11/11/2013

L'extrême droite? Le socialisme...

Le lendemain d'élection déstabilise certains individus, surtout quand il y a l'émergence d'une nouvelle force et du MCG. J'ai connu le dénommé Cuénod quand, journaliste à Genève, il défendait becs et ongles la culpabilité du lampiste du casse du siècle (un communiste brésilien emprisonné qui a clamé pendant des années son innocence, innocence qui a finalement été reconnue par la justice). A l'époque, il s'était fait remarquer par sa complaisance envers le Palais de justice, puis par ses chroniques mi-amusantes mi-conformistes de la vie parisienne. Désolé, j'ai un autre tempérament et d'autres valeurs, puisque, pour moi, l'innocence n'a pas de parti et ne doit pas dépendre d'une fausse fidélité envers les institution. Elle n'est tout simplement pas négociable.

De cet ancien collègue, qui n'a pas toujours eu la lucidité suffisante (mais l'erreur est humaine), je découvre, sur un blog de la Tribune, la description qu'il fait du MCG, le qualifiant de parti d'extrême-droite, ce que le MCG n'est pas pour toute personne de bonne foi. C'est sans doute l'air de Paris qui ne réussit pas à certains.

Dans le même registre, je suis déçu d'avoir entendu dimanche dernier une personnalité intelligente, le président du Parti socialiste genevois, Romain de Sainte-Marie, que je respecte pour ses qualités humaines et politiques, traiter le MCG de parti d'extrême-droite. Il a certes la liberté d'exprimer son opinion mais j'en ferai de même en m'interrogeant sur les origines très troubles - pour ne pas dire moins - du socialisme qui fut parfois au 19e siècle l'acteur de liaisons dangereuses avec certaines formes très claires d'antisémitisme. Ne parlons pas du "national-socialisme", qui démontre très bien un cousinage idéologique entre socialisme et nazisme, qui est bien évidemment très éloigné de la ligne suivie par Romain de Sainte-Marie. C'est la raison principale qui m'a dissuadé de rejoindre à une époque ce parti.

A ce jeu, chacun - ou presque - peut traiter l'autre d'extrémiste.

Le MCG, né en 2005, ne dispose pas de ce passé que certaines personnalités de gauche nous attribuent, en oubliant leur propre histoire qu'ils ne connaissent pas.

08/11/2013

Les commentaires gnangnans du Temps

On a connu une période où les éditoriaux étaient subtils et intelligents. Je suis tombé aujourd'hui - tombé est bien le mot, tant le texte est mauvais - sur un article du dénommé Yelmark Roulet en première page du Temps.

La question la plus bête: serait-ce une bonne chose de voter pour le MCG? Oui, le prétendu journal de référence ne semble pas connaître la subtilité. Aux électeurs d'en décider, M. Roulet, en espérant qu'ils seront moins simplistes que vous. Ce niveau bas de plancher nous laisse vraiment pantois, d'autant qu'il est englobé dans une mélasse innommable où sont décrites les qualités d'un prétendu conseiller d'Etat idéal.

C'est flasque, c'est mou et tellement primaire. Vraiment, certains médias sont fatigués et la fin de campagne est laborieuse.

Certains jours, la bêtise est difficilement supportable.