28/07/2013

Les journaux affirment qu'ils sont illisibles!

C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. Les quotidiens genevois ont publié de gros titres, en claironnant que les bulletins de vote sont illisibles parce que les lettres du précieux papier seraient trop petites.

A l'examen, les noms des candidats sont plus grands et plus lisibles que les lettres des articles de ces mêmes journaux. Comme les électeurs n'ont pas encore reçu les bulletins de vote pour l'élection au Grand Conseil du 6 octobre, ils ne peuvent pas s'en rendre compte.

Pour faire le buzz, il suffit qu'une information fausse soit distillée par certains groupuscules qui ont tellement peu de combats politiques à défendre qu'ils se perdent dans une polémique typographique. On s'étonne que certains s'engouffrent dans ce mauvais combat, qui les obligerait à se révolter contre les journaux ayant de trop petites lettres dans leurs articles.

D'accord, l'été est calme et même une mauvaise polémique fait passer le temps, chacun en conviendra. Mais la mauvaise foi a des limites.

On relèvera que les bulletins de vote de cet automne sont d'une remarquable lisibilité, étant donné le nombre de postes à repourvoir: 100 élus. Et, objectivement, la Tribune de Genève, le Matin, le Temps, le Courrier, GHI, Tout l'immobilier, la Feuille d'avis officiels sont également très lisibles, sinon ils perdraient des lecteurs ce qui n'est pas le but d'un journal, quand bien même ils utilisent des caractères plus petits.

Contrairement aux affirmations des quotidiens, que je vais devoir contredire et rassurer: vous êtes tout à fait lisibles et nous continuerons à vous lire, contrairement à ce que vous prétendez dans vos colonnes...

Ne soyez donc pas masos!

Ajoutons que les mandataires de tous les partis politiques n'ont eu aucune peine à lire les bulletins puisqu'ils en ont signé les bons à tirer et parce qu'ils n'ont même pas daigné faire opposition dans le délai légal.

On trouvera toujours un lecteur ou un électeur, qui ayant une vue déficiente n'arrivera pas à lire les gros titres du Matin ou de la Tribune. On se réjouit déjà d'assister à cette sinistre comédie qui nous est promise pour la rentrée.

Vraiment, le débat politique est descendu bien bas.

Au même moment, les problèmes des citoyennes et des citoyens sont mis de côté, qu'il s'agisse de l'emploi, de la sécurité ou de la mobilité.

Les commentaires sont fermés.