02/08/2011

Mme Calmy-Rey et la libre-circulation : vous nous avez trompés!

Des militants MCG sont choqués par le discours de la Présidente de la Confédération. La libre-circulation est un vrai attrape-nigaud. Défendons nos valeurs: ni gauche ni droite, Genève d'abord!


1er août, Onex. Des militants MCG, réunis pour la Fête nationale, sont écoeurés par les propos tenus par la Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey. Sur les ondes du téléjournal suisse, la Présidente a fait l'éloge de la libre circulation, prétendant qu'"il y a plus de postes de travail que de bras en Suisse". A Onex, chacun fait le compte de ses proches qui sont au chômage de longue durée ou qui suivent des stages bidons.

Dans quel monde vit Micheline Calmy-Rey?

En tout cas pas à Genève, ni au contact avec des Citoyens réels, ceux qui perdent leur emploi, ceux dont les enfants voient l'avenir professionnel en noir, ceux qui craignent de se retrouver au chômage.

Pour les Citoyens genevois qui se retrouvent à Onex, c'est une grosse baffe. Et quand la conseillère nationale Roth-Bernasconi commence un discours sectaire et politicien qui n'a rien à faire dans le cadre d'une fête nationale, un discours lourdingue où on dénonce les "antifrontaliers". Les chômeurs, les travailleurs apprécient cette nouvelle insulte. La conseillère nationale, grâce à ses relations, connaît la sécurité de l'emploi. Les citoyens d'Onex ne sont pas privilégiés comme vous, Mme Roth-Bernasconi.

C'est l'occasion de réécouter l'interview de Micheline Calmy-Rey à la TV romande. Elle relève que les accords de libre-circulation avec l'Europe ont été acceptés par la majorité des électeurs. Mais au prix de quels mensonges? Les Citoyens, face au naufrage de l'Europe, commencent à réaliser que nos autorités ne leur ont pas dit la vérité.

La politique de libre-circulation absolue est un désastre, dont les premières victimes sont les fils d'émigrés, les résidents étrangers, les professions non protégées en particulier les ouvriers. C'est la liberté du renard dans le poulailler.

On nous parle de mesure d'accompagnement, en bon discours bureaucratique. La bonne blague. Comme du bétail, es travailleurs suisses sont accompagnés à l'abattoir de la mondialisation.

Micheline Calmy-Rey parle d'un taux de chômage extrêmement bas... A Genève, si l'on compte les personnes en stages et ceux qui sont dirigés vers l'aide sociale, à défaut de travail, on se retrouve à des niveaux alarmants.

"On a besoin de jeunes, de dynamisme", indique la conseillère fédérale. Merci pour les jeunes d'ici qui ne trouvent pas de travail, en particulier ceux issus de la seconde génération. Les considère-t-elle comme des nuls? Les Suisses sont-il aussi nuls qu'elle le dit? Elle pense comme les dirigeants de Swissair qui imaginaient meilleures toutes les compagnies aériennes européennes qu'ils ont fédérées dans un bric-à-brac insensé. L'herbe paraît toujours plus verte ailleurs. Il a fallu une compagnie allemande pour remettre les pendules à l'heure et nous dire: vous n'êtes pas si nuls, les Suisses, au contraire; vous réussissez à faire du profit. En renouant avec nos valeurs que nous avons trop longtemps oubliées.

Habite-t-elle Genève lorsqu'elle indique qu'on ne peut parler de surpopulation. Comment expliquer la crise du logement dans le canton? Mystère.

Micheline Calmy-Rey, une fois de plus, est dans le déni de réalité. Cela nous a coûté plus de 2 milliards de francs avec la liquidation des casseroles de la Banque cantonale.

Ces déclarations présidentielles qui fleurent le politiquement correct, en usant d'un certain mépris, renforcent les valeurs citoyennes du MCG: ni gauche ni droite, Genève d'abord.

Commentaires

Genève d'abord, c'est plutôt à droite, non?

