07/11/2012

L'arnaque des Vélib' à la Genevoise

Après avoir bloqué la circulation et les déplacements à Genève, les écolos de notre canton ont trouvé une autre idée coûteuse, inefficace et – en définitive – mauvaise : le Vélib’ à la sauce genevoise.


 

Dans leur grande sagesse, les députés ont rejeté un projet profondément débile pour les raisons suivantes. Bravo à eux, malgré les commentaires irresponsables de certaines gazettes.

Revenons à l’origine. Paris et d’autres villes ont réalisé un système astucieux de vélos placés en divers points de la capitale, que chacun peut utiliser et déposer dans une autre station, sauf erreur du temps de Jacques Chirac. L’idée parisienne est d’autant plus astucieuse qu’une entreprise la finance en échange de panneaux d’affichage mais elle n’a rien d’école puisqu’il faut une infrastructure polluante (camions et remorques) pour réguler les vélos à disposition sur les diverses stations.

Au lieu de choisir ce système autofinancé, Genève a créé un monstre bureaucratique très coûteux, payé à coup de centaines de milliers de francs par les communes et le canton.

Voilà comment on réalise un mauvais projet, par paresse intellectuelle, bureaucratie et autres défauts que l’écolocratie genevoise cultive. On avait déjà l’exemple du CEVA, des pistes cyclables hors de prix et dangereuses pour les cyclistes, la fermeture des rues et le rationnement du trafic… C’est l’enfer vert, qui ruine les finances, conduit à l’immobilité et contraint les Genevois à perdre leur temps pour des parcours microscopiques…

L’arnaque des Vélib’ à la sauce genevoise est de cette veine. Certains observateurs de la vie politique se sont d’ailleurs laissés duper par cette construction bien montée qui fait suite à une autre arnaque de haut vol : le CEVA.

Il aurait mieux valu construire des pigeonniers, étant entendu que le citoyen lambda est de plus en plus condamné au destin de ce volatile.

Mais nous allons lutter contre le réchauffement climatique, couinent en cœur quelques écolos-rigolos. Certes, avec les camions et leurs remorques bien polluantes qui déplaceront les Vélib’ genevois en surnombre, on pourra annihiler les effets des déplacements en vélos (au niveau du CO2 et de la pollution), ce qui contredit les prétentions écologiques du projet. Mais certains adorateurs du mollet chercheront toujours à se donner bonne conscience.

Nous devrions tous avoir une pensée pour les pauvres victimes de l’utopie écolo, cyclistes écrabouillés par des trams ou renversés sur les pistes cyclables. Le délire écolo n’est pas près de finir, mais nous payons la note de ces dogmes irresponsables qui à force de vouloir sauver la nature détruisent l’humain.

17:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Dans les délires, vous omettez de citer la traversée de Vésenaz ... qui va nous coûter un bras pour enterrer le traffic sur 600m ...

Écrit par : Djinus | 07/11/2012

@Djinus.
pourquoi tout est beaucoup plus cher à Genève? Mystère.

Écrit par : François Baertschi | 07/11/2012

A Vésenaz, ce qui est plus cher, grâce à de l'argent public, c'est la valeur des terrains en surface de la tranchée, lorsque tout cela sera finit.

Écrit par : Djinus | 08/11/2012

@Francois, c'est la raison pour laquelle il faudrait mettre en place un pèermis cycliste pour cisrculer sur les routes (hors route privée ou chemin) afin d'ajouter une taxe au cycliste et qu'ils contribuent (dérisoire soit-il) à leur infratructure (et au vue des quelques vélo qui se court après et qui utilisent ces pistes cyclables).

L'avantage est que l'on pourrait aussi retirer le droit de circuler sur nos routes (tout comme pour tout autre moyen de transport). Car comme on le signal souvent, utiliser les routes n'est pas un droit acquis, c'est une autorisation.

1 ca permettrait de financer une partie des couts mais de l'autre côté il faut construire de vraies pistes cyclable.

2. Ca ajouterai un moyen de pression pour les comportements irresponsables.

Écrit par : DdD | 08/11/2012

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