16/11/2012

Le bal des faux-culs

Un journaliste du Matin fait la morale ce matin à un député MCG libertin. Trois pages plus loin, deux grandes pages de publicité nous présentent des prostituées de manière salace. Bravo: les filles de joie financent un "faux-cul"!


C'est de la macro-information, ou de la maquereau-information que nous présente le Matin, journal qui n'est plus ce qu'il était. Hélas.

Le grand pudibond en avant a été lancé par un démocrate-chrétien qui fustige le député libertin. Là on rit aux éclats face aux casseroles du PDC, qui a tout pour créer une quincaillerie. Quant à une Verte - et pas très mûre -, députée de son état, elle nous envoie une leçon de morale débile. Tiens, le dénommé Con-Bendit n'a-t-il pas fait l'apologie de la pédophilie chez Pivot (voir la vidéo sur internet)?

Les faux-culs sont des masses - ou plutôt à la masse? - dans une certaine fange des médias et de la politique.

Les prostituées et la prostitution ont également un mérite qui devrait être souligné: elles permettent au Matin de survivre financièrement, ce qui est une bonne action. Ce qui devrait faire desserrer les fesses de certains chroniqueurs. Et n'allez pas me dire que je parle de gros niqueur!

Commentaires

Huhu, joli tacle François !

Écrit par : Cédric Lustenberger | 16/11/2012

Excellent jeu de mots! :))))))))))))

IP à relever svp pour protéger mon pseudo de son usurpateur. Merci!

Écrit par : Patoucha | 17/11/2012

Lematin n'est qu'un torchon socialiste. Si je devais le payer ça serait pour une envie pressante.
Cela dit je me suis amusé à répondre à certains commentaires sur leur site internet. Je viens d'ailleurs de me faire bannir sans explications pour avoir publié des contradictions pertinentes. J'ai subis des attaques personnelle qui jugeait ma plume et mon verbe. J'ai respecté de A-Z la charte mais un complice du site qui se fait passer pour un bloguer comme vous et moi m'a signalé car de jours en jours de plus en plus de gens venaient appuyer mes commentaires. Je crois que même en URSS il y avait plus de liberté d'expression.

Écrit par : stefano | 17/11/2012

@stefano,alors là entièrement d'accord avec vos propos .Ce torchon poubelle est à bannir résolument du monde des médias.Etle 20 min lui emboite joliment le pas!

Écrit par : lovsmeralda | 17/11/2012

De la mauvaise foi

Elle est drôlement tordue la lecture que ce blog fait des deux articles que j’ai consacrés dans Le Matin à l’implication d’élus, en l’occurrence du MCG, dans le commerce du sexe. Le refrain facile de la séparation entre vie privée et vie publique est ici nul et non avenu. Tout comme il est d’une mauvaise foi crasse de prétendre que Le Matin ferait la morale au député Olivier Sauty parce qu’il s’affiche publiquement (en tout cas sur Facebook) comme un libertin.

Nous avons largement débattu en rédaction du bien-fondé de publier ou non un premier article sur le buzz provoqué par le profil public du député Sauty sur Facebook. Après enquête, deux raisons m’ont convaincu de l’intérêt public du sujet:
- il ne porte pas sur le caractère strictement privé d’avoir des mœurs libertines mais bien sur le débat que peut soulever l’implication d’un élu dans le commerce du sexe (en l’occurrence sa contribution financière et publicitaire au site porno et aux services payants de sa compagne sur internet). Comment l’assume-t-il ? Qu’en dit son parti, visiblement divisé sur la question ?
- De nombreux députés du Grand conseil genevois en discutaient entre eux depuis des jours. Une agitation sans doute politicienne et pré-électorale mais aussi basée sur les questions de morale et de valeur en politique. Pourquoi ce débat ne devrait-il pas être accessible au public?

Voilà l’approche journalistique du « faux-cul » du Matin. A aucun moment il ne s’est agi de faire la morale au député Sauty parce qu’il est libertin et/ou impliqué dans le business porno de sa compagne (personnellement, je ne pense pas que cela soit incompatible avec un mandat politique). L’approche critique du sujet repose plutôt sur la contradiction à prétendre assumer pleinement être mêlé au commerce du sexe et à se plaindre qu’on en parle. La Cicciolina, elle, ne pratique pas ce genre de contorsions !

