20/09/2012

La région franco-genevoise: un fiasco total!

Depuis des décennies, les autorités genevoises et de France voisine nous bercent d'illusions sur une prétendue région qu'ils pourraient créer par-dessus la frontière. Cela se solde aujourd'hui par un réel fiasco. Le débat organisé à Gaillard hier par la Tribune de Genève fait penser aux travaux de Sysiphe qui pousse une pierre au sommet d'une montagne, la laisse descendre, puis la repousse sans fin. Pour l'heure, la région franco-valdo-genevoise est un problème qui n'a pas de solution.


L'arrogance de politiciens français et vaudois fait partie du rituel des débats sur la région.

Une fois de plus nous y avons assisté hier soir, avec une palme spéciale au syndic de Nyon, qui veut donner des ordres aux Genevois sur la construction du train CEVA qui va coûter au final des milliards aux contribuables genevois pour un flop attendu. Il se croit porteur de la "vérité", ce qui est le propre de tout dangereux naïf et particulièrement irrespectueux du débat démocratique. Quant au maire socialiste d'Annemasse, nous avons tout à fait senti sa suffisance qui n'arrive pas a camoufler ses incohérences idéologiques. Le conseiller d'Etat genevois David Hiler, qui s'est moqué des habitants de Champel soi-disant richissimes, s'est fait brosser par un modeste retraité de ce quartier qui a rappelé le peu de moyens financiers de nombreuses personnes âgées du quartier, dont certaines ont voté pour Hiler afin de défendre la nature. Mais c'est bien connu, les gogos votent écolo...

Seul contre cinq, Eric Stauffer a remis les pendules à l'heure, indiquant la nécessité d'une priorité d'emploi aux résidents, à Genève mais aussi à Annemasse ou à Nyon. Face à cette vision politique d'un certain niveau, le confortablement installé syndic de Nyon a eu quelques réponses enfantines. Décidément l'intelligence ne prime chez les écolos vaudois... et genevois.

Restent les faits. Berne et Paris font la loi pour les questions essentielles avec une souveraineté encore conservée à Genève (mais menacée sérieusement), comme l'a rappelé Eric Stauffer de manière pertinente lors du débat.

Cela explique la raison du fiasco de l'utopie régionale franco-valdo-genevoise. Pour l'heure, nous ne pouvons qu'avoir un dialogue entre des autorités autonomes.

Mais le CEVA, me direz-vous. Justement, ce projet va nous coûter des milliards avec, en plus, l'agrandissement de la gare Cornavin hors de prix, en augmentant encore les déséquilibres de la région. C'est un flop annoncé qui ne profitera qu'à de rares spéculateurs immobiliers.

La solution ne se trouvera qu'avec un renforcement de la souveraineté des régions de France voisine: en recréant un Etat de Savoie indépendant.

C'est la seule possibilité efficace pour exister d'égal à égal et créer une grande agglomération souveraine et équilibrée.

Commentaires

L'antithèse parfaite du blog de Gabriel Doublet. En un mot : MESQUIN.

Écrit par : Jean-Charles Heritier | 20/09/2012

@Jean-Charles Heritier
Votre commentaire elliptique démontre que vous n'avez aucun argument. C'est dommage et vous n'élevez pas le débat. Vous le rabaissez et cela démontre des faiblesses dans votre raisonnement.

Écrit par : François Baertschi | 20/09/2012

Nous sommes tout à fait d'accord avec cette analyse dans le Comté de Nice. L'union des peuples de l'Arc Alpin est notyre avenir dans une Europe des peuples quand l'europe des marchands ayura fait long feu (il n'y a qu'à voir l'état actuel de celle-ci) Les Alpes sont notre colonne vertébrale: elles ont toujours été pour nous, non pas une frontière, mais un lieu d'échange et de partage avec les états de la maison de Savoie.

Écrit par : mercier | 21/09/2012

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