20/03/2017

Freysinger ou l'échec d'"Ensemble à droite"

Quoi que certains médias ou concurrents politiques en disent, Oskar Freysinger a été un très bon conseiller d'Etat valaisan. Néanmoins, sa défaite devrait servir de leçon et nous indiquer les erreurs qu'il ne faut pas commettre.

En effet, ce n'est pas la candidature Freysinger qui est en cause puisqu'il a réussi à rattraper un important retard au deuxième tour et frôle l'élection mais c'est son positionnement politique qui l'a conduit à l'échec.

"Ensemble à droite": quelle drôle d'idée. Nous connaissons à Genève le parti "Ensemble à gauche", dont l'influence devient de plus en plus restreinte et qui réunit des convaincus mais n'aspire pas à rassembler une large majorité.

Ce concept pêche par son étroitesse, à l'extrême opposé de la stratégie gagnante d'une Marine Le Pen qui rassemble autant dans un milieu traditionaliste incarné par sa nièce Marion Maréchal - Le Pen que dans un milieu plus à gauche incarné par Florian Philippot, sans compter le conglomérat Bleu Marine, plus flou, de l'avocat Gilbert Collard.

Certes, le Valais n'est pas la France. Mais si ce canton est connu pour avoir de solides racines conservatrices il n'est pas aussi tourné à droite que l'a cru Oskar Freysinger. Cette erreur d'analyse lui a été fatale.

A une époque où les idéologies de gauche et de droite deviennent de plus en plus indéfinissables, alors que la vraie ligne de fracture se trace entre les mondialistes et les patriotes, utiliser un tel concept de droite devient tout à fait contre-productif surtout pour un parti qui se réclame du centre dans son titre.

Parmi les partis hostiles à la mondialisation, ou les patriotes, il existe néanmoins deux tendances que l'on ne peut nier: l'une plus conservatrice, l'autre plus ouverte et sociale. Cela explique la coexistence fructueuse à Genève de l'UDC et du MCG. Nier cette différence est également une erreur et ceux qui veulent le faire se brûleront les doigts à coup sûr.

Ce n'est pas pour rien si Genève est l'une des très rares grandes villes de Suisse qui n'a pas de majorité de gauche, grâce au MCG qui n'est ni à gauche ni à droite.

Freysinger s'est brûlé les doigts en faisant la confusion entre les idées d'une aile conservatrice et celles d'une aile sociale, en particulier sur le thème des frontaliers. Il s'est laissé piéger en ne comprenant pas que les électeurs qu'il gagnait d'un côté, il allait inévitablement les perdre de l'autre. Est-on vraiment de droite quand on veut empêcher les employeurs d'engager des frontaliers? Je ne le crois pas. Si en France, en raison du scrutin majoritaire, il est possible d'aller autant dans une optique conservatrice et sociale, en Suisse ce mélange est beaucoup plus difficile en raison du scrutin proportionnel.

Ces erreurs de positionnement ont conduit à l'éjection d'Oskar Freysinger, ce que l'on peut regretter parce que le Valais va perdre un conseiller d'Etat de qualité.

24/01/2017

L'Hebdo ou la faillite d'une idéologie

Certes, on ne peut pas se réjouir du licenciement de journalistes et d'autres professionnels de la presse qui vont voir leur existence lourdement modifiée ni négliger le fait que des employés d'autres titres maintenant ressentent une réelle angoisse. Mais il faut se souvenir que d'autres journalistes ont été mis à la porte, trop souvent dans l'indifférence. C'est pourquoi je ne me réjouis pas de la disparition de l'Hebdo.

Néanmoins, il faut constater certaines réalités. Ce "news magazine" romand s'était lui-même placé dans une impasse idéologique, dans le contresens du mouvement de l'Histoire.

En défendant, à partir de la fin des années 1980, l'idée selon laquelle le salut de la Suisse ne pouvait se trouver que dans l'Union européenne, l'"Hebdo" a failli conduire notre pays dans une direction catastrophique. Ne sachant pas reconnaître son erreur et changer de direction, il a persévéré sous l'influence talentueuse mais néfaste de Jacques Pilet, qui a lui-même causé la perte de sa "création".

Ces dernières années, les citoyens suisses romands se sont réveillés et ont compris que cette voie était sans issue et ont perdu toute confiance en ce titre.

Dans cette démarche fanatiquement pro-européenne, je retrouve beaucoup de l'idéologie communiste qui, dans l'après-guerre, apparaissait à beaucoup comme la meilleure solution. Avant que la réalité démontre l'erreur profonde de cette idéologie. Si le communisme n'a cessé à aucun moment de se tromper durant tout son règne soviétique, l'"Hebdo" et son gourou Jacques Pilet n'ont, eux aussi, rien compris à notre monde tel qu'il fonctionne.

Comment expliquer ce phénomène? J'y vois le "besoin de grandeur" dont parlait déjà Ramuz, sentiment propre à notre petit pays romand. Cette "grandeur" était miraculeusement trouvée dans l'idéologie pro-européenne. Mais cette idéologie est aujourd'hui de plus en plus largement repoussée par les citoyens suisses comme par les pays européens.

En résumé, c'est la faillite d'un modèle européen qui ne tient pas compte des cultures particulières de divers pays ni des cultures variées de nos cantons romands.

De ce combat idéologique, mené à coup de déficits financés par le mécène Ringier depuis 2002, il reste des victimes collatérales : les employés de l'"Hebdo". Il ne reste maintenant plus qu'à espérer que le très prospère trust "européen" Ringier-Axel Springer prenne ses responsabilités sociales et financières afin de les aider. Si ce n'est pas le cas, il faudra parler d'une nouvelle erreur, dans la droite ligne de l'idéologie pro-européenne.

19/12/2016

PLR: du plomb dans l'"L"

Afin de protéger l'éditeur de ce blog, "La Tribune de Genève", et à sa demande, nous apportons des corrections mineures. Nous avons ainsi censuré quelques passages qui pourraient être contestés, pour tenir compte de la sensibilité de certains. Cela fait suite à diverses pressions exercées sur cette entreprise de presse et sur le groupe parlementaire MCG. Nous protestons contre cette atteinte caractérisée à la liberté de la presse et à la liberté de l'expression en politique.

(...) Le député pLr Cyril Aellen assène à la face de la République: "le PLR n'a plus confiance envers (sic) le Conseil d'Etat". http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/plr-confiance-con...

Là où la terre genevoise devrait trembler, c'est plutôt le fou-rire qui s'empare de nous.

Car enfin, ce Conseil d'Etat pareillement conspué ne devrait-il pas être majoritairement sensible à une doctrine de droite avec deux PLR et deux PDC, ses alliés?

Non seulement une telle déclaration est particulièrement insultante pour les membres du gouvernement qui représentent l'Entente PLR-PDC, mais elle est, et c'est beaucoup plus grave à nos yeux, insultante pour l'élémentaire intelligence.

