28/01/2013

Comment on a massacré la place du Marché de Carouge par le mensonge

Au début des années 2000, les vigoureux platanes historiques  de la place du Marché ont été massacrés. En 2013, il nous reste une rangée de bouts de bois chétifs, dont certains commencent à crever. Le combat inégal de citoyens carougeois avait été mené mais que faire contre le mensonge?


La Tribune de Genève, bien inspirée, se penche sur le scandale des platanes qui crevotent sur la place du Marché de Carouge, en publiant deux articles ces derniers jours.

En effet, quel triste spectacle! La place du Marché n'est plus la place de mon enfance. Carouge n'est plus vraiment Carouge

Au début des années, un groupe d'habitants de la Cité des bords de l'Arve s'opposait à la destruction des magnifiques platanes. Le grand écrivain Georges Haldas venait soutenir ces résistants qui demandait de sauver nos arbres dans la belle Carouge contre l'assaut des experts mal inspirés et des partis politiques réunis dans ce funeste projet, à une époque où le MCG, créé en 2005, n'existait pas encore.

Plus de dix ans ont passé. La place du Marché est aujourd'hui ornée d'arbres malingres qui refusent de prendre de l'ampleur et menacent de mourir réellement. Contrairement à toutes les promesses qui nous avaient été faites et qui ont abusé les électeurs carougeois, les platanes de la place font pitié et la Cité sarde autrefois généreuse devient étriquée.

Les cris du coeur des citoyens carougeois et de Georges Haldas n'ont pas réussi à entendre raison et nous nous trouvons aujourd'hui face à une complète désolation.

Il est certain que le mal a été fait. Nous avons résisté et obtenu près de 45% des voix au moment du référendum. La raison destructrice, tout à fait déraisonnable, a triomphé. Triste triomphe.

Avant de massacrer des arbres, il faudra y réfléchir à deux fois et arrêter de croire des experts tous plus incompétents les uns que les autres.

Commentaires

Hélas, Monsieur, tant que des experts d'officines considèreront les arbres de notre Plaine et de nos places comme des choses à l'obsolescence programmée (au nom d'un plan financier de remplacement), cette amertume que je partage sincèrement avec vous ne restera qu'amertume et sombrera vite dans l'oblivion.

Écrit par : Denise | 28/01/2013

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