27/01/2014

Les cocus de la libre-circulation et de l'Europe!

Nous découvrons dans la presse qu'à Genève des travailleurs polonais étaient employés à 4 francs de l'heure sur un chantier des HUG.

La Tribune publie un article édifiant sur une situation proprement scandaleuse:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/quatre-ouvriers-p...

Il est intolérable que cela ne soit pas une entreprise genevoise et des travailleurs genevois qui aient été engagés, alors que cet argent est dépensé par les contribuables genevois.

Rappelons que le chômage a augmenté dans le secteur du bâtiment à Genève - malgré les dépenses pharaoniques pour le contribuable du CEVA - et que de nombreuses entreprises tirent la langue.

C'est logique. Les ouvriers se sont fait duper par les syndicats ouvriers comme les petits patrons se sont fait avoir par les syndicats patronaux.

Nous nous retrouvons face à deux équipes de cocus et à des pseudo-gestionnaires - en particulier aux HUG - qui sont incapables de comprendre l'irresponsabilité de leur politique. Il est vrai que l'Hôpital compte de nombreux frontaliers - aussi parmi les cadres - ce qui explique cette situation catastrophique.

Vous voulez être les cocus de la libre-circulation et de l'Europe? Moi pas, je voterai OUI à l'initiative contre l'immigration massive et l'afflux incontrôlé de frontaliers!

22:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Je suis ravi que vous vous préoccupiez du sort des travailleurs polonais et, par là, des portugais auxquels ces polonais ont pris le travail.
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Mais qu'en sera-il, une fois la libre-circulation supprimée, des suisses de Suisse dont le taux de chômage actuel est de 2.5 % ? (Y compris ceux qui refusent un travail indigne de leur personne).
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Et que fairez-vous des suisses de France voisine si la France ne veut pas leur donner le titre de séjour qu'ils devront quémander, à l'instar des maliens et des ukrainiens, auprès des autorités françaises ?
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Les problèmes frontaliers doivent se régler en n'altérant pas le taux de chômage global de la Suisse, ni sa croissance qualitative à long terme. On n'est pas en Hollandie tout de même !
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Pour le Tessin, il faut un (ou des) salaires minimaux. La Constitution fédérale doit être modifiée pour permettre aux cantons, s'ils le veulent, d'établir un salaire minimal. Pour le Tessin c'est une urgence.
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Pour Genève, il faut arrêter de donner notre argent à la France. Rappelons qu'il existe une Convention contre la double imposition entre la France et la Suisse qui prévoit l'imposition des frontaliers dans le pays ou ils travaillent. Ce principe est devenu d'usage en Europe.
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A côté de cela il existe un accord financier -et non fiscal- de 1973 qui prévoit une donation de Genève à la France de 3.5 % pour cent de la masse salariale des frontaliers.
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Soit à ce jour plus de 250 millions par an.
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Cet accord parfaitement indépendant de la Convention contre la double imposition, doit être dénoncé. Et cela est de la compétence du canton. Que diantre faites vous pour le bien des genevois ?
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Et encore attention. On est sur le point de nous tordre. La France semble vouloir permettre aux assurés sécu résidant en France de se faire soigner en Suisse. Pourquoi pas ? Mais attention, Antoine Pillard, CG de Saint-julien, est en action. Ils veut nous rouler dans farine.
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En cas d'hospitalisation de résidents français la sécu devra payer non point le Tarif Lamal, comme Antoine Veillard le veut, mais le Tarif Lamal+subside du canton. Il n'appartient pas au canton de payer les frais médicaux des résidents français. Cela est d'autant plus vrai que l'assurance Lamal des résidents français assurés Lamal (frontaliers suisses, retraités) paie Tarif Lamal + subside du Canton et les assurés Lamal les primes en conséquences. Inégalité inacceptable.
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Si vous pensiez un instant aux suisses, Merci.