A moins que l'on imagine que la sagesse sortira du chaos, comment oser préconiser un rejet du budget 2017, au motif qu'il n'intégrerait pas de mesures coercitives lourdes à l'égard de la fonction publique et des plus démunis, tout en appelant à l'unité citoyenne pour soutenir la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) sur laquelle les électeurs se prononceront en automne prochain?

Ce même PLR, qui ne cesse de rappeler, à juste titre d'ailleurs, que RIE III est le virage à ne pas manquer pour Genève, si l'on ne veut pas assister à la perte de dizaines de milliers d'emplois, et qui ne cesse de fustiger ceux des élus de gauche qui hurlent à la perte de rentrées fiscales dont Genève ne pourrait se passer, agit exactement comme l'espèrent ses adversaires, avec dédain, arrogance, et condescendance.

N'y a-t-il à ce point plus de têtes pensantes dans ce PLR, au point de laisser un député, dont on attend encore le balbutiement de la démonstration d'une réussite politique quelconque, venir proférer autant d'inepties suicidaires?

En réalité, tout cela n'est que stratégie, ou prétendue telle, car tellement puérile.

Le PLR sait qu'un budget déficitaire est incontournable, tant les charges contraintes, notamment dans l'aide sociale, sont importantes et nécessaires pour le maintien de notre cohésion, mais il veut nous faire croire qu'il serait le seul garant de l'équilibre financier du canton. Il laisse donc à d'autres faire le "sale boulot" à ses yeux, tout en s'assurant qu'il y aura tout de même une majorité pour voter ce budget, dont il dit ne pas vouloir.

Ainsi le PLR n'est pas la cause d'une crise institutionnelle renouvelée (une nouvelle année sans budget), et se réserve de venir hypocritement nous rappeler à l'avenir que "si on l'avait suivi", les finances seraient plus saines.

Cette stratégie de pacotille (...) est indigne d'un parti qui espère sans doute rester le premier du canton.

Le MCG, pour sa part, a démontré une fois de plus en cette circonstance, qu'il a pour seul objectif la défense de Genève et de ses habitants, au-dessus des dogmatismes réducteurs et calculateurs qui ont donné à la politique la triste image qu'elle a auprès de notre population.

17/12/2016

Le MCG a refusé d'entrer dans le jeu des "kamikazes"

Vous trouverez ci-dessous la déclaration finale du groupe MCG avant le vote du budget. On a échappé de justesse à la catastrophe qu'aurait représenté un refus du budget vendredi 15 décembre, après l'échec total du budget 2016. Certains irresponsables font la fine bouche, mais ils ont joué avec l'avenir de Genève et ont heureusement été battus. Au final, une majorité de 56 députés a voté OUI à ce budget, qui n'enthousiasme personne mais donne un futur à notre canton.

Pour le Mouvement Citoyens Genevois, l’intérêt général de Genève prime sur tout. Nous voulons assurer l’avenir de notre République et canton, lui permettre de relever, dans les meilleures conditions, les défis qui nous attendent. Et ce n’est pas rien, puisque nous devrons affronter RIE3 et l’avenir de la caisse de pension CPEG.

Après l’absence de budget en 2016, Genève ne peut pas se payer le luxe d’avoir une nouvelle année sans budget. Pour le MCG, l’analyse a été faite. Nous devons prendre nos responsabilités et restaurer la confiance.

Certes, le MCG est convaincu qu’un équilibre peut être trouvé dans nos finances cantonales, en réduisant les cadeaux faits à la France voisine et à la Berne fédérale. Mais nous avons pris acte que nous sommes le seul groupe à défendre cette position d’équilibre budgétaire. En conséquence, nous poursuivrons ce combat au moyen d’une motion, intitulée « Genève d’abord », qui a été déposée dans ce Grand Conseil et par d’autres moyens.

Mais nous ne voulons pas jouer aux kamikazes ni mettre en péril notre République. Parti responsable, le MCG a pris l’engagement de suivre le budget proposé par le Conseil d’Etat qui permet de trouver une majorité et qui a été le fruit de nombreux arbitrages difficiles.

Si chaque parti part dans sa direction, nous allons vers l’implosion, comme cela fut le cas l’année dernière. Il nous faut donc composer et trouver des solutions qui conviennent à la très grande majorité.

En commission des finances, les bonnes volontés ont pu se fédérer pour l’avenir de Genève, en dehors des clivages habituels. Ce ne fut pas facile. Il nous fallait trouver une majorité qui accepte de voter le budget proposé par le Conseil d’Etat et qui refuse de jouer le psychodrame du budget 2016. Ce fut fait.

En séance plénière, le MCG n’a accepté que trois amendements très modestes d’un total de moins de 3 millions, afin de desserrer le corset sur l’hébergement des personnes âgées – l’IEPA -, sur l’Hospice général et sur les TPG. Nous ne sommes pas allés plus loin, en restant sur la ligne générale proposée par le Conseil d’Etat.

Pour 2017, plus que jamais, Genève a besoin de confiance et de cohésion sociale. Nous devons nous placer de manière à traiter au mieux les grands enjeux qui nous attendent. Si nous ne nous serrons pas les coudes, malgré nos différences politiques, si nous ne sommes pas réalistes, si nous ne pensons pas à la cohésion sociale, nous n’y arriverons pas. Nous irons droit dans le mur.

Si certains veulent saboter ce budget, ils doivent reconnaître qu’ils saboteront également la cohésion sociale qui sera nécessaire à Genève pour avancer. Gardons-nous bien de faire la politique du pire, ce qui serait une très grave faute politique.

Le MCG en appelle à tous les groupes politiques et à tous les députés de bonne volonté, afin de penser avant tout aux habitants de notre canton et à l’intérêt général.

Ce budget 2017 est bon mais la majorité est fragile et il nous faut 51 votes de députés pour qu’il soit accepté. Nous avons tous une responsabilité pour l’avenir de Genève : c’est la seule question qui nous est posée.

Nous vous demandons à toutes et à tous de voter OUI, pour l’avenir de Genève.

09/12/2016

Justice genevoise: une politisation insupportable

Actuellement, les leviers essentiels du pouvoir judiciaire sont dans les mains d'un seul parti - le PLR -, avec quelques supplétifs de gauche, ce qui est tout à fait malsain pour nos institutions.

Le MCG dénonce ce dysfonctionnement depuis des années et a déposé cet automne un projet de loi qui propose une dépolitisation de la justice genevoise. C'est-à-dire que les juges ne seront plus contraints d'être membres d'un parti politique pour accéder à cette fonction. Ils ne devront plus faire mention de leur couleur politique et pourront ainsi devenir ainsi impartiaux, ce qui est la moindre des choses pour un juge à qui on demande d'arbitrer et non de prendre parti.

Actuellement, les travaux se poursuivent en commission du Grand Conseil sur ce projet de loi (11962) qui demande que "les candidats à la magistrature et les magistrats élus ne fassent aucune référence à un parti politique".

Les derniers événements nous donnent raison.

D'abord, il règne une omerta insupportable sur le destin judiciaire d'un ancien président du Grand Conseil PLR qui aurait fait de mauvaises affaires et dont nous ne savons rien. Vu le poids de son parti dans l'appareil judiciaire, toutes les hypothèses sont ouvertes sur ce qui s'est passé ou non.