Enfin, laissez-moi sourire de ces autres « faux-culs » du milieu journalistique qui, par confort professionnel et paresse intellectuelle, préfèrent vomir ou se pincer le nez face à ce genre de sujets difficiles à aborder, en se cachant derrière la protection de la sphère privée des élus. Depuis quand les activités économiques des élus ne doivent pas regarder le public ? Et depuis quand des activités plutôt tabou comme le commerce du sexe ne mériteraient pas qu’on s’y attarde le temps de deux articles ?
Le député Sauty, sa compagne et leurs amis sur Facebook se félicitent d’ailleurs eux-mêmes de la pub que Le Matin leur a offerte. Quelle sacrée « opération d’exécution » d’un député, comme j’ai pu le lire sur le profil d’un aimable confrère !
Je tenais à livrer ces précisions. Libre ensuite à chacun de choisir ses cavaliers au bal des faux-culs.

Écrit par : ludovic rocchi | 17/11/2012

@Ludovic Rocchi,
Face à la douce hypocrisie qui ressortait de vos deux articles, je n'ai pu m'empêcher de réagir.
Il y a une certitude avant tout qu'il faudrait reconnaître: la sexualité des personnes publiques excite les lecteurs, donnant ainsi satisfaction à un voyeurisme et à la partie obscure de chacun d'entre nous. Qui n'a jamais apprécié d'entendre les ragots sur sa voisine ou son voisin? C'est naturel. C'est humain.

Le problème c'est qu'il y a une vie privée, un jardin secret auquel chacun a droit.

Les deux choses sont contradictoires.

Vos deux articles cherchent à parler de la sexualité des politiciens - sujet tabou en Suisse - ce qui ne me dérange pas. Mais c'est votre discours moraliste qui me dérange au plus haut point d'autant plus que vous inventez une soi-disant "morale" que le MCG défendrait. Là, vous êtes mal renseigné ou vous avez dérapé pour proférer des mensonges: nous défendons les citoyens dans le cadre d'un mouvement large avec des personnes de toutes religions et de toutes philosophies pour un bien commun. Ni gauche ni droite, Genève d'abord.

Le pire, c'est que vous agravez votre cas avec le commentaire publié dans ce blog.

L'histoire du prétendu commerce du sexe est risible puisque M. Sauty a uniquement prêté sa carte de crédit à sa compagne qui ne dispose pas de ce "sésame". C'est d'une banalité affligeante.
Ce n'est pas le journaliste du Matin mais l'inspecteur maladroit et ringard de la "Panthère rose". Et vous vous enfoncez dans une démonstration moralisatrice pour tenter de vous justifier.

J'aurais préféré que vous me disiez: "J'ai trouvé un prétexte pour parler d'une histoire de cul. Par ce prétexte, je peux écrire un article qui excitera les lecteurs du Matin, augmentera le taux de pénétration parmi les adorateurs du quotidien et permettra de rendre service aux fidèles annonceuses, joyeuses et généreuses filles de joie, qui peuvent ainsi faire travailler le petit commerce." Et vous pourriez me répondre: "Vie privée? Existe-t-elle encore en 2012 avec les traitrises de Facebook"? J'aurais aussi beaucoup apprécié que vous ajoutiez: "Je vais inspecter la sexualité et les moeurs des élus PS, PLR, Verts, PDC, pour voir s'ils sont fidèles (pour le PDC???), s'ils sont en accord avec eux-mêmes, si aucun financement public n'est détourné pour ces activités amusantes."

Quant à dire que le député Sauty est impliqué dans le commerce du porno, comme vous le prétendez, c'est la plus grande sottise que j'aie entendue. Et quand on voit les programmes débiles de la TV romande (dont certains sont visibles par les enfants avec des scènes violentes et suggestives à la limite de la pornographie), je m'étonne de votre approche sélective et désuète.

Nous sommes en 2012 M. Rocchi et il faut vous réveiller. Le monde est ce qu'il est et l'attaque contre les élus du MCG se situe au-dessous de la ceinture.

La politique pour le MCG c'est autre chose. Nous, nous séparons vie privée et action politique: domaine public - domaine privé.

Écrit par : François Baertschi | 17/11/2012

Pour mieux comprendre, il suffit de lire l'éloge prononcé lors de la remise de son Prix Dumur :
"Aux méthodes austères des écoles de journalisme d'investigation, vous opposez la vôtre, l'approche Rocchi, la recette des bonnes histoires : la tournée générale. La fréquentation des bistrots comme pierre angulaire du bon journalisme de terrain, vous l'avez testée rapidement dans votre carrière."

Je crois que tout est dit.

Écrit par : Adriano Brigante | 22/11/2012

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