27/01/2014

Les cocus de la libre-circulation et de l'Europe!

Nous découvrons dans la presse qu'à Genève des travailleurs polonais étaient employés à 4 francs de l'heure sur un chantier des HUG.

La Tribune publie un article édifiant sur une situation proprement scandaleuse:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/quatre-ouvriers-p...

Il est intolérable que cela ne soit pas une entreprise genevoise et des travailleurs genevois qui aient été engagés, alors que cet argent est dépensé par les contribuables genevois.

Rappelons que le chômage a augmenté dans le secteur du bâtiment à Genève - malgré les dépenses pharaoniques pour le contribuable du CEVA - et que de nombreuses entreprises tirent la langue.

C'est logique. Les ouvriers se sont fait duper par les syndicats ouvriers comme les petits patrons se sont fait avoir par les syndicats patronaux.

Nous nous retrouvons face à deux équipes de cocus et à des pseudo-gestionnaires - en particulier aux HUG - qui sont incapables de comprendre l'irresponsabilité de leur politique. Il est vrai que l'Hôpital compte de nombreux frontaliers - aussi parmi les cadres - ce qui explique cette situation catastrophique.

Vous voulez être les cocus de la libre-circulation et de l'Europe? Moi pas, je voterai OUI à l'initiative contre l'immigration massive et l'afflux incontrôlé de frontaliers!

22:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6)

23/01/2014

Salaires en baisse à l'aéroport: il faut voter OUI à l'initiative contre l'immigration massive!

 

La question des salaires à l'aéroport a été posée au Grand Conseil par plusieurs résolutions et autres textes. Le MCG a déposé un projet de loi demandant notamment des conventions collectives de branches, ce qui est une solution pour protéger les travailleurs résidents genevois.

La priorité de l'emploi devient de plus en plus une nécessité. L'utopie européenne a été dramatique pour les employés de Gate Gourmet, héritière de Swissair.

J'ai signé le rapport de majorité sur la Pétition P1884 baptisée contre le dumping salarial à l’aéroport (On est tous des Gate Gourmet). Il y a un problème, personne ne le contestera, mais il faut apporter les bonnes réponses et le combat syndical de type post-soixante-huitard, avec une violence physique dans les locaux de Gate Gourmet, a été contre-productif.

La pression sur les salariés à l'aéroport, qui fait souffrir les employés, n'est possible que grâce à la libre circulation et à la dérégulation du marché de l'emploi. La gauche rêve d'un internationalisme utopique qui ne profite qu'aux patrons. Les petits patrons de PME rêvent de profiter du système alors qu'ils vont se retrouver broyés par plus malins qu'eux.

Ce marché de dupe ne peut cesser que par un OUI franc et massif à l'initiative contre l'immigration massive et l'afflux de frontaliers.

Dans la partie conclusion et perspective de ce rapport de majorité, sont résumés les principaux enjeux de cette affaire et les limites de l'action syndicale. C'est la politique qui décide de Bruxelles ou de Berne alors que Genève se tait.

C'est une raison de plus de voter OUI à la souveraineté de la Suisse sur le marché du travail!


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Conclusion et perspectives

1.       La déconfiture de Swissair et l’échec d’une politique utopique d’ouverture.

Le conflit entre le syndicat SSP et l’entreprise Gate Gourmet est en soi un révélateur des contradictions de notre époque. A l’origine – non du monde mais de l’aviation en Suisse – il y avait Swissair, compagnie prestigieuse et de haut niveau, dont le département catering est devenu une entreprise baptisée « Gate Gourmet ».

Autrefois protégés par une compagnie respectée et artisans de cette qualité suisse qui nous était alors enviée, les employés et dirigeants de Gate Gourmet se sont retrouvés orphelins et envoyés dans une concurrence de plus en plus féroce.

Les employés de Gate Gourmet ont payé cash les erreurs de stratégie du groupe Swissair parti dans des projets mégalomaniaques et menant au grounding qui a détruit la prestigieuse compagnie aérienne.

Il convient de rappeler que Swissair avait été un des lobbys les plus actifs pour exiger la conclusion rapide des accords bilatéraux qui étaient estimés par ailleurs comme indispensables à sa survie. Avec le recul, on peut constater que cette politique de prétendue « ouverture » avec l’acquisition de nombreux canards boiteux du type Sabena ou Air Liberté a causé la chute de Swissair.

Les victimes de cette politique utopique ont été surtout les employés de la compagnie aérienne et notamment ceux de Gate Gourmet, dont l’entreprise se retrouve prise aujourd’hui dans une concurrence parfois féroce.