La politisation de notre justice nous conduit à nous interroger sur ce long silence.

Nous le faisons d'autant plus au moment où une ancienne élue d'un autre parti fait les gros titres de certains médias.

Il n'est pas question d'évoquer le fond de l'affaire mystérieuse qui concerne ce président PLR du Grand Conseil disparu, comme lors d'un tour de prestidigitation, mais il convient de s'interroger sur le pouvoir excessif de certains lobbys et partis politiques.

Chacun pourra en tirer les conclusions qu'il veut. Mais force est de constater que la question serait plus facilement résolue par le projet de loi 11692, qui réglerait définitivement toutes ces interrogations qui sont très mauvaises pour la crédibilité de nos institutions.

Au yeux du justiciable, il restera toujours un doute, aussi longtemps que la vie du pouvoir judiciaire sera orchestrée par les partis politiques.

 

 

30/11/2016

Motion du MCG - "Genève d'abord : défendons Genève face à Berne et Paris"

Voici la motion que le MCG a déposé cette semaine au Grand Conseil, pour trouver les moyens financiers qui manquent à l'Etat de Genève:

Proposition de motion

Genève d'abord: défendons notre canton face à Berne et à Paris !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que le canton de Genève rencontre de grandes difficultés budgétaires ; malgré 350 millions d’économies, le budget 2017 laisse prévoir un déficit de 76 millions ;
  • Que la compensation aux communes françaises, fera perdre à Genève la somme de 219 millions de francs ;
  • Que la péréquation financière entre la Confédération suisse et les cantons fera perdre à Genève 258 millions ;

invite le Conseil d’Etat

  • A entreprendre des discussions et des interventions auprès des autorités fédérales afin d’obtenir une péréquation plus équitable pour la République et canton de Genève ;
  • A entreprendre une réforme de la compensation aux communes françaises, afin de ne pas soutenir la mauvaise gestion de certaines collectivités municipales et d’attribuer de manière plus judicieuse et plus modérée ces montants ;
  • A ne pas dilapider l’argent versé par les contribuables genevois à l’extérieur.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et
Messieurs les députés,

Actuellement, le canton de Genève fait preuve d’une générosité qui n’est plus du tout raisonnable, en versant près d’un demi-milliard de francs au total à la France et à la Berne fédérale. Sur un budget total de 8 milliards de francs, ce n’est pas rien.

Pour le MCG, il s’agit de penser en priorité aux intérêts de notre canton avant de faire preuve d’une fausse générosité qui se résume à un gaspillage de l’argent des contribuables genevois.

Nous n’avons plus les moyens d’être aussi généreux et d’accorder ces sommes considérables à nos voisins. Rappelons que le canton de Genève peine à boucler son budget et présente un déficit de 76 millions de francs pour 2017, malgré 350 millions de francs d’économies réalisée par l’administration et le Conseil d’Etat.

Genève ne peut pas couper aussi fortement dans son budget et, dans le même temps, distribuer à tout-va près d’un demi-milliard de francs.

Ce déficit de 76 millions, que l’Etat de Genève doit subir, aurait pu être largement comblé par les montants versés dans la péréquation intercantonale et dans la compensation aux communes françaises.

Pour le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, Genève perdra la somme de 219 millions de francs en 2017. Pour la péréquation financière entre la Confédération et les cantons, Genève perdra 258 millions en 2017. Au total, cela fait un trou considérable de 477 millions de francs prévu dans le budget 2017 de l’Etat de Genève, c’est-à-dire près d’un demi-milliard de francs suisses. Genève n’a plus les moyens de faire ces cadeaux.

Il est donc essentiel que le Conseil d’Etat entame des discussions d’abord, puis prenne toutes les mesures nécessaires, pour obtenir, en faveur de Genève, la meilleure péréquation possible entre la Confédération et les cantons. Un travail a déjà été porté dans cette direction, afin de défendre nos intérêts auprès de la Berne fédérale, mais nous encourageons le Conseil d’Etat à poursuivre et à aller plus loin dans ses interventions.

Concernant le pactole versé sous forme de compensation aux communes françaises, il faut en revoir entièrement le fonctionnement et le montant total, excessif, attribué à ces collectivités publiques extérieures à notre pays. Certaines communes françaises, qui reçoivent ces sommes considérables, dépensent en frais de bouche excessifs, voitures de fonction et autres fariboles. Nous ne devons pas nous montrer complices de gaspillages payés avec l’argent des impôts genevois, alors que la population genevoise est appelée à se serrer la ceinture.

 

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil à la présente motion.

12/10/2016

Le projet de loi du MCG : les nôtres avant les autres - Imposons la préférence cantonale!

Le MCG a déposé un projet de loi constitutionnel intitulé « Pour une politique de préférence nationale selon le principe les nôtres avant les autres ». Ce que le Mouvement Citoyens Genevois défend depuis toujours, contrairement à d’autres.

Suite aux différents débats cantonaux et fédéraux, Genève doit faire un nouveau pas en direction de la préférence indigène ou nationale de l’emploi. Trop de résidents sont victimes de discriminations et de licenciements. C’est pourquoi le MCG étudie depuis plusieurs semaines les meilleures solutions afin d’approfondir notre action.

Contrairement à d’autres partis, c’est ce que le MCG défend depuis toujours et continuera à défendre sans relâche et avec la vigueur que l’on nous connaît, sans les concessions qui sont faites par d’autres.

Nous réclamons une réelle politique de préférence nationale, menée sans concession selon le principe « les nôtres avant les autres ». Bien évidemment, nous demandons la priorité de l’emploi pour les citoyens suisses et les résidents, comme nous le faisons depuis dix ans.

 Par ce geste fort, nous proposons à Genève de rester à l’avant-garde dans la défense des habitants de notre canton.

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés :
François Baertschi, Jean-Marie Voumard….

Date de dépôt : 11 octobre 2016

PL Numéro d’objet

Projet de loi

Modifiant la Constitution de la République et canton de Genève. Pour une politique de préférence nationale selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :

 

Article 1 Modification

 

La Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012 est modifiée comme suit.

 

Article 186 Emploi (nouveaux alinéas 3, 4 et 5)

Al. 3 Il mène une politique de préférence nationale, selon le principe « les nôtres avant les autres ».

Al. 4 Il accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois.

Al. 5 Il veille à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping.

 

                                                                                                    

Article 2 Entrée en vigueur

 

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d’Avis Officielle

 

 

 

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

 

Le MCG s’est engagé depuis sa création, pour la priorité de l’embauche des citoyens suisses et des résidents genevois et pour ce que l’on appelle, aujourd’hui, préférence nationale, cantonale ou indigène.

Suite aux débats fédéraux et à l’évolution des esprits, l’heure est venue d’affirmer clairement ce principe dans notre Constitution genevoise.

