03/09/2013

Carnet de campagne 1: la vie réelle des Genevois

La campagne électorale du Grand Conseil et du Conseil d'Etat commence.Voici quelques notes sur le combat qui va nous amener au 6 octobre, jour de l'élection.

Dimanche à 11 heures, les candidats du MCG se retrouvent au Jardin anglais pour la traditionnelle photo de groupe, dans la bonne humeur. Des tee-shirts rouges et d'autres jaunes sont sortis d'un carton, pour respecter les couleurs MCG.

Lundi à 19h30, les mêmes candidats se réunissent pour une séance d'information. Nous sommes gonflés à bloc et prêts pour la campagne. Déjà, les grands mâts du pont Butin présentent nos trois candidats Mauro Poggia, Delphine Perrella-Gabus et Eric Stauffer ainsi que notre slogan de campagne: "Vous en avez marre! nous aussi".

Mardi, discussion avec un militant qui nous apprend que les socialistes obtiennent par pur copinage des places de travail. Lui-même refuse de travailler comme peintre dans le bâtiment pour un salaire limé à la baisse pour les frontaliers, qui rigolent avec un coût de la vie beaucoup plus bas. Tout le blabla des syndicats ouvriers-patronaux et des partis PLR-PS-Verts-PDC est une monstre fumisterie qui sert à cacher notre misère sociale à la genevoise.

Mardi toujours, rencontre animée sur une terrasse où il est question de la fraude fiscale. Bof, je me sens peu inspiré, d'autant plus que ces revenus financent Genève et sa place bancaire, qui à leur tour financent la politique sociale genevoise. On parle de principes et de grandes idées. Revenons sur Terre!

A côté de ces discours stratosphériques, un résident genevois nous explique comment il est au chômage, comment un conseiller administratif de gauche revendiquait de placer ses amis politiques à la Ville de Genève, comment il a été écarté par des frontaliers dans une institution culturelle publique, comment il a été exploité par un musée de la place qui grille son argent pour des manifestations de prestige et des salaires directoriaux somptueux. Et le directeur est un français qui favoriserait ses petits copains parisiens au détriment des artistes genevois.

Il y a du boulot pour le MCG. Mais il y a tellement de travail pour réparer les erreurs de la gauche et de la droite genevoise, qu'il faut vraiment le moral.

Le moral est bon, heureusement.

A deux pas, les dealers sont toujours dans la rue en bas de chez moi, me disant bonjour, en espérant que je leur achète des drogues illicites. Genève ville de non-droit.

Ceux qui agissent pour vider les caisses de l'Etat et pour que perdurent le favoritisme envers les frontaliers, le laxisme envers les délinquants. Ceux qui vagissent doivent se dire: tout va bien. Arrêtez de vagir, travaillez vraiment pour le bien des Genevois!

Ouvrez les yeux, nom d'un chien! Genève, à cause du Gouvernement actuel, c'est la cata!

(A suivre)

23:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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