 

2.       Les règles de concurrence imposées par Berne et par l’Europe

Comme l’a indiqué avec précision le directeur général de l’Aéroport, l’AIG doit respecter une concession accordée par Berne qui lui laisse une très faible marge de manœuvre. La dévolution des pouvoirs de notre aéroport à des conditions de plus en plus invasives et précises de l’Union européenne qui impose d’avoir deux sociétés concessionnaires en concurrence par branche d’activité, et bientôt trois. L’extension de la convention collective de l’hôtellerie-restauration, moins généreuse, au domaine aérien a été décidée par la Confédération, en raison du fait que des acteurs du catering sont extérieurs au site des aéroports. Dans les deux cas, l’Union européenne et la Berne fédérale ont fait passer la concurrence et la liberté du commerce avant la défense des salariés.

Ce renforcement de la concurrence rend la tâche difficile à Gate Gourmet, ce qui crée des tensions.

 

3.       Impuissance des autorités genevoises

Le Conseil d’Etat a été tenu informé de ce conflit, ce qui a incité une majorité de commissaires à ne pas lui renvoyer la pétition mais à la déposer sur le Bureau du Grand Conseil.

Il convient d’ajouter que la marge de manœuvre actuelle du Conseil d’Etat est faible, étant entendu que le cadre est fixé comme un carcan par les prescriptions de l’Union européenne et de la Confédération.

Il ne reste donc au Gouvernement qu’un rôle de bons offices entre deux parties en conflit. Sa marge de manœuvre est, dans les conditions actuelles, très étroite puisque les décisions déterminantes sont prises aujourd’hui à Berne ou à Bruxelles.

 

4.       Paix du travail et syndicalisme de combat

Indépendamment des conditions générales du marché du catering et de l’historique de Gate Gourmet, nous nous retrouvons ici face à un syndicalisme de combat, qui est en rupture complète avec la tradition.

Depuis les années 1930-1940, la Suisse a connu ce que l’on a coutume d’appeler « la paix du travail ». Au lieu de se perdre dans des conflits stériles et violents, les syndicats ouvriers et patronaux ont décidé d’utiliser la négociation et le dialogue, ce qui a permis d’avoir des décennies de prospérité et d’en partager les fruits avec les travailleurs.

Après mai 68, est apparu un syndicalisme de combat influencé par les idéologies gauchistes et en rupture complète avec la paix du travail jugée ringarde.

L’occupation de Gate Gourmet – avec des violences physiques – par quinze personnes, dont une majorité de syndicalistes et une minorité d’employés de l’entreprise, se situe dans la lignée de ce syndicalisme de combat post-soixante-huitard.

Cela s’est malheureusement soldé par le licenciement des employés qui ont participé à ce coup de force, les autres grévistes étant épargnés.

 

5.     5. Grand tintamarre médiatique

Présent à de nombreuses occasions avec de grandes banderoles, le syndicat a su orchestrer un grand tintamarre médiatique avec un certain talent. Si l’expression d’une opinion est respectable, elle ne doit pas effacer le débat démocratique ni l’écoute de l’autre partie, c’est-à-dire la direction de Gate Gourmet publiquement mise en cause, alors qu’elle fournit des conditions de travail plus favorables que la concurrence ou la place aéroportuaire zurichoise.

L’affaire Gate Gourmet est avant tout le constat d’échec du dialogue social entre une société et un syndicat.

Souhaitons qu’une solution puisse être trouvée pour les employés qui ont perdu leur travail après avoir participé à l’action syndicale, afin de limiter les dégâts de cette affaire.

15:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

21/01/2014

Genève doit choisir le modèle de Monaco

Les Monégasques protègent leurs habitants et ils ont bien raison. La principauté de la Côte d'Azur pratique depuis des décennies l'engagement prioritaire des habitants de ce petit pays. C'est le modèle à suivre.

Le MCG vient de déposer un projet de loi qui s'inspire de l'exemple de Monaco pour la priorité de l'engagement aux résidents locaux. Vous trouverez ci-dessous le texte de ce projet de loi ainsi que l'exposé des motifs.

Au lieu de vouloir se dissoudre dans l'Europe, le MCG propose des solutions originales qui permettront aux résidents genevois de tirer leur épingle du jeu dans le grand bazar de la mondialisation.

 

Projet de loi

Modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. Instaurer la préférence cantonale pour l’emploi sur le modèle monégasque

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève

décrète ce qui suit :

Article 1 Modification

La Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012 est modifiée comme suit.

 

Article 186 Emploi (nouvel alinéa)

Al. 3 La priorité de l’emploi est assurée aux Citoyens suisses et aux résidents genevois pour l'accession aux emplois publics et privés.

