30/01/2013

Société venue de France et informations fiscales: l'enquête bout de bois du Conseil d’Etat

Après le remarquable article du Matin Dimanche, le Conseil d’Etat genevois tente maladroitement de se justifier en publiant un communiqué de presse, qui ne convaincra que les naïfs.


 

Alors qu’il s’agit d’une filiale de société française, on veut nous faire croire qu’il ne s’agit pas d’une société française. Donc, selon le Gouvernement genevois c’est une société française sans être une société française.

Il est certain que les services informatiques genevois, colonisés par des travailleurs frontaliers français, sont une colonie française pour ne pas dire une administration française. Il n’est pas besoin d’envoyer des Parisiens ou autres hexagonaux dans les lieux ultra-protégés de l’Etat de Genève : ils sont déjà dans la place !

Pire, nous apprenons que ladite société française intervient depuis 2003 au sein de l’Etat,  et que de nombreuses fonctions sont externalisées. Il n’est pas indiqué si ces postes externes ont accès à des données confidentielles, ce qui devrait être l’objet unique de l’enquête.

La politique d’externalisation de tâches sensibles est un véritable scandale. Il faut être insensé pour laisser des fonctions sensibles être exposées à des personnes qui peuvent à tout instant sortir des données sensibles, malgré les engagements signés, comme l’a fait Falciani avec la banque HSBC.

A part ceci, le fait d’entrer dans les « salles de production » n’est pas le seul critère. Peut-on sortir des éléments sensibles ? Cela on n’y répond pas. Il n’y a pas que la production, mais on parle ici de données, de serveurs, de développement et de tests, éléments qui sont cachés dans la réponse du Gouvernement. Pour faire ces tests, il faut nécessairement importer des données : étaient-ellles suffisamment cryptées et protégées ?

Nous ne savons pas qui a eu accès à quoi. Nous vivons dans l’air numérique, bon dieu ! Le seul accès physique dans une salle est une pure illusion.

Nous constatons que le Conseil d’Etat et son responsable de l’informatique, Pierre Maudet, à la lecture de ce communiqué, ne sont pas à la hauteur du problème.

 

Commentaires

A propos de votre billet du 18.11.2012, dans une colère noire vous tiriez à boulets rouges sur le canard orange et vous écriviez ce qui suit :

"ce qui est plus intéressant que les blablas moralisateurs du Matin. Mais ce dernier journal ne semble pas encore intéressé à faire son travail d'information utile"

Par contre, dans votre billet d'aujourd'hui 31.01.2013, c'est carrément l'amour et vous publiez :

"Après le remarquable article du Matin Dimanche"

Aaaaaaahhh opportunisme, quand tu nous tiens...

Écrit par : JMC | 31/01/2013

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