30/10/2013

La malédiction du sondage frappe à nouveau la Tribune!

Naïvement, en lisant la Tribune de Genève ce matin, j'ai cru qu'un vrai sondage scientifique avait été réalisé pour l'élection du Conseil d'Etat. Je m'attendais à voir un échantillon de 500 électeurs au minimum (1000 pour être plus sérieux) choisis par une société spécialisée dans l'étude de l'opinion.

Je m'apprêtais à voir des résultats qui, comme les précédents sondages, seraient démentis par les électeurs réels. J'en ai le souvenir amusé avec les essais antérieurs de la Tribune de Genève. Il semble y avoir une malédiction du sondage d'opinion à Genève!

Mais je tombe de très haut, pour arriver très bas. A la source de l'exercice, il y aurait environ 213 internautes volontaires qui ont exprimé leur opinion. Fort bien. Mais peut-on parler sérieusement de sondage d'opinion. Comme le dit mon voisin, "j'ai demandé à mon chien, à mon chat qui m'approuvent en toutes circonstances, et à ma femme qui me contredit un peu par habitude, pour avoir un échantillon représentatif"...

213 sondés, ça ne fait pas très lourd. Beaucoup moins que les candidats du Grand Conseil, ce qui démontre le désintérêt de la population et des lecteurs de la Tribune pour cet exercice de sondage.

Mais tant qu'à faire, pourquoi payer un institut scientifique, puisque les finances de la presse sont en mauvais état et le résultat sera dans tous les cas fantaisiste.

Pourtant l'enjeu échappe à ces gamineries. En induisant les électeurs en erreur par un sondage d'opinion fantaisiste, notre quotidien local fausse le résultat de l'élection. Certains Genevois seront ainsi incités à ne pas choisir certains candidats qui n'auraient aucune chance sur la base de ce qui est un exercice peu sérieux, pour ne pas dire plus. L'apparence scientifique de l'exercice, avec tableaux chiffrés à l'appui, rend encore plus grave cette manipulation de l'opinion publique.

Dans certains pays, en France sauf erreur, les sondages d'opinion sont régis par la loi et on ne peut pas publier n'importe quoi. Faudrait-il en arriver lä?

Vraiment, les sondages d'opinion n'ont jamais réussi à la Tribune, qui a joué aux apprentis-sorciers.

 

14:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Oui François, vous avez raison, il faudra en arriver par une loi de réglementer les sondages, car celui-ci, une fois de plus est manipulé. Vraiment désolant.

Écrit par : jacques joray | 30/10/2013

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