Écrit par : CEDH | 28/01/2014

@CEDH,
il est faux de dire que seuls les Portugais de Suisse sont menacés. Nous avons de nombreux citoyens suisses - et des résidents - qui témoignent de leur difficulté d'entrer à nouveau sur le marché du travail à cause de la surconcurrence meurtrière due à la libre-circulation appliquée avec stupidité et dogmatisme par nos autorités.
Concernant les 250 millions, le MCG est jusqu'ici le seul parti à s'y être opposé. Nous souhaitons être suivi par le parti qui nous est le plus proche, s'il fait un pas dans cette direction.
Concernant la Lamal, il n'est pas question que des avantages indus soient accordés même si - par logique - les habitants de la région sont les bienvenus.
Le MCG est le parti qui travaille le plus efficacement et avec le plus de courage en faveur des Suisses et nous n'arrêtons pas de penser à eux ainsi qu'aux résidents intégrés qui font partie de notre communauté de destin.

Écrit par : François Baertschi | 28/01/2014

Oui à l'initiative concernée non seulement pour les raisons données: l'UE (certains de nos dirigeants, aussi) doit savoir que notre peuple n'est pas dupe. La Suisse, notre pays prospère (qui pourrait se permettre de donner des leçons à pas mal de monde UE, notamment) n'a pas à renoncer à ses libertés, son indépendance, sa neutralité et sa dignité.

Écrit par : Dekoriacis | 28/01/2014

Il est exact que s'agissant de l'accord d'aide de 1973, votre parti était intervenu au Grand Conseil. Le Conseil d'Etat avait apporté une réponse foireuse suggérant (sans vraiment l'affirmer) une monstruosité juridique : en cas de dénonciation de l'accord nous devrions payer 4.5 % au lieu de 3.5 %. C'est cette imbecilité qui a été comprise par beaucoup, dont le député Buchs.
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Depuis, j'ai fait quelques efforts d'éclaircissements juridiques qui semblent commencer à porter leur fruit.
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Mais bon, il est peut-être temps de lancer une initiative cantonale visant l'abrogation de cet accord. Il est certain que les signatures seront vite trouvées.
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Nous avons la chance de ne pas être coinçé comme le Tessin dont la donation à l'Italie à raison des frontaliers fait partie intégrante de la Convention contre la double imposition entre la Suisse et demande donc, pour être supprimée, la dénonciation de tous l'accord. Ce qui pourrait être nuisible globalement pour la Suisse. Pourquoi ne pas profiter de ce que nous ne sommes pas coincés. Parce que Gobernator et Pillard ne le veulent ?
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Cet accord n'a pas lieu d'être depuis l'ALCP, qui ne prévoit pas de compensation financière pour les suisses établis en France voisine, à ce que je sache !

Et pour les âmes sensibles, je leur rappelle que les frontaliers paient à ce jour plus d'impôts en France qu'en Suissse (TVA, Taxes locales, mutations etc...) et que le frontalier moyen paie plus d'impôt en France que le français moyen.


@ Dekoriacis
Nous sommes prospère. C'est certain. Il existe des problème dans les régions frontalières. C'est certain. Ces problèmes doivent être réglés sans remettre en cause une prosperité qui, à ce jour, repose sur une croissance à long terme, une l'amélioration de la production/offre et, bien sûr, la possibilité de l'exporter ! Nous avons tout de même un sérieux problème : notre faible productivité. Les richesses produites par heure de travail sont relativement faible (plus bas que la France, sauf dans le secteur secondaire heureusement)et cela va en empirant. Formons du personnel médical, choyons les EPF et guérissons le DIP.

Écrit par : CEDH | 28/01/2014

Si l'on veut contester la restitution d'une partie des impôts à la source prélevés à Genève, il est alors normal que la France conteste la rétrocession d'une partie des impôts aux cantons suisses concernés.

Pourquoi, à Genève, ne pas faire payer leurs impôts tous les travailleurs habitant dans un autre canton ?

Au fond ce qui est assez ahurissant, c'est de voir que l'on veut limiter les travailleurs étrangers parce que certains patrons - et ils semblent être assez nombreux ! - profiter outrageusement de la sous-enchère salariale. Alors la dignité...