Pour respecter la forme de l’article 186 consacré à l’emploi, dans la section des «  tâches publiques » de la Constitution genevoise, nous proposons que l’Etat s’engage résolument pour imposer le principe de la préférence indigène.

Dans le nouvel alinéa 3, l’Etat est chargé de « mener une politique de préférence nationale », en respectant le principe tout à fait logique « les nôtres avant les autres ».

Dans l’alinéa 4, également nouveau, l’Etat « accorde la priorité de l’emploi aux citoyens suisses et aux résidents genevois ».

Dans le nouvel alinéa 5, l’Etat doit « veiller à ce que les travailleurs locaux ne subissent pas de licenciements discriminatoires ou de dumping », ceci bien évidemment en vertu du principe de « préférence nationale ».

Ce projet de loi permettra d’assurer une garantie d’ordre constitutionnel aux habitants de notre canton et aux citoyens suisses qui sont de plus en plus confrontés à un dumping salarial. Cela viendra compléter la directive du Conseil d’Etat, dite de préférence cantonale, sur les engagements à l’Etat et dans les institutions publiques ou subventionnés, qui a fait ses preuves grâce à une application intelligente et déterminée.

Mais ce n’est pas suffisant.

Le chômage reste à un niveau trop élevé à Genève, en raison de l’attitude de certains employeurs privés qui choisissent le dumping salarial.

 

Fin 2013, le groupe MCG du Grand Conseil a déposé un projet de loi qui s’inspirait de la Constitution monégasque de 1962 prescrivant que « la priorité est assurée aux Monégasques pour l'accession aux emplois publics et privés ». Cette mesure est toujours appliquée.

Le Grand Conseil genevois a refusé ce projet de loi mais l’idée de priorité de l’emploi a, entretemps, fait son chemin et devient incontournable.

Rappelons que l’AVS a mis de nombreuses années avant d’être finalement acceptée, rencontrant un soutien unanime.

Pour la priorité de l’emploi locale, nous ne doutons pas que cette idée va s’imposer finalement.

C’est pour cette raison également que nous déposons ce projet de loi constitutionnel, afin d’assurer aux habitants de notre canton toute la protection qu’ils méritent.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de faire bon accueil au présent projet de loi.

19/09/2016

Déductions des frais de déplacement des frontaliers: 50, 70, 100 millions de pertes pour Genève?

Il faut massivement aller voter OUI contre les cadeaux faits aux frontaliers: des déductions phénoménales sur les frais de déplacement. Ainsi, ceux qui habitent à 60 kilomètres peuvent déduire 20'000 francs. C'est gigantesque.

Si, par malheur, le non l'emporte, ce n'est pas la somme de 28 millions de pertes que l'Etat de Genève devra subir mais de 40 à 50 millions de francs. Et cette somme va encore prendre l'ascenseur à 70 millions, avec une possibilité d'atteindre les 100 millions de trou dans les caisses du canton de Genève.

En effet, les frontaliers "quasi-résidents" faisaient perdre environ 15 millions selon les chiffres publiés dans les documents officiels qui n'ont pas pu être mis à jour. Actuellement, le nombre de frontaliers qui ont obtenu ce statut a doublé pour s'élever à 16'000 (chiffre du Département des finances) et donc doubler la perte, ce qui cause d'ores et déjà une perte totale estimable de 40 à 50 millions pour l'année fiscale 2015.

Rappelons que ce statut irresponsable de frontalier "quasi-résidents", qui leur permet de déduire tous les frais de déplacement (contrairement aux résidents genevois) a dû être accordé suite à une décision du Tribunal fédéral en 2010.

Mais comme le nombre de ces frontaliers "quasi-résidents" ne va cesser d'augmenter si nous n'y mettons pas un frein, la perte serait prochainement de 70 millions et pourrait bien atteindre les 100 millions si nous subissons un scénario catastrophe pour les contribuables du canton de Genève.

Pour éviter le pire, ne pas voir nos classes d'école ou notre système hospitalier menacés, il nous faut impérativement voter OUI le 25 septembre. Certains syndicats ont fait preuve de totale irresponsabilité en soutenant la destruction de l'Etat de Genève pour l'intérêt particulier de certains frontaliers en faisant alliance avec les ultra-libéraux: ne vous laissez pas abuser par eux. Votez pour le bien de notre canton!

Genève qui vit une période difficile, après les problèmes de la place financière et des entreprises horlogères, n'a pas besoin d'une nouvelle catastrophe.

 

11/09/2016

Frais de déplacement des frontaliers: une bombe à retardement

En lisant les divers médias sur la prochaine votation sur les frais de déplacement, on constate que la plupart des journalistes écartent le problème des avantages fiscaux offerts aux "quasi-résidents" frontaliers.

C'est pourtant la question centrale.

Lors d'une audition du département de finances, en ma qualité de député membre de la Commission des finances du Grand Conseil, cela m'est apparu clair comme de l'eau de roche.

Nous allons vers une baisse massive des rentrées fiscales due au statut de quasi-résident. Vu l'attrait dudit statut, il est très probable que nous ayons prochainement 20'000 frontaliers, 30'000, 40'000, 50'000 voire encore davantage qui revendiqueront ce statut fiscal très intéressant, avec des conséquences dramatiques pour Genève.

En effet, il est possible aux frontaliers grâce à ce statut de "quasi-résident" de réduire massivement leurs impôts. Dans le même temps, les finances de l'Etat vont droit dans le mur. En 2016, Genève n'a pas les moyens d'offrir ces cadeaux aux frontaliers qui sont déjà largement servis.

Les chiffres publiés par divers journaux sont trompeurs. On parle de 7000 "quasi-résidents" impactés. Il s'agit de chiffres de 2012, actualisés sur la base de 2013 (situation en 2015). Ces données datent déjà de 3 à 4 ans. De plus, elles représentent une situation ne prenant en compte que le début de ce dispositif qui venait juste d'être initié.

Ce n'est pas sérieux. On regarde dans le rétroviseur au lieu de voir l'enjeu réel de cette votation.

Ces chiffres pris comme tels, sans explication ni indication précise et complète des années, sont mensongers.

Qui a imposé ce nouveau statut de "quasi-résident" permettant aux frontaliers d'avoir des déductions très généreuses sur les déplacements (20'000 fr. sur une distance d'environ 60 km travail-domicile selon le conseiller d'Etat en charge des Finances) surtout et d'autres postes? C'est une décision du Tribunal fédéral de 2010 qui a imposé à Genève cette obligation sur la base de la jurisprudence de l'Union européenne.

Pour stopper ce désastre annoncé, le Conseil d'Etat a proposé une limitation à 500 francs par mois des frais de déplacement, ce qui correspond à la limite attribuée à la très grande majorité de la population genevoise.

L'important est de limiter le désastre du statut de "quasi-résident" qui ruine Genève. Ce qui est en jeu, c'est la qualité de notre système de santé, de notre système scolaire. Ce sont les résidents genevois qui financent les frontaliers "quasi-résidents", qui n'ont pas besoin de ce cadeau supplémentaire alors qu'ils bénéficient de privilèges.