Écrit par : RM | 02/08/2011

Ce n'est pas qu'il y a plus de postes que de bras en Suisse (ou vice-versa)... C'est plutot que les bras disponibles (bien souvent ceux pas ou peu formés) en Suisse ne correspondent pas aux besoins de marché (et faut pas trop compter sur les comiques de l'OCE pour leur permettre de terminer une formation ou entamer une reconversion digne de ce nom et cohérente avec les besoins du marché...).

PS: Le MCG est-il au courant qu'en dehors des fils d'émigrés et des résidents étrangers, il y a des... Genevois et des Confédérés ?
Ah non ,c'est vrai.. je suppose qu'à part moi et quelques autres exceptions, ils ont deja presque tous dû s'exiler sur Vaud ou France (et donc devenus des pestiférés roulant avec des plaques françaises ou vaudoise.. beurk!) parce que le logement à GEnève est soit trop cher (dédiés à nos "chers" expats) soit inaccessible car subventionnés (dédiés à vos "chers" fils d'émigrés, résidents étrangers, auxquels on peut ajoutés les assistés et autres cas sociaux)

Alors "Genève d'abord": ok, je veux bien. Mais Genève, c'est avant tout des Genevois, des Suisses.. et pas que des secundos ou des résidents étrangers.

Écrit par : mouais | 02/08/2011

La Présidente de la Confédération est à côté de la plaque. Son engagement au nom de la Suisse face à la communauté européenne est tronqué et déculotté. Les Suisses, en tout cas une grande partie de ceux-ci, désapprouvent ses propos et avancées de politique étrangère, mais nous sommes impuissants, si ce n'est de lancer des initiatives devant le peuple ou d'exiger l'application des accords ou lois en vigueur face à la voracité de quelques voisins peu conciliants. Genève étouffe. Il y en a marre de voir grossir le taux de chômage, marre de voir augmenter les prix à la consommation ou d'assister à la montée de la spéculation, marre de respirer cet air pollué (au fait, que pensez-vous de l'état de certains véhicules qui transitent sur notre territoire ? La honte, alors qu'ici ces véhicules seraient refusés à la visite technique obligatoire !). L'esprit genevois disparait peu à peu du paysage, c'est à nous d'enrayer ce phénomène.

Écrit par : Larmaleuil | 02/08/2011

Mr Poggia, on se fou de vos états d'âme, quelles sont vos propositions pour que la Suisse puisse prospérer au sein du marché Européen sans avoir de compte à lui rendre ?

Écrit par : antoine | 02/08/2011

Juste une question, qui lors de la votation sur l'adhésion à l'EEE à déclaré ce "dimanche est un jour noir pour la Suisse", Ah oui c'est Mr.J.P.Delamuraz, l'homme de gauche à l'époque, je crois.
Demandez un peu aux partis de droite du centre et à l'économie en général ce qu'il pense de la libre circulation et on en reparle.

Écrit par : grain de sel | 02/08/2011

@Mouais,
Croire qu'améliorer la formation des habitants de Genève et de ses chômeurs va résoudre tous les problèmes est une douce illusion. Il faut protéger les travailleurs.
@Antoine,
il ne s'agit pas du blog de Mauro Poggia, candidat MCG aux Chambres fédérales, mais de François Baertschi, secrétaire général du MCG.
@Grain de Sel,
Delamuraz n'était pas un homme de gauche mais un radical de centre-droite. Comme quoi, le ni droite ni gauche est la solution face à la mondialisation.

Il y a deux catégories politiques: ceux qui défendent la mondialisation et l'Europe; ceux qui défendent Genève et la Suisse. Le MCG a choisi de défendre Genève et la Suisse, c'est-à-dire les citoyens.
Il convient de défendre les Citoyens contre l'arbitraire des caisses-maladie, avant-garde de la mondialisation et arnaque monumentale.
C'est l'un des combats essentiels de 2011. Pour défendre notre intérêt de manière efficace.

Le message est clair: ni gauche ni droite, Genève d'abord.

