04/02/2013

Esclave du numérique, non! Citoyen libre, oui!

Notre société connaît un changement fondamental. Il est essentiel de rendre au Citoyen le pouvoir sur ses données numériques, pour ne pas en être l'esclave. Pour garder notre sécurité, pour garder notre liberté, valeurs fondamentales.


Sans le réaliser vraiment, nous assistons à une révolution numérique qui bouleverse notre société à l'aube du 21e siècle, comme la révolution industrielle au 19e siècle.

Dans l'analyse, nous avons tous une guerre de retard. Même les "pirates" sont déjà largement dépassés par la réalité, puisqu'on ne résoudra pas les problèmes en piratant les données numériques, il y a même un danger mortel. Par ailleurs, il est tout aussi faux de garder le carcan d'autrefois.

Internet change notre vie comme la micro-informatique ou la transformation radicale des médias. Si peu d'auteurs s'intéressent à la question - ils y viendront comme toujours avec un temps de retard - il convient de bien poser les questions de notre présent et de notre futur immédiat.

Le développement des technologies a créé une confusion. Presque immédiatement, une donnée peut arriver à l'extrémité de notre planète et les réseaux permettent des interconnexions qui poussées à l'extrême nous conduiraient dans des sociétés de cauchemar dignes des meilleurs romans de science-fiction.

Au niveau politique, en particulier au niveau genevois, il est important de défendre deux valeurs: la sécurité numérique d'abord, pour permettre aux données détenues par l'Etat d'être défendues des pirates et autres prédateurs, afin de respecter la confiance du citoyen et la parole donnée. Ensuite, la liberté numérique: le citoyen, l'individu doit vivre dans un monde de liberté, où il peut vivre sans la contrainte de règlements désuets qui ne tiennent pas compte de la nouvelle réalité du numérique.

Il convient de respecter au maximum la sphère privée. Nous devons nous battre afin de conserver la différence entre ce qui relève du domaine public et ce qui découle du domaine privé. Est-ce une évidence. En paroles oui, mais dans les faits cela vadevenir de plus en plus difficile avec l'essor des réseaux sociaux, dont les sièges se trouvent aux Etats-Unis et qui défendent la mondialisation. Seront-ils toujours des vecteurs fiables? L'avenir nous le dira.

Cela doit nous inciter à défendre la souveraineté de notre République genevoise et à nous battre pour la protection de nos données face au piratage. Après la révolution numérique, nous nous rendrons compte que le territoire, la nation et l'ancrage local vont revenir en force, comme un garde-fou protecteur face à ces dangers.

C'est ici que se trouve le lieu de défense contre le danger numérique.

 

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