C'est une des raisons pour lesquelles j'ai (déjà) voté contre l'initiative

Écrit par : Michel Sommer | 28/01/2014

@ Michel Sommer
Permettez-moi de vous citer :
"Si l'on veut contester la restitution d'une partie des impôts à la source prélevés à Genève, il est alors normal que la France conteste la rétrocession d'une partie des impôts aux cantons suisses concernés."
Quintessence de l'ignorance crasse qui, sur ce point, est la vôtre.
Petit rappel.
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1. Le principe général de l'article 17 ch. 1 de la Convention franco-suisse contre la double imposition en matière du revenu et de la fortune (CDI) est le droit exclusif d'imposition du salaire des frontaliers par l'Etat du lieu de travail. Et il faut bien le constater, le pays de travail est en position de force. Ce d'autant plus qu'il s'agit de ce qui est devenue la pratique la plus commune en Europe. La France l'ayant en dernier lieu obtenu de la Belgique.
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Lien relatif à la Convention contre la double imposition
www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19660170/index.html
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2. Cependant, il existe un accord spécial, conclu en 1983, qui prévoit l'imposition au lieu de domicile et la rétrocession au canton de travail de 4.5 % de la masse salariale, accord auquel renvoie la disposition spéciale qu'est article 17 ch. 4 de la CDI. Cet accord de 1983 ne concerne que les cantons de Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Valais, Vaud, Neuchâtel et Jura, à l'exclusion de tout autre canton. En aucun cas Genève n'est concerné par cet accord de 1983.
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Cet accord est un accord conclu entre les cantons concernés, représentés par le Conseil fédéral. Il appartient donc, comme le prévoit expressement l'accord, à chaque canton de provoquer sa dénonciation pour ce qui le concerne, le Conseil fédéral alors étant un simple facteur.
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Et bien évidemment en cas de dénonciation c'est le retour au principe de la CDI : imposition exclusive par l'Etat d'emploi.
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Lien relatif à l'accord de 1983
rsju.jura.ch/extranet/groups/public/documents/rsju_page/loi_649.751.hcsp
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3. Il existe aussi un accord de janvier 1973 conclu entre le canton de Genève, représenté par le Conseil fédéral, et la France. Il appartient donc au canton de provoquer sa dénonciation, le Conseil fédéral étant un simple facteur.
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L'accord de 1973 n'a aucun impact sur la CDI. L'accord de 1973 n'est pas un accord fiscal, mais un accord d'aide. L'accord de 1973 ne confirme ni n'infirme rien en matière fiscale. Genève doublerait ou diviserait l'impôt pas deux que le montant versé à la France, à savoir 3.5 % de la masse salariale des frontaliers, ne changerait pas. Cet accord, sans portée fiscale aucune, est un simple accord de subventionnement transfrontalier et nullement un accord de rétrocession.
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Lien relatif à l'accord de 1973
www.ge.ch/legislation/accords/doc/3009.pdf.
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Cela rappelé, soyez cohérent Michel Sommer.
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Si vous estimez que Genève doit donner de l'argent à la France en raison de l'impôt sur le revenu des frontaliers, dites-nous combien la France doit rétrocéder à Genève sur la TVA économiquement prélevée sur les mêmes frontaliers.
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Soyez aussi cohérent sur un autre point. L'ALCP permet aux européens et aux suisses de s'établir en France et de travailler en Suisse si cela leur chante. Dès lors où est-t'il prévu dans l'ALCP que :
1. Genève doit donner de l'argent à la France à raison de la pression démographique sur la France voisine ?
2. La France et l'UE ne donnent rien à Genève à raison de la pression sur le canton exercée par la migration européenne ?
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Voyez-vous, Michel Sommer, le défaut d'infrastructures à Genève est ce qui nuit à la qualité de vie des genevois. Ces milliards foutus à la poubelle française depuis 2002 manquent à Genève, qui par conséquent manque des infrastructures nécessaires. Si l'initiative passe, ces milliards perdus n'y seront pas pour rien.

Écrit par : CEDH | 28/01/2014

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