On déplorera au passage le fait que certains syndicats genevois préfèrent sacrifier notre système de santé, notre système scolaire, au profit de quelques privilèges des frontaliers tout-puissants dans leur organisation. Ce manque de civisme est désolant, quand d'autres se battent pour garder les acquis, eux les menacent concrètement.

Il est certain que des informations sont dérangeantes pour certains milieux bien pensants.

Mais les faits sont implacables, au-delà des idéologies des uns ou des autres.

Pour l'avenir de notre République et canton de Genève, il est capital de voter OUI.

 

 

06/09/2016

Préférence cantonale pour les PME genevoises: dépôt d'une motion MCG au Grand Conseil

Voici la proposition de motion que je dépose cette semaine au Grand Conseil genevois avec le soutien du groupe MCG. Après la préférence cantonale pour les employés, il est temps de penser aussi aux PME. Le MCG une fois de plus fait oeuvre de pionnier et présente des propositions innovantes.

 

Proposition de motion présentée par François Baertschi et les députés MCG

Instaurons une préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises genevoises

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

  • Que lors de l’adjudication des travaux du CEVA, une entreprise française de Villeurbanne a reçu un mandat de plus de 3 millions de francs pour des travaux de ventilation ;
  • Que durant la votation populaire sur le CEVA, il avait été indiqué que ce projet aurait des retombées directes sur les entreprises genevoises, qui ont été très souvent écartées des attributions de travaux ;¨
  • Que les petites et moyennes entreprises sont essentielles pour la structure socio-économique de notre canton ;
  • Que les entreprises locales financent la collectivité au moyen d’impôts et de masse salariale, tout en contribuant à la prospérité générale ;
  • Que les grands groupes internationaux sont trop souvent favorisés, comme cela est souvent apparu dans les chantiers du CEVA ;
  • Que les procédures d’attribution de travaux par l’Etat de Genève devraient être très attentivement contrôlées, de même que la réalisation par les entreprises mandatées ;
  • Que la mondialisation attaque frontalement les petites et moyennes entreprises, qui sont trop souvent en sursis ;
  • Que la souveraineté de la République et canton de Genève doit primer ;
  • Que la préférence cantonale a montré son efficacité pour l’engagement prioritaire d’employés locaux à l’Etat de Genève ainsi que dans les entités publiques et subventionnées ;

 

invite le Conseil d’Etat

 

  • A mettre en place une véritable politique de préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises genevoises ;
  • A prendre en compte dans l’attribution des marchés publics le coût de la vie et du travail à Genève, ainsi que les efforts de formation des sociétés locales et de leur engagement pour l’insertion des demandeurs d’emploi ;
  • A attribuer de manière préférentielle les travaux aux entreprises locales, du fait qu’elles réduisent les déplacements et les pollutions ;
  • A examiner attentivement toutes les attributions de travaux par l’Etat de Genève, afin de s’attaquer au dumping, aux sous-enchères salariales et aux dépenses surfacturées ;
  • A examiner les procédures actuelles d’attribution, à les modifier en inscrivant les pondérations nécessaires dans les appels d’offres ;
  • A défendre les intérêts de Genève et non de la mondialisation, en payant les travaux demandés aux PME au juste prix et en contrôlant de manière beaucoup plus stricte ces attributions.


EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

La Feuille d’Avis Officielle nous apprend fin août 2016 qu’une société de Villeurbanne (banlieue lyonnaise) avait décroché l’appel d’offres pour des travaux de ventilation à hauteur de plus de 3 millions de francs dans le cadre du chantier CEVA. Quand bien même il existe des sociétés genevoises dans ce domaine qui auraient bien voulu obtenir ces attributions, sociétés qui, au travers de leurs impôts, financent le très coûteux chantier du CEVA.

C’est un exemple parmi beaucoup d’autres qui est révélateur de la mondialisation débridée à laquelle nous assistons.

Les petites et moyennes entreprises genevoises vont avoir de plus en plus de difficultés à survivre dans un monde où le dumping salarial et la concurrence déloyale vont être des risques de plus en plus présents. La menace devient de plus en plus présente pour les PME.

Si la politique menée par le MCG, pour une préférence cantonale en faveur de l’emploi des Genevois, a démontré son efficacité à l’Etat et dans les institutions publiques, il est temps d’appliquer une politique déterminée qui protège les petites et moyennes entreprises genevoises. Suivons un modèle proche afin de résoudre ce problème qui peut détruire la cohésion sociale de notre canton !

C’est pourquoi nous proposons que l’Etat de Genève mène une véritable préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises.

Certains prétendent qu’une telle politique est impossible à mener comme d’autres prétendaient autrefois qu’il était impossible d’appliquer une préférence cantonale en matière d’engagement d’employés à l’Etat, en raison des accords bilatéraux Suisse-Union européenne. Désolé, cette première affirmation s’est révélée fausse.

Quant à la préférence cantonale pour les PME, elle est également possible. En effet, le canton de Genève a une marge de négociation très importante, s’il veut s’en donner les moyens.

La première règle serait d’examiner attentivement les appels d’offres, leur régularité ainsi que leur application ; la deuxième réside dans les critères de pondération où nous pouvons intégrer certains éléments comme la formation, la pollution engendrée par l’éloignement de certaines entreprises.

Les procédures ne sont pas gravées dans le marbre. Elles peuvent être modifiées et intégrées dans les appels d’offres afin de favoriser les entreprises locales, qui doivent disposer de la prime à la proximité.

Une société qui engage prioritairement des employés locaux devrait se voir favorisée également par rapport à celle qui cherche la facilité, le dumping salarial et le dumping des compétences.

Jusqu’à l’arrivée du MCG, les législateurs et les administrations publiques n’ont pas cherché à défendre les intérêts genevois. Au nom d’une mondialisation qui veut détruire la souveraineté genevoise, on s’est imposé des règles universelles qui ne correspondent pas à la réalité de notre société.

Il faudrait une modification complète de la philosophie économique et politique dominante actuelle. Pour changer de paradigme, il conviendrait de redonner la souveraineté au Citoyen et à la Cité. L’universel ne devrait être qu’un arbitre entre des mentalités et intérêts divergents afin d’imposer la paix.

Les modèles de l’Union européenne et des grands ensembles mondialistes ont fait faillite. Nous ne devrions donc pas continuer dans une direction qui est condamnée à l’échec.

Songeons maintenant à défendre Genève et, comme le disait sagement Voltaire, « cultivons d’abord notre jardin » !

De manière plus modeste, la présente motion a comme objectif d’appliquer un concept – la préférence cantonale – qui peut s’inscrire dans la réalité juridique actuelle, malgré les dégâts causés par les théories mondialistes.

Tout d’abord, il convient d’avoir une vision critique des procédures d’appel d’offres. C’est-à-dire que les attributions de travaux devraient être faites avec professionnalisme, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement. Pour preuve, une éminente personnalité politique de la Tour Baudet déclarait récemment, avec son bon sens coutumier, que les giratoires coûtaient 20% trop cher.