Écrit par : François Baertschi | 02/08/2011

@François Baertschi
Je ne prétend pas que la formation va tous résoudre. Mais force est de constater que c'est bien les personnes non formés ou peu formés qui sont les premières touchées. Et vous avez raison, il faut les protéger. Il y a 2 méthodes à cela: les lois+conventions collectives ET la formation.
Le marché de l'emploi n'a pas (ou si peu et ces postes là il faut croire que personnes n'en veut ici (hotellerie, restauration notamment)) aujourd'hui besoin de personnes non ou peu qualifiée, ce n'est pas demain qu'il en aura besoin... donc vous pouvez les protéger autant que vous voulez, cela ne les aidera pas beaucoup, contrairement à une formation...
la protection, à elle seule, ne peut être utile que pour ceux qui ont deja un bon niveau de formation et qui, eux, sont victime de dumping salarial (entre autre) par des personnes de formation équivalente (du moins annoncées comme telle). Là la protection ou des mesure telles que la priorité de l'emploi (é compétence égale seulement) au citoyens genevois ou suisse prend tout son sens.

@antoine
Je trouve que l'on a deja beaucoup trop de compte à rendre à cette grande duduche d'UE à laquelle nous n'appartenons pas et n'appartiendrons jamais...

Écrit par : mouais | 03/08/2011

@Mr. Baertschi : Merci de me rappeler que Mr. Delamuraz était radical!!! (c'était de l'ironie), si vous vous souvenez de mon message je vous disais simplement que ce n'était pas que la gauche qui est responsable du petchi actuel, alors MCR est socialiste mais ne lui mettez pas sur le dos toutes les erreurs de ces 30 dernières années qui donnent le résultat actuel, donc d'accord avec vous ni la droite, ne la gauche ne sont capable de nous sortir de ce bourbier à moins d'en finir avec les égos des politiques.

Écrit par : grain de sel | 03/08/2011

Cela fait déjà pas mal de temps que Madame Calmy-Rey vit dans l'utopie ou le déni. Elle m'avait déjà profondément écoeurée lors de l'un de ses précédents passages à la télévision suisse romande.

Oser prétendre qu'à Genève il y a du travail pour tous et que les frontaliers sont le bienvenu est une insulte à tous les chômeurs, aux personnes en fin de droits sans aucun revenu, aux stagiaires qui espèrent un emploi fixe, aux plus de 50 ans, aux jeunes qui cherchent une place d'apprentissage, etc

Il faut arrêter de dire que tous les sans emploi n'ont aucune formation et se rendre à l'évidence que les employeurs préfèrent engager des frontaliers (parfois avec des diplômes qui ne valent rien en Suisse) car ils travaillent pour un salaire bien plus bas qui ne permettrait pas à une personne domiciliée sur Genève de vivre même modestement!

Et si l'on a dépassé 50 ans... il n'y a guère d'espoir de retrouver un emploi fixe sur Genève.

Je pense que si l'on tient compte, à Genève, de tous les sans emploi... et pas seulement ceux indemnisés par la caisse chômage, on doit allègrement dépasser le 10% !!!

Écrit par : Kathleen | 03/08/2011

Cela fait déjà pas mal de temps que Madame Calmy-Rey vit dans l'utopie ou le déni. Elle m'avait déjà profondément écoeurée lors de l'un de ses précédents passages à la télévision suisse romande.

Oser prétendre qu'à Genève il y a du travail pour tous et que les frontaliers sont le bienvenu est une insulte à tous les chômeurs, aux personnes en fin de droits sans aucun revenu, aux stagiaires qui espèrent un emploi fixe, aux plus de 50 ans, aux jeunes qui cherchent une place d'apprentissage, etc

Il faut arrêter de dire que tous les sans emploi n'ont aucune formation et se rendre à l'évidence que les employeurs préfèrent engager des frontaliers (parfois avec des diplômes qui ne valent rien en Suisse) car ils travaillent pour un salaire bien plus bas qui ne permettrait pas à une personne domiciliée sur Genève de vivre même modestement!

Et si l'on a dépassé 50 ans... il n'y a guère d'espoir de retrouver un emploi fixe sur Genève.

Je pense que si l'on tient compte, à Genève, de tous les sans emploi... et pas seulement ceux indemnisés par la caisse chômage, on doit allègrement dépasser le 10% !!!

Écrit par : Kathleen | 03/08/2011

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