 

Article 2 Période transitoire

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle. Les services de l’Etat, les communes et les établissements de droit public disposent d’une période transitoire maximale de trois ans, à partir de cette date, pour mettre leurs règlements en conformité.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Le 6 octobre, les électeurs ont exprimé un signal clair à ce Grand Conseil, en plébiscitant le MCG qui a défendu la préférence nationale au niveau de l’emploi.

Des personnalités, souvent mal inspirées, ont prétendu que nous n’aurions pas le droit de défendre cette préférence cantonale et qu’elle serait impraticable dans les faits.

Au contraire, un pays pratique cette priorité de l’emploi non seulement dans le secteur public mais également dans le privé. Il s’agit de la Principauté de Monaco.

En effet, dans le but de protéger les habitants locaux, les Monégasques ont eu la sagesse d’inscrire une préférence à l’emploi dans leur Constitution qui date de 1962 déjà, ce qui n’offusque personne tant cela est logique. Contrairement à Genève, Monaco a eu l’intelligence de ne pas laisser des hordes de demandeurs d’emploi envahir sa belle Principauté.

Le texte de la Constitution monégasque du 17 octobre 1962 est d’ailleurs très explicite :

« (…) Art. 25 - La liberté du travail est garantie. Son exercice est réglementé par la loi.

La priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés, dans les conditions prévues par la loi ou les conventions internationales. »

A notre connaissance, personne ne s’est offusqué de l’application de ce principe qui a permis une bonne entente entre Monaco et les régions environnantes françaises.

 

S’inspirant du modèle monégasque qui permet depuis des décennies de garder une cohésion sociale et d’offrir des conditions de vie décentes aux citoyens monégasques, nous avons déposé le présent projet de loi, qui est de niveau constitutionnel, étant entendu qu’il s’agit d’un principe général.

Quant aux accords bilatéraux, ils sont tout à fait respectés. Le présent projet de loi ne fait aucune discrimination quant à la nationalité pour des emplois, puisque nous appliquons une préférence au lieu de domicile ce qui est un autre principe. De plus, il ne s’agit pas d’une discrimination mais d’une priorité à l’embauche, ce que la France pratique en étendant très largement l’engagement exclusif de ses nationaux à un certain nombre de secteurs économiques, comme la fonction publique.

Rappelons la teneur exacte des accords bilatéraux signés entre la Suisse et l’Union européenne sur la libre circulation des personnes :

« Art. 2 Non-discrimination

Les ressortissants d’une partie contractante qui séjournent légalement sur le territoire d’une autre partie contractante ne sont pas, dans l’application et conformément aux dispositions des annexes I, II et III de cet accord, discriminés en raison de leur nationalité. »

La non-discrimination concerne uniquement la nationalité, ce qui n’est pas mis en cause par le principe de priorité au résident tel que le formule le présent projet de loi.

Il serait également peu défendable qu’un dispositif toléré de longue date à Monaco soit refusé aux citoyens genevois.

Il convient ici de préciser le principe de priorité. Il ne s’agit pas de licencier ou d’exclure un travailleur, mais d’agir au moment de l’embauche.

De manière ordinaire, un employeur va favoriser naturellement un employé : celui qui a un contact facile dans la profession de vendeur ; un ouvrier habile de ses mains pour un travail manuel par rapport à celui qui ne l’est pas.

Cela correspond logiquement au principe général d’engagement, qui est fondé sur des choix, donc des priorités et des préférences. Si on engage, par exemple, un chauffeur, celui-ci doit connaître les rues de Genève ou les artères principales. Selon le même principe, l’engagement prioritaire de résidents est un élément important qui structure notre société et que notre République genevoise a le droit souverain et le devoir de revendiquer.

 Face à la pression gigantesque de la mondialisation et de l’Union européenne, qui déstructurent le marché de l’emploi, nous devons imposer un principe protecteur qui est seul à même de protéger les travailleurs genevois.

Aujourd’hui, ce sont les salariés qui sont menacés, parce qu’ils n’ont eu aucune influence, contrairement à d’autres secteurs défendus par des lobbys (dont celui des frontaliers). Ils sont nombreux aujourd’hui à demander une régulation vraiment efficace du marché de l’emploi. La fonction publique commence à être déstructurée dans certains services de l’Etat de Genève.

Demain, ce sera le tour des médecins et des autres professions libérales. Ensuite, viendra le temps où les entreprises et sociétés locales seront menacées et, si nous laissons faire, il ne nous restera que nos yeux pour pleurer. Mais il sera trop tard.

Conséquences financières

Charges et couvertures financières / économies attendues

Aucune charge supplémentaire n’est attendue. En revanche, l’application de ce principe réduirait très fortement les dépenses sociales engendrées par le traitement du chômage et la désocialisation, ce qui allègerait considérablement le budget de l’Etat.

21:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)