Mais ensuite, il est indispensable de fixer clairement les critères d’évaluation et d’y intégrer un ensemble de valeurs qui tiennent compte des petites et moyennes entreprises locales : proximité, déplacements courts (moins de pollution), entreprises formatrices, insertion de demandeurs d’emplois locaux, contribution à l’effort fiscal, etc.

En particulier, les services étatiques devraient vérifier avec la plus extrême attention que les entreprises étrangères choisies ont répondu de manière conforme et pertinente à l’attribution du contrat.

L’important n’est pas d’attribuer des travaux au moins cher – le moins-disant – mais à l’entreprise qui offre le meilleur rapport qualité-prix – le mieux-disant – afin de remplir au mieux nos obligations. Comme le disaient nos grands-parents, avec leur sagesse coutumière : le bon marché est toujours trop cher.

Genève a besoin d’un tissu de petites et moyennes entreprises efficaces et prospères. Dans ce cadre, le rôle de l’Etat est essentiel puisqu’il peut contribuer en mettant en place une politique volontariste de « préférence cantonale pour les petites et moyennes entreprises ».

Le rôle du canton ne doit pas se limiter à être un père Fouettard qui punit le travail au noir au moyen de contrôleurs, il doit également être incitatif en favorisant l’ensemble des PME genevoises et pas uniquement une bande « des petits copains ».

C’est pourquoi nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les Députés, de soutenir la présente motion.

05/08/2016

Le scandale de l'insécurité à l'Aéroport: qui sont les coupables?

En laissant engager des frontaliers de manière massive sur le périmètre aéroportuaire, le Conseil d'administration de l'Aéroport de Genève n'a pas fait son travail.

Il fallait agir depuis au minimum une année, pour empêcher les terroristes de pouvoir s'installer sur ce site, au travers de diverses sociétés qui préfèrent engager des employés de l'autre côté de la frontière en faisant du dumping.

La sécurité est en danger à cause de l'irresponsabilité du Conseil d'administration et de certains de ses membres qui font de l'absentéisme.

Cela ne peut plus continuer.

 

Communiqué de presse du Mouvement Citoyens Genevois

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

 

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

02/08/2016

S.O.S 1er Août en péril

Enfin, la Fête du 1er Août est revenue aux Bastions, son espace naturel en Ville de Genève, après quelques errances sur la plaine de Plainpalais et au Jardin Anglais.

C'est sans doute une bonne nouvelle mais qui ne doit pas cacher des dérives plus graves de l'édition 2016. Durant la soirée, moment central de cette célébration, l'hymne national a été tout bonnement écarté de la fête. Quant au Pacte de 1291, il n'en a pas été question et le discours du Maire a été prononcé l'après-midi, pour que personne ne l'écoute.

Dans le même temps, quelques musiques électroniques (avec des paroles en anglais, institué nouvelle langue nationale?) ont été distillées à haute dose, pour nous enfermer dans une culture globalisée. Ce 1er Août, nous nous sommes retrouvés aux antipodes de l'esprit d'une fête nationale suisse.

Quand on connaît la richesse du patrimoine culturel et artistique de notre pays, on reste songeur. Qu'est-ce que cela signifie? La destruction de notre identité.

Pourtant, la foule est venue nombreuse, ce qui est bon signe et démontre un intérêt profond pour ces fêtes populaires ouvertes à tous.

Il est certain que le Pacte de 1291 pouvait déranger le Maire de Genève PDC Guillaume Barazzone, mondialiste et européiste. Il fallait donc le censurer. Comme il fallait écarter l'hymne national suisse, qui évoque nos valeurs séculaires, sur l'autel du modernisme à tout crin.

Il y a quelques jours dans une fête du Comté de Nice en compagnie de nos amis nissarts, je chantais en choeur l'hymne de Nice "Bella Nissa". J'aurais voulu pouvoir, ce 1er Août aux Bastions, entonner avec autant d'enthousiasme notre hymne national et, pourquoi pas ? notre "Cé qu'è lainô", plutôt que de participer à une parodie de disco en plein air.

Nous avons une ville et un pays fabuleux. Pourquoi ne savons-nous pas en être fiers et l'honorer comme il se doit. J'appelle de mes voeux un renouveau du 1er Août en Ville de Genève.

Vive Genève! Vive la Suisse!

29/07/2016

Aéroport: le danger des travailleurs frontaliers

Le fait d'engager massivement en France voisine pour des postes sensibles au niveau sécuritaire est dangereux. Il faut engager des résidents genevois quitte à y mettre le prix.

Voilà où nous mène une politique forcenée d'engagement de frontaliers.

Nous disons STOP!

Embauchez en priorité des résidents genevois.

Il ne manque pas de jeunes et d'étudiants pour les jobs d'été !

 

Communiqué de presse du MCG

SECURITE A L’AEROPORT

Cela ne peut plus continuer

La France refuse de donner des informations complètes sur les employés de l’aéroport de Genève. En cette période d’accroissement du terrorisme, c’est incompréhensible. Voilà où nous mène la politique sécuritaire de l’aéroport qui engage à tour de bras des frontaliers.                                                  

La Tribune de Genève de ce jour (29 juillet 2016) nous apprend que la France refuse de livrer des données de sécurité complètes sur les employés de l’aéroport de Cointrin. En conséquence, 200 employés frontaliers sont en attente d’une autorisation de travailler sur le site (carte d’identité aéroportuaires).

Le MCG tient à féliciter l’excellent travail sécuritaire des services genevois, qui nous protègent des risques de terrorisme dans ce lieu sensible qu’est l’aéroport. Par ailleurs, nous ne pouvons qu’encourager les sociétés présentes sur ce site à engager et à former des résidents genevois. Vu les bénéfices importants de l’Aéroport international de Genève (AIG), la sécurité doit passer avant des économies de bout de chandelle.

 

Passivité inacceptable

du conseil d’administration de l’AIG

Concernant ce conflit entre les autorités françaises et suisses, cela démontre que les accords actuels entre nos deux pays ne fonctionnent pas et dépendent du bon vouloir de l’autre.

Plus généralement, le canton de Genève et son aéroport doivent pouvoir se protéger face à toute menace. Cette affaire devrait inciter l’AIG à faire engager davantage de résidents genevois et, dans le domaine de la sécurité, la passivité récurrente du conseil d’administration de l’AIG n’est plus supportable. Il convient d’appliquer enfin une politique responsable.

Ana ROCH, présidente du MCG

François BAERTSCHI, secrétaire général du MCG

26/07/2016

Les gaffes turques de M. Burkhalter

La Suisse ne s'est jamais aussi bien portée que lorsqu'elle a pratiqué la neutralité en politique internationale. Ceci, le conseiller fédéral Didier Burkhalter l'a oublié. Lors des derniers événements en Turquie, la diplomatie suisse a multiplié les gaffes, en prenant parti de manière désordonnée et tout à fait imprudente.

