vrai. Sur le terrain, le nombre d'immigrés qui font la demande d'AI par leur copains syndicalistes après trois ans d'activité (parfois moins) s'est considérablement accru. Certains n'ont travaillé que quelques mois avant de disparaître de tous les radars. Ils réapparaissent après quelques années de travail au noir pour réclamer de l'aide.

3 - Condition d'embauche où les critères ne sont pas énoncés.(C'est nuit et brouillard dans les OCE. Un audit ne serait pas inutile).

4 - Condition de travail. Les cahiers de charge, comme par enchantement ou par mode, ont disparu de presque toutes places de travail. L'excuse: l'évolution, la réorganisation, les adaptations - elles sont continuelles avec des recrues fréquentes. Dans l'administration, ces pratiques se bureaucratisent à l'extrême. On se croirait dans une administration territoriale française du temps de Giscard d'Estaing.

5 - La santé psychique dans cette atmosphère où, pour conserver son poste, on accepte de travailler à plus d'heures. Et je m'adresse aux anti-fonctionnaires. Savez vous que dépassant un petit compte d'heures supplémentaires, ces heures en trop son perdues pour l'employé. Elles ne lui sont pas concédées ni en vacances ni en salaire. C'est du travail gratuit.
Savez vous que, aussi, 25% des fonctionnaires souffrent de burn-out ou de dépression sévère? les cas de TMS (Trouble Musculo-Squelettique) se sont accrus de 50% en 10 ans? des tendance à la torpeur suicidaire?
Ils tiennent le coup avec des médics.
Dans les autres professions, la situation est similaire qui génère beaucoup d'accidents du travail.

Voilà ce qu'est la libre circulation traduite dans le quotidien.

Toutes ces souffrances à cause du dumping au salaire et à une place de travail, au petit salaire, à gros loyer, aux prélèvements généraux pour des mirages de prévoyances.

Écrit par : Beatrix | 18/02/2014

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