Sous le coup de l'émotion, la Suisse a très rapidement apporté son soutien au gouvernement de M. Erdogan face à la tentative ratée de certains militaires putchistes. Une application intelligente de la neutralité helvétique aurait été de ne pas intervenir dans les affaires intérieures d'un autre Etat, d'autant qu'il existe des instances internationales qualifiées comme le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Suisse n'ayant pas de forces d'intervention militaire à l'étranger, ce soutien relève de belles paroles qui sont, à bien y réfléchir, ridicules.

Mais ce qui est plus grave, c'est que le soutien de la Suisse au Gouvernement Erdogan avait comme conséquence directe un appui politique aux arrestations, violences et autres atteintes aux droits de l'homme qui ont suivi. Les médias les ont largement relayées.

Peu de temps après, la diplomatie suisse a bien été obligée de redresser la barre et d'intervenir en suggérant au gouvernement Erdogan qu'il doit respecter l'Etat de droit. Cette démarche est tout aussi ridicule, puisqu'elle est sans effet, et relève d'une sourde hypocrisie. Mais comment la diplomatie de M. Burkhalter pouvait-elle sortir de l'impasse autrement ?

La sagesse devrait nous inciter à respecter de manière plus rigoureuse la neutralité suisse. Cela concerne uniquement nos autorités exécutives en charge des affaires étrangères, le Conseil fédéral, puisque les citoyens et les médias sont quant à eux parfaitement libres d'exprimer toutes les opinions.

C'est la ligne intelligente qui avait été choisie en 1939-45 dans une situation bien plus dangereuse que celle que nous connaissons aujourd'hui. Les individus pouvaient exprimer leur opinion - avec des conseils de prudence dus à la menace permanente des force de l'Axe - mais le Conseil fédéral restait lui sur une ligne de neutralité.

Décidément, la diplomatie suisse et son principal représentant - couvert d'éloges à tort par certains médias - font piètre figure en 2016, face à un héritage aussi brillant.

 

 

20/07/2016

Immeubles des Minoteries: l'insécurité au quotidien

La Tribune de Genève revient le mardi 19 juillet sur les problèmes d'insécurité dans les immeubles dits des Minoteries, près de la place des Augustins (Plainpalais) en Ville de Genève. Elle évoque le cas d'une pyromane qui est accusée d'avoir mis le feu à cet ensemble.

En effet, l'insécurité est devenue un problème invraisemblable aux Minoteries avec des ascenseurs en panne dans une allée où habitent des handicapés, des agressions, incivilités, incendies, etc.

Au Conseil municipal de la Ville de Genève, le MCG est intervenu à plusieurs reprises pour que le Conseil administratif de la Ville intervienne sérieusement. Nous avons posé des questions à plusieurs reprises. Si ces immeubles doivent être démolis prochainement, en attendant il faut assurer des conditions de vie sûres et décentes.

Aucune réponse satisfaisante n'a été apportée à nos interrogations de la part du Conseil administratif de la Ville, propriétaire de cet ensemble immobilier et il convient de déplorer ce mépris envers les habitants de ces immeubles. Pourtant, nous avons reçu les témoignages désespérés d'habitants des Minoteries qui ne peuvent plus le supporter.

Il nous a été rapporté qu'une personne handicapée n'a pas pu rentrer chez elle et a dû rester à l'extérieur dans des conditions très pénibles.

Non, il n'est pas digne de Genève de laisser des personnes vivre dans ces conditions. Et il est connu qu'un cadre de vie se dégradant amène ce genre de dérives telles que nous les connaissons aux Minoteries.

Le MCG dénonce cette manière de faire et demande une fois de plus au Conseil administratif d'agir sans attendre les travaux de réfection de ces immeubles. Les habitants n'en peuvent plus d'attendre que l'entretien courant et le minimum de sécurité soient normalement assurés.

15/07/2016

Attentat de Nice: des leçons pour la Suisse

Pour tous les politiques et les responsables de sécurité, ce qui vient de se passer à Nice est le cauchemar absolu. Un individu sorti de nulle part tue plus de 80 personnes au volant d'un camion un soir de fête.

Si nul n'est à l'abri d'un coup de folie, la responsabilité du politique est à plusieurs niveaux.

1. L'absence de cohésion sociale du système français

La société française n'a pas réussi à intégrer un certain nombre d'habitants, en particulier ceux provenant de ses anciennes colonies. Il se crée des ghettos et une exclusion de personnes que nous avons la chance de ne pas (encore?) avoir en Suisse. La sécurité sociale française, qui n'est qu'un système aveugle de financement, a été incapable de créer cette cohésion alors qu'elle coûte une fortune à ce pays. C'est un échec économique et social, dont le président actuel François Hollande est la parfaite illustration. De cette frustration naît une haine qui crée un terreau favorable pour le terrorisme. Nous devons veiller en Suisse à conserver une cohésion sociale qui intègre chacun et empêche ces mouvements de désespoir.

2. Un système de renseignement défaillant

Malgré des moyens financiers considérables, la France n'a pas été à même d'identifier les pistes terroristes ou n'a pas osé mettre en cause certains Etats financièrement puissants qui favorisent le terrorisme. Il est inquiétant de constater que la Suisse ne se mobilise pas davantage pour une nouvelle loi sur le renseignement contre le terrorisme qui offre pourtant d'importantes garanties de respect des libertés individuelles. La Suisse ne se sauve que grâce à l'aide des pays étrangers, ce qui ne sera pas toujours possible. Une fois passé le traumatisme de l'affaire des fiches, il faut ouvrir les yeux et réaliser qu'un service de renseignements doit avoir le minimum de latitude pour s'attaquer aux terroristes. Espérons que les électeurs suisses auront la sagesse suffisante le 25 septembre pour voter massivement en faveur de la nouvelle loi fédérale sur le renseignement.

3. Donner les moyens suffisants dans un esprit de confiance

On a vu en France, une voiture de police brûlée en pleine rue par des agitateurs. Cela dénote une nouvelle sauvagerie qui prend de plus en plus d'ampleurs. Sarkozy a réduit les moyens de la police, en lui demandant de faire des statistiques et du chiffre, affaiblissant ainsi cette institution au lieu de la renforcer. La France paie aujourd'hui l'addition de cette politique basée uniquement sur la communication qui n'a pas de moyens suffisants et qui cache la réalité.

4. Des leçons pour la Suisse et pour Genève

Ce qui se passe en France ou en Belgique doit nous faire réfléchir. La Suisse et Genève doivent développer une politique de cohésion sociale, loin du communautarisme tel qu'il a été pratiqué à Winterthour. Au lieu de la défiance il convient d'avoir un esprit de confiance, afin d'avoir un système de sécurité performant. Le vote de la nouvelle Loi sur la police (LPol) a été un mauvais signal puisqu'on a créé un système en silo, dispersé, et non pas un ensemble cohérent.

Genève et la Suisse n'ont pas besoin de grandes déclarations médiatiques mais des mesures de bon sens. Une bonne cohésion sociale, un service de renseignement performant et respectueux des droits humains, des frontières bien gérées ainsi qu'un système de sécurité respecté sont indispensables pour que notre pays et notre République disposent des bonnes conditions cadres.

 

14/06/2016

Genève, capitale de la médiocrité

SCANDALEUX!
On préfère à ce remarquable champion suisse qu'est Stéphane Lambiel une frontalière d'un plus bas niveau pour diriger l'école de patinage des Vernets.
Stéphane Lambiel a un parcours remarquable avec des titres de champion du monde notamment et aurait pu partager son talent et son charisme.
Le Conseil administratif de la Ville de Genève mène une politique misérable, axée sur la médiocrité ainsi que le dénigrement des valeurs genevoises et Suisse, en refusant par ailleurs d'engager des chômeurs.
Il s'agit bel et bien d'une chance perdue.Une de plus.
Lausanne a obtenu Béjart, Champéry aura Stéphane Lambiel. Le Conseil administratif de la Ville de Genève ne cultive que la médiocrité d'une façon pathétique.
Au Palais Eynard, nous avons cinq médiocres avec Kanaan, le médiocre en chef!
Genève s'impose aujourd'hui comme la capitale de la médiocrité.

05/06/2016

Triste fin de règne pour François Longchamp

La fin de règne de François Longchamp, président du Conseil d'Etat, se termine dans le scandale et les basses tactiques. Ainsi, la semaine dernière, nous avons assisté à une scène particulièrement affligeante au Grand Conseil.

Jeudi et vendredi, au Parlement, le président du Conseil d'Etat s'est réfugié dans le déni face au scandale de la FIPOI, institution qui gère l'immobilier de la Genève internationale. Au fil des mois, nous apprenons que divers dysfonctionnements graves sont camouflés depuis des années et l'accès aux différents dossiers accablants est rendu difficile afin d'empêcher toute investigation sérieuse.

Pire, lors de l'étude de la fusion de la FIPOI et de la FCIG, fin 2015, cette réalité a été cachée aux députés membres de la commission CACRI qui ont voté cette loi sans connaître toute la vérité. On est rarement tombé aussi bas et François Longchamp l'a fait.

Le président du Conseil d'Etat s'est ingénié à camoufler ce scandale. Il a été désavoué par le Grand Conseil qui, vendredi dernier, s'est massivement abstenu et n'a donné qu'un vote minoritaire à Longchamp, parce que les députés sont responsables et ne veulent pas causer du tort à la Genève internationale, qui a été prise en otage par le président du Conseil d'Etat. Mais la majorité du Grand Conseil a désavoué nettement le président du Conseil d'Etat.

Ce désaveu est net et cinglant.

Ne se contentant pas de gérer de manière problématique son département présidentiel, pourtant très restreint, le PLR François Longchamp s'oppose à la politique de préférence nationale défendue avec courage et détermination par le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia.

Dans le "Matin Dimanche", le conseiller d'Etat PLR, qui a été autrefois grassement payé à la tête d'une institution subventionnée, défend l'engagement de frontaliers moins bien formés que des travailleurs résidents suisses. Moralement, on n'a pas le droit de faire cela.

Il faut se battre pour défendre les Genevoises et les Genevois qui souffrent, sans exclusion.

L'intervention de François Longchamp fait de la peine. Nous assistons à une fin de règne plutôt... pitoyable.

20/01/2016

Hausse des frontaliers: ça suffit!

Nous allons bientôt atteindre les 100'000 permis G (frontaliers) à Genève, ce qui inquiète particulièrement le Mouvement Citoyens Genevois, puisque leur nombre a dépassé les 95'000. Il y a une hausse de 8% pour l'année dernière, ce qui n'est pas tolérable, au moment où le nombre de chômeurs augmente ainsi que les personnes en fin de droit qui doivent recourir à l'aide sociale.

Le MCG tire la sonnette d'alarme.

Si l'Etat de Genève mène une politique active de préférence cantonale, pour embaucher en priorité les résidents genevois, il n'en va pas de même des entreprises privées.

C'est là où se trouve le problème.

Cette absence de sens civique est intolérable parce que cela a comme effet une augmentation des dépenses sociales payées par toute la collectivité. Dans le même temps, on nous demande de réformer la fiscalité en faveur des entreprises. Encore faut-il que les résidents genevois en profitent et non les nouveaux travailleurs frontaliers qui sont attirés à Genève.

Non, en 2016, une telle explosion de frontaliers, ça suffit!

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MCG

FORTE HAUSSE DES FRONTALIERS DANS L’ECONOMIE GENEVOISE

Aucun sens civique de certains employeurs

Le MCG constate une nouvelle hausse excessive et scandaleuse du nombre de nouveaux frontaliers à Genève en 2015. Cette situation est le reflet de l’attitude de certains employeurs qui n’ont absolument pas compris le message du Peuple exprimé le 9 février 2014, pour mettre fin à la hausse massive de l’immigration.

Selon l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), le nombre de permis G est passé de 88'000 à 95'000, alors que nous avons une hausse intolérable des personnes sans emploi et à l’aide sociale, produisant comme effet induit une explosion des coûts supportés par les résidents genevois.

Au moment où l’Etat de Genève fait un effort évident pour la priorité de l’emploi aux résidents genevois, de nombreuses entreprises privées ne cherchent que le profit et n’ont aucun sens civique, laissant ainsi à la population le lourd fardeau de leur gestion calamiteuse des ressources humaines.

A l’heure où le Peuple devra trancher sur une baisse d’impôts sur les entreprises, c’est un très mauvais signal qui risque de faire basculer l’opinion publique dans un refus de solidarité envers de nombreuses entreprises, qui montrent un très mauvais exemple.

Le MCG continuera à défendre le Peuple avant tout.

Roger GOLAY, Président du MCG

Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG

François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG

18/01/2016

Nouveau dérapage du maire de Saint-Julien

De nouveau, M. Antoine Vielliard, maire de la ville de Saint-Julien-en-Genevois et membre du conseil d’administration des TPG, se distingue par des propos inadmissibles à l’égard de notre système démocratique suisse.


En effet, cette personne a fait part de son opinion sur le réseau social Facebook, critiquant non seulement l’initiative déposée par le MCG relative à la dénonciation de l’accord franco-genevois de 1973 mais surtout notre démocratie directe et en particulier le droit d’initiative.
Dans son texte, M. Vielliard laisse à penser que le Peuple suisse vote la tête dans un sac, n’étant pas bien informé des sujets sur lesquels il se prononce. D’autre part, il se permet de critiquer la péréquation fiscale de solidarité entre les cantons.
Ces propos arrogants sont inadmissibles et démontrent à quel point il méprise nos institutions ; nous déplorons que l’argent versé par Genève à sa collectivité puisse être considéré comme un dû sans aucune reconnaissance. Le MCG dénonce catégoriquement ce genre d’attitude.
M. Vielliard au lieu de critiquer la Suisse ferait mieux de la remercier parce que lui et sa Ville profitent amplement de la prospérité et du dynamisme économique de notre pays.
Roger GOLAY, Président du MCG
Eric STAUFFER, Cofondateur du MCG
François BAERTSCHI, Secrétaire général du MCG